Catégorie : Économie

  • HYDROÉLECTRICITÉ – La date du bouclage financier du projet Volobe prolongée au mois de juin 2026, d’après le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    HYDROÉLECTRICITÉ – La date du bouclage financier du projet Volobe prolongée au mois de juin 2026, d’après le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    Antananarivo, 25 Avril, 13h55 – Annoncée pour décembre 2025 par les autorités dans le Pacte énergétique national pour Madagascar, la date du bouclage financier du projet hydroélectrique de Volobe Amont est prolongée au mois de juin 2026. C’est le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) qui fait part de cette mise à jour, sur sa page Facebook, jeudi.

    Comme rappelé dans ce document national, ce sont la Société financière internationale (SFI) et la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV), qui sont mandatées pour mobiliser le financement de ce projet. La CGHV avait alors indiqué, à l’issue de la signature de l’avenant de son contrat de concession avec le MEH, que les actionnaires du projet sont pleinement engagés vers le bouclage financier, avec justement l’appui structurant de la SFI et ainsi que du Groupe Banque mondiale.

    Ce Consortium avait également communiqué que le projet Volobe Amont bénéficiait d’un soutien croissant des prêteurs, mobilisant de la dette concessionnelle. Ce qui, d’après ses explications, contribuera à améliorer les conditions financières globales du projet. Il avait par ailleurs été indiqué, durant la signature de cet avenant au contrat au Palais présidentiel d’Iavoloha, que le coût de ce projet est estimé entre 600 millions de dollars et 800 millions de dollars.

    C’est à partir de ce closing financier qu’est également prévue l’entrée de l’Etat malgache dans la CGHV par le biais du Fonds souverain Malagasy (FSM). L’Etat devrait alors y être actionnaire à hauteur de 20%, précise le MEH. Les participations des autres actionnaires seront alors de 30% pour NEA Volobe, 30% pour l’EDF Renouvelables International et 20% pour Africa50 une fois cette entrée de l’Etat au capital du Consortium effective.

    La structure actionnariale du projet Volobe Amont vient juste d’être redéfinie, après l’entrée officielle de la société Electricité de France (EDF) dans le capital de la CGHV. Cette société française est actionnaire à hauteur de 37,5%, qui la propulse en tant que chef de file du projet avec le groupe Axian qui détient également 37,5% des actions du Consortium. Le troisième actionnaire c’est Africa50, qui est une plateforme d’investissement créée par les chefs d’États africains et la Banque africaine de développement (BAD), avec une part dans le capital de la CGHV est de 25%.

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  • TRANSPORT DE MARCHANDISES – Le développement du fret ferroviaire pour le désengorgement des routes préconisé par la coalition GEM-Medef

    TRANSPORT DE MARCHANDISES – Le développement du fret ferroviaire pour le désengorgement des routes préconisé par la coalition GEM-Medef

    Antananarivo, 24 Avril, 8h35 – L’urgence de moderniser les infrastructures de transport et de diversifier les circuits logistiques parmi les points soulevés lors de la Rencontre économique entre le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Mouvement des entreprises de France (MEDEF) International. Le développement du fret ferroviaire a alors été mis parmi les objectifs que cette coalition d’entreprises malgaches et françaises estime mesurables à l’horizon 2026-2030.

     

    Comme souligné dans la Feuille de route sur le domaine des infrastructures que les deux parties ont élaborée, le développement du fret ferroviaire permettrait de désengorger les routes et de réduire l’empreinte carbone des transports. Cette solution nécessite néanmoins des investissements en infrastructures, une flotte modernisée, ou encore des cadres Partenariats publics-privés renforcés, soulignent-ils dans ce document.

     

    Mercredi, “la rénovation de la ligne ferroviaire reliant Antananarivo et Toamasina, et la dotation en matériel roulant de la ligne Fianarantsoa-Manakara en vue de la modernisation des infrastructures de transport” ont été évoquées lors des échanges entre les présidents malgache et français. Andry Rajoelina a notamment rappelé que “ces deux lignes historiques ont été créées entre 1901 et 1913 par la France” et que “l’appui de celle-ci pour la modernisation de ces lignes revêt un caractère hautement symbolique”. Il a alors émis le souhait que la France “puisse faire renaître cette infrastructure de liaison indispensable à l’économie du pays”.

     

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  • SECTEUR MINIER – La France veut développer avec Madagascar des filières pour la valorisation des minerais stratégiques et des terres rares malgaches

    SECTEUR MINIER – La France veut développer avec Madagascar des filières pour la valorisation des minerais stratégiques et des terres rares malgaches

    Antananarivo, 23 Avril, 20h35 – Une autre puissance occidentale qui manifeste son intérêt pour les ressources minières de la Grande île. La France “souhaite” être un “partenaire” de Madagascar dans la valorisation de ses terres rares et ses minerais stratégiques. Un souhait que le président français, Emmanuel Macron, avait exprimé lors de l’entretien élargi qu’il avait eu avec le président Andry Rajoelina à Iavoloha, ce mercredi.

    “Nous avons la conviction que nous pouvons avoir un partenariat en matière de terres rares, de minerais stratégiques”, lance le président Emmanuel Macron, en indiquant que “nous pouvons développer des filières pour les valoriser”. Le Chef d’Etat français prend comme exemple la valorisation de ces ressources dans la filière photovoltaïque, dont toutes les composantes premières pour la développer est disponible à Madagascar, avance-t-il.

    L’administration minière malgache avait déjà exposé la possibilité pour Madagascar de développer localement la filière batterie, avec la disponibilité sur place de divers minerais. La Grande île dispose du graphite pour l’anode ainsi que du nickel, du manganèse et du cobalt pour la cathode. Ils font partie des “substances minières stratégiques” ou SMS, une qualification de toutes substances minières qui, suivant la conjoncture économique nationale et internationale du moment, présentent un intérêt particulier pour la Nation au regard du caractère critique et du contexte géostratégique.

    Et la France n’est pas la seule à s’y intéresser. Il y a également les Etats-Unis, qui par l’importance de certains minerais stratégiques, avaient décidé de les exempter de droit de douane, dans ses nouvelles dispositions douanières en vigueur depuis ce mois d’avril. L’entreprise américaine Energy Fuels, avait par ailleurs soutenu par exemple que l’acquisition de Base Resources et du projet Toliara ne fera que renforcer ses capacités à produire des minéraux nécessaires à la défense, à la technologie et à la vie quotidienne.

    C’est en étant conscients de cet atout que les autorités malgaches ont mis en avant ces minerais stratégiques parmi les solutions envisagées par Madagascar pour rétablir l’équilibre et maintenir ses relations commerciales avec les Etats-Unis. Le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, avait d’ailleurs déjà fait part de la volonté de Madagascar à s’engager aux côtés des pays membres du Forum du Minerals Security Partnership. Madagascar avait même déjà annoncé son intention de mettre ses minerais critiques sur la table des négociations en vue du renouvellement de l’Agoa avant même que l’administration Trump ne décide d’imposer les nouveaux droits de douane sur les produits à destination des Etats-Unis.

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  • PROJET VOLOBE – L’entrée de la société française EDF dans le capital de la CGHV officialisée avec une participation de 37,5%

    PROJET VOLOBE – L’entrée de la société française EDF dans le capital de la CGHV officialisée avec une participation de 37,5%

     

    Antananarivo, 23 Avril, 17h00 – C’est acté. L’Electricité de France (EDF) entre officiellement dans le capital de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV). Le nouveau pacte d’actionnaires de ce Consortium ainsi que l’avenant de la concession relatif à la conception, au financement, à la construction, à l’exploitation et à terme au transfert de la centrale hydroélectrique de Volobe Amont et de ses infrastructures associées à l’Etat avait été signé au Palais présidentiel d’Iavoloha ce mercredi, devant les présidents Andry Rajoelina et Emmanuel Macron.

    L’EDF, le concepteur et constructeur français des plus grands parcs hydroélectriques en Europe fait donc désormais partie de la CGHV qui va développer le projet hydroélectrique de Volobe avec une participation à hauteur de 37,5% en tant qu’actionnaire. EDF rejoint ainsi le groupe panafricain Axian et Africa 50 dans la CGHV, où la structure actionnariale a été redéfinie avec ces nouveaux accords.

    Comme indiqué ce mercredi dans la ficje d’accord, “EDF apportera une expertise de haut niveau et sera chef de file du projet avec le groupe Axian”. Plus concrètement, EDF Renouvelables est actionnaire de la CGHV à hauteur de 37,5%. Axian Energy détient également 37,5% des actions dans ce projet, via NEA Volobe. Et puis, il y a les 25% de parts détenus par Africa 50. L’entrée de l’Etat malgache dans ce Consortium, à hauteur de 20%, est prévue à la clôture financière du projet.

    Pour le directeur général de la CGHV, Rémy Huber, “le rassemblement des expertises techniques, des ressources financières et d’un dialogue continu avec le territoire constitue un levier puissant au service du développement économique de Madagascar”. Benjamin Memmi, président directeur général d’Axian Energy souligne pour sa part que “l’arrivée d’EDF dans le consortium Volobe Amont confirme la solidité de notre vision commune qui est d’offrir à Madagascar une énergie fiable, durable et souveraine. Ce partenariat stratégique confirme notre engagement à bâtir des infrastructures au service du développement et du bien-être des populations”, lance-t-il.

    L’Africa50 se réjouit également de la signature. “Grâce à l’expertise industrielle de premier plan d’EDF, nous serons en mesure d’accélérer la phase finale de développement du projet et de réaliser une infrastructure de grande qualité pour Madagascar”, lance son directeur du développement de projets, Demba Dialo.

    Si les conditions sont remplies, le démarrage des travaux de construction de cette centrale est déjà annoncé pour l’année prochaine. Et ce, pour une mise en service de cette infrastructure énergétique en 2030.

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  • COOPÉRATION ÉCONOMIQUE – Le GEM et le MEDEF sur une feuille de route commune vers 2030

    COOPÉRATION ÉCONOMIQUE – Le GEM et le MEDEF sur une feuille de route commune vers 2030

    Antananarivo, 23 Avril, 10h55 – Les entreprises malgaches et françaises se projettent ensemble vers 2030. La rencontre économique entre le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Mouvement des entreprises de France (Medef) international ce mercredi consistera en l’élaboration d’une feuille de route commune en réponse aux défis structurels de la Grande île. Un document qui sera restitué devant les hauts représentants de l’Etat malgache et de l’Etat Français, ce jour même, selon le programme partagé par le Medef sur son site web.

    Comme exposé par le Medef à ses membres qui effectuent une mission d’entreprise en terre malgache, Madagascar est confronté à des défis structurels marqués par un manque critique d’infrastructures et d’investissements en capital humain. Aussi, cette visite dans la Grande île leur sera une occasion de définir une feuille de route, en lien avec le secteur privé malgache pour répondre à ces défis.

    Le GEM parle d’une feuille de route 2030, et fait part de quatre enjeux stratégiques. Selon le Medef, cette feuille de route sera dressée à partir des tables rondes sectorielles sur les énergies, les infrastructures durables dont l’eau et assainissement, la gestion et le recyclage des déchets, le transport et la logistique, et le numérique. Mais ce sera également une occasion pour les deux parties d’identifier des opportunités de partenariats dans les secteurs du numérique, des mines et du tourisme.

    Une rencontre des deux groupements patronaux avec les présidents malgache et français est prévue ce mercredi après-midi. Pour la Présidence de la République de Madagascar, il s’agit d’une rencontre avec les opérateurs économiques engagés dans le développement du pays. Un panel des partenaires et des bailleurs de fonds sera par ailleurs inclus dans le programme de cette mission d’entreprise française. La Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque africaine de développement (BAD), l’Union Européenne, l’Agence française de développement et l’Economic development board of Madagascar (EDBM) sont attendus pour y participer, selon toujours le programme avancé par le Medef.

  • DESTINATION MADAGASCAR – Un défi de 300 000 touristes pour le Grand Sud pour atteindre l’objectif national du million de touristes en 2028

    DESTINATION MADAGASCAR – Un défi de 300 000 touristes pour le Grand Sud pour atteindre l’objectif national du million de touristes en 2028

    Antananarivo, 23 Avril, 9h35 – 30%. C’est ce que devrait être la contribution du Grand Sud sur l’atteinte de l’objectif national d’un million de touristes en 2028. Les quatre régions qui forment cette partie de l’île, à savoir Ihorombe, Anosy, Atsimo Andrefana et Menabe, devraient au moins attirer 300 000 touristes pour y parvenir. C’est ce qu’a exposé le président du Conseil d’administration de l’Office régional du tourisme de Toliara (Ortu), en marge du Forum des jeunes africains sur l’économie bleue (Fojaeb).

     

    L’affluence moyenne qui tourne annuellement entre 30 000 et 40 000 touristes est pour le moment loin de cet objectif. La partie Sud de l’île est d’ailleurs pénalisée par des problèmes d’accessibilité, déplore-t-il. Selon lui, le problème du tourisme dans ces localités c’est l’enclavement, avec notamment la dégradation des infrastructures routières, comme la route nationale n°07, mais également l’absence des vols internationaux dans des destinations qui intéressent pourtant les touristes.

     

    Le projet “Big South” est alors mené, depuis un certain temps déjà, pour promouvoir le tourisme dans ces quatre régions du Sud, à travers une série d’activités et d’événements touristiques mettant en lumière leurs ressources naturelles, historiques et culturelles. Tous les acteurs sont fortement mobilisés afin de redonner un nouveau souffle au secteur.

     

    Un lobbying pour le retour des vols internationaux est alors mené. Le PCA de l’ORTU indique avoir déjà exploré des pistes et approché des compagnies comme Air Austral, Airlink ou encore Ethiopian Airlines. Les opérateurs seraient d’ailleurs prêts à augmenter leur capacité d’accueil et à développer de nouveaux produits touristiques, avec une éventuelle augmentation de la demande.

     

    L’opérationnalisation de grands projets, comme celui de Base Toliara, devrait par ailleurs développer le tourisme d’affaires sur place. Odilon Ranaivoson estime que “les déplacements des experts qui opéreront au sein de la compagnie, les autres employés qui vont venir s’installer pendant la durée du projet pourraient développer ce secteur”.

     

    Photo : ORTU

  • ECHANGES INTERNATIONAUX – Madagascar prépare un projet d’accord commercial avec les Etats-Unis

    ECHANGES INTERNATIONAUX – Madagascar prépare un projet d’accord commercial avec les Etats-Unis

    MAntananarivo, 21 Avril, 9h30 – Madagascar abat ses cartes. Les autorités malgaches devraient soumettre un projet d’accord sur le partenariat commercial de la Grande île avec les Etats-Unis. C’est un des engagements qu’elles ont prises lors de la réunion stratégique qu’elles ont eu avec le Bureau du représentant américain au commerce (USTR), la semaine dernière. Le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi avait rapporté des détails sur cette réunion autour du nouveau régime douanier américain appliqué à certains produits malgaches entrant aux Etats-Unis.

     

    Le projet d’accord que la partie malgache aura à soumettre intégrera les ajustements tarifaires proposés par Madagascar, précise ce rapport du Conseil des ministres. Un groupe de travail technique bilatéral est par ailleurs en cours de mise en place. Celui-ci sera dirigé par l’USTR et implique des représentants malgaches.

     

    Un dialogue stratégique de haut niveau consacré au nouveau régime douanier américain appliqué à des produits malgaches exportés vers les Etats-Unis, a eu lieu le 8 avril. Le ministère des Affaires étrangères de Madagascar avait parlé d’un “dialogue bilatéral constructif avec les autorités américaines, incluant des échanges techniques”. La réunion visait à “comprendre les motivations de cette décision, à explorer les ajustements possibles au niveau national et à préserver les acquis du partenariat commercial, notamment dans le cadre de l’Agoa”.

     

    Une réunion stratégique entre une délégation malgache et le représentant de l’USTR qui s’est tenue le 14 avril a ensuite été rapportée. “Les objectifs de cette réunion ont été de négocier une réduction des droits de douane américains de 47%, de définir un cadre stratégique de coopération bilatérale et élaborer une feuille de route commune pour renforcer les échanges et les investissements”, rapporte le compte rendu du Conseil des ministres, mercredi dernier.

     

    Les relations commerciales entre la Grande île et les Etats-Unis devraient par ailleurs être exposées à l’ambassade de Madagascar à Washington ce lundi. Cette présentation sera faite par la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine, l’ambassadrice Lantosoa Rakotomalala et le gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara, Aivo Andrianarivelo.

     

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  • ENTREPRENEURIAT – Les opportunités s’importent à Madagascar à travers le Comité mondial des femmes chefs d’entreprises accueilli à Antananarivo

    ENTREPRENEURIAT – Les opportunités s’importent à Madagascar à travers le Comité mondial des femmes chefs d’entreprises accueilli à Antananarivo

    Antananarivo, 20 Avril, 7h50 – Un évènement tout aussi important aura lieu à Madagascar pour ce mois d’avril. Ce sont les “boss ladies” du monde entier qui vont se rendre au pays pour participer au Comité mondial des femmes chefs d’entreprises organisé à Antananarivo. Un événement d’une “haute importance”, selon la présidente du Groupement des femmes entrepreneures de Madagascar (GFEM), Fanja Razakaboana, en exposant que “si tous les ans nous nous préparons pour aller au bout du monde chercher des opportunités, cette fois-ci, c’est le monde qui vient à nous”.

     

    Madagascar se prépare donc à accueillir cette rencontre historique entre les acteurs économiques malgaches et le réseau féminin international, le plus ancien et l’un des plus influents au monde. Les “Femmes chefs d’entreprises mondiales” (FCEM) compte 120 pays membres issus des cinq continents. Et “nous avons la responsabilité d’accueillir, de valoriser et de transformer cette opportunité en tremplin pour nos entreprises et pour notre pays”, lance Fanja Razakaboana.

     

    Des rencontres B2B, des panels sectoriels seront au programme de ce Comité mondial pour faciliter les échanges. Diverses thématiques y seront abordées, comme le leadership des femmes chefs d’entreprises et la résilience économique, l’inclusion économique et l’accès aux opportunités pour tous ou encore l’économie de demain. Cet événement se veut par ailleurs inclusif et innovant, en impliquant les hommes “alliés” dans le mouvement.

     

    Aussi, les entrepreneurs de Madagascar sont appelés à être proactifs, à préparer soigneusement leurs projets, valoriser leur savoir-faire et oser aller vers les participants étrangers. “Il s’agira de se positionner efficacement, et de montrer que Madagascar est prêt à construire des partenariats solides à l’échelle internationale”, a exposé la présidente du GFEM, Fanja Razakaboana.

     

    Ce Comité n’est d’ailleurs pas une simple rencontre de cultures et de marchés, comme soutenu par la présidente mondiale des FCEM, Marie-Christine Oghly. “C’est un vecteur de changement pour l’équité, l’inclusion et l’innovation à l’échelle mondiale”, souligne-t-elle. Elle estime que les femmes leaders sont des actrices indispensables pour réduire les écarts économiques, relever les défis mondiaux et accélérer les transformations nécessaires pour un avenir plus juste, dans un monde globalisé.

     

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  • LUTTE ANTIACRIDIENNE – Au moins quatre campagnes successives nécessaires pour revenir à une situation de rémission

    LUTTE ANTIACRIDIENNE – Au moins quatre campagnes successives nécessaires pour revenir à une situation de rémission

    Antananarivo, 19 Avril, 12h10 – Le topo est dressé. Il est estimé qu’au moins quatre campagnes successives de lutte antiacridienne sont nécessaires pour revenir à une situation de rémission. Cette estimation avait été faite sur la base de l’importance et l’étendue géographique des superficies infestées et contaminées, selon ce qui avait été présenté lors de la séance d’information sur la lutte antiacridienne à Madagascar, ce vendredi.

    La Grande île est dans le “stade de recrudescence”, selon ce qui était indiqué lors de cette présentation. “Plusieurs actions nécessitent d’être menées afin d’atteindre le stade de rémission”, estime Aloys Nizigiyiamana, représentant adjoint de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’Agriculture (FAO) à Madagascar. Celui-ci évoque “l’intensification des interventions mobiles terrestres ainsi que celles opérées par voie aérienne”.

    Un programme quadriennal de réponse à la crise acridienne est déjà mis en œuvre. La première campagne qui consiste à une lutte contre la crise acridienne menée sur 600 000 hectares avait déjà démarré au mois de janvier jusqu’au mois de juillet 2025. Le directeur général du Centre national de lutte antiacridienne, le Dr Edally, avait rapporté “plus de 227 000 hectares traités et protégés au 15 avril dernier”.

    Cette lutte sera poursuivie sur 400 000 hectares durant une deuxième campagne prévue d’octobre 2025 à mai 2026. S’ensuivra des mesures d’accompagnements du déclin escompté prévues pour la troisième campagne, d’octobre 2026 à avril 2027. Et ce pour aller vers la rémission durant la quatrième campagne programmée d’octobre 2027 à mars 2028.

    Ce programme quadriennal se base sur cinq composantes, dont la première est axée sur le renforcement de capacité de suivi d’analyse des situations acridiennes. Les autres composantes touchent le renforcement de capacité de lutte antiacridienne, la préservation de la santé humaine et la protection de l’environnement, la coordination technique et opérationnelle de ce programme ainsi que l’évaluation de l’efficacité de la campagne et de l’impact de la crise acridienne sur les cultures et les pâturages.

    L’ensemble des actions qui vont être menées dans ce programme de réponse à la crise acridienne nécessite 21 millions de dollars. Ce besoin n’est actuellement couvert qu’à hauteur de 10%.

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  • ELECTRIFICATION – L’équipe du FMI se dit « encouragée » par le déploiement de kits solaires en milieu rural pour l’atténuation des hausses de prix du pétrole lampant

    ELECTRIFICATION – L’équipe du FMI se dit « encouragée » par le déploiement de kits solaires en milieu rural pour l’atténuation des hausses de prix du pétrole lampant

    Antananarivo, 18 Avril, 10h05 – Une bonne note. L’équipe du Fonds monétaire international se dit “encouragée” par le déploiement de kits solaires en milieu rural. Il s’agit d’une appréciation, livrée par Constant Lonkeng, le chef de mission de cette institution de Bretton Woods qui avait mené la deuxième revue du programme économique de Madagascar, dans le cadre des accords de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité de la résilience et de la durabilité.

    Le déploiement de kits solaires est une des dispositions prises par l’Etat malgache, pour permettre notamment aux ménages ruraux d’avoir accès à l’éclairage sans recourir au pétrole lampant. Les autorités avaient d’ailleurs déjà annoncé leurs intentions de mettre fin, mais de manière progressive, aux subventions de ce produit pétrolier qui est encore vendu en-deçà de son prix réel.

    Malgré trois hausses de 200 ariary par mois sur le prix du pétrole lampant depuis février, soit une hausse de 600 ariary en trois mois, un écart de plus de 600 ariary par litre par rapport à la vérité de prix est encore signalé par l’Office malgache des hydrocarbures, lors du dernier ajustement entrepris le 4 avril. Dans le cadre de la mise en oeuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants, la tendance haussière est encore prévue se poursuivre dans les prochains mois jusqu’à ce que le prix réel soit atteint.

    Pour le FMI, la distribution de kits solaires, ainsi que d’autres mesures compensatoires bien ciblées […] permettront d’atténuer l’impact des hausses de prix du pétrole lampant sur les personnes vulnérables lors de la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. L’institution de Bretton Woods fait de ce mécanisme une des conditions de la poursuite de son appui dans le cadre du programme de Facilité élargie de crédit. Elle évoque une disposition qui permettra de libérer de l’espace budgétaire pour répondre aux importants besoins de développement de Madagascar.