Catégorie : Économie

  • CHANGES – Les particuliers n’ont plus à fermer leurs comptes en devises mais doivent toutefois justifier les raisons d’en disposer

    CHANGES – Les particuliers n’ont plus à fermer leurs comptes en devises mais doivent toutefois justifier les raisons d’en disposer

    Antananarivo, 1er Septembre, 11h40 – Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) a apporté des modifications sur certaines dispositions fixant les modalités d’application du Code des changes. La disposition a été présentée lors d’un Conseil de gouvernement au mois d’août, et la ministre Rindra Rabarinirinarison y a apporté une brève explication lundi. « La fermeture des comptes en devises figurent parmi les modifications que nous avons apportées sur le code des changes l’année dernière. Pour cette année, il ne s’agit plus pour certains titulaires de comptes de les fermer mais plutôt de justifier les raisons d’en disposer », indique-t-elle en marge de la présentation du dictionnaire de traduction Français-Malgaches des termes économiques et financiers.

    ⭕Le ministère avait travaillé avec la Banky foiben’i Madagasikara en 2021 sur un projet de décret pour la mise en place de nouvelles réglementations sur les comptes en devises. Cette mesure avait été prise suite au constat que la réglementation, qui restait relativement générale, peut constituer une porte ouverte à des ouvertures abusives des comptes en devises. Le département de Rindra Rabarinirinarison avait soutenu que cette situation « rend difficile le contrôle et le suivi. Or, la rétention de devises dans ces comptes diminue les offres de devises sur le MID ».

    ⭕Au mois d’août 2022, un décret modifiant certaines dispositions fixant les modalités d’application du Code des changes avait été publié par le MEF. A l’époque, les titulaires de comptes en devises ne répondant pas aux critères énoncés par ce décret devaient prendre, dans un délai de six mois, les mesures nécessaires pour leur fermeture et la cession des devises qui y sont détenues. Les banques primaires locales devaient également prendre toutes les diligences nécessaires pour s’assurer de l’effectivité de la cession des devises et de la fermeture des comptes non autorisés dans le délai imparti.

    ⭕Dans ce décret qui avait été modifié au mois d’août de cette année, l’ouverture des comptes en devises sur les livres des banques primaire locales est autorisée pour les exportateurs de biens et services, y compris les vendeurs en ligne à l’international, les non-résidents, les Institutions Financières et les bureaux de changes. Etaient également autorisés à en disposer les importateurs, les Institutions sans but lucratif ou encore les projets d’investissements dans le cadre des investissements directs étrangers à Madagascar ou les sociétés de projet dans le cadre de contrat PPP. Le ministère a également autorisé les sociétés commerciales ou organismes publics dont les statuts et les activités justifient de la nécessité de disposer de comptes en devises.

  • 24 000 tonnes de nickel et de cobalt exportés durant les sept premiers mois de l’année

    24 000 tonnes de nickel et de cobalt exportés durant les sept premiers mois de l’année

    Antananarivo, 31 Août, 8h30 – Madagascar a exporté 3 500 tonnes de nickel et de cobalt au mois de juillet. Ce qui porte à 24 000 tonnes le volume total des exportations de ces produits durant les sept premiers mois de cette année. La valeur de ces opérations durant cette période a été de 2 699,4 milliards d’ariary, selon les chiffres provisoires livrés par la Direction générale des douanes (DGD).

     

    Ce sont ces produits qui ont contribué le plus aux exportations du pays qui totalisent 8 815,2 milliards d’ariary de janvier jusqu’au mois de juillet 2023. Ils sont suivis par les céréales, les épices, et les fruits et légumes dont la valeur des exportations durant cette période avait été de 2 140 milliards d’ariary. Le textile d’une valeur de 1 388,5 milliards d’ariary vient en troisième place, d’après ce qu’a rapporté l’administration douanière.

     

    Sur ces 8 815,2 milliards d’ariary de valeurs d’exportations, ce sont les opérations vers l’Union européenne qui ont rapporté le plus pour le pays, avec une valeur de 2 798,9 milliards d’ariary. Viennent ensuite les exportations vers le Japon et la Corée avec 1 758,5 milliards d’ariary. Arrive après le bloc économique des Etats-Unis, du Mexique et du Canada dont la valeur des exportations malgaches vers cette destination était de 1 417,6 milliards d’ariary.

     

    La balance commerciale de Madagascar demeure par ailleurs déficitaire. La valeur des importations de la Grande île durant ces sept premiers mois de l’année avait été de 12 337,8 milliards d’ariary. Le pays a importé 3 034 milliards d’ariary de matières premières, 2 405,6 milliards d’ariary d’équipements, 2 278,8 d’énergies, 1 718,7 milliards d’ariary d’alimentation et 2 900,5 d’autres biens.

     

    En termes de valeurs, c’est avec le Moyen Orient que Madagascar a dépensé le plus pour ses importations, ayant valu 2 658,1 milliards d’ariary durant cette période. Les importations malgaches à partir de la Grande Chine (Chine, Taiwan, Hong Kong, Macao) viennent en seconde place avec une valeur de 2 614,9 milliards d’ariary. Puis il y a ses importations à partir de l’Union Européenne qui lui ont couté 2 339,4 milliards d’ariary.

     

  • PARTENARIAT – Madagascar renforce ses relations économiques avec la République de Corée

    PARTENARIAT – Madagascar renforce ses relations économiques avec la République de Corée

    Antananarivo, 30 Août, 9h58 – Madagascar avait déjà considéré la Corée comme un de ses partenaires majeurs. Mais les deux pays se sont convenus de renforcer ce partenariat, en signant deux protocoles d’entente visant à renforcer leurs relations économiques, lundi. Ces conventions bilatérales vont également offrir aux deux parties des opportunités d’investissement prometteuses, selon l’Economic development board of Madagascar (EDBM) qui rapporte cet événement.

    ⭕La première signature concerne le renouvellement du protocole d’entente qu’il y avait déjà entre l’EDBM et le Korean trade investment promotion agency (KOTRA). Ces deux agences entendent stimuler à travers cette convention les investissements et faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays. Comme souligné par la présidente du Conseil d’administration de l’EDBM, Lantosoa Rakotomalala, la Corée est un partenaire commercial majeur de Madagascar, ne serait-ce qu’avec le nickel qui constitue 95% des exportations malgaches vers ce pays. La Corée reste par ailleurs parmi les cinq premiers Investisseurs directs étrangers à Madagascar, souligne l’EDBM.

    ⭕Le second protocole engage les sociétés Posco international et NextSource et concerne des activités dans le secteur minier. Sa signature est une étape cruciale, selon le ministre des mines et des ressources stratégiques, Herindrainy Rakotomalala. Ce membre du gouvernement soutient que la synergie entre l’expertise coréenne et la valorisation durable des ressources stratégiques de Madagascar promet une relation mutuellement bénéfique dans les mines, la transition énergétique et numérique.

    ⭕Bien que les deux pays aient déjà travaillé ensemble sur divers projets, notamment dans le domaine de la biodiversité ou encore la modernisation de l’administration douanière malgache, ce partenariat est amené à s’élargir indique l’ambassadeur de la République de Corée à Madagascar, Son Yong-Ho. Le potentiel d’échanges commerciaux entre les deux pays est immense, notamment dans le secteur de l’agriculture ou encore dans celui du textile.

    ⭕Ce diplomate coréen a d’ailleurs signé avec la ministre des Affaires étrangères Yvette Sylla un protocole d’accord sur l’établissement d’un cadre pour la promotion du commerce et des investissements entre les gouvernements des deux pays. Pour le ministère, la mise en œuvre de ce protocole d’accord permettra aux deux parties de faciliter les échanges commerciaux, d’éliminer les barrières aux commerces et de promouvoir un climat d’affaires favorable aux investissements.

    Photo : EDBM

  • OUVRAGE – Plus de 7 000 termes économiques et financiers les plus communément utilisés traduits en malgache dans un dictionnaire édité par le ministère de l’Economie et des finances

    OUVRAGE – Plus de 7 000 termes économiques et financiers les plus communément utilisés traduits en malgache dans un dictionnaire édité par le ministère de l’Economie et des finances

    Antananarivo, 30 Août, 8h55 – « Agrégat macro-économique », « boni de liquidation », ou encore « cycle économique ». Ces expressions font partie des milliers de termes traduits dans le dictionnaire de traduction Français-Malgache des termes économiques et financiers, présenté par le ministère de l’Economie et des finances (MEF) ce lundi. Ce ministère met à la disposition de ceux qui travaillent dans ces secteurs mais également du grand public « un outil spécifique pour traduire ces termes techniques afin de faciliter la rédaction des documents officiels mais aussi les communications et partages d’informations », explique la ministre Rindra Rabarinirinarison.

    ⭕Le ministère a travaillé avec ses différents départements ainsi qu’avec l’Ordre des journalistes de Madagascar (OJM) dans l’élaboration de cet ouvrage. Le concours de la mention Économie de l’Université d’Antananarivo ainsi que des membres de l’Académie malgache a également été avancé par la directrice de communication du ministère, Haritiana Johasy.

    ⭕Cet outil devra aider les journalistes dans l’exercice de leur fonction, surtout ceux qui traitent la rubrique économie, lance le secrétaire général de l’OJM Solofo Mana Rasamoelina. « Le dictionnaire leur permettra de cerner les termes et de bien les expliquer aux lecteurs et auditeurs », poursuit-il.

    ⭕Ce dictionnaire est déjà disponible en ligne et téléchargeable gratuitement sur le site web du MEF. Il est néanmoins appelé à évoluer dans le temps, soutient la ministre Rindra Rabarinirinarison. Son département admet que cet ouvrage n’est pas parfait et n’est certainement pas figé. Des mises à jour seront probablement nécessaires à l’avenir, vu la constante évolution des vocabulaires économiques et financiers, lance le ministère.

    Photo : MEF

  • FINANCE – L’Etat se dit satisfait du travail de Rotschild&Co qui était son conseiller financier

    FINANCE – L’Etat se dit satisfait du travail de Rotschild&Co qui était son conseiller financier

    Antananarivo, 28 Août, 14h30 – Arrivé au terme de son mandat de 15 mois au mois de février 2023, Rotschild&Co affiche un bilan « plutôt satisfaisant » en tant que conseiller financier de la République de Madagascar. C’est ce qu’a rapporté la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, en marge de la présentation du dictionnaire de traduction des termes techniques économiques et financiers, ce lundi.

     

    Le contrat qui liait l’Etat avec ce groupe international spécialisé dans le conseil financier était renouvelable, mais son renouvellement ou pas n’est pas à l’ordre du jour, a soutenu le Grand argentier.

     

    Les prestations qui étaient convenues avec Rotschild&Co ont été exécutées, dont particulièrement la préparation de l’accès aux marchés financiers internationaux pour la République de Madagascar ainsi que la notation inaugurale du pays. « Les travaux en back-office auraient pu être pu complexes sans ce groupe international », confie la ministre Rindra Rabarinirinarison.

     

    La première notation souveraine pour Madagascar a été effectuée en Avril 2022. L’agence Standard and Poor’s a attribué la note B-/B, avec une perspective positive. Pour le ministère des Finances, il s’agit d’une étape franchie pour accéder aux marchés des capitaux internationaux et cette notation constitue une incitation pour les investisseurs à financer le développement de Madagascar.

     

    En mars, Rindra Rabarinirinarison avait indiqué que Madagascar avait reçu 4,168 milliards d’offres de financement. Son département rassurait toutefois n’avoir pas eu l’intention de dépasser le plafond de dette imposé par le Fonds monétaire international (FMI) que Madagascar peut contracter. Ce plafond est fixé à 800 millions de dollars par an depuis la mise en œuvre du programme sur la Facilité élargie crédit (FEC) avec cette institution de Bretton Woods.

     

    D’autres prestations avaient toutefois été confiées à Rothschild & Co, comme le refinancement de la structure de capital d’Air Madagascar et la recherche éventuelle de nouveaux investisseurs, en fonds propres ou en dette. Il y a également la mobilisation de financements pour les projets prioritaires du plan Emergence Madagascar (PEM). La ministre en charge des Finances n’a pas livré des détails sur ces points.

     

  • PRODUITS MINIERS – Un guichet unique d’exportation d’or à installer à Ivato

    PRODUITS MINIERS – Un guichet unique d’exportation d’or à installer à Ivato

    Antananarivo, 25 Août, 12h05 – Toutes les procédures sur un seul site. Un Guichet unique d’exportation (GUE) d’or, d’autres métaux précieux, de pierres précieuses et de pierres fines devrait bientôt être mis en place au niveau du Mining business center (MBC) Ivato. Le ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS) a communiqué verbalement ce projet durant le Conseil des ministres de mercredi.

     

    Le Conseil des ministres précise toutefois qu’il ne s’agit pas d’un nouveau guichet unique pour l’exportation de ces produits miniers mais plutôt de l’extension du guichet de l’administration minière. Le guichet qui sera ouvert près de l’aéroport d’Ivato regroupera en un seul lieu tous les services compétents de l’administration, notamment les services des mines, des impôts, des douanes, des recettes du Trésor, de la Finance extérieure, du Laboratoire des mines de Madagascar, l’Agence nationale de la filière or (Anor), la Police et la Gendarmerie nationale. Ce gucher est mis en place par un arrêté conjoint de tous les ministères concernés.

     

    Pour la filière aurifère en particulier, le régime de l’or soutient que toutes les procédures de contrôle administratif, de titrage, de poinçonnage, des changes, toutes procédures de recouvrement de diverses taxes fiscales et parafiscales ainsi que les procédures douanières devront être réalisées par le GUE. Tout or présenté à l’exportation doit faire l’objet de titrage et de poinçonnage officiel établis conjointement par le Laboratoire des mines et l’Anor, au sein dudit Guichet.

     

    La mise en place de ce guichet unique entre dans la mise à jour de la règlementation de l’exportation de l’or. L’Etat avait annoncé d’autres dispositions dans ce sens, dont le renforcement des conditions et des paramètres pour la mise en place du comptoir de l’or afin de cibler les entrepreneurs professionnels et légaux du secteur. Il y a également la nouvelle définition du statut d’exportation d’or ou encore la réduction de la période nécessaire pour le rapatriement de devises gagnées avec cette opération.

  • SOUTIEN FINANCIER – L’Etat prête à nouveau de l’argent à la Jirama via des Bons du trésor spéciaux

    SOUTIEN FINANCIER – L’Etat prête à nouveau de l’argent à la Jirama via des Bons du trésor spéciaux

    Antananarivo, 25 Août, 8h15 – Un décret portant approbation d’une convention de prêt entre le ministère de l’Economie et des finances (MEF) et la Jirama vient d’être adopté en Conseil des ministres mercredi. Cet acte fixe les conditions et les modalités d’émission de Bons du trésor spéciaux (BTS-Jirama 4) pour la compagnie nationale d’eau et d’électricité, selon le compte-rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

    C’est de cette manière que l’Etat apporte son soutien financier à la Jirama ces derniers temps. Vers la fin du mois de mai, des BTS-Jirama 3 avaient été émis pour la société d’Etat pour lui permettre de régler une partie de ses factures d’achat d’énergie à l’un de ses prestataires producteurs d’électricité. Comme il s’agit d’un prêt, la Jirama aura pour obligation de rembourser l’argent public utilisé pour l’appuyer financièrement.

    Comme exposé dans les discussions entre les autorités malgaches et le service du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), l’émission de BTS vise à responsabiliser la Jirama. L’appui se fait sous forme de prêt et ne devrait donc pas affecter le déficit budgétaire. La capacité de la Jirama à rembourser cette dette à court terme avait pourtant rendu les parties sceptiques et elles ont finalement reclassé le prêt en transfert, ce qui a contribué à creuser le déficit de 2022, d’après ce qui est souligné dans le rapport de la quatrième revue de la FEC.

  • Jeux des îles – Les hôteliers s’attendent à un taux d’occupation de chambres pouvant aller jusqu’à 80% 

    Jeux des îles – Les hôteliers s’attendent à un taux d’occupation de chambres pouvant aller jusqu’à 80% 

    Antananarivo, 23 Août, 18h10 – Les hôteliers de la Capitale tireront profit de l’accueil de la 11ème Jeux des Iles de l’Océan Indien. Ils s’attendent à un taux d’occupation allant de 50% jusqu’à 80% de leurs chambres, en hébergeant les délégations qui participeront à cet évènement. Un coup de pouce pour le secteur, dans la mesure où le taux d’occupation de leurs hôtels tourne pour le moment entre 25% et 35% d’après ce que confie la directrice exécutive de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (Fhorm), Tsiory Rakotondrainibe.

    Les membres de la Fhorm se sont préparés bien à l’avance pour accueillir ces JIOI 2023, rassure-t-elle. Pour un besoin de 4 240 chambres pour l’hébergement des participants à ces Jeux à Antananarivo, la Fédération des hôteliers de Madagascar dispose de 95 hôtels dans la Capitale, avec une offre de 6 905 chambres. Ces hôtels vont des non classés jusqu’aux établissements cinq étoiles et sont localisés notamment à Ankorondrano, Antanimena, Tsaralalana, Analakely, Antaninarenina ou encore à Ivato.

    Les hôteliers se seraient d’ailleurs convenus de réserver 80% de leurs chambres pour les délégations participantes aux JIOI. Ce, sans léser les touristes qui auront à leur disposition les 20% restant, avance Tsiory Rakotondrainibe. « Les opérateurs locaux sont déjà prêts, que ce soit en termes d’accueil, qu’en termes d’infrastructures. Il n’y a aucune crainte à avoir concernant la capacité d’Antananarivo à héberger les participants à cet évènement», rassure-t-elle.

    Madagascar île s’attend à une reprise significative des activités touristiques avec l’accueil des JIOI 2023, qui se déroulera au pays du 25 août au 3 septembre. Pour la Fhorm, cet évènement va promouvoir la destination Madagascar et génèrera des retombées économiques significatives. Il va participer à la relance du secteur du tourisme du pays qui avait été lourdement impacté par la crise de la Covid-19.

  • AEROPORT IVATO – La gérance du restaurant de la salle d’embarquement assurée par le groupe TAV Operation service

    AEROPORT IVATO – La gérance du restaurant de la salle d’embarquement assurée par le groupe TAV Operation service

    Antananarivo, 22 Août, 16h54 – Le restaurant MonTana dans la salle d’embarquement du terminal international d’Ivato ouvre officiellement ses portes. C’est le groupe turc TAV Operation Service qui a été sélectionné pour gérer cet établissement. Cette implantation est « non seulement le fruit d’un appel d’offres international, mais aussi d’une collaboration passionnante » entre ce groupe international ayant une expertise dans l’hospitalité des aéroports et Ravinala Airports, souligne ce gestionnaire du terminal d’Ivato dans un communiqué ce mardi.

    ⭕Pour Ravinala Airports, l’ouverture de ce restaurant « permettra d’améliorer la qualité de service offerte aux passagers ». L’établissement proposera des spécialités locales et internationales au menu, d’après une source sur place.

    ⭕Des appels d’offres étaient prévus être lancés en 2020 pour plusieurs services aéroportuaires, dont celui de la restauration au niveau du terminal international Ivato. A l’époque, l’opération pour les boutiques hors taxes avait déjà été confiée à la multinationale suisse Dufry. Le groupe turc TAV Operation Service avait aussi été sélectionné pour gérer le VIP Lounge de ce terminal.

    ⭕TAV Operation Services, se présente sur son site officiel comme la filiale de TAV Airports Holding et du groupe ADP. Ce groupe indique être l’un des principaux fournisseurs mondiaux de services d’accueil dans les aéroports et pour les voyageurs. Elle exploite plus de 80 salons dans 19 pays et offre une large gamme de services haut de gamme aux passagers.

    Photo : Ravinala Airport

  • CONSOMMATION – L’importation de riz en baisse durant le cinq premiers mois de 2023 avec 241 394 tonnes

    CONSOMMATION – L’importation de riz en baisse durant le cinq premiers mois de 2023 avec 241 394 tonnes

    Antananarivo, 22 Août, 6h05 – Le recours à l’importation de riz en baisse. Le volume de riz importés durant les cinq premiers mois de cette année a été évalué à 241 394 tonnes. Ce qui correspond à une baisse de 76 461 tonnes par rapport à la même période de l’année 2022, durant laquelle 317 855 tonnes de riz avaient été importés, comme rapporté par la cellule d’Observatoire du riz (ODR) dans le dernier bulletin qu’il a publié.

     

    Selon l’ODR, Madagascar assiste à une tendance à la baisse de l’importation après l’accroissement progressif de quantité de riz importé par le pays de 2020 à 2022, en considérant la période de janvier au mois de mai 2023. Pour cette année, c’est durant les deux premiers mois que la Grande île avait surtout recouru à des importations massives de riz. Les importations ont commencé à baisser au mois de mars (35 663 tonnes contre 47 514 tonnes au mois de mars 2022), avant de se situer à 16 798 tonnes au mois d’avril (contre 80 955 tonnes le même mois en 2022), pour finir à 17 167 tonnes au mois de mai (contre 76 087 tonnes au mois de mai 2022).

     

    L’ODR avait alors estimé que la quantité importée au mois de mai devait suffire pour assurer l’approvisionnement du marché étant donné que la Grande île était au début de la récolte à l’époque. L’Observatoire rappelle que le mois de mai est marqué par l’arrivée progressive de la nouvelle récolte dans presque toutes les régions de la Grande Ile.

     

    Ainsi, il est rapporté qu’une baisse généralisée des prix moyens du riz blanc et du paddy a été observée sur le marché national par rapport au mois d’avril 2023. Ces prix auraient baissé de 189 ariary par kilo et 179 ariary par kilo respectivement pour le riz blanc local chez les détaillants et chez les producteurs durant cette période. Pour le paddy, le prix moyen a connu une baisse de 171 ariary par kilo au mois de mai. Une situation qui a encore perduré jusqu’au mois de juin, en raison de l’abondance de l’offre en riz sur les marchés, selon toujours le bulletin de l’ODR.

     

    L’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) prévoit dans son rapport semestriel sur les marchés alimentaires mondiaux une utilisation de plus de 3,7 millions de tonnes de riz pour Madagascar pour la campagne 2023-2024. Cette organisation onusienne estime que la production nationale devra se situer à 3,2 millions de tonnes et avance que la Grande île pourrait importer 600 000 tonnes de riz cette année, contre un volume d’importation estimé à 800 000 tonnes l’année dernière.