Catégorie : Économie

  • SECTEUR BANCAIRE – 5 580 chèques et 4 590 effets impayés d’un montant total de 444,5 milliards d’ariary enregistrés par la Centrale des incidents de paiement en 2022

    SECTEUR BANCAIRE – 5 580 chèques et 4 590 effets impayés d’un montant total de 444,5 milliards d’ariary enregistrés par la Centrale des incidents de paiement en 2022

    Antananarivo 9 Novembre, 14h42 – 444,5 milliards d’ariary. C’est le montant total des impayés sur chèques et effets confondus enregistrés par la Centrale des incidents de paiement (CdI) en 2022. Ce montant constitue une hausse de 50% par rapport à celui de 2021, rapporte la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    ⭕Ce sont surtout les effets impayés qui ont gonflé ce chiffre. Il s’agit des effets remis à l’encaissement ou à l’escompte sur le compte de l’entreprise, mais qui n’ont pu être crédités faute de provision suffisante sur le compte du client. La CdI indique avoir enregistré 4 590 effets impayés en 2022, contre 4 371 en 2021, soit une augmentation de 4,5%. Une augmentation de 74% en montant a été également observée atteignant 376,0 milliards d’ariary en 2022, contre 96,5 milliards d’ariary en 2021.

    ⭕Une diminution de 8,5% a pour sa part été enregistrée pour ce qui est du nombre des chèques impayés, passant de 6 059 en 2021 à 5 580 en 2022. Un chèque impayé est un chèque déposé sur le compte de l’entreprise, mais qui n’a pu être crédité faute de provision suffisante sur le compte du client.

    ⭕Pour l’année 2022, leur montant avait également connu une baisse de 78,8% pour se situer à 68,2% en 2022. Ce recul, aussi bien en volume qu’en valeur, correspond à la réduction de l’utilisation de cet instrument de paiement observée dans les systèmes de paiement au cours de la période examinée, d’après la CdI.

    ⭕Comme rappelé par la BFM, la Centrale des incidents est opérationnelle depuis le mois de juillet 2019. Elle recense les incidents résultant de l’utilisation par toute personne physique ou morale des moyens de paiement, dont particulièrement les chèques et les effets. 11 banques avaient alimenté sa base de données l’année dernière à travers les déclarations des incidents de paiement. Cela inclut notamment les chèques impayés et les effets impayés, ainsi que les éléments relatifs à la régularisation ou à la non-régularisation des impayés, indique l’autorité monétaire.

    Photo d’illustraiton / Pixabay

  • COMMERCE EXTERIEUR – Baisse de 15,7% des exportations globales de Madagascar durant les neuf premiers mois de l’année

    COMMERCE EXTERIEUR – Baisse de 15,7% des exportations globales de Madagascar durant les neuf premiers mois de l’année

    Antananarivo, 9 Novembre, 11h42 – Les exportations malgaches reculent. Madagascar a enregistré une baisse de 15,7% de ses exportations durant les neuf premiers mois de cette année par rapport à la même période de l’année dernière. Une situation qui est attribuée au repli des expéditions des principaux produits tels que la vanille, le girofle, le nickel et le cobalt ainsi que les produits des entreprises franches, rapporte la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans la note de conjoncture économique qu’elle vient de publier.

    ⭕Ce sont les exportations de vanille qui ont enregistré la plus forte baisse, en régressant de 48,5%. Ceci fait suite à une baisse de 39,9% du volume de vanilles exportés ainsi que de la baisse de 14,3% de leur prix. Le volume des girofles exportés a également baissé de 24,5% bien que leur prix ait connu une hausse de 3,7%. Selon les chiffres provisoires livrés par l’administration douanière (DGD), le volume du groupe de produits « céréales, épices, fruits et légumes » était de 196 600 tonnes durant les trois trimestres de 2023 pour une valeur de 2 432 milliards d’ariary.

    ⭕Les exportations des entreprises franches ont également perdu 5,9% de valeur à la suite de la baisse de 6,8% de leur prix à l’international, d’après la BFM. Par ailleurs, les exportations de cobalt et de nickel se sont également repliées respectivement de 48,4 % et de 4,1 % principalement à cause des diminutions respectives de leurs prix à l’international de 54,1 % et de 3,4 %. Selon les chiffres de la DGD, la Grande île a exporté 31 000 tonnes de nickel et de cobalt durant les trois premiers trimestres de 2023. Ces opérations ont valu 3 413 milliards.

    ⭕D’autres produits ont néanmoins vu leurs recettes s’améliorer. C’est le cas entre autres pour les exportations de minerais de titane, le minerais de zirconium ou encore le minerais de chrome qui a connu un triplement de valeur exportée.

    ⭕Pour ce qui est des importations des Madagascar, elles ont connu une régression de 15,3% d’après la note de conjoncture économique de la BFM. La baisse a été de 29,9% pour l’énergie, de 26,9% pour les matières premières, de 20,7% pour les zones franches, de 11% pour les biens d’alimentation et de 4,7% pour les biens de consommation. Ce sont les importations de biens d’équipement qui ont connu exceptionnellement une hausse de 15,9% durant la période sous revue, indique la BFM dans son rapport.

  • POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale fait part d’un ralentissement de l’inflation et décide de ne pas réviser ses taux d’intérêts

    POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale fait part d’un ralentissement de l’inflation et décide de ne pas réviser ses taux d’intérêts

    Antananarivo, 8 Novembre, 14h55 – Le taux de facilité de dépôt de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) reste à 9%. Le taux des facilités de prêt marginal est également maintenu à 11%. Le maintien de ces taux de facilités permanentes à leur niveau du mois d’août a été décidé par le comité monétaire de la BFM lors de sa réunion trimestrielle de revue de la politique monétaire, mardi.
    ⭕La BFM a pris cette décision en estimant que les mesures restrictives de politique monétaire qu’elle a prises ces derniers temps ont commencé à avoir leurs impacts sur l’évolution des prix. L’inflation aurait également considérablement ralenti ces derniers mois et la poursuite de sa décélération est à prévoir, avance l’autorité monétaire. Dans sa note de conjoncture économique, la BFM indique que le taux d’inflation a été de 8,2 % au mois septembre 2023, s’il a été de 8,5 % un mois auparavant et de 9,5 % au mois de juillet.
    ⭕Bien qu’un ralentissement de l’inflation soit enregistré, son niveau reste élevé selon la BFM et « ne milite pas en faveur d’un assouplissement des conditions monétaires ». Sur le plan international d’ailleurs, les incertitudes en relation avec les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient pourraient encore avoir des incidences sur les prix locaux. Ainsi, « les prochains mois seront consacrés à l’observation et à l’évaluation des effets des dispositions de politique monétaire précédemment mises en œuvre » pour l’Autorité monétaire.
    ⭕Le corridor de taux d’intérêts est un des trois instruments dont dispose la BFM pour gérer la liquidité bancaire. Ce corridor est composé du taux des facilités de prêt marginal (FPM) et celui des Facilités de dépôts (FDD). Ces facilités permanentes sont des possibilités offertes aux banques de placer ou d’emprunter temporairement à BFM selon leur excédent ou leur besoin de liquidité. L’objectif de ces instruments du marché monétaire consiste à stabiliser les taux d’intérêt à court terme et à transmettre le signal par rapport à l’orientation de la politique monétaire.
    Photo d’illustration.
  • DESTINATION MADAGASCAR – Les opérateurs touristiques se disent très attentifs au développement des routes aériennes internationales et domestiques

    DESTINATION MADAGASCAR – Les opérateurs touristiques se disent très attentifs au développement des routes aériennes internationales et domestiques

    Antananarivo, 8 Novembre, 10h50 – Un point crucial. Les opérateurs touristiques disent être très attentifs au développement des routes aériennes internationales et domestiques. Leur secteur a plus que besoin d’avions internationaux qui atterrissent à Madagascar mais également de plus de liaisons domestiques de et par Antananarivo. C’est un sujet exposé par Johann Pless, président du Conseil d’administration de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (FHORM) mais également administrateur auprès de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM).

     

    La FHORM préconise une multitude de compagnies internationales qui puissent atterrir sur tous les aéroports internationaux de la Grande île. Et compte tenu de la dégradation des infrastructures routières malgaches, « il parait évident et d’un grand pragmatisme que Tsaradia puisse se concentrer sur la mise en place de plusieurs vols vers les provinces du pays pour pouvoir y acheminer non seulement ces touristes internationaux mais surtout les touristes nationaux », lance le PCA de cette association professionnelle.

     

    Johann Pless salue la décision de Madagascar Airlines de concentrer ses activités sur les vols domestiques. Mais il estime que la compagnie nationale aura encore plusieurs sujets à traiter comme la régularité et le dispatch de ses vols ou la qualité de ses services pour répondre à une grosse demande notamment sur Sainte-Marie et les parties Est, Sud, Nord ou encore Nord-Ouest du pays. Johann Pless fait par ailleurs remarquer que plusieurs zones touristiques se trouvent encore désenclavées parce qu’elles ne sont accessibles ni par les routes ou ni par voie aérienne. « Nous souhaitons qu’il y ait plus d’avions en service qui desserviront toutes les destinations touristiques pour avoir des taux d’occupation plus ou moins homogènes dans toutes les régions », lance-t-il.

     

    Dans sa stratégie de recentrer « provisoirement » ses activités sur le réseau domestique, Madagascar Airlines compte remettre en état sa flotte d’ATR et la restructurer à travers la restitution de certains appareils. Son directeur général, Thierry de Bailleul parle également de formation d’équipages ATR supplémentaires. « A mesure que les ATR seront en état de voler davantage, nous intensifierons leurs rotations pour une utilisation maximale des aéronefs. Nous aurons alors un besoin de 2 ou 3 équipages supplémentaires », a-t-il avancé.

     

    Johann Pless a par ailleurs livré un bilan qu’il estime « positif » pour le secteur du tourisme pour les trois premiers trimestres de cette année. Bien que Madagascar soit encore à près de -25% des arrivées touristiques par rapport à celles enregistrées en 2019, le pays a recensé plus de touristes que l’année dernière, rapporte-t-il. Ce PCA de la FHORM parle également d’une relance effective du secteur du tourisme. « Le secteur privé travaille avec le ministère et l’Office nationale du tourisme de Madagascar (ONTM) pour supporter cette relance qui est déjà en marche. Nous travaillons pour que rien ne le compromette », conclut-il.

     

  • Madagascar Airlines annonce un partage de code avec Corsair sur la liasion Tana-Paris

    Madagascar Airlines annonce un partage de code avec Corsair sur la liasion Tana-Paris

    Antananarivo, 7 Novembre, 14h45 – Une alliance en temps de turbulences. Madagascar Airlines indique avoir conclu avec Corsair un accord de partage de code sur la liaison Tana-Paris. Ce « codeshare » épargnera à la compagnie aérienne malgache d’être coupée complètement de la France qui est son marché principal, alors qu’elle vient de décider de suspendre provisoirement ses vols long-courriers et régionaux, d’après ce qu’a exposé son directeur des programmes et partenariats Haja Raelison, lundi.

     

    Corsair laissera ainsi Madagascar Airlines « apposer son code » sur les vols qu’elle effectuera sur cette liaison. Pratiquement, les vols seront opérés par des appareils de Corsair mais les billets seront commercialisés par les deux compagnies avec des numéros de vols qui leur seront propres. Ce codeshare permettra à Madagascar Airlines de relier Tana-Paris à raison de deux fréquences hebdomadaires avec un Airbus A330-300 ou un A330-900.

     

    Les appareils utilisés par cette compagnie française correspondent « à peu près aux qualités de la flotte que Madagascar Airlines utilisait avant, selon Haja Raelison. « Avec ce nouveau service, les clients auront les mêmes tarifs que ceux de Madagascar Airlines, les mêmes franchises malgaches. La différence est que ces avions atterriront à Orly en passant par La Réunion au lieu de Charles de Gaules », détaille-t-il.

     

    Ce partage de code entre les deux compagnies couvrira la période de suspension des vols long-courriers de Madagascar Airlines. Mais cette alliance aérienne pourra aller au-delà de cette période. Thierry de Bailleul, le directeur général de la compagnie nationale malgache parle pour le moment de « mesure temporaire ». Selon lui, cette disposition démontre la volonté de Madagascar de revenir le plus vite possible sur le long-courrier.

     

    Bien que ce premier responsable de Madagascar Airlines ait insisté sur le fait que la suspension de ses vols long-courriers et régionaux est temporaire, il souligne que ces vols ne reprendront que lorsque la compagnie malgache soit en mesure de basculer sur un modèle en dry lease. Le maintien des vols en « ACMI », c’est-à-dire des vols avec des locations d’avion avec équipage et maintenance inclus, est intenable économiquement pour Madagascar Airlines, lance Thierry de Bailleul. Il indique que les effets combinés de l’ACMI et du prix du kérosène avaient fait perdre mensuellement 2,8 millions de dollars à la compagnie nationale malgache.

  • Madagascar Airlines – Le contrat de location de l’Embraer 190-E2 signé en 2022 annulé

    Madagascar Airlines – Le contrat de location de l’Embraer 190-E2 signé en 2022 annulé

    Antananarivo, 7 Novembre, 8h30 – Un acte qui ne tient plus. Le contrat de location de l’Embraer 190-E2 qui avait été signé en décembre 2022 entre Madagascar Airlines et le constructeur brésilien qui le conçoit est annulé. Cette décision a été annoncée par le directeur général de la compagnie nationale malgache, Thierry de Bailleul lundi, soit à près d’un an de la signature officielle de ce contrat au Palais d’Etat d’Iavoloha.

     

    Celui qui est aux manettes de Madagascar Airlines avait indiqué que des études avaient été menées ces derniers temps. « Après réflexion, nous avons considéré que ce type d’avion est moins adapté à nos besoins spécifiques à Madagascar », rapporte Thierry de Bailleul qui s’est résolu à admettre « qu’il est trop tôt pour Madagascar Airlines de miser sur un Embraer 190-E2 ».

     

    Le directeur général de la compagnie nationale aérienne malgache met en avant des soucis d’ordre technique pour justifier cette décision. Il rassure être convaincu de la qualité des avions fabriqués par le constructeur brésilien. Mais il annonce vouloir s’abstenir d’utiliser l’Embraer 190-E2, dont la fiabilité de ses moteurs produits par le motoriste américain Pratt&Wihtney est remise en cause, estime-t-il.

     

    « Il y a d’énormes soucis par rapport à ces moteurs. Le motoriste qui les conçoit recourt certes à une technologie révolutionnaire performante mais ces moteurs restent pour le moment fragiles. Et ceci représente un taux de pannes élevé », expose-t-il. Pour Thierry de Bailleul, des avions de nouvelle génération mais avec un taux de pannes élevé présentent non seulement des risques pour les passagers mais ne permettent pas à Madagascar Airlines d’atteindre la qualité et la régularité qu’elle se fixe comme objectif.

     

    Les autorités malgaches ainsi que les responsables de Madagascar Airlines qui avaient été unanimes sur le choix de l’Embraer 190-E2 lors de la signature de son contrat de location en 2022 auraient déjà réalisé toutes ces problématiques depuis le début de cette année. Elles ont quand-même toujours insisté sur l’utilisation par Madagascar Airlines de cet aéronef, dont la dernière annonce officielle parlait d’une livraison pour le mois de septembre.

     

    Elles ont finalement accepté l’annulation de ce contrat de location d’avion, selon Thierry de Bailleul. «  Ce contrat est annulé sans dommage ou intérêt ou de pénalité. Nous avons discuté avec les responsables d’Embraer qui eux-mêmes avaient réalisé que c’est une sage décision pour Madagascar Airlines », confie-t-il.

     

    Madagascar Airlines compte néanmoins utiliser des avions du constructeur brésilien. D’autres options ont été étudiées en attendant que l’Embraer 190-E2 soit entièrement fiable. L’Embraer 190-E1 serait déjà une option très encouragée par les autorités malgaches, d’après Thierry de Bailleul. Celui-ci annonce alors un projet d’acquisition de trois avions de ce type. Ces Embraer E1 seront affrétés pour les vols régionaux de la compagnie mais également pour les grandes lignes du réseau intérieur.

     

    Pour justifier ce choix, Thierry de Bailleul explique que même si l’Embraer 190-E1 utilise une technologie moins récente que l’Embraer 190-E2, le taux de fiabilité de son moteur est presque de 100%. C’est également un jet de 100 places. L’E1 consomme cependant plus de kérosènes que l’E2.

     

  • TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines annule ses vols internationaux

    TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines annule ses vols internationaux

    Antananarivo, 5 Novembre, 21h57 – Madagascar Airlines fait part de son incapacité à garantir la réalisation effective de l’ensemble de ses vols internationaux. La compagnie nationale a déjà annoncé l’annulation de ces vols en dehors du pays en raison de « contraintes opérationnelles ». Ses clients en sont déjà avisés, et Madagascar Airlines s’assure de les recontacter pour leur vol de remplacement.

     

    Mis à part les vols sur 11 destinations du réseau intérieur, Madagascar Airlines opère également des vols sur le réseau régional dont au départ et vers La Réunion et Mayotte. La reprise de sa desserte sur Maurice qui était prévue le 29 octobre est remise pour « bientôt » comme indiquée par la compagnie nationale dans Prime Magazine. Elle compte également opérer de nouveau sur Moroni dans un avenir proche.

     

    Madagascar Airlines travaille également sur le long courrier, à savoir sa desserte sur Paris qu’elle a opéré ces derniers temps avec des appareils loués en « ACMI » ou « wet lease ». Elle opère sur cette ligne une fois par semaine en basse saison et effectue deux vols hebdomadaires en haute saison.

     

    Rinah Rakotomanga, présidente du Conseil d’administration de la compagnie jusqu’à l’annonce de sa démission samedi, avait apporté des explications par rapport aux retards et les annulations de vols que la compagnie nationale était contrainte de procéder ces derniers temps. « Ils sont exclusivement liés à des problèmes techniques et opérationnels. Nous sommes ainsi parfois contrainte de prendre certaines dispositions pour garantir avant tout la sécurité des passagers », avait-elle exposé vendredi, en marge de la réception de l’agence de Madagascar Airlines à Toamasina qui avait fait l’objet de rénovation.

     

    Madagascar Airlines avait envisagé de se doter d’une flotte d’avions neufs et de nouvelle génération, composée de deux Embraer 190 type E2, de deux Boeing 787-900 ainsi que de quatre ATR 42-600S. Ces aéronefs, prévus être acquis d’ici 2025, devraient l’aider à « desservir Madagascar » et à « le relier au monde entier». Un premier Embraer 190-E2, dont l’acquisition avait été officialisée au mois d’octobre 2022, devait être livré au mois de septembre de cette année comme annoncé par le ministère des Transports. Cet appareil n’est cependant pas encore parvenu au pays jusqu’à ce dimanche.

     

    Thierry De Bailleul, le directeur général de la compagnie nationale avait toujours souligné dans l’orientation stratégique de Madagascar Airlines qui entend miser davantage sur le réseau intérieur. Il confie par exemple que durant la haute saison, la compagnie a mis en place plusieurs vols supplémentaires sur le réseau intérieur pour ne citer que Nosy Be, où elle a opéré jusqu’à 11 fréquences hebdomadaire au mois d’août. Une nouvelle plateforme de vente a également été conçue en collaboration avec le ministère du Tourisme, indique-t-il dans Prime Magazine paru au mois d’octobre.

     

    Madagascar Airlines avait parallèlement lancé un vaste programme de modernisation et de valorisation de son patrimoine, incluant la rénovation de ces agences. Son agence à Toamasina fraîchement rénovée s’est érigée en agence pilote d’une série de travaux sur l’ensemble du réseau de la compagnie nationale à travers le pays. La grande majorité des agences de Madagascar Airlines n’auraient fait l’objet d’aucune rénovation. Madagascar Airlines estime alors la réhabilitation de ces agences est incontournable afin de concourir à ses objectifs et incarner le renouveau.

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – Le préfixe 037 d’Orange Madagascar sur le marché à partir du 7 Novembre

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – Le préfixe 037 d’Orange Madagascar sur le marché à partir du 7 Novembre

    Antananarivo, 3 Novembre, 14h15 – Un nouveau préfixe de numéros sera en ligne à Madagascar dans quelques jours. Orange Madagascar mettra à disponibilité de ses clients une nouvelle plage de numéros de téléphone commençant par 037 à partir du 7 Novembre, indique un communiqué de l’opérateur.

     

    « C’est une continuité », évoque Frédéric Debord, directeur général d’Orange Madagascar, rapporté par le communiqué. Cette nouvelle plage de numéros 037 ne sera en rien différent de la plage de numéros 032, sauf sur les initiales. Ceux qui vont utiliser le 037 « bénéficieront des mêmes offres, usages, options et tarifs qu’un client ayant un numéro en 032 », poursuit le communiqué. Les clients auront donc « exactement les mêmes offres et services ».

     

    L’opérateur téléphonique indique que cela va «satisfaire la demande croissante de ses clients et anticiper l’épuisement des numéros traditionnels en 032 ». Le 037 vient donc pour « enrichir l’éventail de choix des numéros disponibles pour les clients qui sont en augmentation constante ».

     

    Orange Madagascar espère que cette nouvelle plage de numéros contribuera à répondre aux besoins de sa clientèle tout en renforçant sa position dans le secteur des télécommunications à Madagascar.

     

  • TOURISME – Madagascar et le Rwanda s’associe pour la promotion des deux destinations

    TOURISME – Madagascar et le Rwanda s’associe pour la promotion des deux destinations

    Antananarivo, 2 Novembre, 11h58 – La promotion du tourisme en question. La Rwanda Tourism Chamber et la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM) ont signé mardi un protocole d’accord dans le but de soutenir le développement et la promotion du tourisme des deux pays. L’accord a été signé mardi à Kigali par Tojosoa Razafimahefa, Vice-Président de la CTM et Frank Gisha Mugisha, directeur général de la Rwanda Tourism Chamber.

    ⭕L’accord signé entre les deux destinations ont plusieurs objectifs bien précis : le renforcement des capacités des différents acteurs, la mise en place d’activités promotionnelles conjointes et “le développement de marchés touristiques de niche”. Pour la mise en place effective de la coopération et des initiatives, la création d’un comité mixte a été évoquée.

    ⭕L’accord entre les deux parties est la suite d’un processus qui a débuté lors de la mission économique de haut niveau « Business forum Rwanda-Madagascar » au mois d’août. Organisé par l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) et le Rwanda Development Board (RDB) la mission avait pour but de “développer le partenariat entre les deux nations, axé sur la croissance mutuelle, le partage des connaissances et l’innovation collaborative dans le secteur du tourisme”.

    ⭕Madagascar a fort à tirer de la coopération avec le Rwanda en matière de tourisme. A part l’agriculture, le tourisme est le principal levier économique du Rwanda et est la plus grande source de revenus du pays. Le tourisme haut de gamme et le tourisme d’affaires en sont les principales composantes. En 2019, le Rwanda a attiré plus de 1,7 million de visiteurs.

    Photo : CTM.

  • CIRCULATION FIDUCIAIRE – Des billets et monnaies s’élevant à 4 897,3 milliards d’ariary ont circulé sur le territoire malgache en 2022, la coupure de 20 000 ariary comme est la plus utilisée

    CIRCULATION FIDUCIAIRE – Des billets et monnaies s’élevant à 4 897,3 milliards d’ariary ont circulé sur le territoire malgache en 2022, la coupure de 20 000 ariary comme est la plus utilisée

    Antananarivo, 2 Novembre, 8h50 – Le montant des billets et monnaies qui ont circulé sur le territoire malgache s’élevait à 4 897,3 milliards d’ariary en 2022. Ce qui constitue une hausse de 8,8% par rapport en 2021, année durant laquelle le montant des billets et monnaies en circulation se situait à 4 501,7 milliards d’ariary, d’après ce qu’a rapporté la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    ⭕En termes de nombre, la coupure de 20 000 ariary qui constitue les 26,1% des billets en circulation avait été la plus utilisée sur le territoire malgache l’année dernière. Elle a été suivie à 18,8% par la coupure de 100 ariary. Avec les billets de 10 000 ariary qui y ont contribué à 14% et les 200 ariary à 13,9%, elles constituent les coupures les plus utilisées en 2022.

    ⭕Pour ce qui est des émissions de billets et de monnaies l’année dernière, leur valeur a connu une hausse de 25% en 2022 par rapport à l’exercice précédent. Elle est passée de 1 742,2 milliards d’ariary à 2 177,2 milliards d’ariary. Cette hausse s’explique par l’augmentation du montant des retraits des correspondants de la BFM suite à l’accroissement des besoins des agents économiques, d’après l’autorité monétaire.

    ⭕Le nombre de billets versés et retirés auprès des guichets de BFM en 2022 a par ailleurs connu des hausses de 4,9% pour les versements et de 6,7% pour les retraits.En termes de valeur, les versements ont enregistré un rebond de 17,4%, contre 17,5% pour les retraits, rapporte la Banque centrale. Ces hausses sont généralement dues à la dynamique des activités économiques en 2022 par rapport à 2021, explique-t-elle.