Catégorie : Économie

  • Une croissance qui se stabilise à 4% et une inflation maintenue à 10,5% pour Madagascar cette année, selon les prévisions de la Banque Mondiale

    Une croissance qui se stabilise à 4% et une inflation maintenue à 10,5% pour Madagascar cette année, selon les prévisions de la Banque Mondiale

    Antananarivo, 14 Octobre, 12h10 – Des projections qui paraissent optimistes. Après s’être progressivement redressée après un ralentissement à 3,8%, la croissance économique de Madagascar devrait poursuivre son redressement et se stabiliser à 4% cette année, selon la Banque Mondiale. Et ce, avant de s’accélérer pour atteindre environ 4,7% en 2024-2025, expose cette institution financière dans le profil pays de la Grande île qu’elle a mis à jour au mois de septembre.

     

    La Banque africaine de développement (BAD), de son côté, avait prévu une croissance de 4,2% en 2023 et 5% en 2024. Celle-ci a toutefois exposé, dans son rapport pays pour Madagascar des perspectives économiques en Afrique, que cette prévision est sujette à des risques comme la hausse des prix des produits de l’énergie et des denrées alimentaires, les chocs climatiques, le durcissement des conditions financières mondiales, et les tensions sociopolitiques qui pourraient survenir lors de l’élection présidentielle prévue en novembre 2023.

     

    Les projections de ces deux institutions financières sur la croissance économique de la Grande île sont inférieures aux 4,9% avancé par le ministère de l’Economie et des finances (MEF) dans la loi des Finances initiale 2023. Ce département avait d’ailleurs déjà anticipé des révisions sur les projections de croissance de Madagascar pour cette année dans sa Revue de milieu de l’année (RMA).

     

    Les pressions inflationnistes se sont par ailleurs intensifiées, selon la Banque mondiale, en indiquant que l’inflation globale enregistrée pour le pays était passée de 6,9% en juin 2022 à 11,3% en juin 2023. Pour cette institution de Bretton Woods, l’inflation devrait se maintenir à 10,5% en 2023 pour Madagascar, avant de se modérer pour atteindre environ 8,5% en 2024-2025.

     

    Le MEF a fait part d’une amélioration de la situation, en rapportant un recul de l’inflation et qui a été maintenue à 9,5% au second semestre après avoir atteint un pic de 12,4% au mois de mars. La hausse de 4,9% de l’IPC depuis le début de l’année pourrait cependant laisser présager un taux d’inflation atteignant les 10% à la fin de l’année, avance le MEF dans la RMA.

     

  • MARCHÉ FINANCIER – Madagascar occupe l’avant dernière place des 28 pays africains évalués dans l’Absa Africa Financial Markets Index 2023

    MARCHÉ FINANCIER – Madagascar occupe l’avant dernière place des 28 pays africains évalués dans l’Absa Africa Financial Markets Index 2023

    Antananarivo, 14 Octobre, 9h40 – Avec un score de 31 sur 100, Madagascar se place 27ème sur 28 pays évalués dans l’Absa Africa financial markets index (AFMI) 2023. Il s’agit d’une régression puisque la Grande île se positionnait 25ème sur 28 sur cet Indice des marchés financiers en Afrique avec un score de 32 sur 100 en 2022, l’année de sa première évaluation. L’Official monetary and financial istitutions forum (OMFIF), le groupe de réflexion indépendant sur la politique économique des banques centrales et l’investissement public qui publie ce rapport annuel, indique avoir ajusté les scores dans l’AFMI 2022 « pour permettre des comparaisons plus précises d’une année sur l’autre ».

     

    Pour établir cet Indice, l’OMFIF confie avoir mené des recherches quantitatives approfondies et des analyses de données avec des enquêtes auprès de plus de 50 organisations à travers l’Afrique, y compris les banques centrales, les régulateurs des bourses de valeurs et les acteurs du marché. Plus de 40 indicateurs autour de six piliers avaient été pris en compte. Ces six piliers sont la profondeur du marché, l’accès aux devises étrangères, la transparence du marché, l’environnement fiscal et réglementaire, la capacité des investisseurs locaux, l’environnement macroéconomique et transparence, et les normes juridiques et d’applicabilité.

     

    Si dans l’AFMI 2022, le marché financier de Madagascar avait été jugé « peu profond mais avec des normes économiques qui s’améliorent » par l’OMFIF, ce groupe de réflexion a surtout rapporté dans l’AFMI 2023 « une baisse de la couverture des réserves de change ».

     

    Le score de la Grande île dans le pilier « accès aux devises étrangères » a chuté de 72 sur 100 à 58 sur 100. Ce pilier concerne l’ouverture des marchés aux investissements étrangers. Il examine la sévérité des contrôles de capitaux, la liquidité interbancaire des devises et les normes de déclaration des données relatives aux taux de change. Il évalue également la capacité des banques centrales à gérer la volatilité des flux de capitaux étrangers en examinant l’adéquation des réserves de change.

     

    Madagascar a obtenu le même score que l’année dernière de 16 sur 100 concernant la « profondeur du marché ». Ce pilier évalue la taille et la liquidité des marchés de capitaux nationaux, ainsi que la diversité des catégories d’actifs cotés et l’existence de caractéristiques standards qui renforcent la profondeur du marché.

     

    Le pays a cependant vu son score sur la « transparence du marché, de l’environnement fiscal et réglementaire », baisser de 33 à 32 sur 100. Ce troisième pilier examine la transparence des marchés financiers ainsi que l’environnement fiscal et réglementaire. Les indicateurs environnementaux, sociaux et de gouvernance sont également pris en compte pour évaluer le développement durable des marchés.

     

    Madagascar garde le même score de 10 sur 100 dans la « capacité des investisseurs locaux ». Ce quatrième pilier évalue le potentiel des investisseurs institutionnels à stimuler la croissance des marchés de capitaux sur la base de la taille des marchés des fonds de pension, à la fois par habitant et par rapport aux titres locaux cotés en bourse. Les stratégies d’inclusion financière sont également examinées.

     

    Pareil pour le score attribué au pays pour les normes juridiques et leur applicabilité qui reste à 10 sur 100 dans l’AFMI 2023. Ce pilier prend en compte l’alignement des pays sur les normes juridiques et contractuelles internationales en vigueur sur les marchés financiers, évalué par l’adoption d’accords-cadres standard et l’applicabilité de la compensation avec déchéance du terme et des dispositions en matière de garanties.

     

    Le meilleur score obtenu par la Grande île est de 63 sur 100, et il concerne « l’environnement macroéconomique et de la transparence ». Ce pilier examine les environnements macroéconomiques sous-jacents des pays et la transparence des données économiques, qui sous-tendent le développement de leurs marchés financiers.

     

    Selon l’OMFIF, l’AMFI est devenu une référence pour la communauté des investisseurs afin d’évaluer l’infrastructure du marché financier des pays africains. Il est, selon ce groupe de réflexion indépendant sur la politique économique des banques centrales et l’investissement public, utilisé par les décideurs politiques pour tirer des leçons des développements à travers le continent.

    Photo : Pixabay

  • Blueline déploie l’internet par satellite très haut débit accessible partout à Madagascar

    Blueline déploie l’internet par satellite très haut débit accessible partout à Madagascar

    Antananarivo, 13 Octobre, 7h20 – Du très haut débit avec une couverture totale de Madagascar. Chaque village, chaque site de la Grande île peut désormais avoir accès à une connectivité internet rapide et fiable avec la même performance n’importe où au pays grâce à Konnect by Blueline. Il s’agit de la solution internet par satellite très haut débit que l’opérateur Blueline a lancée au début de ce mois d’octobre. Celui-ci parle de « révolution » dans le secteur de la télécommunication à Madagascar.

     

    Alimentée par la technologie de pointe d’Eutelsat, l’un des premiers opérateurs mondiaux de satellites commerciaux, Konnect by Blueline va assurer « une connexion internet fiable, avec un taux de disponibilité de 99,5% », rassure l’opérateur Blueline dans un communiqué présentant son offre. Le débit proposé aux usagers peut aller jusqu’à 50 Mbps, correspondant à 6.25mo/s. Ce qui offrira « une expérience en ligne sans faille à tous les utilisateurs, qu’ils soient des particuliers, des entreprises ou des organisations », précise son promoteur.

     

    Blueline entend proposer du haut débit « accessible », en proposant des tarifs compétitifs qui devront répondre à tous les besoins. Son forfait 5 Go HP+150 Go HC soit 150 Go est par exemple proposé à 75 000 ariary. Ses offres sont également flexibles ; avec ou sans engagement, au volume ou en illimité, avec ou sans garantie. Le tout pour « répondre aux besoins spécifiques de chaque individu ou entreprise », soutient cet opérateur en télécommunication.

     

    Depuis plus d’une trentaine d’années, cet opérateur a ainsi développé une gamme complète de solutions de connectivité. Blueline a été le premier opérateur B2B à Madagascar et est le spécialiste de l’internet par satellite avec plus de 600 stations installées à travers tout le pays depuis 2001. Parmi les premiers opérateurs à lancer la 4G à Madagascar, elle est un opérateur fibre optique à Madagascar depuis 2022.

     

  • SERVICE FINANCIER – La Paositra Malagasy lance Tsinjo Diaspora

    SERVICE FINANCIER – La Paositra Malagasy lance Tsinjo Diaspora

    Antananarivo, 12 Octobre, 8h30 – Mieux préparer financièrement son retour ou tout simplement placer sereinement son argent à Madagascar. Ce sont entre autres les avantages avancés par la Paositra Malagasy (Paoma) avec « Tsinjo Diaspora », la nouvelle catégorie de compte épargne qu’elle a lancée officiellement en marge de la Journée mondiale de la Poste, lundi. Ce service financier est dédié à toute personne physique Malgache ou étrangère résidant hors de la Grande île désirant faire une épargne au pays.

     

    La société Paoma collabore avec Emadex, une société spécialisée dans les échanges électroniques dans ce projet. Tsinjo Diaspora est lancée dans un premier temps pour les résidents des pays d’Europe et d’Amérique du Nord mais est amenée à se développer vers d’autres zones, rassure la Paoma.

     

    L’adhésion à Tsinjo Diaspora s’effectue en ligne via une plateforme dédiée, et les intéressés peuvent souscrire soit pour un compte individuel, un compte joint, un compte Indivis ou pour un compte pour mineur. L’alimentation du compte s’opère par l’intermédiaire d’une des Institutions de transfert d’argent Internationales agréées et partenaires de la Paoma. Le placement est rémunéré à 2,5% confie la Paoma. Un livret numérique sera par ailleurs mis à la disposition du titulaire de compte pour toute consultation nécessaire.

     

    La Paositra Malagasy avait également lancé d’autres partenariats en marge de la Journée de la Poste, dont celui sur le guichet universel Mahatoky qui offrira au grand public les informations sur les services publics. Il y avait également celui sur le RIA Transfert d’argent à l’International qui est désormais disponible dans plus de 72 agences de la Paoma ou encore le lancement de la sous distribution des cartes e-Poketra et des recharges KrediVOLA dans 18 agences de la Nouvelle institution de microfinance (NIM).

     

    Le Digital Center, initié par le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) avait aussi été inauguré à cette occasion. Ce centre est une structure mise en place à Antaninarenina pour aider l’incubation et l’accélération des startups et pour promouvoir l’entrepreneuriat. Ce Digital Center propose un endroit pour la promotion d’activités pouvant améliorer le secteur du numérique dans la Capitale en premier lieu et bientôt dans toute l’ile, avance la Paoma.

  • Le projet de loi sur la prolongation de l’AGOA sur une période de 20 ans soumis au Congrès américain 

    Le projet de loi sur la prolongation de l’AGOA sur une période de 20 ans soumis au Congrès américain 

    Antananarivo, 12 Octobre, 7h30 – Une prolongation de 20 ans attendue. Le sénateur John Kennedy a présenté au Congrès américain l’AGOA Extension Act of 2023 vers la fin du mois de septembre. Ce projet de loi, s’il est adopté, devrait prolonger l’African growth and opportunity act (AGOA) jusqu’en septembre 2045. Le texte avait déjà été lu deux fois et renvoyé à la Commission des finances, rapporte le portail d’information et de soutien aux exportateurs AGOA.info.

     

    Pour le sénateur John Kennedy, la prolongation de l’AGOA permettrait aux Etats-Unis de continuer à travailler en étroite collaboration avec les nations africaines. Ce, afin de développer nos économies, de réduire la pauvreté et de veiller à ce que les valeurs américaines prévalent dans la région.

     

    Comme rappelé par l’AGOA.info, le Congrès américain avait adopté pour la première fois la loi sur l’AGOA en 2000. Ce programme encourage les pays africains à adopter des économies de marché, à soutenir la démocratie et à protéger les droits de la défense et l’État de droit. En retour, les pays éligibles à l’AGOA bénéficient d’un accès en franchise de droits à des milliers de produits sur le marché américain. Aujourd’hui, 35 pays peuvent bénéficier des avantages de l’AGOA, dont Madagascar après la dernière prolongation effectuée en 2015.

     

    Des entreprises à Madagascar ont déjà opéré un important lobbying sur l’AGOA qui arrive à échéance en 2025 depuis un certain temps. Une bonne partie d’entre elles n’ont cependant pas caché leur inquiétude par rapport à l’incertitude du contexte socio-politique qui prévaut actuellement.

     

    La mission américaine à Madagascar avait récemment fait appel au Gouvernement malgache de respecter la liberté d’expression et de réunion pacifique, l’égalité d’accès aux médias et aux lieux de campagne. Elle avait également exhorté tous les candidats à faire respecter l’ordre public durant les partages des programmes et messages de campagne lors de rassemblements pacifiques et d’événements de campagne.

     

    La Maison Blanche avait déjà retiré Madagascar de l’AGOA au mois de décembre 2009, suite aux évènements anti-démocratiques à l’époque. Le retour de la Grande île dans l’AGOA avait été annoncé en 2014, suite au retour de l’Etat de droit dans le pays, l’engagement des nouvelles autorités malgaches à combattre la corruption et à promouvoir la transparence selon ce qu’avaient expliqué les autorités américaines en ce temps-là pour justifier cette décision.

     

  • DETTE EXTERIEURE – L’Etat indique avoir signé six conventions de prêt extérieur d’un montant total de 874,44 millions de dollars entre avril et juin 2023, dont l’équivalent de 773 millions de dollars avec la Banque mondiale

    DETTE EXTERIEURE – L’Etat indique avoir signé six conventions de prêt extérieur d’un montant total de 874,44 millions de dollars entre avril et juin 2023, dont l’équivalent de 773 millions de dollars avec la Banque mondiale

    Antananarivo, 11 Octobre, 12h31 – 874,44 millions de dollars. C’est le montant total des six conventions de prêt extérieur que le Gouvernement malgache avait signés avec ses partenaires financiers du mois d’avril au mois de juin de cette année. Cinq de ces six conventions avaient été signées avec la Banque mondiale, indique le ministère de l’Economie et des finances (MEF) dans le Bulletin statistique de la dette publié au mois de septembre.

    ⭕Le projet Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (Decim) financé à hauteur de 400 millions de dollars figure parmi ces cinq conventions conclues avec la Banque mondiale. Celle-ci avait été signée au mois de juin, tout comme la convention de prêt pour le Projet de productivité et de résilience des moyens de subsistance en milieu rural pur un montant de 200 millions de dollars.

    ⭕Trois conventions avaient été signées entre le Gouvernement malgache et la Banque mondiale au mois de juin. Elles concernent le Projet régional pour la résilience climatique, à hauteur de 28 millions de dollars, les 100 millions de dollars pour l’Appui budgétaire pour la croissance équitable et résiliente et les 45 millions de dollars pour le Projet d’investissement de soutien aux capacités statistiques de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Statcap 2).

    ⭕C’est également au mois de juin que l’Etat avait signé avec le groupe du Fonds international de développement agricole (FIDA) une convention d’un montant équivalent à 101,44 millions de dollars. Une enveloppe qui sert à la mise en œuvre du Programme de gestion des eaux et des sols (Progres).

    ⭕Par ailleurs, le stock de la dette extérieure qui était à 4 691,11 millions de dollars à fin mars est passé à 4 900,44 millions de dollars à fin juin 2023. Cette dette extérieure est composée à 67,85% de dettes envers les organismes multilatérales, de 15,24% de dettes envers les créanciers bilatéraux, de 12,11% de dettes envers les institutions financières et de 0,50% de dettes envers des banques commerciales. Les 4,31% restants constituent des paiements qui n’ont pas été réclamés par les créanciers, a détaillé le MEF.

  • Un besoin urgent de 40 000 techniciens dans le numérique pour un offre annuel de 900 diplômés

    Un besoin urgent de 40 000 techniciens dans le numérique pour un offre annuel de 900 diplômés

    Antananarivo, 11 Octobre, 10h10 – Un énorme gap à combler. Le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) évoque un besoin urgent en compétences numériques de 40 000 techniciens. Ce besoin est pour le moment mal couvert par les 900 nouveaux diplômés que les établissements privés et publics de formation sortent annuellement, expose le ministère dans le Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028.

     

    Ce gap se creuse davantage avec la fuite des cerveaux vers l’étranger. Selon le MNDPT, 10% de ces diplômés sont concernés par cette situation. Le ministère y ajoute la difficulté à recruter des enseignants de bon niveau sur les disciplines les plus en pointe telles que l’Intelligence artificielle (IA).

     

    Le développement des compétences numériques au travers de la formation et de l’éducation numérique pour tous, de façon à offrir à l’écosystème un vivier de talents adapté aux ambitions du pays figure parmi les axes préalables établis dans le PSN. Celui-ci repose sur plusieurs chantiers, en vue d’accélérer le développement d’une économie numérique durable.

     

    Pour créer ce vivier de talents pour le numérique, le PSN avance la création d’un institut de Formation du digital qui va proposer à 3 000 étudiants par an cursus diplômant adapté aux besoins de l’écosystème numérique de Madagascar. Des programmes de formation inclusifs seront également à mettre en place sur toutes les disciplines du numérique, tout comme sur leur usage. Ceci, avec des critères d’admissibilité revus, des durées de formation raccourcies et des contenus adaptés aux besoins de l’écosystème, expose le MNDPT dans ce plan national.

     

    Le PSN parle également de la création d’un dispositif de formation et d’accompagnement à la transformation digitale destiné aux fonctionnaires et aux professionnels. Un projet qui est entrepris avec la Société financière internationale (SFI). Le MNDPT souligne que le gap de compétences est particulièrement alarmante au sein de l’Administration, où la problématique d’attirer et de retenir des individus talentueux associée à une gestion de la connaissance insuffisante, pénalise lourdement la transformation digitale.

     

    L’inclusion de la culture numérique dans l’éducation des jeunes, dès le plus jeune âge est aussi mise en avant dans cet axe sur le renforcement des compétences numériques dans le PSN. Tout comme le développement de partenariats avec des structures privés ou encore les échanges avec les autres pays africains.

     

     

    Photo par fancycrave1 de Pixabay

     

  • Madagascar enregistre 157 368 touristes jusqu’en septembre 2023

    Madagascar enregistre 157 368 touristes jusqu’en septembre 2023

    Antananarivo, 11 Octobre, 7h05 – 22 975 touristes avaient été enregistrés au mois de septembre. Ce qui porte à 157 368 le nombre total des touristes ayant visité Madagascar durant les neuf premiers mois de cette année. Le pic, qui était de 25 353 visiteurs, avait été enregistré au mois de juillet, d’après le dernier bulletin d’information publié par le ministère du Tourisme.

    Ce nombre d’arrivées touristiques constitue une hausse par rapport aux neuf premiers mois de 2022, durant laquelle 65 600 touristes se sont déplacés à Madagascar. Il est toutefois en deçà des 196 926 touristes qui étaient arrivés au pays durant la même période en 2019, d’après ce qu’a exposé le ministère du Tourisme.

    Le mois de septembre de cette année avait surtout été marqué par la poursuite des tournées régionales entreprises par le ministre du Tourisme, Joël Randriamandranto. Celles-ci visaient à présenter aux professionnels du secteur l’annuaire du tourisme qui est une plateforme dédiée à l’auto-recensement. La campagne avait été menée notamment dans les régions de Diana, d’Itasy ou encore d’Alaotra Mangoro.

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • CROISSANCE ECONOMIQUE – Les perspectives économiques sujettes à des risques comme la hausse des prix des denrées alimentaires ou encore les tensions sociopolitiques pouvant survenir avec le contexte électoral, selon la Banque africaine de développement

    CROISSANCE ECONOMIQUE – Les perspectives économiques sujettes à des risques comme la hausse des prix des denrées alimentaires ou encore les tensions sociopolitiques pouvant survenir avec le contexte électoral, selon la Banque africaine de développement

    Antananarivo, 10 Octobre, 14h17 – Madagascar pourrait enregistrer une croissance de 4,2% en 2023 et 5% en 2024, selon la Banque africaine de développement (BAD). Ces perspectives sont toutefois sujettes à des risques, notamment la hausse des prix des produits de l’énergie et des denrées alimentaires, les chocs climatiques, le durcissement des conditions financières mondiales, et les tensions sociopolitiques qui pourraient survenir lors de l’élection présidentielle prévue en novembre 2023. C’est ce qu’a exposé la BAD dans son rapport pays pour Madagascar des perspectives économiques en Afrique.
    ⭕Dans son rapport, la Banque africaine de développement soutient que dans ses perspectives à moyen termes, Madagascar reste exposé à la hausse continue des cours mondiaux du pétrole et des produits alimentaires qui pourrait entraver la reprise économique. C’est le même risque avec les tensions sociopolitiques pouvant survenir lors des élections présidentielles prévues au mois de novembre. La Grande île reste par ailleurs très vulnérable aux chocs climatiques, ajoute la BAD.
    ⭕Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) avait également déjà soulevé des facteurs de risques persistant, qui pourraient ternir les perspectives économiques du pays pour le reste de l’année. Ce département a évoqué les impacts économiques qui peuvent découler du prolongement, voire de l’intensification du conflit russo-ukrainien. Le MEF parle également des perturbations de la fourniture d’électricité ainsi que le risque politique en année électorale constituent des menaces à ne pas prendre à la légère.
    ⭕Selon l’évolution de la situation, le ministère de l’Economie et des finances avait déjà avancé dans sa Revue de milieu de l’année (RMA) des révisions sur les projections de croissance pour cette année. Le MEF de rappeler que la Loi de Finances de l’année 2023 a prévu une croissance économique de 4,9%.
    ⭕Sans ses risques, les perspectives devraient être favorables, reprend la BAD. La croissance devrait être portée, du côté de l’offre, par l’essor du secteur minier et la reprise du tourisme, et du côté de la demande, par les investissements et les exportations, notamment de minerais comme le graphite, le nickel ou le cobalt.
    ⭕Pour le MEF, les nombreux investissements publics et projets en Partenariat public-privé des secteurs productifs et sociaux mis en œuvre ou achevés pour l’année 2023 devraient soutenir la croissance économique. Les projets d’aménagement et d’irrigation des périmètres agricoles devraient augmenter la capacité de production agricole, notamment le riz avec une hausse attendue de 10% de la production. La construction et la réhabilitation des infrastructures de transport et de communication, ainsi que le développement de l’offre d’énergie instaurerait également un environnement plus favorable aux investissements privés, avance le MEF.
  • Le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement à Madagascar à fin aout 2023 s’élève à 646 millions de dollars

    Le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement à Madagascar à fin aout 2023 s’élève à 646 millions de dollars

    Antananarivo, 8 Octobre, 9h50 – 646 millions de dollars. C’est le montant total du portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) à Madagascar au 31 août 2023. Ce montant avait servi à couvrir 23 opérations dans le pays, rapporte l’institution financière.

     

    Au 1er février 2022, le portefeuille actif de la Grande île comptait déjà 20 opérations du secteur public dont 15 projets, 4 études et 1 don d’urgence, pour un montant des engagements qui s’élevait à 532,6 millions d’UC. Les infrastructures d’énergie et de transports ainsi que l’agriculture constituent les principaux secteurs de concentration du portefeuille (87,4 %). Les autres secteurs du portefeuille sont la gouvernance (6,2%), l’industrialisation (6,0%), l’eau et l’assainissement (0,3%) et l’environnement (0,1%).

     

    Ce portefeuille était aligné sur les priorités du Document stratégie pays (DSP) 2017-2021 et de la stratégie décennale de la Banque, en particulier les cinq grands domaines prioritaires axés sur la transformation structurelle de l’Afrique.

     

    Les orientations stratégiques du DSP 2022-2026 ont d’ailleurs été validées lors de l’examen du rapport d’achèvement du DSP 2017-2021. Et les domaines prioritaires approuvés dans le nouveau DSP sont le développement des infrastructures d’énergie et de transports pour soutenir la croissance inclusive et le soutien à la transformation de l’agriculture et au développement de l’industrie manufacturière.