Catégorie : Économie

  • La quantité de laits concentrés importés à Madagascar limitée à 3 000 tonnes par an

    La quantité de laits concentrés importés à Madagascar limitée à 3 000 tonnes par an

    Antananarivo, 22 Septembre, 9h55 – L’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) vient de prendre une mesure de sauvegarde définitive concernant l’importation de lait concentré à Madagascar. Désormais, la quantité de laits concentrés importés introduits à Madagascar est limitée à 3 000 tonnes par an. C’est un quota que les importateurs de ce produit auront à se départager, précise l’ANMCC.

     

    Les importations au-delà de ce quota sont soumises à un droit additionnel de 32% de leur valeur CAF jusqu’à la fin de cette année. Le taux du droit additionnel aux importations hors quota sera de 31% en 2024, 30% en 2025 et 29% en 2026.

     

    Le produit visé par ces dispositions dans cette mesure de sauvegarde définitive est le lait concentré, conditionné dans différents emballages, sous les codes SH 04029100 et 04029900. Il peut être sucré, non sucré, écrémé ou demi-écrémé. Cette mesure est entrée en vigueur depuis le 16 septembre, date de publication de l’avis de cette imposition et s’applique pour une durée de quatre ans.

     

    Les principaux pays exportateurs du lait concentré vers Madagascar concernés sont la Malaisie, les Pays-Bas, Singapour et la Chine. Plusieurs pays en développement, comme l’Afrique du Sud, l’île Maurice ou encore le Maroc sont cependant exemptés de l’application de cette mesure.

     

    L’ANMCC justifie l’application de cette mesure de sauvegarde par l’accroissement des importations de lait concentré d’une part et l’existence du dommage grave subi par la branche de production nationale de l’autre.

     

    Lors de l’enquête de sauvegarde sur les importations de lait concentré à Madagascar, il avait été indiqué qu’au cours des trois dernières années, les importations de lait concentré ont connu un accroissement massif de plus de 73 points d’indice. Par rapport à la production nationale, l’accroissement des importations de lait concentré a augmenté de 110 points en 2022 par rapport à l’année de base, soit plus du double de son volume de l’année 2020.

     

    Les producteurs locaux se sont aussi plaints que le marché local de lait concentré soit quasiment détenu par les importations. La part de marché des produits locaux est très infime et diminue progressivement durant la période d’études. Le volume de leur vente aurait également connu une baisse durant cette période à cause de l’accroissement massif des importations. Cette baisse est de 29 points d’indice pour 2021, et de 26 points d’indice en 2022 par rapport à l’année de base.

     

    Par ailleurs, les quantités stockées par les producteurs locaux auraient également augmenté constamment au cours des trois dernières années. Cette hausse s’explique par la diminution excessive du volume des ventes ; une diminution avec un rythme plus rapide comparé à la baisse du volume de production. Ainsi, le volume de stocks a augmenté de 157 points d’indice en 2021 contre 321 points d’indice en 2022 par rapport à l’année de base. Une situation qui est gravement néfaste pour la branche de production nationale, déplore-t-elle.

    Photo : Pixabay

  • ENTREPRENEURIAT – 47 startups dans le secteur du numérique forment la première cohorte appuyée par le programme Miary Digital

    ENTREPRENEURIAT – 47 startups dans le secteur du numérique forment la première cohorte appuyée par le programme Miary Digital

    Antananarivo, 20 Septembre, 8h35 – Les 47 startups qui forment la toute première cohorte du programme Miary Digital ont déjà été sélectionnées. La sélection s’est faite suivant un processus extrêmement compétitif, rapporte ce programme du projet Pôle intégré de croissance (PIC) qui encourage l’entrepreneuriat dans le secteur du numérique à Madagascar.

     

    Suite à l’appel à projets qui avait été lancé au mois de juillet, des incubateurs notamment NextA, Orange Digital Center, et Zafy Tody, avaient été recrutés pour assurer la sélection des projets. Les startups sélectionnées sont les premiers bénéficiaires de ce programme qui consiste en l’incubation et l’octroi de subventions. Ce sont les incubateurs ayant assuré leur sélection qui vont les accompagner dans le développement de leur projet.

     

    Selon le programme Miary Digital, l’incubation de ces startups devrait durer entre six à 12 mois et consistera à mettre à disposition des startups des infrastructures, des services de développement de l’entreprise, des formations et des accompagnements pour développer leurs projets. Les appuis fournis par les incubateurs incluront également un programme de mentoring et de réseautage. Au cours de l’incubation, les bénéficiaires du programme pourront demander une subvention d’une valeur de 5 000 dollars à 15 000 dollars.

     

    Miary Digital est un des programmes entrepreneuriaux du projet PIC. Placé sous l’égide du ministère de l’Economie et des finances (MEF), du ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des télécommunications et des postes (MNDPT), et du ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC), il est mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale.

  • CONSOMMATION – L’amélioration de la productivité rizicole réduit le recours à l’importation du riz

    CONSOMMATION – L’amélioration de la productivité rizicole réduit le recours à l’importation du riz

    Antananarivo, 19 Septembre, 7h55 – Une baisse significative. Le volume d’importation de riz de Madagascar cumulé sur les sept premiers mois de cette année est estimé par l’Institut national de la statistique (Instat) à 283 842 tonnes. Ce qui constitue une baisse de 159 380 tonnes par rapport aux importations durant la même période de l’année dernière, pendant laquelle Madagascar a importé 443 222 tonnes selon ce service officiel des statistiques du pays.

    ⭕« Si nos importations mensuelles ont été importantes au début de cette année, elles ont affiché une baisse en mars, surtout en avril, en mai et en juillet, grâce à l’amélioration de la productivité rizicole », rapporte l’Observatoire du riz (ODR) dans le dernier bulletin qu’elle a publié. Madagascar a par exemple importé 71 737 tonnes de riz au mois de janvier de cette année, 100 029 tonnes au mois de février. A partir du mois d’avril, le volume importé ne dépasse plus 30 000 tonnes. Au mois de juillet de cette année, Madagascar n’a exporté que 14 228 tonnes de riz alors que ce volume était de 70 505 tonnes au mois de juillet 2022.

    ⭕L’ODR rappelle pourtant que le mois de juillet est marqué par la fin de moisson et l’entrée progressive vers la période de soudure. Ainsi, sur le marché local, une tendance légèrement à la hausse du prix moyen du riz blanc local, de l’ordre de 3,6% a été observé, d’après cet Observatoire. Celui-ci est passé de 2 278 ariary par kilo en juin, pour ensuite remonter à 2 361 ariary par kilo en juillet. Pour le paddy, le prix a également affiché une hausse de 10,7% en moyenne au cours de la période d’observation, passant de 1 197 ariary par kilo à 1 325 ariary par kilo, d’après toujours l’ODR.

    ⭕Le prix du riz blanc local au niveau des détaillants au mois de juillet de cette année a par ailleurs affiché une hausse de 4,28% par rapport à son prix au mois de juillet de l’année dernière, passant de 2 264 ariary par kilo à 2 361 ariary par kilo.

    ⭕Selon la loi des Finances initiale 2023, les projets d’aménagement et d’irrigation des périmètres agricoles devraient augmenter la capacité de production agricole, notamment le riz avec une hausse attendue de 10% de la production.

  • PERSPECTIVES ECONOMIQUES – Les projections de croissance de Madagascar susceptibles d’être revues avec les perturbations de la fourniture de l’électricité ou le risque politique en année électorale, selon le ministère de l’Economie et des finances

    PERSPECTIVES ECONOMIQUES – Les projections de croissance de Madagascar susceptibles d’être revues avec les perturbations de la fourniture de l’électricité ou le risque politique en année électorale, selon le ministère de l’Economie et des finances

    Antananarivo, 18 Septembre, 7h55 – Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) parle de «menaces à ne pas prendre à la légère». Selon ce département, des facteurs de risques persistent et pourraient ternir les perspectives économiques pour le reste de l’année. Le MEF parle surtout des perspectives pour le second semestre 2023 dans la Revue de milieu de l’année (RMA) qu’elle vient de publier ce mois de septembre.
    ⭕Parmi les facteurs de risques avancés par le ministère figurent les impacts économiques qui découleraient du prolongement, voire de l’intensification du conflit en Ukraine. Le MEF prend également au sérieux les impacts des perturbations de la fourniture d’électricité ainsi que le risque politique en année électorale.
    ⭕« Ainsi, selon l’évolution de la situation, les projections de croissance de la loi des Finances pourraient connaître des révisions durant le deuxième semestre de 2023 », anticipe le ministère. Celui-ci avait prévu une croissance économique de 4,9% pour Madagascar pour cette année dans la Loi de finances initiales.
    ⭕Le ministère de l’Economie et des finances avait soutenu que les nombreux investissements publics et les projets en Partenariat public-privé (PPP) des secteurs productifs et sociaux mis en œuvre et achevés pour cette année devraient soutenir cette croissance économique. Il y a également les projets d’aménagement et d’irrigation des périmètres agricoles qui devaient augmenter la capacité de production agricole, notamment le riz avec une hausse attendue de 10% de la production. Sans parler de la croissance significative des activités touristiques qui était attendue de l’accueil par Madagascar des 11èmes Jeux des îles de l’océan Indien, expose le MEF dans sa RMA.
  • ENERGIE – Une production supplémentaire d’électricité de 127 MW réalisée depuis 2019

    ENERGIE – Une production supplémentaire d’électricité de 127 MW réalisée depuis 2019

    Antananarivo, 18 Septembre, 6h15 – Du travail à poursuivre. Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures annonce l’effectivité d’une production supplémentaire d’électricité de 127 MW sur la Grande île. 350 MW sont en cours de réalisation, poursuit-il dans un tableau où il annonce un bilan de 497 MW de production supplémentaires entre 2019 et 2023

     

    Pour la période 2019-2023, le MEH prévoit une production de 130 MW supplémentaires à partir de l’énergie solaire. 50 MW sont pour le moment effectivement produits à partir de cette source d’énergie pour renforcer la production d’électricité du pays. Cela inclut les 20 MW obtenus à partir de l’extension du parc solaire d’Ambatolampy ou encore les 8,4 MW produits par la compagnie minière QMM. Les projets permettant de disposer des 80 MW prévus par le MEH sont en cours de mise en œuvre, et cela inclut la mise en place de centrales solaires dans 36 districts que l’Etat va financer en vue de disposer de 50 MW supplémentaires. Les projets solaires financés par la Banque mondiale qui vont être menés dans 32 districts pour avoir 27 MW additionnels vont également contribuer à l’atteinte de cet objectif.

     

    Dans le milieu rural, le MEH rapporte une production de 12 MW supplémentaires pour les zones en dehors du réseau de la Jirama. Ce qui avait permis de donner à 214 villages, dont environ 1,5 millions de personnes un accès à l’électricité, d’après ce qu’a rapporté ce département.

     

    Le ministère de l’Energie travaille sur la mise en place d’une centrale thermique d’une puissance de 105 MW à Ambohimanambola, dont l’opérationnalisation était annoncée avant la fin de cette année. L’Etat chercherait actuellement les moyens d’acheminer les sept groupes à importer de l’Inde qui vont être utilisés pour faire tourner cette centrale thermique.

     

    Pour ce qui est des projets hydroélectriques, le MEH annonce 250 MW supplémentaires à partir de cette source d’énergie. 65 MW sont pour le moment comptabilisés comme effectifs, entre autres les 33,2 MW obtenus avec Andekaleka 4 ou les 28 MW produits par la centrale de Farahantsana. Ce ministère s’attend à disposer des 185 MW restant avec l’opérationnalisation de la centrale de Volobe avec ses 120 MW et celle de Ranomafana avec ses 65 MW.

     

    Le MEH n’inclut pas Sahofika prévus produire 192 MW dans les projets réalisés ou en cours de réalisation. Bien que les contrats sur ce projet aient été signés, les travaux sont aujourd’hui suspendus. Le ministre Solo Andriamanampisoa avait déjà annoncé au mois de mai que la recherche de nouveau constructeur en remplacement d’Eiffage dans ce projet pourrait retarder son lancement d’un an.

     

    Photo : MEH

  • CARBURANT – La fréquence des livraisons des produits pétroliers en hausse avec trois cargaisons en moins de deux mois pour Madagascar 

    CARBURANT – La fréquence des livraisons des produits pétroliers en hausse avec trois cargaisons en moins de deux mois pour Madagascar 

    Antananarivo, 16 Septembre, 16h40 – Alors que le navire « Hafnia Expedite » avait encore débuté le déchargement des produits pétroliers qu’il avait à son bord le lundi 9 septembre, l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) annonce déjà l’arrivée du navire « Hafnia Providence » autour du 5 octobre. Un troisième tanker est même déjà planifié pour arriver au début du mois de novembre de cette année, d’après cet organe de régulation du secteur pétrolier aval, vendredi.

     

    « En tout, Madagascar recevra trois cargaisons d’importation de carburants, dont du gasoil, du pétrole lampant et du super carburant de mi-septembre au début du mois de novembre, soit en moins de 60 jours », avance l’OMH en soulignant que la Grande île reçoit généralement une cargaison par mois.

     

    Madagascar dispose déjà d’un stock de 25 jours de super carburant et de 32 jours de gasoil avant même l’arrivée du navire « Hafnia Expedite » à Toamasina. « Ces autonomies nationales augmenteront de 30 jours additionnels dès la fin du déchargement de l’importation en cours, alors qu’une autre importation est déjà attendue dans 20 jours environ », indique l’OMH.

     

  • Le tourisme évènementiel à développer pour booster l’économie locale, selon la CTM 

    Le tourisme évènementiel à développer pour booster l’économie locale, selon la CTM 

    Antananarivo, 16 Septembre, 13h25 – Un domaine qui a fait ses preuves. Madagascar devra développer davantage le tourisme événementiel pour favoriser le rayonnement de la Grande île et la dynamisation de l’économie locale. C’est ce qu’a exposé dernièrement le directeur exécutif de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), Lova Rakotomalala, à la chaîne Mayotte 1ère.

     

    Ce responsable de la CTM s’est surtout appuyé sur les retombées des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI), que Madagascar a récemment accueillis, pour soutenir l’intérêt de miser sur le tourisme événementiel. La Confédération du tourisme rapporte que ces JIOI ont permis de booster les arrivées internationales, avec les 24 000 touristes qui avaient foulé le sol malgache au mois d’août. Les arrivées internationales étaient entre 10 000 et 15 000 pour les mois précédents. Ce qui a fait que Madagascar a accueilli au total 134 000 touristes durant les huit premiers mois de cette année.

     

    Les Jeux des îles ont d’ailleurs apporté une bouffée d’air frais pour les opérateurs locaux, indique le directeur exécutif de la CTM. Le secteur de l’hôtellerie en a notamment bénéficié. D’après son rapport, 80 hôtels ont été mobilisés pour accueillir près de 4 200 athlètes. Ce qui a, selon lui, entraîné jusqu’à 80% de taux d’occupation dans les établissements d’hébergement de la capitale malgache.

     

    Pour la CTM, ces résultats sont encourageants et confirment la reprise de l’économie touristique du pays. Plusieurs points essentiels doivent cependant être priorisés en urgence pour espérer un développement durable de la destination Madagascar, selon cette Confédération. Elle parle entre autres de l’amélioration de la desserte aérienne, la réhabilitation des routes et des voies d’accès aux zones touristiques, le renforcement des compétences des acteurs du secteur ou encore l’innovation dans l’offre de produits touristiques.

  • Des Bons du trésor spéciaux à hauteur de 707,98 milliards d’ariary émis au premier semestre de 2023 pour le paiement des passifs de l’Etat envers les pétroliers et pour des prêts accordés à la Jirama

    Des Bons du trésor spéciaux à hauteur de 707,98 milliards d’ariary émis au premier semestre de 2023 pour le paiement des passifs de l’Etat envers les pétroliers et pour des prêts accordés à la Jirama

    Antananarivo, 15 Septembre, 07h30 – L’Etat, dans la Loi des Finances 2023, avait prévu d’émettre des bons du trésor spéciaux (BTS) à hauteur de 1 161 milliards d’ariary pour le compte du Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) et de la Jirama durant le premier semestre de cette année. Mais il n’en a finalement réalisé que 707,98 milliards d’ariary, soit 453,03 en dessous de cette prévision, d’après les données livrées par la direction générale du Trésor (DGT).

     

    Concernant le tirage de BTS pour le GPM, la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, avait expliqué en mars qu’un accord était trouvé entre l’Etat et les pétroliers. Les deux parties se sont convenues de régler leurs dettes croisées. L’Etat devait émettre des BTS pour régler ses passifs envers les membres du GPM. Les compagnies pétrolières, de leur côté, se sont engagées, à l’époque, à reprendre le paiement des taxes et redevance sur les carburants.

     

    Selon les chiffres communiqués par les autorités locales au Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la troisième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), les dettes brutes cumulées de l’Etat envers les distributeurs de produits pétroliers, qui étaient générées par le non ajustement des prix à la pompe, s’élevaient à 960 milliards d’ariary à fin décembre 2022. A celles-ci s’ajoutaient 415 milliards d’ariary que l’Etat devait à ces pétroliers pour les réquisitions de carburants pour la Jirama.

     

    L’Etat indique avoir effectué des remboursements depuis le mois de décembre, dont 167 milliards d’ariary au mois de mars, et 735 milliards d’ariary vers la moitié du mois de mai. Avec les nouveaux passifs pour les opérations du premier semestre 2023, il devrait rester 112 milliards d’ariary de dettes brutes envers ces distributeurs vers la fin du mois de juin, selon les autorités locales.

     

    Pour le règlement des 415 milliards d’ariary dus suite aux réquisitions de la Jirama, un paiement de 150 milliards d’ariary avait été effectué par le gouvernement au mois de décembre 2022, suivi d’un autre à hauteur de 315 milliards d’ariary à mi-mai 2023. Comme indiqué par l’Etat au FMI, avec les nouvelles réquisitions entreprises durant le premier semestre de cette année, le solde cumulé pour ces opérations devrait être de 258 milliards d’ariary.

     

    Concernant les BTS en faveur de la Jirama, il s’agit d’un soutien financier de l’Etat pour la compagnie nationale qui est sous forme de prêt. L’émission de BTS vise à responsabiliser la Jirama et étant sous forme de prêt, il ne devrait pas affecter le déficit budgétaire, estimait l’Etat. Des BTS avaient déjà été émis pour cette société d’Etat, dont le plus récent est le BTS-4 Jirama qui avait été approuvé en Conseil des ministres au mois d’août. Ces Bons du trésor spéciaux sont émis pour aider la Jirama notamment dans le règlement de ses factures d’achat d’énergie auprès de ses prestataires producteurs d’électricité. La Jirama a pour obligation de rembourser l’argent public qui lui est prêté.

     

    Selon ce qui est déjà indiqué par la DGT, l’Etat avait prévu d’émettre des BTS GPM/JIRAMA d’une valeur de 279 milliards d’ariary pour le second semestre de 2023. Pour d’autres besoins, des tirages sur emprunts intérieurs sont également prévus pour cette période, dont des Bons du trésor par adjudication (BTA) d’une valeur de 373,71 milliards d’ariary, des Bons du trésor Fihary (BTF) à hauteur de 377,75 milliards d’ariary et 18,07 milliards d’ariary d’avances statutaires.

  • Madagascar Business Linkage : Une plateforme de mise en relation d’affaires des entreprises à Madagascar

    Madagascar Business Linkage : Une plateforme de mise en relation d’affaires des entreprises à Madagascar

    Opérationnelle. Madagascar Business Linkage, une plateforme de mise en relation d’affaires des entreprises formellement enregistrées à Madagascar vient d’être officiellement lancée ce jeudi. Il s’agit d’une plateforme permettant à ces entreprises de trouver des fournisseurs ou des sous-traitants. Du point de vue de l’offre, elle permettra aux entreprises désireuses de nouer des relations commerciales d’avoir de la visibilité, expose la chargée du programme SME Business linkage program (SME BLP), Sandrine Rakotovao.

    Cette plateforme numérique s’inscrit dans le cadre du SME BLP qui est initié par la Banque africaine de développement (BAD). La croissance du marché locale est l’objectif de cette institution financière dans cette initiative, souligne Sandrine Rakotovao. « Cette plateforme va surement s’ouvrir à l’export à termes mais elle se concentrera dans un premier temps sur le marché local », souligne-t-elle. Elle ajoute que « la BAD a choisi de prioriser les emplois et les ventes sur ce marché afin que les entreprises deviennent plus fortes et qu’elles puissent mieux répondre à diverses exigences ».

    Madagascar Business Linkage a été conçu par la société spécialisée dans la transformation digitale Ingenosya. La plateforme devra permettre aux entreprises d’identifier facilement les fournisseurs locaux de biens et de service et d’évaluer leurs capacités. La plateforme permet aussi de professionnaliser les fournisseurs et sous-traitants, de contribuer à améliorer la compétitivité des entreprises et de faciliter leur collaboration au sein du tissu économique local.

    Les entreprises du SME BLP, ayant bénéficié d’appuis et d’accompagnements en termes d’accès aux compétences, aux marchés et au financement, sont déjà sur cette plateforme, précise-t-elle. Les autres entreprises formelles intéressées à l’intégrer sont pour leur part invitées à s’inscrire et à l’utiliser gratuitement. Elles pourront y présenter leurs activités, s’informer sur les demandes qui y sont publiées ou encore visualiser et télécharger du contenu.

    Une campagne d’information et de promotion de cette plateforme sera lancée durant le mois d’octobre dans plusieurs villes de Madagascar. Cette opération sera menée par le SME BLP en partenariat avec les Chambres de commerce et d’industries et les antennes de l’Economic development board of Madagascar (EDBM).

  • COMMERCE – La valeur des exportations de produits de rente baisse de 39,8% durant le premier semestre 2023

    COMMERCE – La valeur des exportations de produits de rente baisse de 39,8% durant le premier semestre 2023

    Antananarivo, 14 Septembre, 15h45 – Les exportations de produits de rente de Madagascar ont connu une baisse de 16,8% en volume et de 39,8% en valeur durant le premier semestre de l’année 2023. Si le pays avait exporté 41 373 tonnes de ces produits durant les six premiers mois de l’année 2022, il n’en a exporté que 34 411 tonnes durant la même période de cette année. La valeur des exportations de ces produits de rente a également chuté de 2 856 milliards d’ariary à 1 719 milliards d’ariary.

    ⭕Ces chiffres ont été rapportés par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), qui explique notamment cette baisse par la chute des exportations de vanille qui avait perdu plus de sa moitié en volume (-56,4%) et en valeur (-54%). Les exportations du girofle avaient également accusé une baisse de 14% en volume et une baisse de 2,1% en valeur.

    ⭕La branche textile et habillement de son côté a connu un premier semestre contrasté, avec une baisse de 11,8 % en volume passant de 25 064 tonnes durant les six premiers mois de 2022 à 22 103 tonnes pour la même période de cette année.

    ⭕Cette situation, selon le MEF, résulte de la baisse des exportations dans les principaux marchés d’exportation de Madagascar notamment les Etats-Unis, la France et l’Afrique du Sud. Ce résultat est également dû à la baisse des exportations de vêtements (-15,7 % en volume et -4,0 % en valeur) suite à la fermeture de plusieurs enseignes étrangères partenaires de Madagascar. Les exportations globales de Madagascar de textile et habillement durant ce premier semestre ont néanmoins connu une légère hausse de 3,1% en valeur, passant de 1 183 milliards d’ariary à 1 146 milliards d’ariary.

    ⭕Pour ce qui est des exportations des produits miniers et minéraux, elles ont connu baisse de 7,4% en volume (de 468 259 tonnes à 433 388 tonnes) contre une hausse de 7,4% en valeur (3 073 milliards d’ariary à 3 495 milliards d’ariary).

    ⭕Selon le rapport du MEF, cette situation résulte d’une part de la baisse des exportations des principaux produits tels que le graphite (-62,9 % en volume et -53,4 % en valeur), le titane (-7,6 % en volume et +7,3 % en valeur) et le cobalt (-20,8 % en volume et -63,4 % en valeur), contrebalancée par la hausse des exportations de nickel (+9,1 % en volume et +17,8 % en valeur). Elle est également le résultat de la combinaison de différents facteurs tant au niveau national qu’international, notamment, la volatilité des prix, les inquiétudes géopolitiques et la persistance des perturbations des activités d’extraction pour le cas du titane.

    ⭕C’est la branche pêche qui a affiché une bonne performance, en considérant les données des exportations des produits halieutiques durant ce premier semestre. Les exportations des produits de la pêche ont connu une hausse de 29,96 % en volume, passant de 8 082 tonnes à 10 504 tonnes, et de 24,49 % en valeur, 301 milliards d’ariary à 375 milliards d’ariary.

    ⭕Selon le ministère de l’Economie et des finances, cette performance avait été portée par la hausse des exportations de crevettes (15,91 % en volume et 20,01 % en valeur) ainsi que l’augmentation des exportations d’autres crustacés (37,21 % en volume et 33,91 % en valeur).

    Photo d’illustration