Catégorie : Économie

  • COMMERCE INTERNATIONAL – Des biens d’une valeur de 9,2 milliards de dollars exportés par Madagascar vers les Etats-Unis depuis la création de l’AGOA jusqu’en 2022

    COMMERCE INTERNATIONAL – Des biens d’une valeur de 9,2 milliards de dollars exportés par Madagascar vers les Etats-Unis depuis la création de l’AGOA jusqu’en 2022

    Antananarivo, 20 Décembre, 14h47 – En forte croissance. Madagascar avait exporté des biens d’une valeur de 911 millions de dollars vers les Etats-Unis l’année dernière. Et l’exportation de la Grande île vers le marché américain depuis la création de l’African growth and opportunity act (Agoa) jusqu’en 2022 s’élèverait à 9,2 milliards de dollars, rapporte le portail d’information de l’Agoa qui a mis à jour le profil pays de la Grande île cette année.

    ⭕C’était lorsque Madagascar a perdu son éligibilité aux préférences de l’Agoa entre 2009 et 2014, en raison de la situation politique du pays à l’époque, que les exportations malgaches à destination des États-Unis ont diminué de manière significative. Ces exportations ont néanmoins connu une forte hausse ces dernières années, et n’ont été interrompues que pendant les années 2020-2021 de la Covid-19, poursuit encore ce site de partage d’informations de l’Agoa.

    ⭕Il y est, par ailleurs, indiqué que les exportations du pays sont principalement tirées par les exportations de vanille, de vêtements et de minerais. Et 45% des exportations sont des produits éligibles à l’Agoa. Ce site d’information précise que très peu d’exportations malgaches sont soumises à des droits d’importation américains. En 2022, seules un peu plus de 3% des exportations du pays vers les États-Unis ont fait partie des catégories soumises à des droits de douane, pour un montant de 30 millions de dollars.

  • TEXTILE – Madagascar se positionne en tant que deuxième exportateur de vêtements d’Afrique subsaharienne vers les Etats-Unis

    TEXTILE – Madagascar se positionne en tant que deuxième exportateur de vêtements d’Afrique subsaharienne vers les Etats-Unis

    Antananarivo, 19 Décembre, 14h02 – Une montée en puissance. Madagascar est devenu le deuxième exportateur de vêtements d’Afrique subsaharienne vers les États-Unis, après le Kenya et devant le Lesotho. C’est ce qu’indique le portail d’information de l’African growth and opportunity act (Agoa), qui a mis à jour le profil pays de la Grande île cette année.

    ⭕Si les exportations malgaches vers les Etats-Unis ont fortement diminué pendant la suspension des préférences de l’Agoa pour Madagascar en 2009, elles ont fortement augmenté depuis la réintégration du pays au cours du second semestre 2014. Ainsi, depuis 2001, la Grande île a exporté vers le marché américain des vêtements valant plus de 4 milliards de dollars, dont 87 % d’entre eux bénéficiant des avantages de l’AGOA. Pour 2022, des vêtements produits à Madagascar valant 406 millions de dollars avaient été exportés vers les États-Unis, indique ce portail d’information.

    ⭕Selon les règles d’origine de l’Agoa, les vêtements admissibles doivent être confectionnés localement, qu’il s’agisse de la coupe, de la fabrication ou de la garniture. Les textiles (fils, tissus des chapitres 50-60 et 63) provenant de Madagascar sont également éligibles dans le cadre de l’Agoa, à condition qu’ils soient entièrement produits à partir de fibres, de fils, de tissus ou de composants tricotés sur place dans le pays.

    ⭕Bien qu’une baisse de 10,8% soit à prévoir pour cette année, le ministère de l’Economie et des finances (MEF) table sur une croissance qui devrait être de 4,9% pour le secteur textile en 2024. Cette croissance s’améliorera encore pour atteindre 8,7% en 2025 et 8,9% en 2026 selon les projections du MEF dans le document de performance annexé au Projet de loi des finances initiale (PLFI) 2024.

    ⭕Le ministère de l’Economie estime que Madagascar continuera de bénéficier des avantages de l’Agoa. Avec la suspension de l’Ethiopie, en raison de la situation sociopolitique et sécuritaire dans le pays, et la possible inéligibilité de Maurice, dont le revenu par habitant devrait dépasser le seuil d’éligibilité pour l’Agoa, Madagascar peut conquérir de nouvelles parts de marché avance le ministère.

    Photo d’illustration.

  • RESSOURCES HALIEUTIQUES – Baisse du nombre de licences de pêche délivrées pour geler l’effort de pêche, passant de 255 avant 2022 à 93 licences valides en 2023

    RESSOURCES HALIEUTIQUES – Baisse du nombre de licences de pêche délivrées pour geler l’effort de pêche, passant de 255 avant 2022 à 93 licences valides en 2023

    Antananarivo, 18 Décembre, 15h10 – Une baisse significative. Il n’y a cette année que 93 licences de pêche valides s’il y avait eu 255 licences délivrées avant 2022. La décision de réduire le nombre des navires licenciés entre dans la stratégie du ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB) qui consiste à geler l’effort de pêche. C’est ce qu’a expliqué le ministre Paubert Mahatante en marge de la présentation du Rapport de Madagascar pour l’année 2022 à l’Initiative pour la transparence des pêches (FiTI), vendredi.

    ⭕44 licences de pêche industrielle aux crevettes côtières sont valides, d’après la liste des navires licenciés et des redevances perçues arrêtée et publiée par le ministère au mois de novembre de cette année. La recette totale perçue de ces licences est de 15,627 milliards d’ariary, indique le ministère en charge de la pêche.

    ⭕Il y a également 36 licences de pêche industrielle aux thons valides, dont les redevances perçues s’élèvent à 3,502 milliards d’ariary. A ces 80 licences s’ajoutent trois licences de pêche industrielle aux poissons démerseaux qui ont contribué à hauteur de 16,2 millions d’ariary de redevance, ainsi que neuf licences de pêche artisanale dont la recette perçue s’élève à 20,6 millions d’ariary. Le ministère rapporte par ailleurs le retrait d’une licence de pêche artisanale pour non-respect de l’utilisation des engins de pêche autorisés dans le cadre du protocole d’accord.

    ⭕Comme indiqué dans le rapport FiTI 2022 de Madagascar, le gouvernement avait décidé de geler l’effort de pêche en réduisant le nombre de bateaux de 100 à 60 l’année dernière, et ainsi permettre à l’écosystème de se reconstituer. Il est souligné dans ce document que les effets positifs de cette décision se font encore sentir en termes de disponibilité et de diversité des espèces présentes dans les eaux territoriales. Le ministre Paubert Mahatante avance alors l’augmentation progressive de l’octroi des licences de pêche suivant l’évolution de la situation.

    ⭕Le rapport FiTi 2022 de Madagascar soutient que les pratiques de pêche durables sont essentielles pour garantir la santé et la viabilité à long terme des océans et des stocks de poissons qu’ils contiennent. Ce document explique que la surpêche entraine une pression de pêche excessive et se produit lorsque les efforts de pêches, qu’ils soient menés par des pêcheurs commerciaux, récréatifs ou de substance, dépassent le rendement durable d’une espèce ou d’une zone de poisson particulière.

    Photo : MPEB

  • Des parcs solaires opérationnels dans 47 districts sur 119 dans six mois, selon Andry Rajoelina

    Des parcs solaires opérationnels dans 47 districts sur 119 dans six mois, selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 18 Décembre, 6h55 – Le compte à rebours est lancé. Le gouvernement a jusqu’en juin pour faire construire et rendre opérationnelles les centrales solaires dans 47 districts. Le président de la République Andry Rajoelina a annoncé juste après sa prestation de serment, samedi, que « dans six mois, 47 districts sur 119 bénéficieront de parcs solaires ». Le projet entre dans le cadre du programme d’amélioration de la production et de l’accès à l’électricité mené par l’État, mais il est aussi mis en place en vue de réduire les pertes et les déficits chroniques de la Jirama, comme l’a encore annoncé le chef de l’Etat samedi.

     

    Le projet de construction de centrales solaires avait été annoncé depuis plusieurs mois, et les appels d’offres ont même déjà été lancés en début 2023, avant d’être relancés. Des travaux ont également déjà commencé dans certains districts, comme Ambanja où ils sont achevés à 68%, selon le ministère de l’Energie et des hydrocarbures.

     

    Le ministère avait également indiqué en novembre que les terrains où seront érigées les centrales solaires sont déjà aménagées et que les panneaux solaires nécessaires à leur construction sont attendus au pays à la fin de ce mois de décembre. Celui-ci parle de 78 centrales à construire dont 46 seront financées par les ressources propres de l’Etat malgache et 32 via le projet Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (Decim) soutenu par la Banque mondiale à hauteur de 400 millions de dollars.

     

    Ce projet devrait également réduire la dépendance de la Jirama au carburant, notamment au fuel lourd. Il vient comme une solution à moyen terme, en attendant l’opérationnalisation des centrales hydroélectriques dont le démarrage des travaux est réclamé par les groupements du secteur privé la semaine dernière et évoqué comme une nécessité par Andry Rajoelina samedi.

     

    Le chef de l’Etat n’a cependant pas annoncé de deadline précis pour le début des travaux de construction des centrales de Sahofika et de Volobe dont les contrats de concession et d’achat d’énergie ont été respectivement signés en novembre 2002 et en mai 2023. A en croire le ministère en charge des Finances, les négociations en vue du bouclage financier des deux projets sont en cours et le démarrage des travaux de construction attend la fin de ce processus.

  • IMPORTATION – 827 300 tonnes de ciment mis à la consommation durant les dix premiers mois 2023 

    IMPORTATION – 827 300 tonnes de ciment mis à la consommation durant les dix premiers mois 2023 

    Antananarivo, 17 Décembre, 17h15 – Une croissance en béton. La direction générale des douanes (DGD) fait part de 827 300 tonnes de ciment mis à la consommation durant les dix premiers mois de cette année. Le montant CAF de ces produits, c’est-à-dire leur prix à la frontière de Madagascar avant acquittement de tous les impôts et droits sur les importations et paiement de toutes les marges commerciales et de transport, est de 299,6 milliards d’ariary. C’est ce que rapporte la DGD dans ses tableaux de bord pour cet exercice de 2023.

     

    Ce volume d’importation représente une hausse de 84 300 tonnes par rapport à la même période de l’année dernière, durant laquelle 743 000 tonnes de ciment étaient mis à la consommation pour un montant CAF de 271,4 milliards d’ariary. La quantité de ce produit mis à la consommation durant les dix premiers mois de cette année a même déjà dépassé le volume total de ciment importé durant l’ensemble de l’exercice 2022 qui se situait à 824 500 tonnes pour un montant CAF de 302,2 milliards d’ariary.

     

    Selon le document de performance annexé au Projet de loi des finances initiale 2024, la branche Bâtiment et travaux publics (BTP) devrait afficher une croissance de 4,6% en 2023. Ce, notamment avec les grands projets comme la construction de l’autoroute Antananarivo-Toamasina, la réhabilitation et la construction de nombreuses routes, la construction de plusieurs hôpitaux, écoles et campus universitaires, ainsi que le développement de la nouvelle ville Tanamasoandro et la construction des logements sociaux. La croissance projetée pour ce secteur est de 5,2% en 2024 et de 5,6% en 2025.

     

     

  • La révision de la Loi sur les grands investissements miniers suggérée par les bailleurs de fonds

    La révision de la Loi sur les grands investissements miniers suggérée par les bailleurs de fonds

    Antananarivo, 17 Décembre, 7h15 – Une proposition soulevée dans le rapport de la quatrième revue du programme de Facilité élargie de crédit. Selon ce document relatif lié au programme soutenu par le Fonds monétaire international (FMI), la loi de 2005 sur les Grands investissements miniers (LGIM), instaurant un régime spécial pour les grandes exploitations minières, devrait être révisée conformément au nouveau code minier.

     

    A en croire ce rapport sur la FEC, les récents progrès dans la mise en œuvre des réformes du secteur minier devrait contribuer à dégager une marge de manœuvre budgétaire pour réaliser des dépenses d’infrastructures et sociales. Il est ainsi espéré de l’adoption du code minier, de la reprise du traitement des permis miniers ainsi que des exportations d’or, l’accroissement de la mobilisation des recettes intérieures à moyen terme.

     

    La Banque mondiale avait également déjà indiqué au mois de juin, par le biais de son ancienne représentante Marie-Chantal Uwanyiligira, que la révision de la LGIM figure parmi les actions préalables que le gouvernement malgache devrait entreprendre dans le cadre de la deuxième phase de son appui des politiques de développement (DPO).

     

    Cette institution financière avait expliqué que pour promouvoir l’investissement responsable, la transparence et l’amélioration de la contribution fiscale et non fiscale dans le secteur minier, le Gouvernement, via le Conseil des ministres, devrait prendre quelques dispositions, telles que l’adoption des décrets d’application du nouveau code minier, la soumission au Parlement de la LGIM modifiée et la suppression des droits d’exportation sur les produits miniers dans la loi de finances pour 2024. Marie-Chantal Uwanyiligira avait néanmoins estimé à l’époque que la révision de la LGIM est une disposition qui « prendra un peu plus de temps ».

     

    L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) Madagascar rappelle dans son rapport assoupli 2019-2020 que la LGIM s’applique aux projets miniers dont les investissements sont supérieurs à 50 milliards d’ariary. Cette loi porte sur les questions fiscales, douanières et de change. Elle est présentée comme la garantie de stabilité des investissements miniers prévue au Titre VIII du Code minier. Depuis sa mise place, seul le Projet Ambatovy est soumis à ce régime, précise cette organisation multipartite pour la transparence minière.

     

    Pour la Banque africaine de développement (BAD), la LGIM et les contrats miniers prévoient des incitations « qui ne sont pas nécessaires pour attirer les investissements, tout en transférant une part importante des rentes économiques de l’État vers des actionnaires privés ». La BAD parle, entre autres, dans son rapport pays 2023 pour Madagascar, des clauses de stabilisation comme l’indemnisation des investisseurs étrangers face à l’instabilité politique et juridique de l’État, de congés fiscaux, de taux d’imposition réduits, d’exonérations fiscales, de retenues généreuses et de faibles taux de redevances. La BAD estime qu’en conséquence, le taux d’imposition effectif moyen (TIEM) des mines malgaches est faible et ne génère pas de retours suffisants pour l’État.

     

  • Madagascar termine troisième chez les garçons et dernier chez les filles à la phase zonale du championnat d’Afrique de football scolaire

    Madagascar termine troisième chez les garçons et dernier chez les filles à la phase zonale du championnat d’Afrique de football scolaire

    Antananarivo, 16 Décembre, 8h05 – Fin de parcours pour les deux sélections malgaches qui ont participé à la phase zonale du championnat d’Afrique de football scolaire à Harare, Zimbabwe. Les garçons terminent la phase de groupe à la troisième place tandis que les filles sont dernières de leur groupe.

     

    Pour la deuxième journée de cette compétition pour les jeunes de moins de 15 ans, l’équipe masculine malgache a concédé un nul contre l’Afrique du Sud. Celle-ci termine en tête du groupe de Madagascar, avec 10 points dont neuf gagnés après ses trois victoires face à la Zambie (2-1), l’Angola (3-0) et la Namibie. Madagascar, avec sept points, a remporté deux victoires (2-1 contre la Zambie et 3-0 contre l’Angola), fait match nul (0-0 face à l’Afrique du Sud) et concédé une défaite (0-2 contre la Namibie) en quatre matchs. La Namibie, elle, est deuxième avec neuf points.

     

    Contrairement aux garçons, les filles étaient en difficulté ce vendredi. Elles ont d’abord subi une lourde défaite, 0 à 8, face aux Sud-Africaines, puis une nouvelle défaite, 0 à 3, face aux Namibiennes et encore une autre, 0 à 1 face aux Angolaises. Après quatre matchs, elles totalisent trois défaites et un match nul. Elles terminent la phase de groupe avec un point et la dernière place. La première place est occupée par l’Afrique du Sud (12 points). La Namibie est deuxième (sept points), la Zambie est troisième (six points) et l’Angola quatrième (trois points).

     

    L’aventure malgache s’arrête ainsi. Il s’agit de la première participation de Madagascar à cette compétition dédiée au football scolaire.

    Photo : FMF

  • CONDITION DE VIE – 98,1% des Malgaches vivent avec moins de 6,85 dollars par jour, selon les prévisions de la Banque mondiale pour 2023

    CONDITION DE VIE – 98,1% des Malgaches vivent avec moins de 6,85 dollars par jour, selon les prévisions de la Banque mondiale pour 2023

    Antananarivo, 14 Décembre, 9h25 – Il n’y a que 1,9% des Malgaches qui vivent avec 6,85 dollars par jour. Le reste, c’est-à-dire 98,1%, se trouve en dessous de ce seuil de pauvreté national dans les « pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure », selon les prévisions de la Banque mondiale. Madagascar, économie à faible revenu, ne figure pas dans cette catégorie d’économie, mais ce seuil est utilisé par cette institution de Bretton Woods pour mesurer la pauvreté.

     

    En plus d’utiliser le seuil international de pauvreté qui est de 2,15 dollars par jour, la Banque mondiale utilise deux autres indicateurs. Ces indicateurs sont fixés à 3,65 dollars et 6,85 dollars et reflètent respectivement les seuils de pauvreté nationaux dans les « pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure » (comme le Maroc, l’Egypte ou le Zimbabwe) et les « pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure » (dont l’Afrique du Sud, le Botswana ou le Gabon).

     

    Par rapport à l’autre seuil de pauvreté national pour les « pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure », 92,1% des malgaches vivent avec moins de 3,65 dollars par jour. Il n’y a donc que 7,9% des malgaches qui vivent au-delà de ce seuil.

     

    Pour ce qui est du seuil de pauvreté international à 2,15 dollars, ce sont toutes les personnes qui vivent avec un montant inférieur à cette somme par jour qui sont considérées comme « en situation d’extrême pauvreté ». Pour Madagascar, ce sont 80,2% de sa population qui vivent en dessous de ce seuil pour cette année, selon toujours la prévision de la Banque mondiale.

     

    Cette institution financière utilise les parités de pouvoir d’achat (PPA) pour calculer le seuil de pauvreté international et ainsi estimer la pauvreté dans le monde. La PPA est un taux de conversion monétaire qui tient compte des différences de prix entre les pays. Et le seuil de pauvreté international correspond au seuil de pauvreté moyen dans les pays les plus pauvres du monde.

     

  • Valéry Ramonjavelo évoque une discussion autour des taxes sur les billets de Madagascar Airlines

    Valéry Ramonjavelo évoque une discussion autour des taxes sur les billets de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 12 Décembre, 17h30 – Un sujet brûlant à traiter. Le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo, a évoqué les taxes qui figurent parmi les paramètres structurant le prix des billets de Madagascar Airlines. C’est un sujet qui devrait encore être négocié auprès du ministère de l’Economie et des finances (MEF), a-t-il avancé en marge de la célébration de la Journée de l’aviation civile internationale, à Ivato, jeudi dernier.

    Pour Madagascar Airlines, les taxes diverses représentent 60% du coût de ses billets. La compagnie aérienne nationale énumère la taxe YQ, une taxe relative aux dépenses de sécurité et aux primes d’assurance qui varie selon les cours du pétrole. A celle-ci s’ajoutent les taxes G9 pour Ravinala Airports ou A5 pour les autres gestionnaires d’aéroports qui sont liées à l’utilisation des aéroports et calculée au prorata du nombre de passagers embarqués à bord.

    Il y a encore la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui est à hauteur de 20% des revenus de la compagnie. Tout comme la taxe MG qui est relative au fonctionnement de l’Aviation civile de Madagascar ou encore la taxe YR qui représente tous les frais de gestion et les couts liés à une réservation.

    Le revenu pour Madagascar Airlines représente donc 40% du coût de ses billets. Ce revenu comprend plusieurs strates, à savoir la surcharge carburant, l’achat et l’entretien des avions, le coût du repas et des boissons servis à bord, les charges liées au marketing et à la publicité, et la marge commerciale, indique la compagnie nationale.

     

  • IMPORTATION – 44 400 tonnes de friperies mises à la consommation durant les dix premiers mois de 2023

    IMPORTATION – 44 400 tonnes de friperies mises à la consommation durant les dix premiers mois de 2023

    Antananarivo, 12 Décembre, 15h43 – La quantité de friperies importées en hausse. La direction générale des douanes (DGD) rapporte 44 400 tonnes de friperies mises à la consommation durant les dix premiers mois de cette année pour une valeur CAF de 261,1 milliards d’ariary. Ce qui équivaut à 4 100 tonnes de plus par rapport à la même période de l’année dernière pendant laquelle la quantité des friperies mises à la consommation s’établissait à 40 300 tonnes pour un montant CAF de 231,8 milliards d’ariary. Ces chiffres ont été tirés des tableaux de bord de la DGD pour les exercices 2022 et 2023.

    ⭕Pour cette année, c’est durant le second trimestre que Madagascar a enregistré la plus grosse quantité de friperies importées, avec 19 700 tonnes mise à la consommation pour une valeur CAF totale de 114,5 milliards d’ariary. La Grande île en avait importé 5 400 tonnes au mois d’avril, 7 100 tonnes au mois de mai et 7 200 tonnes au mois de juin.

    ⭕La mise à la consommation est le régime douanier par lequel toute importation, à l’exception des opérations privilégiées prévues par le Code des douanes, est subordonnée à l’acquittement des droits et taxes, pour pouvoir disposer librement de la marchandise sur le territoire douanier. Le montant CAF pour sa part est le prix d’un bien à la frontière du pays avant acquittement de tous les impôts et droits sur les importations et paiement de toutes les marges commerciales et de transport.

    ⭕Concernant l’année 2022, la quantité des friperies mises à la consommation durant l’ensemble de cet exercice avait été de 48 500 tonnes pour un montant CAF d’environ 280,7 milliards d’ariary. C’était également durant le second trimestre que le pays en a importé le plus, avec 14 400 tonnes importées du mois d’avril au mois de juin 2022.