Catégorie : Économie

  • DOCUMENT STRATEGIQUE – La stratégie nationale de développement du secteur privé à finaliser au premier trimestre de 2024

    DOCUMENT STRATEGIQUE – La stratégie nationale de développement du secteur privé à finaliser au premier trimestre de 2024

    Antananarivo, 12 Décembre, 9h55 – Les opérateurs privés s’activent. Ils ont été nombreux à participer à la récente réunion de concertation des groupements du secteur privé, dans le cadre de la finalisation de la Stratégie nationale du développement du secteur privé (SNDSP). Cette stratégie devrait être finalisée au plus tard au premier trimestre de l’année prochaine, selon l’objectif fixé par les participants à cette réunion. Le secteur privé bénéficiera d’une expertise technique pour les accompagner dans cette démarche, à travers le programme Clim-Invest qui est financé par l’Union Européenne, d’après ce qu’indique l’Economic development board of Madagascar.

    ⭕Cette agence nationale de promotion des investissements indique que plusieurs représentants du secteur privé sont impliqués dans cette SNDSP. Il s’agit, entre autres, du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), du Groupement du patronat Malagasy (Fivmpama). La Chambre des mines de Madagascar (CMM), Entreprendre au féminin de l’Océan Indien (EFOI), la Fédération des chambres de Commerce de Madagascar (FCCIM), la Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM) ou encore le Tranoben’ny tantsaha mpamokatra (TTM) participent également à la finalisation de cette stratégie nationale de développement du secteur privé.

    Photo : EDBM.

  • Le ministère de l’Economie estime primordiale la diversification des produits d’exportation de Madagascar

    Le ministère de l’Economie estime primordiale la diversification des produits d’exportation de Madagascar

    Antananarivo, 12 Décembre, 6h35 – Un changement de formule à opérer. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) estime qu’il est primordial pour Madagascar de procéder à une diversification de ses produits d’exportations. Madagascar devra également élargir son marché en ciblant des pays émergents comme l’Inde, et développer son potentiel industriel via la substitution de certains produits importés par des produits locaux. Ces dispositions devront épargner Madagascar de voir les seuils du ratio de sa dette extérieure/PIB et du ratio de sa dette extérieure/exportations dépassés. Ces dépassements, expose le MEF, pourraient être générés par un choc sur les exportations.

    Le ministère en charge de l’Economie avance que compte tenu de la croissance de Madagascar qui est, dans une certaine mesure, tirée par les exportations, une fragilité de la croissance s’installe au fur et à mesure que les recettes de ces opérations se détériorent. Le MEF souligne d’ailleurs dans son rapport sur l’Analyse de la viabilité de la dette (AVD) que le précédent choc sur les prix des matières premières exportées par Madagascar s’est transmis graduellement sur sa croissance.

    D’autre part, même si la demande globale est prévue rebondir bien que timidement en 2024, les exportations malgaches seront fortement sensibles aux fluctuations des prix des matières premières sur le marché international, soutient le ministère. « S’il est prévu que les prix des matières premières chuteront de 21,0% en 2023 et resteront globalement stables en 2024, il n’est pas certain que ce sera effectivement le cas étant donné les multiples risques auxquels fait actuellement face l’économie mondiale », expose ce département dans le rapport sur l’AVD. Le ministère de l’Economie ajoute que de « tel choc sur les exportations serait d’autant plus à craindre au cas où les importations de biens et services reprendraient de manière plus soutenue ».

    Selon la dernière note de conjoncture économique établie par la Banky foiben’i Madagasikara au mois de novembre, les exportations sur les neuf premiers mois de cette année ont reculé de 15,7 % par rapport à la même période en 2022. Cette situation est attribuée au repli des expéditions des principaux produits tels que la vanille, le girofle, le nickel, le cobalt et les produits des entreprises franches, précise l’autorité monétaire.

    Pour le Centre du commerce international (ITC), les meilleures options de diversification des exportations pour Madagascar au Monde sont les « chaussures de sport, à semelles en caoutchouc et à dessus en textile », les « chaussures à semelles extérieures et dessus en caoutchouc ou plastique », ainsi que les « graines de sésame ». L’exportation de « résidus solides, de l’extraction des graisses de noix de coco ou coprah » serait le plus simple à atteindre pour Madagascar, selon cet organisme de coopération technique conjoint de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

  • PRODUITS DE RENTE – La valeur des exportations de crevettes et d’autres produits de la pêche en hausse

    PRODUITS DE RENTE – La valeur des exportations de crevettes et d’autres produits de la pêche en hausse

    Antananarivo, 11 Décembre, 10h47 – Une filière qui s’est bien portée. Madagascar a enregistré un accroissement de ses exportations de crevettes et autres produits de la pêche pour le premier semestre de 2023. La valeur des exportations de ces produits s’est établie à 62,8 millions de dollars durant les six premiers mois de cette année contre 56,9 millions de dollars durant la même période en 2022, selon le rapport de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    ⭕La hausse est surtout enregistrée au niveau du volume exporté, qui était passé de 6 380,7 tonnes au premier semestre de 2022 à 8 736,6 tonnes pour la même période en 2023. Cette hausse en volume est venue compenser la baisse du prix, lequel est passé à 7,2 dollars le kilo, après les 8,9 dollars le kilo de 2022, indique la Banque centrale.

    ⭕En termes de contribution pour la caisse de l’Etat, le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB) avait déjà rapporté, pour le cas particulier des crevettes, un apport de 15 milliards d’ariary en redevances pour 2023. Le ministère parle d’un nouveau record, notamment par rapport aux 13,081 milliards d’ariary de redevances perçues l’année dernière.

    Photo : MPEB

  • SECTEUR EXTRACTIF – Une expertise japonaise dans la télédétection mise à disposition des techniciens de l’administration minière malgache

    SECTEUR EXTRACTIF – Une expertise japonaise dans la télédétection mise à disposition des techniciens de l’administration minière malgache

    Antananarivo, 11 Décembre, 8h38 – Capacité renforcée pour des techniciens du ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS). Ceux-ci ont bénéficié d’un programme de formation en télédétection appliquée aux études géologiques et minières dispensé par des géologues de l’Organisation japonaise pour les métaux et la sécurité énergétique (Jogmec) pendant une semaine.

    ⭕L’expertise apportée par ces géologues japonais devrait permettre aux techniciens malgaches d’acquérir de nouvelles compétences. Elle leur a notamment offert une opportunité de maîtriser les technologies avancées, indique le ministère. Le programme de renforcement de capacité dont ils bénéficient devrait ainsi contribuer à la promotion des études géologiques et minières à Madagascar, précise l’administration minière.

    ⭕Le ministère des Mines et des ressources stratégiques soutient que la télédétection facilite la localisation et l’identification des potentiels géologiques et en ressources minérales dont Madagascar dispose. Elle permet, en effet, de collecter des données à distance à travers l’analyse des images satellitaires.

    Photo : MMRS

  • Le prix du carburéacteur pour Madagascar Airlines à plus de 40% plus cher que dans d’autres pays

    Le prix du carburéacteur pour Madagascar Airlines à plus de 40% plus cher que dans d’autres pays

    Une grosse charge dans le coût opérationnel. Le prix du carburéacteur que la compagnie aérienne nationale achète à Madagascar est à plus de 40% plus cher que dans d’autres pays. Et c’est un des facteurs qui rendent complexe la maîtrise du coût d’exploitation de Madagascar Airlines, soulève le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo. C’était en marge de la célébration de la Journée de l’aviation civile internationale, à Ivato, ce jeudi.

     

    Des enquêtes menées par l’équipe Finance et compétitivité de la Banque mondiale auprès des aéroports et compagnies nationales en 2018 avaient ressorti qu’en moyenne, pour les vols intérieurs et internationaux, le coût du kérosène est 34,3 % plus élevé à Madagascar qu’à Johannesburg et Port Louis. Et en dehors de l’Afrique, les différences de prix sont encore plus marquées puisque les prix à Madagascar sont 38% et 44% plus élevés qu’à Guangzhou, en Chine, et à Paris, respectivement d’après ces études.

     

    La Société financière internationale (SFI) estime dans son Diagnostic du secteur privé que le carburant représente environ 35 à 40 % des coûts opérationnels des grandes compagnies aériennes internationales. Le coût relatif du carburant dépend de la composition de la flotte, des itinéraires et des variations du prix du carburant.

     

    Pour le cas de Madagascar Airlines, par exemple, les effets combinés de son modèle d’exploitation « ACMI » et du prix du kérosène lui faisaient perdre mensuellement près de 2,8 millions de dollars. La compagnie nationale a dû suspendre temporairement sa desserte sur Paris pour ne pas accumuler davantage de pertes, comme l’avait exposé face à la presse son directeur général Thierry de Bailleul.

     

    Les prix élevés du carburéacteur exacerbent les problèmes de compétitivité des compagnies aériennes et sont préjudiciables au développement du tourisme, souligne la SFI dans son Diagnostic. Cette institution financière souligne dans ce document que « le coût du carburant entrave le plan de redressement financier de la compagnie aérienne nationale ainsi que les projets d’ouverture de nouvelles lignes dans la région et de développement du tourisme ».

     

    La SFI explique qu’avec un seul fournisseur de carburéacteur au pays et en l’absence d’une concurrence accrue, les compagnies aériennes commerciales sont plus susceptibles de rechercher des possibilités de ravitaillement en carburant en dehors de Madagascar. Ce qui contribue à la perte de recettes budgétaires. Or, cette institution financière fait remarquer que ce choix n’est pas disponible pour les vols intérieurs et les vols directs long-courriers, et réduit donc encore la compétitivité.

     

    A en croire le ministre Valéry Ramonjavelo, des discussions avec le fournisseur de carburéacteur du pays avaient déjà été initiées. Les résultats de ces négociations devraient se constater d’ici peu, lance le membre du gouvernement.

     

  • Entrée sans droits de douane sur le territoire chinois pour 900 articles malgaches supplémentaires

    Entrée sans droits de douane sur le territoire chinois pour 900 articles malgaches supplémentaires

    Antananarivo, 9 Décembre, 13h05 – Un cadeau de Noël de la Chine pour les exportateurs malgaches. La Commission chinoise du tarif douanier du Conseil des affaires d’Etat, annonce mercredi le traitement nul sur 98% de ses importations en provenance de six nouveaux pays africains. La mesure, qui prendra effet à partir du 25 décembre, s’appliquera à l’Angola, à la Gambie, à la République démocratique du Congo, au Mali, à la Mauritanie et à Madagascar. Ces pays pourront exporter vers la Chine sans payer de droits de douane sur plus de 8 000 lignes tarifaires différentes.

     

    Les exportateurs malgaches en avaient déjà été avisés depuis le mois de septembre. La mesure qui vient d’être annoncée par la Commission chinoise du tarif douanier concerne l’élargissement des produits soumis au traitement de Tarif douanier zéro (TDZ) de Madagascar pour l’exportation vers la Chine. Suite à l’accord passé entre les deux pays, le TDZ a été étendu, passant de 97%, pour 8030 articles, à 98% pour 8930 articles, soit donc 900 articles supplémentaires. Et il s’agit d’une exemption de droits de douane non réciproque accordée par la Chine en faveur des produits originaires de Madagascar.

     

    La signature et l’échange de lettres portant sur cette exemption de droits de douane à hauteur de 98% sur les articles d’origine de Madagascar vers la Chine avaient été effectués par le ministre des Affaires étrangères Yvette Sylla et l’ambassadrice de la République populaire de Chine Guo Xiaomei en septembre. Il avait été expliqué en ce temps-là que cette initiative devra permettre à un plus grand nombre de produits d’exportation de Madagascar, notamment la vanille, d’accéder au marché chinois sans droits de douane. Elle devra également permettre aux entreprises malgaches d’accéder plus facilement au marché chinois, et ouvrir ainsi de nouvelles opportunités de croissance et de création d’emplois.

     

    L’ambassade de Chine à Madagascar estimait que l’accord relatif aux droits de douane à tarif zéro sur 97% des biens africains exportés vers l’Empire du milieu avait déjà été accueilli favorablement par les opérateurs malgaches et avait promu les exportations malgaches vers cette destination. Si les produits exportés par Madagascar vers la Chine étaient principalement des produits minéraux et des produits de mer en 2020, les produits chinois importés par la Grande île étaient diversifiés. Ils varient de matières premières, des équipements mécaniques et électriques, du riz, des matériaux de construction et des produits pharmaceutiques.

     

  • ENTREPRISES FRANCHES – Le GEFP fait part de 70 milliards d’ariary de crédits de TVA non remboursés par l’Etat 

    ENTREPRISES FRANCHES – Le GEFP fait part de 70 milliards d’ariary de crédits de TVA non remboursés par l’Etat 

    Antananarivo, 9 Décembre, 11h30 – Des arriérés communiqués. Cela ferait actuellement 15 mois que certaines entreprises franches n’auraient plus bénéficié du remboursement de leur crédit de TVA. Pour le cas du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), le montant des crédits de TVA non remboursés pour ses membres s’élèverait jusqu’ici à 70 milliards d’ariary, d’après ce qu’a confié le président de ce groupement professionnel, Hery Lanto Rakotoarisoa, jeudi.

     

    « Une telle situation engendre de sérieux problèmes de trésorerie pour nos entreprises. Elle constitue ainsi une menace quant à leur capacité de poursuivre leurs activités », expose ce président du GEFP. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) avait déjà attiré l’attention quant à la situation lancinante des arriérés de l’Etat vis-à-vis des entreprises. Une situation qui fragilise l’équilibre financier de ces dernières avec le risque qu’elles se trouvent en situation de défaut de paiement, alerte ce groupement dans un communiqué publié en octobre.

     

    Interrogée sur cette question à l’Assemblée nationale, la ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison a soutenu que le remboursement des crédits de TVA est une tâche quotidienne au niveau de son département et qu’il n’y a donc pas de communication particulière à faire à ce sujet. « Le remboursement s’effectue normalement. Le traitement des demandes dépend de leur arrivée entre nos mains », indique la ministre en charge des Finances.

     

    Pour le président du GEFP, les 70 milliards d’ariary devraient déjà être parvenus au niveau du trésor public pour être versés aux entreprises.

     

    Le remboursement de crédit de TVA (RCTVA) constitue un point de discorde entre le secteur privé et l’Etat, la problématique étant de savoir comment rembourser au plus vite mais sans risque, selon ce qui est expliqué par l’administration fiscale dans le Guide des usagers pour le RCTVA. L’Etat doit ainsi, d’un côté, rembourser au plus vite les opérateurs économiques de bonne foi afin de ne pas les pénaliser en trésorerie et assurer ainsi la neutralité de la TVA. Mais il doit également, de l’autre côté, sécuriser le processus de remboursement pour limiter les risques de remboursements injustifiés et lutter contre la fraude à la TVA.

     

    Les bénéficiaires du droit au remboursement de crédit de TVA sont les entreprises admises au régime de zone franche. Il y a également les professionnels de l’exportation ainsi que toute entreprise assujettie à la TVA réalisant des investissements supérieurs à 100 millions d’ariary au titre du mois, portant uniquement sur les immobilisations corporelles et dont la TVA correspondant s’élève au moins à 20 millions d’ariary.

     

    Un compte spécial dédié exclusivement au remboursement de crédit de TVA avait été ouvert au niveau de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Ce compte séquestre devait être alimenté à chaque fin du mois par une proportion de la TVA recouvrée par les services de la direction générale des Impôts (DGI) et de la direction générale des Douanes (DGD). Aucun remboursement de crédit de TVA par le biais du compte spécial ne peut cependant être initié par le Receveur général d’Antananarivo qu’à la suite d’une demande officielle de mise en paiement émanant de la DGI.

     

  • PÊCHE – 2,791 milliards d’ariary de redevances pour la filière crabe en 2023 selon le ministère de la Pêche et de l’économie bleue

    PÊCHE – 2,791 milliards d’ariary de redevances pour la filière crabe en 2023 selon le ministère de la Pêche et de l’économie bleue

    Antananarivo, 8 Décembre, 16h55 – Tout comme la filière crevette, la filière crabe s’est aussi très bien portée en 2023. D’après le ministère de la Pêche et de l’économie bleue, la filière a rapporté 2,791 milliards d’ariary dans les caisses de l’Etat cette année. La hausse est considérable par rapport aux années précédentes. En 2021 la filière n’avait rapporté qu’un peu plus de 704 millions milliards d’ariary à l’Etat.
    ⭕D’après le rapport d’activité réalisé ce vendredi à Ampandrianomby par le ministre Paubert Mahatante, 1 241 tonnes de crabes Scylla Serrata vivants ont été exportés cette année. A cela s’ajoutent 1 675 tonnes de crabe congelés. Le tout a été pêché par 28 bateaux qui ont opéré dans les eaux territoriales de Madagascar.
    ⭕Tout comme la filière crevette, le ministère indique que la hausse des redevances est due aux nombreuses réformes qui ont été appliquées dans la filière. Les réformes se poursuivent avec des projets environnementaux destinés à appuyer la filière tels que le reboisement de mangroves ou l’engraissement de crabe.
    ⭕Côté crevette, le ministère a déjà rapporté plus tôt ce mois que cette filière avait rapporté 15 milliards d’ariary de redevances, soit deux milliards d’ariary de plus qu’en 2022 où le secteur avait déjà rapporté 13,081 milliards d’ariary à l’Etat.
  • PARTENARIAT – La France souhaite intensifier ses investissements à Madagascar

    PARTENARIAT – La France souhaite intensifier ses investissements à Madagascar

    Antananarivo, 8 Décembre, 16h09 – Investir et s’investir davantage. C’est l’intention de la France qui est déjà le quatrième investisseur à Madagascar, et qui représente actuellement près du 1/5 des Investissements directs étrangers de la Grande île. Pour l’ambassadeur Arnaud Guillois, il reste maintenant à réunir toutes les conditions pour faire en sorte que 2024 soit une année de très forte croissance des relations franco-malgaches, particulièrement pour les relations économiques des deux pays. C’est ce que ce diplomate français a soutenu à l’issue de l’assemblée générale élective de la Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar (CCIFM), jeudi.

    ⭕L’ambassadeur Arnaud Guillois rapporte de nombreuses missions d’entreprises venues notamment de l’océan Indien et de la France. Il indique recevoir quotidiennement des entrepreneurs qui souhaitent se renseigner sur ce qu’il est possible de faire à Madagascar. « Il y a un désir d’investir. Mais il faut que ce désir trouve sa traduction », lance ce diplomate français.

    ⭕Un environnement économique favorable aux investissements doit donc se créer, insiste Arnaud Guillois. Il faut, pour cela, renforcer l’Etat de droit, lutter contre la corruption et offrir un cadre dans lequel les investisseurs privés se sentent à l’aise, explique-t-il en rappelant qu’un investissement économique ne se fait que lorsque les conditions sont réunies. La Grande île recense en tout cas déjà des entreprises françaises, des entreprises franco-malgaches, et des entreprises malgaches qui ont des liens avec la France.

    ⭕L’ambassadeur Arnaud Guillois a aussi insisté sur l’importance des diasporas. Il fait remarquer qu’il y a en France des centaines de milliers de malgaches qui participent, par leurs activités, à la croissance et qui sont un pont entre les deux pays. Aussi « il faut que la diaspora Malgache en France comme les Français à Madagascar échangent davantage pour avoir des points de croissance en plus », soutient-il.

    ⭕Ce diplomate réitère en passant l’attachement de la France au partenariat économique avec la Grande île. La France est le deuxième client de Madagascar avec des exportations qui se structurent principalement autour des produits agricoles et textiles. Les importations françaises à partir de Madagascar ont atteint près de 700 millions d’euros l’année dernière, soit une augmentation de plus de 33% par rapport en 2021, indique-t-il.

    ⭕La France est inversement le cinquième fournisseur de Madagascar, avec un peu plus de 420 millions d’euros en 2022, soit une augmentation de près de 20%, avec des exportations de produits textiles, ou des équipements mécaniques, poursuit-il.
    Selon le rapport d’Arnaud Guillois, le volume des échanges entre Madagascar et la France en 2022 a augmenté de près de 20% par rapport à 2021 et a dépassé pour la première fois le cap du milliard d’euros. Il estime que la CCIFM a joué son rôle dans cette performance. Et elle devrait encore s’améliorer notamment pour les années 2023 et 2024, conclut-il.

  • 100 millions de dollars pour financer le plan d’affaire de Madagascar Airlines

    100 millions de dollars pour financer le plan d’affaire de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 8 Décembre, 7h20 – Des chiffres dévoilés. La mise en œuvre du plan d’affaires « Phenix 2023 » de Madagascar Airlines nécessitera 100 millions de dollars. C’est ce qu’a indiqué le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo en marge de la célébration de la Journée de l’aviation civile internationale, à Ivato, ce jeudi.

    La mise en œuvre de ce plan d’affaire se fera en trois phases, dont la première phase qui est urgente nécessitera 20 millions de dollars, selon une source proche du dossier. Ce premier financement servira pour la réparation des avions à la disposition de Madagascar Airlines, à l’amélioration de son service de maintenance ou encore à la digitalisation de l’entreprise.

    Des partenaires techniques et financiers de la Grande île seraient déjà prêts à appuyer financièrement ce business plan de la compagnie aerienne. A l’instar de la Banque mondiale qui serait déjà prête à apporter les 20 millions de dollars pour le financement de cette première phase, confie le ministre Valéry Ramonjavelo. Selon le ministère de l’Economie et des finances (MEF) qui a participé aux discussions sur cet appui, la Banque mondiale a proposé un financement rétroactif. Avec ce mode de financement, « l’Etat et cette institution financière établiront un contrat portant sur le remboursement à l’Etat par la Banque Mondiale des dépenses relatives au redressement de Madagascar Airlines », précise ce département.

    La deuxième phase de la mise en œuvre du plan « Phenix 2023 » nécessitera pour sa part un financement de 25 millions de dollars, indique notre source en charge du dossier de Madagascar Airlines. Ce financement servira à l’acquisition, la location et la mise en service des appareils qui vont renforcer la flotte de la compagnie nationale ainsi qu’au volet formation. L’acquisition de trois Embraer est alors avancée.

    C’est dans la troisième phase qu’est prévue l’acquisition des appareils que Madagascar Airlines louera pour ses vols long-courriers. Cette compagnie prévoit d’en louer au moins deux, tout en mettant en premier choix des Airbus A330.

    D’après le ministre Valéry Ramonjavelo, les moyens de redresser Madagascar Airlines sont pris en compte dans le plan d’affaires de la compagnie. Plusieurs mesures ont également déjà été prises comme la suspension temporaire des ses vols long-courriers et régionaux pour stopper l’accumulation de ces dettes notamment envers ces loueurs d’avions.

    Cette compagnie a décidé de recentrer provisoirement ses activités sur le réseau domestique. Aussi, le nombre des appareils qu’elle utilisera devra au moins doubler l’année prochaine pour lui permettre de desservir tous les aéroports de la Grande île, rassure le ministre des Transports.

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