Catégorie : Économie

  • TÉLÉCOMMUNICATION – Le coût d’un smartphone de base équivaut à 87% du Revenu national brut par habitant malgache

    TÉLÉCOMMUNICATION – Le coût d’un smartphone de base équivaut à 87% du Revenu national brut par habitant malgache

    Antananarivo, 14 Novembre, 16h07 – Un produit qui reste cher pour une grande partie de la population. Le coût d’un smartphone de base, évalué à 32 dollars, représente 87% du Revenu national brut (RNB) par habitant de la Grande île. C’est ce qu’un Malgache doit débourser pour acquérir un téléphone mobile qui comprend des fonctionnalités allant au-delà des appels téléphoniques et de l’envoi de messages texte, expose le Plan stratégique du numérique 2023-2028.

    ⭕Les prix du panier de téléphonie mobile cellulaire ont néanmoins considérablement baissé depuis 2016 et sont maintenant bien en dessous des moyennes des Pays les moins avancés (PMA), fait remarquer le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) dans ce document. En moyenne, le coût d’un smartphone de base représente 95% du revenu mensuel dans ces PMA, d’après ce qui y est indiqué.

    ⭕L’accessibilité financière reste, selon le MNDPT, l’une des principales contraintes à l’utilisation d’internet à Madagascar. Les prix du panier de téléphonie mobile cellulaire et du haut débit mobile restent trop chers pour la majorité de sa population.

    ⭕Le PSN 2023-2028 rappelle que Madagascar se classe 106 sur 237 pays pour le prix moyen d’un Go de données, et le panier de services mobiles à large bande le moins cher offrant au moins 1,5 Go de données à haut débit représente 16,4 % du RNB par habitant en 2020. Il est soutenu dans ce document que le coût élevé des appareils mobiles représente également un obstacle important à l’accès à l’internet, étant donné que son expansion est largement portée par le haut débit mobile.

    ⭕Madagascar avait recensé 6,43 millions d’internautes en janvier 2022, l’équivalent de 22,3% de sa population totale. Ce faible taux est lié aux prix élevés supportés par les consommateurs pour les équipements et les services ainsi que les contraintes de l’infrastructure en fibre optique existante d’après ce Plan stratégique du numérique.

    Photo d’illustration : Pixabay.

  • TAUX DE CHANGE – Le dollar passe de 3 956,7 ariary à fin 2021 à 4 462 ariary à fin 2022

    TAUX DE CHANGE – Le dollar passe de 3 956,7 ariary à fin 2021 à 4 462 ariary à fin 2022

    Antananarivo, 13 Novembre, 7h30 – L’ariary s’est déprécié de 12,8% face au dollar sur l’ensemble de l’année 2022. Le billet vert qui s’échangeait à 3 956,7 ariary sur le Marché interbancaire de devises (MID) à fin décembre 2021 valait 4 462 ariary à fin décembre 2022. Ce qui correspond à une perte de valeur de 505,3 points de la monnaie nationale vis-à-vis du dollar sur un an, selon la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans un rapport qu’elle a récemment publié.

     

    La dépréciation de l’ariary avait été de 5,8% vis-à-vis de l’euro durant cette période, correspondant à une perte de valeur de 258,5 points en un an. L’euro équivalait à 4 470,1 ariary à fin 2021 pour valoir 4 728,6 ariary à fin 2022, d’après ce rapport.

     

    La BFM rappelle que les variations de l’euro et du dollar, combinées aux volumes des opérations effectuées sur ces devises de référence sur le MID influent sur la valeur de l’ariary. L’autorité monétaire ajoute que la perte de valeur de la monnaie nationale par rapport à ces deux devises est également déterminée par l’évolution de la parité EUR/USD sur le marché international au cours de l’année.

     

    Selon le taux de change publié par le BFM, l’euro s’échangeait à 4 756,86 ariary le 10 novembre 2023. Le dollar de son côté avait valu 4 485,79 ariary le même jour sur le MID.

  • CLASSEMENT – Madagascar se trouve 107ème sur 132 économies en matière d’innovation

    CLASSEMENT – Madagascar se trouve 107ème sur 132 économies en matière d’innovation

    Antananarivo, 13 Novembre, 6h50 – Une place de perdue pour Madagascar. Le pays qui était 106ème l’année dernière se classe 107ème parmi les 132 économies figurant dans l’Indice mondial de l’innovation ou Global innovation index (GII) 2023 avec son score de 19,1. Il s’agit du classement publié annuellement par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) pour évaluer les économies mondiales en fonction de leurs capacités d’innovation. Ce, à travers environ 80 indicateurs regroupés en intrants et extrants de l’innovation pour saisir les facettes multidimensionnelles de l’innovation, rapporte l’OMPI.

     

    Si la Grande île se trouve 107ème au classement général, elle est à la dixième place sur les 28 économies de l’Afrique subsaharienne. Madagascar se trouve par ailleurs au second rang des 12 économies du groupe à faible revenu classées dans le GII 2023 entre le Rwanda à la première place et le Togo à la troisième place.

     

    Comme expliqué par l’OMPI, le classement général de l’IIG est basé sur deux sous-indices que sont le les intrants et les extrants de l’innovation. Dans le sous-indice des intrants de l’innovation, cinq piliers d’intrants capturent les éléments de l’économie qui permettent et facilitent les activités d’innovation. « L’idée est que les apports d’innovation d’aujourd’hui et les efforts correspondants pour développer la science, l’innovation et la base de capital humain, ainsi que l’environnement d’innovation associé préparent le terrain pour les résultats d’innovation de demain », expose cette organisation. Dans ce sous-indice, la Grande île reste comme l’année dernière à la 125ème place.

     

    Le deuxième sous-indice que sont les extrants de l’innovation mesure les résultats de l’innovation qui sont les fruits d’activités innovantes au sein de l’économie et comprend deux piliers. Madagascar y gagne 3 places, en passant de la 85ème l’année dernière à la 82ème place cette année.

     

    Dans les 7 piliers de l’IIG, Madagascar enregistre ses meilleures performances dans les domaines de la création (62ème) et du capital humain et de la recherche (102ème). La Grande île se classe inversement en queue de peloton dans les domaines des infrastructures (131e), la sophistication des entreprises (123e) et les institutions, les résultats en matière de connaissances et de technologie (121e).

     

     

  • Un service de prolongation de visa touristique désormais disponible à Ihosy et Morondava

    Un service de prolongation de visa touristique désormais disponible à Ihosy et Morondava

    Antananarivo, 12 Novembre, 10h35 – Moins de déplacement pour les touristes qui séjournent dans l’Ihorombe ou dans le Menabe. Le ministère du Tourisme vient d’annoncer la mise en place, par le ministère de la Sécurité publique, de  »nouveaux sites de prolongation de visa » dans ces deux régions. Ces dernières abritent des sites touristiques, le Parc national d’Isalo (Ihorombe) et l’allée des Baobabs (Menabe), qui constituent des destinations phares des touristes.

     

    Les touristes, en visite dans la région Ihorombe et ses alentours, peuvent ainsi se rendre dans les bureaux du service de l’immigration à Ihosy pour prolonger leur visa de séjour à Madagascar. Idem pour ceux qui sont en visite dans la région du Menabe et de ses environs.

     

    Ces deux nouveaux sites s’ajoutent aux neuf autres déjà opérationnels à Madagascar. Outre la Capitale, en effet, les touristes avaient la possibilité de prolonger leur visa touristique dans les cinq chefs-lieux de province, Antsiranana, Mahajanga, Toamasina, Fianarantsoa, Toliara ainsi qu’à Nosy Be, Sainte Marie, et Tolagnaro.

     

    À en croire le ministère du Tourisme, cette initiative entre toujours  »dans le cadre de la politique du gouvernement malgache visant à attirer un million de touristes internationaux d’ici 2028 ». Les touristes peuvent séjourner dans la Grande île pendant 90 jours. Un visa initial de 60 jours est délivré à l’aéroport ou via une demande en ligne sur le site evisamada-mg. com et les 30 derniers jours peuvent ensuite faire l’objet d’une prolongation.

     

  • Le gouvernement valide le plan d’affaires « Phenix 2030 » de Madagascar Airlines

    Le gouvernement valide le plan d’affaires « Phenix 2030 » de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 11 Novembre, 10h20 – Feu vert. Le Conseil des ministres de mercredi a donné son accord pour la présentation du plan d’affaires « Phenix 2030 » de Madagascar Airlines. Un plan que la compagnie va désormais partager plus largement, après cette validation du gouvernement, comme l’a déjà soutenu son directeur général, Thierry de Bailleul, lundi.

     

    Ce plan avait été soumis à l’examen des autorités et aurait déjà fait l’objet d’une pré-approbation des partenaires techniques et financiers approchés, a confié le directeur général de Madagascar Airlines en début de semaine. Il devrait permettre à la compagnie nationale de revenir à l’équilibre opérationnel sans faire appel à l’argent public et d’atteindre la rentabilité en moins de deux ans, a-t-il exposé. Pour lui, ce plan devrait amener la compagnie à « être rentable pour financer et garantir son avenir ».

     

    La mise œuvre de ce plan d’affaires se fera en plusieurs étapes, indique le compte rendu du Conseil des ministres. Madagascar Airlines va recentrer toutes ses activités sur le réseau domestique dans un premier temps. Cette stratégie inclut l’augmentation du nombre des appareils pour assurer les dessertes puisqu’ils ne sont que trois à être en service actuellement. L’acquisition d’un Embraer E1 et d’avions ATR 72 est avancée.

     

    Le gouvernement estime que l’amélioration des offres sur le réseau intérieur permettra de faciliter les prochaines étapes de la mise en œuvre de ce plan d’affaires. Dans ces futures étapes figurent la reprise des vols internationaux que Madagascar Airlines a décidé de suspendre temporairement.

     

    Pour Thierry de Bailleul, la rentabilité, le développement et le renouveau sont « à la portée » de Madagascar Airlines avec ce nouveau plan d’affaires. Il souligne néanmoins que la compagnie devra faire des choix de flotte et d’investissements qui ne seront pas seulement ambitieux mais également raisonnés et raisonnables.

     

    Le plan « Phenix 2030 » sera autofinancé par l’emprunt et des prises de participation et ne fera pas appel à l’aide des finances publiques, rassure-t-il. Ce plan aurait déjà l’adhésion franche des PTF , dont des institutions financières internationales, des banques locales, des banques de développement et d’autres investisseurs potentiels.

     

  • TRANSPORT FERROVIAIRE – Réouverture de la ligne Antananarivo-Antsirabe vers le début du mois de décembre

    TRANSPORT FERROVIAIRE – Réouverture de la ligne Antananarivo-Antsirabe vers le début du mois de décembre

    Antananarivo, 11 Novembre, 07h45 – Reprise imminente. La ligne Antananarivo-Antsirabe (TA) devrait être ouverte au transport de marchandises vers le début du mois de décembre de cette année. Le ministère des Transports et de la météorologie indique avoir été avisé de ce programme par la société Madarail, au cours d’une récente visite de la gare ferroviaire d’Antsirabe.

    La société Madarail avait déjà avancé l’année dernière la réouverture de la ligne ferroviaire TA pour le transport des marchandises vers le début du second trimestre de cette année. La reprise de la liaison Antananarivo-Ambatolampy était même prévue au mois d’octobre 2022. Cette compagnie, qui est le concessionnaire de cette ligne, s’y était attelée ces derniers temps en menant plusieurs travaux de réhabilitation, dont notamment pour la voie ou encore pour le pont sur la rivière Sisaony.

    La réouverture de la ligne Antananarivo-Antsirabe contribuera au développement de l’économie du Vakinankaratra, indique le ministère des Transports. Elle servira dans le transport de carburant ou encore l’acheminement des produits issus de cette région, dont les produits agro-alimentaires, les textiles ou encore les ciments qui y sont produits. Et la reprise du transport des marchandises par voie ferroviaire entre Antsirabe-Toamasina, qui est suspendue depuis sept ans maintenant, y contribuera davantage, selon ce département.

    La société Madarail prévoit par ailleurs d’entreprendre des travaux de rénovation sur la gare ferroviaire d’Antsirabe. Ces travaux devraient débuter vers le début de l’année 2024. Cette compagnie indique disposer de 28 gares opérationnelles sur le Réseau Nord, dont cinq sur la ligne Antananarivo-Antsirabe, 20 sur la ligne Antananarivo-Cote Est (TCE) et trois sur la ligne Moramanga-Lac Alaotra (MLA).

    Photo : Ministère des Transports et de la métérologie

  • SECTEUR EXTRACTIF – L’administration minière annonce la reprise effective de l’exportation légale de l’or

    SECTEUR EXTRACTIF – L’administration minière annonce la reprise effective de l’exportation légale de l’or

    Antananarivo, 10 Novembre, 17h25 – Toutes les conditions sont remplies. Le ministre des Mines et des ressources stratégiques, Herindrainy Rakotomalala, annonce la reprise effective de l’exportation légale de l’or. C’était en marge de l’inauguration du Guichet unique d’exportation d’or et d’autres métaux précieux, de pierres précieuses et de pierres fines sis à Ivato, jeudi.

    La suspension des exportations légales du métal jaune décidée au mois de septembre 2020 avait été déjà levée au mois de mars de cette année. Mais plusieurs critères fixés par le régime de l’or devaient encore être remplis pour la reprise effective des expéditions d’or par les opérateurs. Le ministre Herindrainy Rakotomalala parle de plusieurs dispositions comme la fixation de la valeur de référence de l’or, la révision des conditions d’obtention d’agrément pour les comptoirs de l’or ou encore la mise en place d’un guichet unique pour l’exportation de ce produit minier.

    Au mois de septembre, elles étaient une quinzaine de société à souhaiter devenir des comptoirs de l’or, et neuf d’entre elles avaient demandé leur agrément auprès de l’Agence nationale de la filière or (Anor). L’agrément de Comptoir de l’or confère à son titulaire le droit de procéder à l’achat, la vente, le traitement, la fonte, l’exportation et l’importation de l’or. Le ministre des Mines a alors indiqué jeudi que des opérateurs avaient déjà obtenu leurs agréments et que certains d’entre eux avaient déjà procédé à la collecte de l’or à expédier.

    Pour rassurer de la traçabilité de l’or qui sera exporté, le ministre Herindrainy Rakotomalala explique que le comptoir de l’or est soumis à un cahier des charges. Le comptoir détaille entre autres dans ce cahier de charges les formes d’approvisionnement ou les lieux d’achat, qu’il soit fait auprès d’agents d’approvisionnement ou de collecteurs qui lui sont affiliés.

    Tout or présenté à l’exportation doit par ailleurs faire l’objet de titrage et de poinçonnage officiel effectués conjointement par le Laboratoire des Mines de Madagascar et l’Anor au sein du Guichet unique qui vient d’être inauguré. Tous les services compétents de l’Administration sont représentés au sein de ce guichet à Ivato. Il y a le service des Mines, les administrations fiscale et douanière, le service de recettes du Trésor, le service de la Finance extérieure, le Laboratoire des mines de Madagascar, l’Anor, la Gendarmerie et la Police nationale.

  • ENTREPRENEURIAT – La cinquième édition du Forum National des entrepreneurs entend proposer des solutions face à l’inflation

    ENTREPRENEURIAT – La cinquième édition du Forum National des entrepreneurs entend proposer des solutions face à l’inflation

    Antananarivo, 10 Novembre, 7h25 – « Les stratégies de l’entreprise en réponse à l’augmentation des prix et à l’inflation ». La 5 ème édition du Forum national des entrepreneurs qui se tiendra à Antaninarenina du 17 au 18 novembre entend mettre en avant les solutions aux problématiques de la hausse des prix. Porté par Madagascar Entreprise Développement (MED), le forum prévoit des conférences, des débats, des motivational speeches et des business meeting pour partager les initiatives des entreprises ou les démarches possibles pour faire face au problème « conjoncturel » qu’est l’inflation.

    ⭕Selon Nirina Harison Miarana, responsable de communication auprès de MED, « il a été constaté que beaucoup d’entrepreneurs rencontrent des problèmes liés à la hausse des prix sur le marché ». Le forum de cette année « veut ainsi donner à tous les participants des moyens de faire face à cette situation ». Pour ce faire, des experts venus de divers horizons viendront animer les diverses activités afin de transmettre expérience et savoir-faire.

    ⭕Le Forum National des Entrepreneurs, indique Nirina Harison Miarana, est ouvert à tous, « qu’ils soient entrepreneurs déjà actifs ou porteurs de projets ». Il s’inscrit dans le cadre de la célébration de la semaine mondiale de l’entrepreunariat.

    ⭕La conjoncture internationale actuelle est particulièrement favorable à l’inflation du fait notamment des conflits entre la Russie et l’Ukraine et entre Israël et Palestine. La Banque Mondiale a encore récemment décrié les « graves conséquences économiques » de ce conflit en Moyen Orient en octobre.

    Photo : MED

  • TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines accumule 35 millions de dollars de perte en 18 mois

    TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines accumule 35 millions de dollars de perte en 18 mois

    Antananarivo, 9 Novembre, 13h35 – Madagascar Airlines évoque une situation critique. La compagnie aérienne nationale est passée de zéro endettement à près de 35 millions de dollars de dette en 18 mois d’existence, confie son directeur général, Thierry de Bailleul, lundi. Cet endettement met actuellement la compagnie dans une position délicate, d’après ses explications.

    Depuis sa création en avril 2022, Madagascar Airlines a enregistré des pertes importantes. Thierry de Bailleul, son directeur général, explique que deux facteurs sont à l’origine de cette situation, dont le premier est le modèle d’exploitation « Acmi » que la compagnie a choisi d’adopter. Cette location d’avion avec équipage et maintenance inclus lui a fait perdre environ 2,8 millions de dollars par mois. Une rotation Tana-Paris coûtait à Madagascar Airlines entre 300 000 et 320 000 dollars. « Nous avons brûlé du cash pendant 18 mois et il fallait stopper ces locations car nous étions sur le point d’entrer dans une catastrophe économique », expose-t-il.

    Le coût du carburant permettant d’effectuer les vols est le second facteur à l’origine de cette perte. Thierry de Bailleul fait remarquer que le prix du kérosène d’aviation à Madagascar est particulièrement élevé, soit environ 40% de plus que dans les îles voisines. Et ce sont les effets combinés de l’Acmi et du prix du kérosène qui faisaient perdre mensuellement près de 2,8 millions de dollars à la compagnie, poursuit-il.

    Ce sont les loueurs d’avions qui sont donc les premiers créanciers de Madagascar Airlines puisque c’est à eux que la compagnie doit le plus d’argent. Les discussions sur le règlement de leurs factures sont en cours, rassure Thierry de Bailleul. La première partie du financement que cette compagnie recherche actuellement va d’ailleurs être affectée dans le remboursement de toutes les dettes qu’elle a cumulées depuis le mois d’avril 2022, selon les explications de ce responsable. La deuxième part de cette enveloppe de financement servira à combler le déficit financier de la compagnie. Et la troisième sera pour la flotte ou encore la digitalisation de l’entreprise.

    Thierry de Bailleul estime que le nouveau plan d’affaire « Phoenix 2030 » de Madagascar Airlines démontre que la rentabilité, le développement et le renouveau sont tout à fait à la portée de la compagnie. « Il faut néanmoins faire des choix de flotte et d’investissements ambitieux mais raisonnés et raisonnables », lance-t-il. Selon ses explications, ce plan sera autofinancé par l’emprunt et des prises de participation et ne fera pas appel à l’aide des finances publiques, insiste-t-il.

    Ce plan d’affaires vient, par ailleurs, d’être validé par le gouvernement qui préconise une mise en oeuvre graduelle. La première étape consiste à promouvoir les vols domestiques et à l’amélioration de la flotte qui permettrait d’améliorer les services intérieurs. La reprise des vols internationaux vient en deuxième partie de la mise en oeuvre du plan d’affaires.

  • Office malgache des hydrocarbures : Fredon Ratovondrajao nommé président du Conseil d’administration

    Office malgache des hydrocarbures : Fredon Ratovondrajao nommé président du Conseil d’administration

    Antananarivo, 9 Novembre, 11h10 – Un nouveau président du Conseil d’administration de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) vient d’être nommé par décret pris en Conseil des ministres, mercredi sur proposition du ministère chargé des Hydrocarbures (MEH). Il s’agit de Fredon Ratovondrajao, d’après ce qu’a précisé cet organe de régulation du secteur pétrolier aval sur sa page Facebook.

    Plus connu pour son métier d’avocat, Fredon Ratovondrajao avait déjà occupé un poste d’administrateur auprès de la Jirama où il a été désigné pour sa « compétence particulière ». Il assure dorénavant la présidence du CA de l’OMH qui « doit, de préférence, être une personne ayant une connaissance suffisante sur le fonctionnement du secteur », selon le statut et les attributions de cet organe.

    Dans son rôle de PCA, Fredon Ratovondrajao aura à veiller à l’exécution et l’application des décisions du Conseil. Il se charge également de la réception du compte rendu de la direction générale sur le fonctionnement de l’OMH ainsi que sur sa gestion financière et comptable ou encore la signature de tous les actes établis ou autorisés par le conseil.

    Le Conseil des ministres de mercredi a également nommé le vice-président du Conseil d’administration de l’OMH, en la personne de Landry Razafindrakoto, selon toujours la précision de l’organisme. Selon son statut, l’Office malgache des hydrocarbures est administré par un Conseil d’administration composé de membres issus de différents ministères et d’opérateurs. On compte des représentants du ministère de l’Economie et des finances (MEF), de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), de l’Environnement et du développement durable (MEDD), du ministère des Transports ou encore du ministère de la Justice. Les associations des consommateurs ainsi que les exploitants du secteur pétrolier aval y sont également représentés.