Antananarivo, 5 Avril, 10h40 – Plutôt “corrective” que “punitive”. Selon l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar, la décision d’imposer un droit de douane à 47% sur les exportations malgaches à destination du marché américain ne viserait pas à pénaliser la Grande île. C’est plutôt une des “mesures nécessaires et correctives” que l’Amérique devait prendre face à ses déficits commerciaux avec les autres pays du monde. C’est une des raisons avancées par cette ambassade pour justifier cette disposition qui touche Madagascar.
L’ambassade des Etats-Unis à Madagascar évoque une “disparité commerciale” entre les “deux pays”. Selon le chiffre du Bureau du recensement américain, les Etats-Unis avaient enregistré une balance commerciale déficitaire de 679,8 millions de dollars dans ses échanges commerciaux avec Madagascar en 2024. Un déficit qui résulte de ses importations en provenance de la Grande île qui s’élève à 733,2 millions de dollars contre une exportation vers Madagascar à hauteur de 53,4 millions de dollars.
C’est compte tenu de cette disparité commerciale que ce taux tarifaire pour les exportations malgaches vers le marché américain avait été fixé à 47%, soutient l’ambassade des Eatts-Unis. Comme tous les autres pays concernés par cette mesure, la portée de ce droit de douane pour Madagascar peut être réduite ou limitée. Ceci demande néanmoins des mesures significatives pour remédier aux accords commerciaux non réciproques et s’aligner suffisamment sur les États-Unis en matière d’économie et de sécurité nationale.
L’ambassade des Etats-Unis ajoute même que ces droits de douane peuvent être réduits ou éliminés. Il faut toutefois “que les conditions économiques préjudiciables créées par le commerce non réciproque ont été suffisamment atténuées ou résolues”, indique cette institution.
Le gouvernement malgache aura donc à trouver les moyens dont il dispose pour réduire le déficit commercial des Etats-Unis dans les échanges entre les deux pays, comme souligné dans le communiqué de l’ambassade américain. Celui-ci salue en tout cas “les efforts visant à garantir que nos deux pays puissent réaliser des échanges commerciaux réciproques”.
Antananarivo, 5 Avril, 6h15 – Prix inchangés pour le sans plomb et le gasoil. Comme chaque mois depuis février, la révision mensuelle des prix des carburants a bien eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi. Les prix du sans plomb et du gasoil sont restés inchangés. Les tarifs à la pompe du mois dernier sont maintenus, avec le litre de sans plomb à 5 320 ariary et le gasoil à 4 970 ariary.
En revanche, le prix du pétrole lampant poursuit sa hausse. Désormais, le litre de ce produit s’élève à 3 030 ariary contre 2839 ariary lors de la da derrière révision du 5 mars dernier. Ce qui représente une hausse de 200 ariary, le plafond autorisé par le mécanisme d’ajustement de prix de carburant.
La hausse du prix du pétrole lampant était attendue. Dès le début de l’année, les autorités avaient annoncé une hausse progressive du prix de ce produit jusqu’à atteindre son coût réel d’ici la fin de l’année. L’objectif est de supprimer les subventions qui pèsent lourdement sur le budget de l’État. Selon les données fournies, ces subventions atteignent jusqu’à 95 milliards d’ariary en un an, représentant un fardeau considérable pour les finances publiques.
Les automobilistes, notamment ceux du secteur du transport en commun comme les taxibe, peuvent souffler un peu. Ces véhicules fonctionnent principalement au gasoil, un carburant qui a connu une hausse continue depuis la mise en place du mécanisme d’ajustement des prix des carburants, sauf en janvier.
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L’annonce par l’administration Trump d’imposer des droits de douane de 47 % sur les produits malgaches exportés vers les États-Unis a secoué le monde économique de Madagascar. Cette décision est d’autant plus alarmante que le marché américain est l’un des principaux débouchés pour les exportations de la Grande Île. Face à cette situation, le directeur général des douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, a répondu à la sollicitation de www.2424.mg pour apporter des éclaircissements. Interview
Comment devons-nous comprendre cette décision de l’administration Trump d’imposer une taxe de 47% sur les exportations malgaches vers les États-Unis ?
La manière dont il faut comprendre cela est sans équivoque. Si le taux appliqué à Madagascar est effectivement de 47%, la méthode de calcul, telle que nous l’avons constatée à travers les médias étrangers ou à travers les échanges avec les responsables concernés, repose sur notre déficit commercial. En d’autres termes, il y a des marchandises que nous exportons vers les États-Unis, et d’autres que nous importons des États-Unis vers Madagascar. En 2024, Madagascar a exporté pour environ 733 millions de dollars vers les États-Unis, tandis que les importations en provenance des États-Unis n’étaient que de 53 millions de dollars. Cela crée un excédent commercial pour Madagascar, à hauteur de 679 millions de dollars. C’est ce chiffre qui représente notre excédent commercial. »
Comment expliquez-vous également ce droit de douane de 93% que Madagascar aurait imposé aux États-Unis ?
Si nous nous référons à ce taux de 93%, il est à peu près équivalent au ratio du déficit commercial évoqué. Il s’agit d’un déficit commercial de 679,8 millions de dollars par rapport à un volume d’importation total de 733 millions de dollars [du côté américain], ce qui donne un taux de 92,7%, arrondi ensuite à 93%.
Comment l’administration douanière malgache taxe-t-elle alors les produits américains entrant à Madagascar ?
En réalité, la taxation appliquée par Madagascar n’atteint pas du tout ce taux de 93%. Pour les produits en provenance des États-Unis importés à Madagascar, la moyenne de taxation tourne autour de 12%. Nous savons que les États-Unis appliquent une taxation uniforme à tous les produits. C’est la même taxe pour tous les produits. Pour nous, la politique tarifaire est structurée de la manière suivante : 5% pour les équipements et les matières premières, afin de promouvoir la production locale, 10% pour les produits intermédiaires, et 20% pour les produits finis. Ce sont les taxes qui existent chez nous. Ainsi, si l’on considère les droits de douane perçus sur les marchandises importées des États-Unis en fonction de leur valeur, cela nous donne une moyenne d’environ 12%. Cela nous permet de dire, si l’on part du tarif, que cela n’atteint pas 93%. En fait, la décision prise [par les États-Unis] n’est pas liée à notre politique tarifaire, mais plutôt à un « tarif d’urgence », comme ils l’appellent, décrété dans un contexte d’état d’urgence. En tant que tarif d’urgence, ils ont imposé ce taux, sans rapport avec nos propres pratiques douanières. »
On parle actuellement de cette taxation à 47% des produits malgaches vers les États-Unis. Comment les échanges s’effectuaient-ils auparavant, avant l’application de cette mesure ?
Les États-Unis font partie des pays qui appliquent les taux de droits de douane les plus faibles. Si je ne me trompe pas, le taux moyen appliqué aux marchandises importées aux États-Unis est d’environ 3,3%. En outre, ils ont établi avec certains partenaires des accords commerciaux appelés Trade Facility Agreements, comme le Système Généralisé de Préférences (SGP) et l’Agoa (African Growth and Opportunity Act). La majorité de nos exportations bénéficient de ces régimes préférentiels. Sur les 733 millions de dollars de marchandises exportées vers les États-Unis en 2024, seuls 18 millions de dollars n’étaient pas couverts par le SGP ou l’Agoa, soit 2% qui ont donc été soumis à une taxe douanière standard de 3%. Le reste, est entré sur le territoire américain avec un taux préférentiel de 0% grâce au SGP et à l’Agoa. »
Qu’advient-il de ces régimes préférentiels suite à l’instauration de cette nouvelle tarification ?
Étant donné qu’il s’agit d’une mesure d’urgence, elle n’a pas suivi le processus législatif classique, comme c’est le cas chez nous. Dès la signature de l’executive order, son application est immédiate. Cette mesure entrera en vigueur ce mardi 9 avril, à partir de minuit, comme détaillé dans le décret. Pour les marchandises déjà entreposées, l’application se fera à partir de 12h. En ce qui concerne les régimes préférentiels liés à l’Agoa et au SGP, nous sommes encore dans l’attente de clarifications de la part des autorités américaines avant de pouvoir nous prononcer officiellement. »
Quels pourraient être, selon vous, les impacts de cette décision sur les activités économiques à Madagascar ?
Du point de vue de l’administration douanière, nous savons que la compétitivité économique et les déséquilibres de la balance commerciale dépendent de plusieurs facteurs, et pas uniquement des politiques tarifaires. Tous les produits ne sont pas touchés de la même manière. Certains produits bénéficient d’un avantage absolu, d’autres d’un avantage comparatif ou différenciatif. Concernant le secteur minier par exemple, certains produits sont exclus de cette nouvelle tarification. Une liste d’exclusion a été établie, et les produits concernés ne seront donc pas impactés. Ce qui nous préoccupe, c’est la compétitivité globale de nos produits sur le marché américain. Mais il convient de souligner que cette mesure d’urgence reste provisoire. Son évolution dépendra de la manière dont la situation sera gérée. C’est à l’État de mener les négociations bilatérales nécessaires et de suivre toutes les étapes pour y faire face. Ce genre de situation s’est déjà présenté, comme ce fut le cas avec le Mexique, où un executive order similaire avait été adopté mais fut par la suite suspendu, permettant un retour à la normale.
Les Etats-Unis ouvrent la porte aux négociations. Dans un communiqué publié ce vendredi après-midi, l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar évoque la possibilité de réduire et de limiter la portée des droits de douane, et même de les réduire ou de les éliminer. Les décisions relèvent évidemment du président des Etats-Unis, précise le communiqué.
Selon le document transmis à la presse par le bureau d’Andranoro, “le président peut réduire ou limiter la portée des droits de douane s’il estime qu’un partenaire commercial a pris des mesures significatives pour remédier aux accords commerciaux non réciproques et s’aligner suffisamment sur les États-Unis en matière d’économie et de sécurité nationale”. Mais il est également souligné que “il peut décider de réduire ou d’éliminer les droits de douane s’il estime que les conditions économiques préjudiciables créées par le commerce non réciproque ont été suffisamment atténuées ou résolues”.
Dans son communiqué, l’ambassade rappelle qu’il y a, entre Madagascar et les Etats-Unis, une disparité commerciale. Ce qui explique que “le taux tarifaire a été fixé à 47 % pour Madagascar”. L’ambassade de ne précise cependant pas le mode de calcul du taux. Elle insiste toutefois sur le fait qu’il “ne s’agit pas d’une mesure punitive”. Pour l’ambassade il s’agit plutôt de “mesures nécessaires et correctives” prises par les États-Unis qui ont un “déficit commercial mondial”.
Antananarivo, 4 Avril, 10h50 – Le projet de valorisation de la monazite dans l’exploitation minière de Ranobe est un des éléments clés qui avait permis à l’État de monter les enchères dans le cadre de ses négociations avec Base Resources. C’est un des points soulevés par le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala, lors de son passage sur la chaîne de télévision publique TVM, jeudi soir.
Bien que la monazite ne représente qu’environ 2% de la production totale prévue dans le projet Base Toliara, ce minerai critique est très recherché. Et avec le besoin croissant de ce produit sur le marché international, son prix a déjà atteint plus de 6 000 dollars la tonne et pourra encore augmenter jusqu’à 8 000 dollars. Le cours de l’ilménite n’est que de 200 dollars la tonne, indique le ministre Herindrainy Rakotomalala, en guise de comparaison.
Le ministre en charge des mines poursuit encore, en indiquant que sur les 18 milliards de dollars de chiffre d’affaires attendu par Base Toliara de ses exploitations minières à Ranobe, 7 milliards d’ariary proviendraient de la valorisation de la monazite. C’est compte tenu de ce qu’apporterait cet élément de terre rare que l’Etat a pu gagner davantage dans les négociations d’après ces explications.
Pour l’heure, le permis minier obtenu par Base Toliara ne couvre que l’ilménite, le zircon et le rutile. La valorisation de la monazite lui nécessite des autorisations supplémentaires afin d’être ajoutée à son permis d’exploitation, et celles-ci devront être accordées par le Gouvernement avant toute production. Le ministre Herindrainy Rakotomalala parle de mise à jour de tous les paramètres, dont le cahier de charge de la compagnie.
Par ailleurs, Madagascar avait déjà indiqué en février vouloir mettre en avant les minerais critiques pour négocier le renouvellement de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa). “Madagascar a l’avantage de pouvoir mettre en exergue ses minerais critiques, utilisés dans la fabrication des matériels de nouvelle technologie et des équipements de production d’énergie renouvelable, pour attirer les investisseurs américains”, avait indiqué le compte-rendu du Conseil des ministres du 19 février. Energy Fuels, maison mère de Base Toliara, avait fait partie de la délégation de Madagascar présente aux Etats-Unis pour négocier le renouvellement de l’Agoa.
Base Toliara avait déjà estimé qu’en obtenant les autorisations nécessaires au traitement de la monazite, le développement de Ranobe fera de Madagascar un acteur de premier plan sur la chaîne de valeur de la transition énergétique.
Antananarivo, 4 Avril, 7h50 – Le gouvernement malgache se dit prêt à respecter “l’esprit de réciprocité souhaitée par les Etats-Unis d’Amérique” quand leur président a décidé de taxer jusqu’à 47% les produits en provenance de Madagascar à destination des Etats-Unis. Dans son communiqué publié jeudi, le gouvernement affirme sa “volonté de renforcer son partenariat économique avec les Etats-Unis dans un esprit de coopération mutuellement profitable”. L’idée est alors de “défendre les intérêts du pays” à travers “un accès équitable des produits malgaches au marché américain”, mais “dans le respect de la réciprocité souhaitée par le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique”.
Avant d’engager les actions, les autorités malgaches ont cependant encore demandé des clarifications sur les mesures annoncées par Donald Trump auprès de l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar. Elles ont, par la même occasion, engagé des démarches pour “explorer les possibilités d’ajustement des nouvelles barrières tarifaires”, pour “obtenir une révision des mesures” plus précisément.
Dans son décret annonçant ces nouvelles mesures douanières, Donald Trump rappelle la politique des Etats-Unis qui vise à “rééquilibrer les flux commerciaux mondiaux”. Il explique sa décision d’imposer un droit ad valorem supplémentaire sur toutes les importations en provenance des partenaires commerciaux par la nécessité de corriger les déséquilibres qui sont souvent, selon le décret, en défaveur des Etats-Unis.
Dans la décision, Donald Trump met en avant “les déficits commerciaux annuels importants et persistants des Etats-Unis en matière de biens”. Pour le président des Etats-Unis, ce déficit commercial a non seulement “contribué à l’atrophie des capacités de production nationale des Etats-Unis”, il a également un “impact sur la capacité des producteurs américains à exporter, et par conséquent sur leur motivation à produire”. Il dénonce également “des différences non réciproques dans les taux des droits de douane entre les partenaires commerciaux étrangers mais aussi un recours important aux barrières non-tarifaires par ces partenaires”.
Dans les relations commerciales entre les Etats-Unis et Madagascar, la balance commerciale est largement déficitaire au détriment des Etats-Unis. Les derniers chiffres du Bureau du recensement américain indiquent que sur les échanges de 783,6 millions de dollars d’échanges commerciaux entre Madagascar et les Etats-Unis, les importations américaines en provenance de Madagascar s’élèvent à 622 millions de dollars alors que les exportations des Etats-Unis vers Madagascar sont de 61,6 millions. Un excédent de 660,4 millions de dollars en faveur de la Grande île est ainsi constaté.
Par ailleurs, le secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dans le cadre du quatrième examen de la politique commerciale de Madagascar, estime que les relations commerciales entre la Grande île et les Etats-Unis au travers notamment de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa) méritent une description à part. L’Agoa avait par ailleurs élargi la gamme des produits visés par le Système généralisé de préférences (SGP) à 1 500 catégories de produits supplémentaires, notamment le textile et l’habillement.
Antananarivo, 3 Avril, 21h00 – L’Union européenne lance une offensive douce après que le président des Etats-Unis Donald Trump annonce une taxation jusqu’à 47% des produits malgaches en provenance des Etats-Unis. L’ambassadeur de l’Union Européenne à Madagascar, Roland Kobia expose alors les intérêts que le marché européen a offert et continue d’offrir à Madagascar.
Sur ses comptes Facebook et Linkedin, Roland Kobia fait savoir que l’Union Européenne dispose depuis de nombreuses années d’un régime commercial dénommé “Tout sauf les armes”. Selon le diplomate ce régime est “extrêmement favorable aux exportations malgaches vers le marché européen”. A ce régime favorable, il ajoute “un marché intégré, fiable et prévisible de 450 millions d’habitants à haut pouvoir d’achat”.
Roland Kobia rappelle également l’existence de l’Accord de partenariat économique entre Madagascar et l’Europe. A l’entendre, cet accord qui permet à des milliers de produits malgaches d’entrer dans l’Union européenne avec 0% de droits de douane et aucune restriction quantitative, fait de l’Europe le premier client de Madagascar avec 30% des exportations malgaches dans des secteurs variés.
Madagascar entend faire réviser les nouvelles mesures douanières annoncées mercredi par le président des Etats-Unis Donald Trump et qui prévoient de taxer jusqu’à 47% les produits en provenance de la Grande île. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, “le gouvernement malgache entend mobiliser tous les leviers diplomatiques et commerciaux pour obtenir une révision de ces mesures et garantir un accès équitable des produits malgaches au marché américain dans l’esprit de la réciprocité souhaitée par les États-Unis d’Amérique”.
Une réunion “de haut niveau” dirigée par la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, a eu lieu ce jeudi dans les locaux du ministère. Y ont participé la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa ainsi que l’ambassadrice de Madagascar aux Etats-Unis, Lantosoa Rakotomalala, et le directeur général des douanes, Ernest Zafivanona Lainkana. Outre la réflexion sur “les actions nécessaires pour défendre les intérêts du pays”, il était aussi question “d’évaluer l’impact de cette nouvelle mesure douanière sur l’économie malgache”, indique le communiqué du ministère.
Antananarivo, 3 Avril, 9h45 – Mettre un cadre malgache à la direction du Fonds monétaire international (FMI). C’est l’ambition des autorités malgaches qui entendent soutenir une candidature malgache au poste du directeur du département des Finances publiques de cette institution de Bretton Woods. Cette intention est évoquée dans le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi.
L’Etat indique alors être à la recherche du candidat malgache disposant des compétences nécessaires pour prétendre à ce poste. Il estime d’ailleurs qu’il y a, dans la diplomatie malgache, des personnes compétentes pouvant se charger de ce poste à hautes responsabilités. Madagascar, comme plusieurs pays africains, devrait d’ailleurs avoir ses représentants dans les institutions internationales pour faire rayonner le pays au niveau mondial, souligne ce rapport du Conseil des ministres.
Au sein du FMI, plusieurs cadres composent sa direction, dont Krisatlina Georgevia qui en est la directrice générale. Elle est assistée par quatre directeurs adjoints, des conseillers économiques et financiers, des directeurs pour les départements des continents, du directeur du département financier, du directeur pour son département des Finances publiques et bien d’autres encore.
Depuis 2014, le poste de directeur du département des finances publiques du FMI est occupé par Vitor Gaspar, ministre portugais des Finances de 2011 à 2014. Titulaore d’un doctorat et d’un diplôme post-doctoral en économie de l’Université nouvelle de Lisbonne, celui-ci a déjà dirigé le Bureau des conseillers de politique européenne de la Commission européenne de 2007 à 2010, puis directeur général des études à la Banque centrale européenne de 1998 à 2004.
Antananarivo, 2 Avril, 17h30 – Le salon Tsenaben’ny Fizahantany revient pour sa 9ème édition. Cet événement consacré au tourisme national se déroule du 10 au 12 avril au Jardin d’Antaninarenina à Antananarivo. Cette année, 28 professionnels du tourisme y participeront, incluant des tours opérateurs, des offices régionaux, des hôtels, un centre de formation, ainsi que la compagnie nationale Madagascar Airlines.
Les visiteurs pourront découvrir une vaste gamme de services touristiques et d’offres exclusives, telles que des remises exceptionnelles, des nuitées prolongées à des tarifs promotionnels, et des réductions allant jusqu’à 20 % sur les prestations d’hébergement, selon l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM).
Depuis sa première édition en 2020, en pleine crise sanitaire, cet événement a permis aux nationaux et résidents de découvrir la beauté de la Grande Île et ses coins de paradis. Il est devenu un levier essentiel pour le tourisme national. Les données disponibles confirment cette tendance : en 2024, 70 715 visiteurs malgaches ont été enregistrés dans les parcs nationaux, marquant une nette progression par rapport aux années précédentes.
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