Catégorie : Économie

  • INTERNET MOBILE – Le prix moyen de 2Go à 3,7 dollars pour Madagascar contre une moyenne de 7,54 dollars pour la zone Afrique subsaharienne

    INTERNET MOBILE – Le prix moyen de 2Go à 3,7 dollars pour Madagascar contre une moyenne de 7,54 dollars pour la zone Afrique subsaharienne

    Antananarivo, 8 Octobre, 8h55 – Un prix en dessous de la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Le prix moyen de 2Go d’internet mobile à Madagascar est de 3,7 dollars, si la moyenne régionale est de 7,54 dollars selon l’Union internationale des télécommunications (ITU). Ce qui permet au ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) de déduire dans le Plan stratégique du numérique 2023-2028 que le prix du Gigaoctet n’est « pas excessif par rapport à la région en termes de valeur absolue ».

     

    Le MNDPT admet toutefois que « le pouvoir d’achat du citoyen est trop faible » par rapport à ce prix d’internet mobile. L’ITU souligne que les 7,54 dollars pour les 2Go de l’Afrique subsaharienne représentent 6,6% de son Revenu national brut (RNB) mensuel par habitant. Pour Madagascar, acheter ces 2 Go équivaut à 9,3% du RNB mensuel de ses habitants, soit majoré de plus de 40% que la moyenne de la zone.

     

    Comme rapporté par le MNDPT, Madagascar se classe 106 sur 237 pays pour le prix moyen d’un Go de données. Ce département ajoute que le coût du haut débit fixe est encore plus prohibitif. Une situation qui « est aggravée par le coût élevé des appareils mobiles, qui représente un obstacle important à l’accès, étant donné que l’expansion de l’accès à l’Internet est largement portée par le haut débit mobile », selon le MNDPT.

     

    Beaucoup reste donc à faire pour le pays pour qu’il atteigne ses objectifs dans le secteur des TIC, d’après ce département. Au mois de janvier 2022, la Grande île avait recensé 6,43 millions d’internautes, soit 22,3% de la population totale. C’est un des plus faibles taux de pénétration d’internet dans la sous-région et qui résulte des contraintes de l’infrastructure en fibre optique existante et des prix élevés pour les consommateurs.

     

    A travers la mise en œuvre du Pan stratégique du numérique, le MNDPT prévoit un taux de pénétration d’internet de 30% pour cette année 2023 pour l’augmenter à 60% en 2028. Ce ministère entend, dans ce sens, faciliter l’accès à Internet notamment dans les zones rurales. Aussi, l’offre de connectivité gratuite avec les Hotspots devra être démultipliée dans plusieurs régions. « Les leviers de désenclavement tels que les smart villages, les smart cities et les TIC Bus devront être déployés sur tout le territoire », avance entre autres le MNDPT

  • La Paositra Malagasy obtient son agrément pour les activités d’octroi de microcrédits, de distribution de monnaie électronique et d’offres de services financiers numériques

    La Paositra Malagasy obtient son agrément pour les activités d’octroi de microcrédits, de distribution de monnaie électronique et d’offres de services financiers numériques

    Antananarivo, 6 Octobre, 7h15 – La Paositra Malagasy (Paoma) peut désormais exercer en tant qu’institution de microfinance (IMF) et d’établissement de monnaie électronique (EME). La Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) lui a accordé l’agrément pour les activités d’octroi de microcrédits, de distribution de monnaie électronique et d’offres de services financiers au mois de septembre. C’est ce qu’a confié le ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications, Tahina Razafindramalo dans le Plan stratégique du numérique 2023-2028.

     

    Avec son autonomie financière et de gestion, et ses 250 agences répartis sur tout le territoire malgache, la Paoma entame ainsi sa transformation qui conduira à la création d’une banque postale. Il est souligné dans ce document que ce réseau d’agences « restera un relais important pour offrir des services diversifiés à la population et constituera un véritable levier pour l’inclusion financière de la population malgache ».

     

    La Paoma entend développer des activités au-delà des activités postales. L’Etat, à travers le MNDPT, s’est d’ailleurs fixé comme objectif de déployer la Banque postale dans 28 agences de la Paoma qui sont dans les grandes villes pour cette année 2023, pour couvrir l’ensemble des 250 agences de la poste vers la fin de l’année 2024.

     

    Le MNDPT avait déjà soulevé la nécessité d’un changement organisationnel pour la gestion du capital humain de la Paositra Malagasy dans ce projet. C’est également le cas pour les formations qui devaient être dispensées aux agents de la poste qui seront redéployés dans la Banque postale.

     

    Le Gouvernement avait déjà approuvé en Conseil des ministres le business model de la Banque postale en avril de cette année. Il avait été indiqué à l’époque que la Paoma est actionnaire à 65% de sa filiale. Les 35% restant des actions sont détenues par la Société nationale de participations (Sonapar).

     

  • CONJONCTURE ECONOMIQUE – Les banques territoriales mettent l’incertitude du contexte socio-politique comme principal facteur limitant le développement de leurs activités

    CONJONCTURE ECONOMIQUE – Les banques territoriales mettent l’incertitude du contexte socio-politique comme principal facteur limitant le développement de leurs activités

    Antananarivo, 5 Octobre, 15h05 – Les banquiers ont été unanimes. L’incertitude liée au contexte socio-politique, à l’approche des échéances électorales, constitue le premier facteur de blocage pour le développement de leurs activités. C’est la réponse recueillie par la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) auprès des 12 banques territoriales du pays en juin et juillet, dans le cadre de l’Enquête de conjoncture économique (ECE) auprès du secteur bancaire pour le second trimestre.
    ⭕66,7% de ces banques ont placé les incertitudes sur la conjoncture économique et l’inflation comme étant deux autres grands facteurs limitant leurs activités. La BFM souligne qu’«hormis les origines locales de l’inflation n’épargne pas Madagascar dans la spirale de l’augmentation du niveau des prix ». Si auparavant, l’insuffisance de garantie a été évoquée comme étant parmi les cinq premiers facteurs limitant les activités des banques, elle se retrouve à la huitième position durant la période sous revue, rapporte la Banque centrale.
    ⭕Elles étaient également 182 entreprises à avoir été impliquées dans l’ECE, dont les réponses pour le second trimestre avaient été recueillies entre le 19 juin 2023 et le 3 août 2023. A l’image de la situation du premier trimestre de 2023, 81,6% de ces entreprises ont mis l’incertitude de la conjoncture économique comme étant de nouveau le premier obstacle au développement des leurs activités, rapporte la BFM.
    ⭕Particulièrement constaté par 73,5% des entreprises, l’incertitude du contexte socio-politique a été la deuxième contrainte. Les troisième et quatrième contraintes sont respectivement le délestage et la fiscalité, observées respectivement par 72,7 % et 47,8 % de ces entreprises.
    ⭕Ces entreprises ont par ailleurs rapporté une légère détérioration des conditions d’accès aux crédits au second trimestre de cette année. Elles ont néanmoins anticipé une amélioration de cette situation pour le troisième trimestre de 2023.
  • La Banque mondiale estime à 154 GW le potentiel de l’énergie éolienne offshore à Madagascar

    La Banque mondiale estime à 154 GW le potentiel de l’énergie éolienne offshore à Madagascar

    Antananarivo, 5 Octobre, 7h20 – Une ressource quasi-inexploitée. Le potentiel actuel de l’énergie éolienne offshore à Madagascar est estimé à 154 GW, dont 45 GW d’infrastructures fixes et 109 GW d’infrastructures flottantes. Les potentiels éoliens les plus élevés sont localisés dans la partie Nord du pays, autour d’Antsiranana, et dans la partie Sud, autour de Tolagnaro. Les vitesses de vent dans ces zones sont adaptées à la production électrique supérieure à 7 m/s à 50 m de haut, expose la Banque mondiale dans son résultat d’analyse environnemental sur Madagascar.

     

    La Banque mondiale rappelle qu’une étude récente a également examiné six sources d’énergie renouvelable offshore. Cette étude a conclu que Madagascar a un potentiel élevé pour l’énergie des vagues et l’énergie éolienne, et un potentiel plus modéré pour les courants marins, la conversion de l’énergie thermique des océans (OTEC) et l’énergie photovoltaïque flottante (FVP).

     

    Le secrétariat général du ministère de l’Economie et des finances (MEF) a d’ailleurs souligné dans le rapport final de l’étude sur l’Économie politique de la réforme du secteur de l’énergie, publiée en novembre 2022, que Madagascar dispose de ressources éoliennes considérables. Et le pays dispose de zones potentielles d’implantation de projets qui pourraient être viables économiquement.

     

    Le rapport soutient que cette forme d’énergie reste compétitive pour le pompage et la production d’électricité surtout dans la zone Nord où la vitesse moyenne annuelle du vent est comprise entre 6 et 8 m/s à 50 m de hauteur. La vitesse moyenne annuelle à cette hauteur est entre 6 et 6,5 m/s pour la zone centre et la zone sud. Cette vitesse peut surpasser les 9m/s dans l’Extrême Sud, comme à Tolagnaro, à Tsihombe, à Itampolo, à Androka, ou encore à Vohimena.

     

    Le parc du volet On Grid géré par la Jirama n’exploite pas de l’énergie éolienne, comme confirmé par les données livrées par le ministère de l’Energie au mois de septembre 2021. Pour ce qui est du volet Off-Grid dans les localités rurales supervisé par l’Agence de développement de l’électrification rurale (ADER), le secrétariat du MEF rapporte dans son rapport une puissance installée de 217 kW à partir de l’énergie éolienne.

     

    L’Etat souligne dans ce document l’importance d’accroître le recours aux énergies renouvelables. L’hydroéléctricité est mise en avant, surtout que le pays dispose d’un potentiel hydroélectrique estimé à 7800 MW, dont seulement moins de 3% est exploité. Cet aspect est également renforcé par la promotion de l’énergie solaire et de l’énergie éolienne. Ce rapport du MEF indique que le pays dispose d’un gisement remarquable en matière d’énergie solaire avec une estimation annuelle de près de 2800 heures d’ensoleillement, ainsi qu’un potentiel d’énergie évalué à 2000 MW.

  • SITUATION ECONOMIQUE – L’inflation maintenue à 9,5% en juillet après un pic de 12,4% en mars selon le ministère de l’Economie et des finances

    SITUATION ECONOMIQUE – L’inflation maintenue à 9,5% en juillet après un pic de 12,4% en mars selon le ministère de l’Economie et des finances

    Antananarivo, 3 Octobre, 8h59 – Une situation qui s’est améliorée. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) rapporte que le recul de l’inflation annoncé au second semestre a été maintenu à 9,5%. Ce chiffre est évoqué après un pic de 12,4% en mars, indique ce département à l’issue d’une réunion sur la collaboration entre Madagascar et ses Partenaires techniques et financiers (PTF) lundi.

    ⭕Dans la Revue de milieu de l’année (RMA) 2023 publiée au mois de septembre, le MEF avait avancé qu’en glissement annuel, l’Indice des prix à la consommation avait augmenté de 11,8% entre mai 2022 et le mois de mai de cette année. En première ligne se trouvent les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées avec une contribution à hauteur de 66,7% de ce niveau d’inflation, suivis par les produits de première nécessité avec une contribution à hauteur de 28,4%, détaille ce département. La hausse de 4,9% de l’IPC depuis le début de l’année pourrait néanmoins laisser présager un taux d’inflation atteignant les 10% à la fin de l’année, d’après ce qui est avancé dans cette RMA.

    ⭕Les autorités malgaches et les PTF de Madagascar se sont par ailleurs penchés sur les moyens d’assurer une meilleure harmonisation de leur collaboration durant cette réunion de lundi. Cette initiative fait suite à la signature des nouveaux Termes de référence du Cadre de partenariat multi-bailleurs qui lient les deux parties depuis le mois de juin.

    ⭕Ce Cadre de partenariat dans le domaine des finances publiques se fixe comme objectif d’assurer l’efficacité, la coordination et l’alignement des appuis proposés par les partenaires avec les priorités du gouvernement en matière de réforme des finances publiques. Il vise également à permettre un partage d’informations, d’expériences et un échange de points de vue sur l’état d’avancement des réformes et du cycle budgétaire en cours, les résultats d’études et de diagnostics. Et il devra renforcer la confiance entre les parties, en assurant la convergence des efforts et en offrant un espace d’échanges permettant l’expression des points de vue et des préoccupations de chaque institution, rappelle le MEF.

  • La phase pilote de l’eAriary prévue au mois d’avril 2025 selon la Banky foiben’i Madagasikara

    La phase pilote de l’eAriary prévue au mois d’avril 2025 selon la Banky foiben’i Madagasikara

    Antananarivo, 3 Octobre, 7h25 – La phase pilote et expérimentale de l’eAriary, la monnaie digitale de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), est prévue vers le mois d’avril 2025. Et encore, cette phase est tributaire de certaines conditions comme l’adhésion de l’écosystème et des intermédiaires, expose la direction de l’Innovation et de la transformation digitale de la BFM, durant le Symposium international qu’elle a organisé en marge de la célébration de sa cinquantenaire, la semaine dernière.

     

    Pour l’heure, la BFM entend poursuivre la phase d’analyse et de préparation de ce projet pour les 18 prochains mois. L’autorité monétaire va notamment approcher l’écosystème pour concrétiser la co-construction de l’eAriary.

     

    Durant cette phase, la BFM va approcher les intermédiaires potentiels pour traiter les questions autour du modèle économique ou encore la tarification. Elle va également collecter les attentes et contraintes du grand public, des marchands et des grands facturiers. « Le tout pour s’assurer que l’eAriary qui va être co-créée soit utilisée, adoptée et intégrée au sein de l’écosystème malgache », explique sa direction de l’Innovation et de la transformation digitale.

     

    Les autorités malgaches avaient confié au Fonds monétaire international (FMI), au mois de mars de cette année, que les éléments clés de ce projet étaient déjà en cours de finalisation. Elles avaient avancé que la BFM aurait déjà sélectionné à l’époque le prestataire qui propose les solutions logicielles d’émission de sa monnaie digitale et qui a répondu à ses exigences et aux spécificités de l’environnement local.

     

    L’eAriary est une monnaie numérique de banque centrale (CBDC) émise par la BFM. Ce projet vise à mettre à dispositions des utilisateurs malgaches, en complément des billets de banque, un moyen de paiement sécuriser, facile d’application, accessible et ayant le même cours légal sur le territoire national. « L’eAriary n’est pas une monnaie électronique comme MVola, Orange Money ou Airtel money », précise la Banque centrale durant son Symposium international. Elle est plutôt un « digital cash », l’équivalant de la monnaie physique et qui va être créée, émise et détruite par la BFM.

     

    La BFM a travaillé sur le projet eAriary depuis 2020, motivée entre autres par le fait que 74% de malgaches n’ont pas accès aux services financiers. La Grande île compterait également 15 millions d’utilisateurs de mobile money mais avec seulement 3,8 millions de comptes actifs. Emettre des monnaies physiques a par ailleurs un coût pour la BFM. Sur un total de 88,988 milliards d’ariary des charges sur circulation fiduciaire, ses charges pour la fabrication de billets et monnaies au titre de l’exercice 2022 étaient de 86,248 milliards d’ariary. C’est ce qui avait été indiqué dans le rapport sur ses états financiers arrêtés au 31 décembre 2022 après audit.

  • Madagascar adopte le décret sur le régime de la formation en alternance 

    Madagascar adopte le décret sur le régime de la formation en alternance 

    Concilier théorie et pratique. Le cadre juridique et réglementaire pour la mise en place de la formation en alternance sous le statut d’étudiant est établi à travers l’adoption du décret interministériel portant sur la création et organisation de la formation en alternance « sous statut étude ». Ce mode d’apprentissage devrait permettre aux étudiants d’acquérir des compétences professionnelles tout en poursuivant leurs études, d’après le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP).

     

    Cette formation en alternance est prévue à l’intention des étudiants des établissements d’enseignement et de formation professionnelle, technique et universitaire. Pour la ministre Rahantanirina Gabriella Vavitsara, elle contribuera à l’édification d’une « société basée sur le savoir et l’expertise ».

     

    Grace à cette réforme, les étudiants se verront offrir une occasion d’acquérir des compétences pratiques tout en poursuivant leur éducation académique, expose le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM). Et elle repose sur l’alternance entre la théorie dispensée dans des établissements de formation et la mise en pratique au sein de milieux professionnels variés. Puisque les compétences nécessaires sont acquises durant leur formation, ils sont épargnés de devoir avoir, comme auparavant, de nombreuses années d’expérience après leurs études pour intégrer le marché de travail, soutient le GEM.

     

    La décision est saluée notamment par la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM) qui intègre l’accélération de la mise en emploi des jeunes dans sa feuille de route. Cette Confédération estime qu’elle va promouvoir et valoriser l’insertion professionnelle des jeunes. En fournissant aux étudiants une formation professionnelle de qualité, tout en facilitant leur insertion dans le marché du travail, cette réforme va réduire le taux de chômage parmi les jeunes, selon le GEM. Pour les entreprises, en plus de développer une stratégie pré-emploi, cela leur permettra de faire évoluer les programmes des écoles partenaires, conclut ce Groupement.

  • TOURISME – Le programme Miatrika officiellement lancé dans la région d’Analamanga

    TOURISME – Le programme Miatrika officiellement lancé dans la région d’Analamanga

    Antananarivo, 30 Septembre, 12h35 – Les acteurs du tourisme de la région Analamanga peuvent désormais participer au programme Miatrika. Le lancement officiel de ce programme, dans la région Analamanga, s’est tenu ce vendredi 29 septembre.

     

    Miatrika était d’abord un programme lancé durant la pandémie de Covid-19 pour accompagner les acteurs du secteur touristique à faire face à la crise. Il était baptisé  »Miatrika Covid » à l’époque. L’objectif était alors  »d’atténuer les impacts de la pandémie de Covid-19 sur les travailleurs du secteur du tourisme à Madagascar. » Il a été élaboré par le ministère du Tourisme, des transports et de la météorologie dans le cadre du plan multisectoriel d’urgence (PMDU).

     

    Pour ce faire, les responsables ont misé sur le renforcement des compétences des travailleurs du secteur tourisme, hôtellerie, restauration (THR) et des guides touristiques. Deux catégories de modules sont dispensées dans le cadre de la formation de ces acteurs. Des modules de base pour appuyer les acteurs sur les domaines clés de chaque filière, et des modules transversaux pour renforcer les compétences techniques, linguistiques et professionnelles.

     

    Neuf régions à travers le pays sont éligibles à cette formation. Elle est gratuite. Les conditions d’inscription sont disponibles sur le site miatrika.mg.

     

    Une nouvelle version du programme, dénommé Programme Miatrika, est actuellement disponible. Celle-ci entend  »améliorer la compétitivité des entreprises et la qualité des services dans le secteur du tourisme, favoriser la création d’emplois et promouvoir le recrutement dans ce secteur, ainsi qu’à contribuer à la formalisation de la profession de guide touristique à Madagascar ».

     

  • L’équipe de Havila School représentera Madagascar à la Coupe du monde de boulangerie 2024

    L’équipe de Havila School représentera Madagascar à la Coupe du monde de boulangerie 2024

    Antananarivo, 30 Septembre, 7h45 – Toavina Rainibelahatra, championne de Madagascar de boulangerie dans la catégorie des professionnels, sera à la Coupe du monde de boulangerie. Cette sortante de Havila School sera accompagnée de six autres boulangers pour cet événement qui se tiendra à Paris du 21 au 24 janvier et auquel Madagascar fait partie des 12 pays qualifiés. Elle sera la capitaine de l’équipe dont est également membre le directeur général de son établissement, Toky Rama Andriatsitohaimanantena. Celui-ci concoura dans la catégorie pièce artistique, l’épreuve la plus difficile du tournoi. Toavina Rainibelahatra, elle, sera en lice dans la catégorie viennoiserie tandis que la catégorie baguette et pains du monde verra la participation de Billy Rakotomamonjy, directeur de production chez ProPain.

     

    « C’est Havila School qui a gagné la qualification mais nous avons dû recourir à une autre équipe pour nous accompagner », confie une source auprès de l’équipe de Havila School pour expliquer la présence de boulangers de ProPain dans l’équipe nationale. Celle-ci sera d’ailleurs coachée par Julien Loray, gérant associé de ProPain et disciple d’Escoffier. Monicah Fiononana Raveloarison, une autre membre de la brigade ProPain sera, par ailleurs, la suppléante de Toavina Rainibelahatra dans la catégorie viennoiserie. Billy Rakotomamonjy, pour sa part, sera suppléé, le cas échéant par Laurent Zafilahady de chez Havila School. Le chef Toky Rama Andriatsitohaimanantena n’a pas, pour l’instant de suppléant pour sa catégorie.

  • Le secteur financier africain échange sur l’importance du financement de l’économie verte

    Le secteur financier africain échange sur l’importance du financement de l’économie verte

    Antananarivo, 29 Septembre, 21h15 – Une prise de conscience collective. Le secteur financier africain, notamment les banques centrales, les banques commerciales ainsi que les autres institutions financières, est conscient de l’importance de son rôle dans le financement de l’économie verte et la promotion de la transition énergétique. La tenue du Symposium international, organisé par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) à Antananarivo leur a ainsi permis de présenter les initiatives en cours à leur niveau en ce sens.

     

    Ce Symposium, organisé en marge de la célébration de la cinquantenaire de la BFM, a rassemblé des représentants du secteur financier de 14 pays d’Afrique, dont 15 gouverneurs et vice-gouverneurs de Banques centrales. Des institutions internationales, comme le Fonds monétaire international (FMI) ou la Fondation pour les études et recherche sur le développement international (Ferdi) y avaient également été représentées. Sans compter les 300 acteurs locaux issus du secteur bancaire et financier, des assurances et du domaine de l’environnement.

     

    La tenue de cette manifestation économique a permis à ces parties prenantes de mieux comprendre la manière dont le changement climatique peut impacter les missions principales d’une banque centrale, notamment l’inflation, la stabilité économique et financière. Elle leur a également permis de mettre en exergue le rôle du secteur financier dans la promotion de l’économie verte et durable.

     

    Pour Madagascar, le pays travaille sur la manière d’intégrer le changement climatique dans sa politique monétaire. « C’est un travail en cours et des recherches ont d’ailleurs déjà été effectuées. Nous profitons de ce symposium pour voir ce qui se fait déjà au niveau des autres banques centrales pour pouvoir réajuster ce que nous avons déjà entrepris », lance le gouverneur de la BFM, Aivo Andrianarivelo.

     

    Mis à part le thème qui portait sur « la Banque centrale et le changement climatique », celui sur les « innovations financières et les banques centrales » avait également été traité durant ce Symposium. Il y était exposé que les autorités monétaires se doivent de s’adapter aux changements rapides induits par les progrès technologiques. Aussi, l’innovation s’inscrit comme une nécessité stratégique pour les banques centrales.