Catégorie : Économie

  • Une taxe supplémentaire sur les serviettes hygiéniques et des couches en provenance de certains pays

    Une taxe supplémentaire sur les serviettes hygiéniques et des couches en provenance de certains pays

    Antananarivo, 30 Octobre, 18h05 – Une taxe supplémentaire imposée. Un droit additionnel au droit de douane ad valorem au taux de 27% de la valeur CAF est appliqué sur les importations de serviettes et tampons hygiéniques, couches, langes et articles similaires en provenance notamment de la Turquie, de l’Egypte, de la Chine et de la Belgique. Il s’agit d’une mesure de sauvegarde provisoire prise par l’Autorité nationale chargée des mesures commerciales (ANMCC) à la demande de la Branche de production nationale (BPN) de ces produits, et qui est déjà entrée en vigueur depuis le 25 octobre.

    L’ANMCC indique avoir pris cette mesure par rapport au « dommage grave » causé par l’accroissement de l’importation de ces produits d’hygiène sous la position tarifaire 96190000 du tarif des douanes malgache ces dernières années. Et ce, en insistant que « tout délai d’attente supplémentaire pourrait causer un dommage difficilement réparable ».

    Ainsi, toutes importations de ces produits sont soumises à la déclaration préalable d’importation (DPI) via le système Midac dument validée par l’ANMCC. Les marchandises dont les importations ne respectent pas l’obligation de la DPI et celles qui n’ont pas la preuve de paiement du droit additionnel sont considérées comme des marchandises prohibées et passibles de sanction, avertit cet organe chargé des mesures correctives commerciales.

    L’ANMCC a par ailleurs déjà ouvert l’enquête de sauvegarde sur les importations des couches et serviettes hygiéniques à Madagascar pour statuer sur la mesure de sauvegarde définitive sur ces produits. Cette enquête va durer entre 9 et 12 mois. L’ANMCC a déjà indiqué que les données dont elle dispose ont permis de constater que les produits qui font l’objet de l’enquête ont été importés en quantités tellement accrues entre le mois d’août 2020 et le mois de juillet 2023. Celle-ci de déduire que cet accroissement a causé un dommage grave à la BPN.

    Les parties concernées par cette enquête sont appelées à se manifester pour livrer leurs commentaires et des informations pertinentes à communiquer à l’ANMCC, à travers les réponses au questionnaire qui leur sera envoyé. Des auditions publiques peuvent également être organisées, à la demande des parties intéressées. Ces auditions leur permettront de présenter des éléments de preuve et leurs points de vue et, notamment, d’avoir la possibilité de répondre aux exposés d’autres parties et de défendre leurs intérêts, soutient l’ANMCC.

     

  • MATERIAU DE CONSTRUCTION – Les importations de peinture à Madagascar limitées à 3 000 tonnes

    MATERIAU DE CONSTRUCTION – Les importations de peinture à Madagascar limitées à 3 000 tonnes

    Antananarivo, 31 Octobre, 8h55 – Le quota des importateurs de peinture à l’eau et de peinture à l’huile est fixé à 3 000 tonnes à partir du début du mois de novembre. Il s’agit d’une mesure de sauvegarde définitive sur ces produits prise par l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) face au « dommage grave » subi par la Branche de production nationale (BPN) avec l’accroissement important des importations de ces produits.

     

    Ce quota est néanmoins amené à augmenter de 250 tonnes par an durant la période d’application de cette mesure de sauvegarde qui est d’une durée de quatre ans. S’il est de 3 000 tonnes du 1er novembre 2023 au 31 octobre 2024, le quota sera à 3 250 tonnes pour la deuxième année, 3 500 tonnes pour la troisième et 3 750 pour la quatrième année.

     

    Cette mesure de sauvegarde prend ainsi la forme d’un contingent tarifaire. Les importations au-delà de ces quotas sont soumises à un droit additionnel de 18% fixe annuel de la valeur CAF dont les importateurs doivent s’acquitter, souligne l’ANMCC.

     

    Quand l’enquête de sauvegarde sur les importations de peintures à Madagascar avait été lancée au mois de juin de l’année dernière, il avait été rapporté que les peintures ont été importées en quantités accrues. Cet accroissement a causé ou menace de causer un dommage grave à la BPN de produit similaire ou directement concurrent au produit objet de l’enquête, d’après ce qu’avait rapporté l’ANMCC auprès du Comité des sauvegardes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

     

    Dans cette notification du Comité des sauvegardes de l’OMC, une augmentation des importations par rapport à la production nationale en 2021 avait été soulignée. D’une part, comparé à l’année de base, cette hausse est de 15 points d’indice et d’autre part, ce rapport a augmenté de 26 points d’indice entre 2020 et 2021.

     

    L’accroissement des importations de peintures a causé des dommages pour les producteurs locaux. Ceux-ci ont rapporté qu’en moyenne, environ 60% de la production totale sont des peintures à l’eau et 40% sont des peintures à l’huile. En général, une tendance à la baisse de la production nationale durant la période d’étude de 2018 à 2021 a été enregistrée. Entre 2019 et 2021, une baisse significative de 14 points d’indice a été constatée.

     

    Pour ce qui est de ventes, elles ont augmenté de points d’indice de 2018 à 2019. Elles ont cependant commencé à baissé à partir de 2020 jusqu’en 2021 selon la BPN. Les producteurs locaux avaient confié que par rapport à l’année 2019, leur volume de vente a connu une baisse de six points en 2020. En 2021, une diminution significative du volume de vente des peintures locales a été enregistrée avec 25 points de moins par rapport à l’année 2018.

     

    La part de marché des peintures importées en 2021 a par ailleurs enregistré une hausse importante de 14 points d’indice comparé à celle de 2020 et de 11 points d’indice par rapport à l’année de base. La part de marché de la BPN connait une évolution contraire à celle des importations. Le volume du stock n’avait alors cessé d’augmenter durant la période d’études pour les producteurs locaux. Une augmentation significative de 78 points en 2019 et excessive de 215 points en 2021 signifient que les industries nationales sont encore en difficulté dans l’écoulement de leurs produits malgré la baisse du volume des peintures produites, selon la BPN.

     

    Photo : Pixabay

  • ECONOMIE – Les pays en développement doivent s’attendre à plus d’inflation si la guerre en Israël s’intensifie alerte la Banque Mondiale

    ECONOMIE – Les pays en développement doivent s’attendre à plus d’inflation si la guerre en Israël s’intensifie alerte la Banque Mondiale

    Antananarivo, 6h38 – Le conflit entre Israël et le Hamas pourrait impacter sévèrement l’économie mondiale à en croire le le dernier rapport Commodity Markets Outlook publié par la Banque mondiale. Ce conflit, s’il venait à s’intensifier, et auquel s’ajoute l’invasion russe en Ukraine, risque d’impacter à nouveau le marché des matières premières, alerte le rapport.

    ⭕Selon la Banque mondiale, comme à chaque conflit, le prix du pétrole va être le premier à être impacté. Dans le cas d’une intensification moyenne, la production mondiale de pétrole “serait réduite de 500 000 à 2 millions de barils par jour”. Cela aurait pour impact une hausse de 3 à 13 % du prix du baril. Dans le cas d’une intensification grave, l’offre mondiale de pétrole se réduirait de 6 à 8 millions de barils par jour, provoquant une hausse des prix de 56 à 75 %. Le prix du baril pourrait augmenter de 140 et 157 dollars le baril.

    ⭕« La hausse des cours du pétrole, quand elle se maintient, se traduit inévitablement par une augmentation du prix des denrées alimentaires”, explique Ayhan Kose, économiste en chef adjoint de la Banque mondiale et directeur de la cellule Perspectives. La hausse des personnes sous-alimentées dans le monde serait inévitable. Ils étaient déjà au nombre de 700 millions à la fin de l’année 2022 soit près d’un dixième de la population mondiale.

    ⭕“Si le conflit s’intensifie, les responsables des pays en développement devront prendre des mesures pour gérer une hausse potentielle de l’inflation globale” , alertent les experts de la Banque mondiale. Face à la menace de “l’insécurité alimentaire, les gouvernements devraient éviter les restrictions commerciales telles que les interdictions d’exportation de denrées et d’engrais”: Cela risque d’intensifier “la volatilité des prix” et renforcer “l’insécurité alimentaire”.

    ⭕La Banque mondiale recommande aussi aux États de “s’abstenir d’instaurer des contrôles des prix et des subventions en réponse à la hausse des prix de l’alimentation et du pétrole” et privilégier l’amélioration des “filets de protection sociale, de diversifier les sources de nourriture et d’accroître l’efficacité de la production et du commerce des denrées alimentaires”.

  • PRODUITS MINIERS – Madagascar parmi les fournisseurs clés africains de minerais stratégiques dans la chaîne d’approvisionnement du secteur de l’électronique

    PRODUITS MINIERS – Madagascar parmi les fournisseurs clés africains de minerais stratégiques dans la chaîne d’approvisionnement du secteur de l’électronique

    Antananarivo, 30 Octobre, 7h35 – Des potentiels reconnus. La plupart des minéraux nécessaires à la production des batteries lithium-ion qui dominent actuellement le marché des véhicules électriques et qui représentent environ 49% du marché mondial des batteries rechargeables sont disponibles en Afrique. La Banque africaine de développement (BAD) parle notamment du cobalt, du lithium, du manganèse, du nickel et du cobalt dont regorgent des pays comme Madagascar, la République démocratique du Congo, la Zambie, le Mozambique ou encore la Tanzanie. Ces potentiels du continent sont exposés par cette institution financière dans son rapport « Renforcer le rôle de l’Afrique dans la chaine de valeur des batteries et des véhicules électriques ».

    ⭕Dans son rapport, la BAD indique que 8,1% de la réserve mondiale de graphite se trouve à Madagascar. La Grande île renferme également 1,4% de la réserve mondiale de cobalt. Or d’après cette banque africaine, la demande annuelle mondiale de ces deux minerais, projetée en 2050 pour les technologies énergétiques en pourcentage de la production annuelle mondiale de 2018, pourrait atteindre 494% pour le graphite et 460% pour le cobalt.

    ⭕La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), de son côté, a également exposé que le secteur de l’électronique, et en particulier la chaîne d’approvisionnement des téléphones portables, peut attirer en Afrique des investisseurs potentiels . De nombreuses entreprises qui souhaitent diversifier leur approvisionnement voient dans le continent un nouveau lieu d’implantation potentielle, souligne-t-elle dans son rapport sur le Potentiel de l’Afrique dans les chaines d’approvisionnement mondiales à forte intensité technologique.

    ⭕L’Afrique recèle de vastes réserves de cobalt, de cuivre, de graphite, de lithium, de manganèse et de nickel, qui entrent dans la fabrication de batteries, de circuits imprimés et d’autres composants. La Cnuced estime que l’abondance de ces ressources offre également la possibilité de consolider la chaîne d’approvisionnement régionale des téléphones portables en misant sur les précurseurs.

    ⭕La Cnuced prend l’exemple de la production de précurseurs de cathodes, en expliquant que la création d’une usine d’une capacité de production de 10 000 tonnes en République démocratique du Congo coûterait 39 millions de dollars, soit trois fois moins que dans un pays où les métaux requis ne seraient pas disponibles localement ou dans des pays proches. Et abritant d’abondantes mines de cobalt, ce pays pourrait exploiter une usine de précurseurs en se procurant du nickel à Madagascar et en l’acheminant via le Mozambique ou la République-Unie de Tanzanie, ou en achetant du manganèse au Gabon, pays voisin, pour compléter la production nationale, expose cet organe des Nations unies.

    ⭕L’administration minière malgache est plus que consciente du potentiel de Madagascar et avait déjà avancé au mois d’avril un éventuel développement local d’une industrie de batterie. C’est d’ailleurs dans ce sens que le code minier qui avait été révisé autorise les producteurs de « Substances minières stratégiques » (SMS) à les vendre sur le marché local ou à les exporter au prix du marché. Le ministre Herindrainy Rakotomalala avait expliqué à l’époque que c’est à l’Etat que revient le droit de déterminer, suivant les besoins réels du marché local, ce que les producteurs de ces minerais peuvent vendre à l’industrie nationale et ce qu’ils peuvent exporter.

  • Le FMI recommande aux autorités malgaches de maintenir des politiques macroéconomiques appropriées afin de préserver la stabilité

    Le FMI recommande aux autorités malgaches de maintenir des politiques macroéconomiques appropriées afin de préserver la stabilité

    Antananarivo, 29 Octobre, 13h05 – La probabilité d’un risque d’instabilité politique résultant d’un mécontentement de la population à l’égard des pouvoirs publics avait déjà été jugée « élevée » par le Fonds monétaire international (FMI). Cette indiquétude figurait dans la Matrice d’évaluation des risques (MER) établie par cette institution de Bretton Woods dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), dont le rapport en français a été publié au mois de septembre .

     

    En réponse aux incidences en cas de concrétisation de ce risque, le FMI avait recommandé aux autorités malgaches de maintenir des politiques macroéconomiques appropriées afin de préserver la stabilité. Celles-ci sont également appelées à axer les réformes sur des domaines moins sensibles à la situation sociopolitique et à améliorer l’inclusivité des politiques publiques. Cette institution financière recommande parallèlement à l’Etat l’utilisation d’une partie de la marge de manœuvre budgétaire pour l’accroissement des investissements en faveur des programmes sociaux ainsi que l’intensification de la lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

     

    Dans sa Matrice d’évaluation des risques, le FMI explique que « les chocs au niveau de l’offre, une inflation élevée, la baisse des salaires réels et les retombées des crises dans d’autres pays aggravent les inégalités, engendrent des troubles sociaux et sont à l’origine de pressions financières et de politiques populistes néfastes ». Et c’est une situation qui « aggrave les déséquilibres, ralentit la croissance et provoque une revalorisation des prix du marché », explique cette institution.

     

    L’instabilité politique pourrait alors « résulter d’un mécontentement de la population à l’égard des pouvoirs publics ». Ce mécontentement découlerait des crises humanitaires et sanitaires à répétition, de l’inflation élevée, de la crise alimentaire actuelle et de la criminalité et du banditisme largement répandus qui provoquent des troubles sociaux.

     

    Le FMI avait déjà avancé que « les protestations pourraient se multiplier, alimentées par la polarisation politique à l’approche des élections de novembre 2023 et par l’aggravation des tensions socioéconomiques ». Et le Fonds d’ajouter que «la volatilité pourrait se poursuivre pendant la période postélectorale à la suite de contentieux électoraux, perturbant le programme de réforme et exerçant de fortes contraintes sur le budget ».

     

    La Matrice d’évaluation des risques (MER) reflète l’avis des services du FMI sur les sources des risques et sur le niveau général de préoccupation qu’ils suscitaient lors des échanges avec les autorités. Les chocs et le scénario conjoncturels mettent en évidence les risques qui pourraient se réaliser à un horizon plus court, entre 12 et 18 mois. Les risques structurels sont ceux qui resteront probablement importants à plus long terme, d’après le FMI.

     

  • Les pays de l’Afrique subsaharienne dont Madagascar au 20ème Forum de l’Agoa pour discuter des moyens de renforcer leurs liens commerciaux et d’investissement avec les États-Unis

    Les pays de l’Afrique subsaharienne dont Madagascar au 20ème Forum de l’Agoa pour discuter des moyens de renforcer leurs liens commerciaux et d’investissement avec les États-Unis

    Antananarivo, 27 Octobre, 10h09 – Madagascar participera au 20ème Forum de coopération commerciale et économique entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne (Forum Agoa) qui se tiendra à Johannesburg, en Afrique du Sud, du 2 au 4 novembre 2023. Le conseil de Gouvernement de mardi dernier a donné son accord pour le déplacement d’une délégation malgache sur place pour prendre part à cette réunion.

    ⭕Ce Forum réunira les gouvernements des États-Unis et des pays éligibles à la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa). Les principales organisations économiques régionales, du secteur privé, de la société civile ou du monde du travail y seront également représentées. La réunion sera ainsi pour la partie américaine une occasion de recueillir les avis de ses partenaires africains et des investisseurs du secteur privé sur l’amélioration de l’impact et de la valeur stratégique de l’Agoa.

    ⭕« L’engagement économique avec les pays d’Afrique est une priorité de premier ordre pour l’administration Biden. L’Agoa en est la pierre angulaire», expose la sous-secrétaire d’Etat adjointe des Etats-Unis au Bureau des affaires africaines, Joy Basu. « Nous allons, au cours de ce forum, renforcer nos efforts précédents pour un engagement économique plus fort avec des partenaires multiples partout dans le Continent », lance-t-elle au cours d’une conférence de presse en ligne tenue à l’intention des journalistes africains, jeudi.

    ⭕Les pays d’Afrique qui participent à ce Forum, comme Madagascar, se sont déjà activés depuis un certain temps pour leur éligibilité à la prolongation de l’Agoa, dont l’actuelle loi commerciale s’applique jusqu’en 2025. Les conditions pour cette éligibilité sont rigoureuses. Ces pays doivent par exemple mettre en place une économie de marché, instaurer l’État de droit, le pluralisme politique et le droit à une procédure régulière, ou faire des progrès constants dans ce sens. Ces pays doivent également éliminer les obstacles au commerce et aux investissements américains, adopter des politiques de réduction de la pauvreté, de lutte contre la corruption et de protection des droits de l’homme.

    ⭕Interrogée par rapport au contexte politique à Madagascar et sur ce que pourrait générer la situation pré-électorale actuelle, Joy Basu avait répondu que le soutien à la démocratie en Afrique est une priorité absolue pour le Gouvernement américain cette année. « Nous restons déterminés à soutenir les processus électoraux qui renforcent réellement la démocratie sur le continent, y compris à Madagascar. Dans ce contexte, je dirais que nous continuons à encourager les organes électoraux à améliorer la compréhension du processus politique par les citoyens et à veiller non seulement à ce que les élections soient libres et équitables, mais aussi à ce que la population ait le sentiment que les élections sont libres et équitables lorsqu’il s’agit de démocratie », a-t-elle soutenu.

    ⭕Les entreprises malgaches bénéficiaires de l’Agoa n’ont pas caché leurs inquiétudes. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) avait dernièrement attiré l’attention sur le risque de suspension de Madagascar de l’AGOA avec « la tension politique qui ne cesse de monter ». Or une non-reconduction menacerait des centaines de milliers d’emplois ainsi que les exportations du pays selon ce groupement.

    ⭕Depuis sa promulgation en 2000, l’Agoa est au cœur de la politique économique et de l’engagement commercial des États-Unis avec l’Afrique. Cette loi commerciale permet aux pays d’Afrique subsaharienne éligibles d’accéder au marché américain en franchise de droits pour plus de 1 800 produits, qui s’ajoutent aux plus de 5 000 produits pouvant bénéficier d’un accès en franchise de droits dans le cadre du Système généralisé de préférences (SGP).

  • Plus de 4 900 touristes polonais ont visité Madagascar depuis le début de cette année

    Plus de 4 900 touristes polonais ont visité Madagascar depuis le début de cette année

    Antananarivo, 26 Octobre, 18h45 – Le tourisme malgache à la conquête du marché de l’Europe de l’Est. La destination Madagascar semble de plus en plus attirer les touristes de l’Europe de l’Est. Cette année, le ministère du Tourisme indique avoir recensé le plus grand nombre de touristes polonais en visite dans la Grande île comparé aux années précédentes.  »Cette année, ils [Polonais] étaient 4 931 à visiter Madagascar, un chiffre en constante augmentation par rapport aux années précédentes. », souligne le ministère.

     

    Cette augmentation est le résultat de plusieurs actions entreprises par le ministère en Europe de l’Est. En février dernier, Madagascar était déjà l’invité d’honneur du salon Travel Exhibition de Budapest, en Bulgarie. Et la Grande île va aussi participer, en tant que pays partenaire au Tour Salon Fair Poznan, en Pologne, du 27 au 29 octobre. Le Tour Salon Fair est un point de rencontre entre les acteurs du tourisme. Il donnera au ministère l’occasion de présenter les offres touristiques de Madagascar.

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  • COMMERCE EXTERIEUR – 694 100 tonnes de produits minéraux exportés par Madagascar durant les neuf premiers mois pour une valeur de 1 209 milliards d’ariary

    COMMERCE EXTERIEUR – 694 100 tonnes de produits minéraux exportés par Madagascar durant les neuf premiers mois pour une valeur de 1 209 milliards d’ariary

    Antananarivo, 26 Octobre, 12h00 – Madagascar a exporté 694 100 tonnes de produits minéraux durant les neuf premiers mois de cette année. La valeur des exportations de ces produits durant cette période s’élève à 1 209 milliards d’ariary, selon les chiffres provisoires communiqués par la Direction générale des douanes (DGD). La section produits minéraux comprend entre autres les pierres ou encore les minerais dans les Tarifs des douanes.

    ⭕La Grande île a exporté au total 1,152 millions de tonnes de produits durant ces trois premiers trimestres, et cela lui a rapporté 11 316 milliards d’ariary. Bien que les produits minéraux aient enregistré le plus important volume exporté, ce type de produit se positionne à la cinquième place en termes de valeur d’exportation.

    ⭕Madagascar a parallèlement exporté 31 000 tonnes de nickel et de cobalt durant les trois premiers trimestres de 2023. Ces opérations ont valu 3 413 milliards durant cette période, d’après toujours le rapport provisoire de l’administration douanière. Ce qui met ces produits miniers à la première place en termes de valeur d’exportation.

    ⭕A la seconde place se trouvent les céréales, épices, fruits et légumes. Madagascar en a exporté 196 600 tonnes, qui ont valu 2 432 milliards d’ariary. S’en suivent les 34 700 tonnes de produits textiles dans la valeur des exportations s’élevaient à 1 844 milliards d’ariary. A la quatrième place viennent les « autres » produits non spécifiés dans la valeur s’élevait à 1 412 milliards d’ariary. A part ces cinq types de produits, il faut encore comptabiliser les fruits de mer, les huiles essentielles et les produits des industries alimentaires.

    ⭕Ce sont par ailleurs les exportations vers l’Union européenne qui ont rapporté le plus à Madagascar durant cette période, avec une valeur s’élevant à 3 552 milliards d’ariary. Viennent ensuite les opérations vers le bloc géo-économique Japon-Corée s’élevant à 2 080 milliards d’ariary. Le bloc USMCA-ACEUM (Accord entre les Etats-Unis d’Amérique, le Mexique et le Canada) vient à la troisième place avec 1 894 milliards d’ariary.

    Photo d’illustration

  • TOURISME – Madagascar remporte le titre de « meilleure destination verte de l’océan Indien »

    TOURISME – Madagascar remporte le titre de « meilleure destination verte de l’océan Indien »

    Antananarivo, 26 Octobre, 11h05 – Un titre que Madagascar a pu garder depuis 2017. La Grande île est élue pour la septième fois consécutive « meilleure destination verte de l’océan Indien » à l’issue du vote des professionnels du tourisme et du public dans cette catégorie. Ce trophée est décerné chaque année par le World Travel Awards (WTA)

    ⭕Pour l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM), ce titre est une reconnaissance qui « contribuera à renforcer la promotion de la destination ». Avec cette nouvelle récompense, Madagascar devance ainsi les autres îles de la région à savoir l’île Maurice, La Réunion, les Seychelles, les Comores ou même les Maldives. Ce qui place le pays comme la destination phare de l’écotourisme de la région.

    ⭕Par ailleurs, l’hôtel club Andilana Beach Resort à Nosy Be est élu « Indian Ocean’s Beach Resort 2023 ». Un titre que cet établissement hôtelier a pu garder depuis 2016.

    ⭕Créé en 1993, le World Travel Awards est un événement annuel destiné à reconnaître, récompenser et célébrer l’excellence dans tous les secteurs de l’industrie mondiale du tourisme et des voyages.

  • TOURISME – Découverte des paysages touristiques de Madagascar en montgolfière du 5 au 26 novembre

    TOURISME – Découverte des paysages touristiques de Madagascar en montgolfière du 5 au 26 novembre

    Antananarivo, 26 Octobre, 6h42 – Le raid en montgolfière est de retour après la dernière édition de 2019, Il s’agit d’une aventure unique destinée à découvrir les sites touristiques de Madagascar du 5 au 26 Novembre. Plusieurs vols seront organisés dans quelques villes malgaches durant cette période.

    ⭕À en croire le rapport du conseil des ministres, tenu ce mardi, le ministère du Tourisme va inaugurer cet événement le 5 novembre, sur l’avenue de l’indépendance à Analakely. Trois vols sont prévus les 7, 8, et 9 novembre à Ampefy. Les montgolfières survoleront ensuite Antsirabe du 10 au 12 novembre.

    ⭕Le raid ne s’arrête pas là. Trois vols, pendant trois jours sont prévus à Ambalavao, du 14 au 16 novembre. Les touristes auront également l’occasion de découvrir Fenoarivo, Vohipotsy, et Isalo du 16 au 21 novembre. Le raid prendra fin à Morondava, où les touristes pourront admirer l’allée des Baobab, toujours en montgolfière, du 23 au 25 novembre.

    ⭕Selon les organisateurs, les vols pour ce raid sont réservés aux touristes étrangers. Ceux-ci espèrent néanmoins pouvoir ouvrir leurs activités aux touristes locaux.  »Nous entendons bien pérenniser cette activité dans la Grande île, dans le futur », indique Hans Rambelomanana, organisateur du raid en Montgolfière.

    ⭕Il s’agit du troisième raid en montgolfière organisé par Madagascar Mahasoa Service dans la Grande île. Des raids en montgolfière avaient déjà eu lieu en 2016 et en 2019. L’objectif, cette année, comme pour les précédentes éditions d’ailleurs, est de faire profiter les paysages luxuriants de Madagascar, en montgolfière, aux touristes.

    Photo : Raid en montgolfière à Madagascar.