Catégorie : Économie

  • PRODUCTION D’ELECTRICITE – Du fuel lourd supplémentaire pour la Jirama

    PRODUCTION D’ELECTRICITE – Du fuel lourd supplémentaire pour la Jirama

    Antananarivo, 25 Octobre, 18h50 – Le contrat d’approvisionnement en fuel de la Jirama, signé entre cette société d’Etat, le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), le ministère de l’Economie et des finances (MEF) et la compagnie Jovena en août à réviser. Le Conseil des ministres a donné son accord sur cette possibilité ce mardi de façon à combler le besoin en fuel de la Jirama en cette période d’étiage d’une part et par rapport à la hausse du coût de livraison de ce produit de l’autre.

    Le Conseil des ministres fait part d’un besoin de 2 000m3 supplémentaires de fuel pour la Jirama avec l’augmentation du recours à ce produit en période d’étiage, notamment entre le mois d’octobre et le mois de novembre, comme il est précisé dans son compte rendu. Aussi, le besoin en fuel de la compagnie nationale d’électricité qui est actuellement à 15 000m3 est revu à 17 000m3 par mois. La révision du contrat d’approvisionnement du fuel avec le fournisseur de la Jirama concerne donc surtout la participation financière de l’Etat pour s’assurer que ce niveau de besoin mensuel soit couvert.

    Le ministre de l’Energie Solo Andriamanampisoa a déjà annoncé au mois de juillet que la Jirama aura à s’appuyer en grande partie sur la capacité des centrales thermiques. Et c’est une disposition qui contraint cette société d’Etat à utiliser davantage de carburants dans sa production d’électricité. Et c’était avec cette mesure que la Jirama prévoit d’alléger la fréquence des délestages d’électricité subis par ses abonnés.

    Comme exposé par le MEF dans son étude sur l’économie politique de la réforme du secteur de l’énergie, Madagascar dépend principalement du diesel et du fuel lourd pour près de 60 % de son énergie primaire. La part prépondérante de la production thermique dans le mix énergétique de la Jirama conduit à des achats de combustible qui représentent une part significative qui est de 38% des coûts opérationnels totaux. Et le MEF estime que les montants consacrés à ces achats devraient s’élever toujours un peu plus, du fait de la combinaison de la dépréciation de l’Ariary et du renchérissement du cours du baril de pétrole.

     

  • ÉCONOMIE – Madagascar classé 27ème en Afrique dans le classement de la performance en transformation économique

    ÉCONOMIE – Madagascar classé 27ème en Afrique dans le classement de la performance en transformation économique

    Antananarivo, 25 Octobre, 17h10 – Selon le rapport « African Transformation Index 2023: Tracking Africa’s Economic successes and setbacks », paru ce mois d’octobre, Madagascar est 27 ème en Afrique en terme de transformation économique. Le document élaboré par le Centre Africain pour la transformation économique (Acte) indique que Madagascar affiche le score de 16,3 sur 100 et se classe derrière le Zimbabwe et ses 17,3 points mais devant le Mozambique avec ses 13 points.

    ⭕Suivant ce rapport, Madagascar a vu son score régresser de 3,4 points depuis le dernier rapport paru en 2021. Les principaux points faibles du pays se situent cette année au niveau de la compétitivité en matière d’exportation, l’amélioration de la productivité globale du pays ainsi que ses progrès en matière de technologie. Les principaux points forts sont quant à eux la diversité de l’économie malgache et le bien-être humain de la population.

    ⭕Ce rapport de l’Acte se propose d’évaluer l’évolution de 30 pays africains suivant 14 critères comme la valeur ajoutée industrielle,la part des activités non-extractives dans les exportations, la productivité des trois secteurs d’activité ou encore la part du marché formel sur le marché du travail.

  • COMMERCE EXTERIEUR  Les importations de Madagascar durant les neuf premiers mois de 2023 s’élèvent  à 16 113  milliards d’ariary, dont 3 885 milliards dépensés pour les matières premières

    COMMERCE EXTERIEUR Les importations de Madagascar durant les neuf premiers mois de 2023 s’élèvent à 16 113 milliards d’ariary, dont 3 885 milliards dépensés pour les matières premières

    Antananarivo, 25 Octobre, 10h16 – Madagascar a importé 5,168 millions de tonnes de biens pour une valeur de 16 113 milliards d’ariary durant les neuf premiers mois de cette année. 3 885 milliards d’ariary de cette valeur totale avaient été dépensées pour l’importation de 2,879 millions de tonnes de matières premières, selon les chiffres provisoires des opérations avancés par l’administration douanière (DGD).

    ⭕Pour les équipements, Madagascar en a exporté 123 000 tonnes pour une valeur de 3 267 milliards d’ariary. Le pays a importé 1,154 millions de tonnes d’énergie ayant valu 3 109 milliards d’ariary et 785 800 tonnes d’alimentation qui lui a coûté 2 158 milliards d’ariary. La Grande île a par ailleurs importé 225 400 tonnes d’autres biens dans lesquels elle a dépensé 3 692 milliards d’ariary.

    ⭕En termes de volume, c’est le Moyen Orient qui a été le bloc-économique ayant fourni la plus grande quantité de produits à Madagascar, avec 3,608 millions de tonnes. Il est suivi des Inde et Pakistan avec 958 000 tonnes. La Communauté de développement d’Afrique australe (Sadc) arrive à la troisième place avec 489 100 tonnes.

    ⭕En termes de valeur, c’est dans ses importations à partir du Moyen Orient que Madagascar avait dépensé le plus, à savoir 3 637 milliards d’ariary. Il est suivi de la Grande Chine, avec 3 406 milliards d’ariary et de l’Union Européenne avec 3 044 milliards d’ariary, d’après toujours ce rapport de la direction générale des Douanes.

  • EVENEMENT – Quatre jours pour promouvoir le Vita Malagasy au Salon de la créativité Voatra qui débutera ce 25 octobre

    EVENEMENT – Quatre jours pour promouvoir le Vita Malagasy au Salon de la créativité Voatra qui débutera ce 25 octobre

    Antananarivo, 24 Octobre, 12h35 – Le salon de la Créativité Voatra revient pour sa dixième édition, cette année. Du 25 au 28 octobre, les « dix ans d’appui à la créativité et à la chaine de valeurs du Vita Malagasy » seront à l’honneur, au stade Barea Mahamasina. Organisé par la chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo, cet événement vise toujours la promotion du Vita Malagasy, comme pour les dix éditions précédentes.

    ⭕Depuis 2013, le salon a été organisé pour contribuer au développement de la région Analamanga et de ses huit districts. Une soixantaine d’exposants, entreprises individuelles ou coopératives, qui œuvrent dans l’agro-alimentaire, ou encore l’artisanat, seront présents durant les quatre jours. L’événement devrait également favoriser le dynamisme économique et commercial.

    ⭕La plupart de ces exposants ont déjà participé aux éditions précédentes. L’événement sera accessible gratuitement au public. Outre les ventes-expositions, ils devront également bénéficier des formations aux techniques de vente, durant le salon. Des conférences ateliers et des témoignages sont également programmés. Et, comme à l’accoutumée, des concours à l’intention des exposants, sont organisés. L’objectif est de stimuler la créativité des exposants. Cette année, les exposants qui œuvrent dans l’artisanat, l’agrobusiness et la transformation ainsi que le bien-être et la cosmétique peuvent participer aux concours.

    Photo : CCIA

  • DELESTAGE – Les contraintes opérationnelles générées par les coupures d’électricité pénalisent la relance du tourisme selon la CTM

    DELESTAGE – Les contraintes opérationnelles générées par les coupures d’électricité pénalisent la relance du tourisme selon la CTM

    Antananarivo, 24 Octobre, 10h30 – Un problème majeur qui vient entraver le développement du secteur. La situation se complique pour les opérateurs touristiques qui subissent des coupures d’électricité pouvant aller jusqu’à dix heures par jour. Pour Aina Raveloson, la présidente du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), les contraintes opérationnelles générées par le délestage pénalisent la relance du tourisme sur laquelle ces opérateurs travaillent durement après la crise de la Covid-19 qui a lourdement touché le secteur.

    ⭕L’instabilité et l’irrégularité de l’approvisionnement en électricité ont plusieurs impacts sur les opérations des entreprises. Selon Aina Raveloson, il est difficile actuellement d’avoir une prévisibilité sur la disponibilité de l’énergie. Les opérateurs subissent la plupart du temps des coupures qui ne sont pas programmées ou en dehors du planning communiqué par la Jirama. Ils ont ainsi du mal à s’organiser, à planifier leur travail ou encore à gérer leurs employés. Cette situation ne concerne pas seulement les hôtels ou les restaurants mais à plus forte raison les autres métiers comme les agences de voyage et les tours opérateurs, expose-t-elle.

    ⭕Le délestage a également un impact financier, puisque le recours à l’utilisation de matériels de production d’énergie comme les groupes électrogènes ou encore le système solaire constitue une charge supplémentaire pour les entreprises et fait augmenter leur coût d’exploitation. Aussi, dans un contexte inflationniste, les opérateurs sont contraints de répercuter ces coûts imprévus sur leurs prix pour ne pas tourner à perte, poursuit Aina Raveloson.

    ⭕Or, ce ne sont pas tous les opérateurs touristiques qui ont les moyens d’acquérir des équipements pour leur autonomie en énergie, fait remarquer la PCA de la CTM. Faute de pouvoir répondre aux attentes des clients vu leur dépendance aux services de la Jirama, des membres de cette confédération auraient enregistré une baisse de chiffres d’affaires, avec les annulations de réservation ou de séjour entre autres, regrette notre interlocutrice.

    ⭕Il y a également l’insécurité, favorisée par les coupures d’électricité. La CTM parle de cambriolage ou d’attaque, dont sont notamment victimes ceux qui doivent travailler tard le soir.

    ⭕Il est alors difficile de se projeter dans un nouvel investissement si des services de base comme l’électricité ne sont pas disponibles correctement dans les sites d’implantation prévues, soutient Aina Raveloson. « Le problème d’approvisionnement en énergie ou en eau devient un point de blocage majeur dans la décision d’extension ou d’investissement dans de nouveaux projets », lance-t-elle. L’Etat est ainsi appelé à considérer les secteurs de l’eau et de l’énergie parmi ses priorités. « Nous ne pouvons pas accepter que ce soit une situation qui va encore perdurer dans plusieurs années. La question n’est pas de s’adapter à la problématique du délestage mais de résoudre ce défaut de service public », souligne la PCA de la CTM.

    ⭕Le secteur privé avait auparavant déjà avancé des solutions qui peuvent se présenter comme solution à court termes au problème actuel de l’approvisionnement en énergie. La division des zones, avec un planning tournant de priorisation de fourniture d’électricité et d’un planning de délestage avec un délai de prévenance fixe et respecté par la Jirama avait par exemple été proposée. Tout comme l’allocation de subventions, l’augmentation des aides fiscales ou encore l’appui aux entreprises dans l’autoproduction d’électricité et la mise en vente de leur surplus de production.

    Photo d’illustration

  • VENTE DE CARBURANTS – Madagascar recense 332 stations-service réparties dans toute l’île, dont 144 dans la province d’Antananarivo

    VENTE DE CARBURANTS – Madagascar recense 332 stations-service réparties dans toute l’île, dont 144 dans la province d’Antananarivo

    Antananarivo, 23 Octobre, 8h43 – Elles sont 332 stations-service réparties dans tout Madagascar à opérer dans la vente de carburants. Elles couvrent les six provinces du pays, avec des implantations plus élevées dans la province d’Antananarivo, selon la carte de répartition de ces stations-services publiée par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) au début de ce mois d’octobre.
    ⭕Sur ces 332 stations-services, 144 sont localisées dans la province d’Antananarivo, suivies de 48 implantées dans la province de Toamasina. Pour les autres provinces, Antsiranana abrite 38 stations-service, 37 pour Fianarantsoa, 34 pour Mahajanga et 31 pour Toliara.
    ⭕C’est la compagnie pétrolière Jovena qui dispose du plus grand nombre des stations-service à Madagascar, avec 111 stations. Galana et Total disposent chacune 72. Vivo en emploie 77, d’après ce qu’indique l’OMH.
    ⭕Dans la structure de prix des carburants durant le second semestre 2022, les frais et marges des « distributeurs gros », c’est-à-dire ce que tirent les compagnies pétrolières de distribution de carburant auprès des stations-services avaient été révisés à 380 ariary.
    ⭕Les frais et marges fixes minima à allouer et à reverser aux gérants des stations-service en fonction de leurs volumes de ventes mensuelles de super carburant, pétrole lampant et gasoil pour leur part étaient restés à 71,73 ariary par litre pour cette période. Pareil pour les frais des livraisons, qui était fixé à 22 ariary par litre pour les zones situées aux alentours de 15 km du dépôt.
  • LEADERSHIP – 21,6% des entreprises à Madagascar sont détenues majoritairement par des femmes

    LEADERSHIP – 21,6% des entreprises à Madagascar sont détenues majoritairement par des femmes

    Antananarivo, 22 Octobre, 19h40 – Une représentation non négligeable. 21,6% des entreprises à Madagascar sont détenues majoritairement par des femmes. 28,2% de ces entreprises ont également des femmes à leur tête, indique le Forum économique mondial (FEM) dans l’Indice mondial des écarts de genre ou Global gender gap index 2023.

     

    Cette proportion est légèrement inférieure à ce qui avait été étayé dans le Diagnostic du secteur privé publié par la Banque mondiale au mois de décembre 2021. Dans les résultats des enquêtes rapportés par cette institution financière dans ce document, environ 29,5% des entreprises comptaient des femmes à des postes de direction, soit près du double de la moyenne de l’Afrique subsaharienne qui est de 15,9% ou de celle des pays à faible revenu qui est de 15,8%

     

    La Banque mondiale justifie le pourcentage qu’elle avait rapporté par la forte proportion de femmes occupant des postes de direction dans les petites (35,1%) et moyennes (28,2%) entreprises, alors que la proportion est beaucoup plus faible pour les grandes entreprises (9%). Le FEM indique par ailleurs dans son rapport de cette année que les femmes constituent 95,2% des travailleurs dans le secteur informel.

     

    Madagascar perd toutefois trois places dans l’Indice mondial des écarts de genre 2023 du FEM, en se trouvant à la 51ème sur 146 pays évalués avec son score de 0,737 sur 1. Le FEM rappelle que la Grande île avait obtenu un score de 0,735 sur 1 et se plaçait 48ème dans le Global gender gap index 2022. Madagascar est néanmoins au niveau de l’Afrique subsaharienne dans le classement de cette année.

     

    Comme rappelé par le FEM, l’Indice mondial des écarts de genre évalue chaque année l’état actuel et l’évolution de la parité entre les hommes et les femmes. Il tient compte de quatre domaines clés que sont « la participation et les opportunités économiques », « le niveau d’éducation », « la santé et la survie », et « l’autonomisation politique ». Il s’agit selon le FEM de l’indice le plus ancien, qui suit les progrès des efforts déployés par de nombreux pays pour combler ces écarts au fil du temps, depuis sa création en 2006.

     

    Pour le pilier « participation et opportunités économiques », Madagascar avait obtenu cette année un score de 0,8 /1, la classant 12ème mondial. La Grande île est 100ème concernant le « niveau d’éducation » avec son score de 0,979/1. Elle est 103ème dans la « santé et la survie » avec son score de 0,966/1 et 76ème dans l’autonomisation politique avec son score de 0,966/1.

    Photo : Pixabay

  • STOCK DE RESSOURCES – La richesse totale de Madagascar composée à environ 30% par son capital naturel

    STOCK DE RESSOURCES – La richesse totale de Madagascar composée à environ 30% par son capital naturel

    Antananarivo, 21 Octobre, 19h45 – Une contribution importante. Le capital naturel représente environ 30 % de la richesse totale de Madagascar. La Banque africaine de développement (BAD) parle de l’ensemble des actifs non renouvelables du pays, composé entre autres du bois des forêts, du bois non ligneux, des mangroves, des pêcheries, des aires protégées ou encore des terres cultivées. Il y a également les actifs non renouvelables, répartis entre le pétrole, le gaz naturel, le charbon et les minerais. Et il y a les formes non mesurées de richesse naturelle, telles que le potentiel d’énergie renouvelable, les paysages et les ressources marines, qui sont examinées du point de vue qualitatif, détaille cette institution financière.

     

    La BAD indique pourtant dans son « rapport pays pour Madagascar des perspectives économiques en Afrique » que la Grande île figure parmi les 22 pays sur 146 où la richesse par habitant a diminué en raison d’une baisse de 28,6 % de la richesse en capital naturel par habitant. Le capital naturel par habitant du pays est passé de plus de 3 500 dollars en 1995 à 2 500 dollars en 2018, indique la Banque africaine de développement.

     

    Le capital naturel de Madagascar reste d’ailleurs sous-valorisé et fait face à de nombreux défis. La BAD indique que la Grande île a vu sa couverture forestière diminuer de 8% en 20 ans. Le coût économique de la dégradation des terres est estimé à environ 6,7 milliards de dollars, soit 1,78% du PIB par an en 2020. Cette institution financière y ajoute la dégradation des paysages.

     

    Les aires protégées du pays sont parallèlement confrontées à des problèmes de financement. Selon la BAD, le niveau actuel de ce financement est estimé entre 6 et 8 millions de dollars par an, représentant environ un tiers des besoins nécessaires à leur protection. Le potentiel du capital marin, pour sa part, se dégrade progressivement du fait de la pollution et de la surexploitation des ressources, ajoute-t-elle.

     

    Des mesures visant à empêcher la perte d’écosystèmes forestiers et de biodiversité marine, exploiter durablement les bénéfices de ces systèmes ainsi que les ressources énergétiques propres doivent être prises pour inverser cette tendance, lance cette institution financière. Elle insiste sur la nécessité pour le pays de renforcer la gouvernance de ces ressources naturelles.

     

    La BAD estime que l’adoption récente du nouveau code minier et de la nouvelle Loi sur les investissements contribuerait à rendre le secteur minier plus transparent, et attirer des investissements privés « éco-responsables ». L’adhésion de Madagascar à l’initiative pour la transparence des pêches (FiTI), devrait également permettre de réaliser cet objectif, en renforçant la confiance du secteur privé vis-à-vis de l’investissement dans des pratiques de pêches durables. Une meilleure gestion de l’ensemble du réseau des aires protégées devrait par ailleurs contribuer au développement de l’écotourisme, en offrant des emplois aux communautés vivant à proximité de ces aires, selon toujours la BAD.

     

  • Le FIVMPAMA amplifie l’appel au dialogue du secteur privé lancé à l’endroit des acteurs politiques en vue de prévenir une crise socio-économique

    Le FIVMPAMA amplifie l’appel au dialogue du secteur privé lancé à l’endroit des acteurs politiques en vue de prévenir une crise socio-économique

    Antananarivo, 21 Octobre, 16h50 – Le secteur privé à l’unisson. Le Groupement du patronat malgache (Fivmpama) amplifie l’appel au dialogue lancé à l’endroit des acteurs politiques, en vue de trouver sur la table des discussions des solutions pour régler le différend pré-électoral qui sévit actuellement. Cette initiative devra amener à l’apaisement et permettre de procéder à une élection qui sera acceptée par tous, lance ce groupement professionnel constitué d’entrepreneurs économiques privés dans un communiqué publié vendredi.

     

    Toutes les organisations qui représentent la société malgache sont invitées à s’engager dans la médiation entre les protagonistes dans ce différend pré-électoral. De même pour les Organisations de la société civile (OSC) qui sont appelées à poursuivre leur implication dans la recherche de solutions en vie de la tenue d’une élection crédible, d’après le Fivmpama.

     

    Le Groupement du patronat malgache ne cache pas son inquiétude par rapport aux risques générés par la tension politique actuelle, dont les impacts pourraient compromettre la vie de la Nation, de la société et de chaque ménage, ainsi que les activités des entreprises. Madagascar ne s’est d’ailleurs pas encore remis des conséquences de ces crises précédentes et ne devra pas se permettre d’entrer dans une nouvelle qui est en train de planer. Tous les acteurs du pays se doivent ainsi d’être prudents, d’après le Fivmpama.

     

    C’est également afin d’éviter le pire que le Groupement des entrepreneurs de Madagascar (GEM) a lancé récemment un appel au bon sens, à la sagesse et à la lucidité des toutes les parties prenantes à l’élection présidentielle pour un apaisement rapide. Car pour le GEM, une nouvelle crise politique ne fera que plonger davantage le pays dans les abysses de la pauvreté.

  • ECONOMIE BLEUE – 11 protocoles d’accord de pêche valides pour l’exercice de pêche 2023 dans les eaux maritimes sous juridiction de Madagascar 

    ECONOMIE BLEUE – 11 protocoles d’accord de pêche valides pour l’exercice de pêche 2023 dans les eaux maritimes sous juridiction de Madagascar 

    Antananarivo, 15h45 – Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB) fait part de 11 protocoles d’accord de pêche valides pour l’exercice de pêche dans les eaux maritimes sous juridiction de Madagascar pour l’année 2023. Ces accords permettent à 106 navires d’y pêcher, selon la liste arrêtée par ce département à la fin du mois de juillet.

     

    Sur ces 11 protocoles d’accord, quatre ont été signés avec des pays étrangers et concernent la pêche aux thons et espèces associés. On y trouve les deux accords signés par l’Etat malgache avec la société Interatun Ltd qui sont valides jusqu’au mois de mars 2024. Il y a également celui avec l’association Japan Tuna dont la fin du protocole est convenue pour le mois de septembre de l’année prochaine. Et il y a le nouvel accord de pêche avec l’Union Européenne (UE) signé au mois de juin de cette année et qui arrivera à échéance au mois de juin 2027. Avec ses 65 bateaux, c’est l’UE qui dispose du plus grand nombre de navires autorisés à pêcher dans les eaux maritimes malgaches.

     

    Les sept autres accords ont été signés avec des sociétés qui utilisent des navires sous pavillon malgache. Ils pêchent des crevettes côtières, des poissons démersaux, des poulpes, des langoustes ou encore des calamars, selon le MPEB.

     

    Pour ce qui est des redevances perçues des navires licenciés cette année, 5,063 milliards d’ariary proviennent de la pêche industrielle aux crevettes côtières, selon les chiffres arrêtés par le MPEB à la fin du mois de juillet. Les redevances totales perçues dans la pêche artisanale ont été de 23,1 millions d’ariary tandis qu’elles se sont élevées à 980 487 dollars pour la pêche industrielle aux thons.

     

    Par ailleurs, ayant adhéré à la Fisheries transparency initiative (FiTI), Madagascar doit rédiger son premier rapport dans cette initiative jusqu’à la fin de cette année. La FiTI vise, entre autres, une meilleure trans­parence de la gestion du secteur de la pêche, une amélioration de l’exploitation durable des ressources halieutiques et de l’inclusion des acteurs comme des communautés de petits pêcheurs, dans la gouvernance du secteur.