Catégorie : Économie

  • ENTREPRENEURIAT – Madagascar obtient deux prix à l’Anzisha Prize

    ENTREPRENEURIAT – Madagascar obtient deux prix à l’Anzisha Prize

    Antananarivo, 11 août, 6h25 – Madagascar brille une nouvelle fois sur la scène entrepreneuriale africaine. Cette fois-ci, deux jeunes malgaches ont remporté des prix à l’édition 2023 de l’Anzisha Prize en Afrique du Sud. Tsantatiana Rakotoarimanga, avec son entreprise Mapwess by DSA-Dream Study Agency a remporté le Prix de la croissance des revenus. Mahefarivo Andianarinoa a pour sa part remporté le Prix des systèmes et procédures d’entreprise. Ils ont chacun remporté 10 000 dollars à ce concours.

     

    « Quand nous avons été présélectionnés pour le prix en 2021, nous nous sommes fixés comme objectif de tenir haut le drapeau du pays et qu’au moins l’un d’entre nous remporte un prix pour Madagascar. Aujourd’hui c’est incroyable. Je n’arrive toujours pas à réaliser que nous avons tous les deux gagné une catégorie », se réjouit Mahefarivo Andrianarinoa, en annonçant la nouvelle sur son compte Facebook. « Nous sommes extrêmement fiers d’avoir porté haut les couleurs de Madagascar sur la scène internationale lors de ce prestigieux concours d’entrepreneuriat », s’exclame également Tsantaniaina Rakotoarimanga sur son compte.

     

     

    Anzisha Prize est un programme de bourse qui récompense des jeunes entrepreneurs de 15 à 22 ans, dont les activités ont un fort impact sur la société. Il s’agit d’un concours visant à augmenter de manière fondamentale et significative le nombre d’entrepreneurs créateurs d’emplois en Afrique. Pendant trois ans, le programme suit les performances des entreprises et des entrepreneurs sélectionnés et distribue ensuite plus de 200 000 USD en soutien commercial et en prix à ces très jeunes entrepreneurs de tout le continent.

     

    D’autres jeunes malgaches ont déjà brillé dans ce concours, à l’instar du jeune laitier Tahina Eritiana Randriamanantahiana qui avait remporté le grand prix de l’Anzisha Prize 2016 avec un chèque de 25 000 dollars à la clé. Matina Razafimahefa, la fondatrice de Sayna, un centre de formation pour jeunes développeurs, avait aussi obtenu le deuxième prix du trophée Anzisha Prize en 2020 et avait gagné 15 000 dollars à l’époque pour lui permettre de développer son entreprise.

     

  • POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale relève à nouveau ses taux d’intérêts pour contenir davantage l’inflation

    POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale relève à nouveau ses taux d’intérêts pour contenir davantage l’inflation

    Antananarivo, 9 Août, 10h45 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) décide de relever depuis mardi à 9% son taux des facilités de dépôt qui était à 8,5% au mois de mai. Le taux des facilités de prêt marginal passe également de 10,5% à 11%, à l’issue de la réunion de son Comité monétaire, dans le cadre de la revue trimestrielle de la politique monétaire, mardi.
    ⭕La BFM estime que de nouvelles interventions se sont imposées pour mieux stabiliser l’ariary et pour contenir davantage l’inflation qui demeure élevée. L’autorité monétaire soutient aussi que les déséquilibres sur les marchés domestiques des biens et services, ainsi que sur le marché des devises, requièrent que la demande globale s’ajuste à l’offre.
    ⭕Les facilités de dépôt et les facilités de prêts sont des possibilités offertes aux banques de placer ou d’emprunter temporairement à BFM selon leur excédent ou leur besoin de liquidité. L’objectif de ces instruments du marché monétaire consiste entre autres à stabiliser les taux d’intérêt à court terme. Avec les nouveaux taux d’intérêts de la Banque centrale, les banques commerciales sont surtout encouragées à placer leur liquidité avec le taux des facilités de dépôts que la BFM a augmenté à 9% à leur profit.
    ⭕Il est inversement moins profitable pour les banques commerciales d’emprunter de l’argent auprès de la BFM avec le taux de facilité de prêt marginal qu’elle a relevé. En cas de besoin de refinancement auprès de la Banque centrale, elles vont devoir verser 11% en plus de l’argent qu’elles ont emprunté.
    ⭕Comme rapporté par le Fonds monétaire international (FMI), la BFM s’est engagée à maintenir une politique restrictive afin de placer l’inflation sur une trajectoire descendante. L’autorité monétaire a augmenté ses taux directeurs de 40 points de base au mois de mai pour répondre à l’accélération de l’inflation au début de 2023 et contenir les effets de l’augmentation des prix du carburant en juillet 2022 et les pressions potentielles sur la demande dues aux ajustements salariaux en mai 2022. Le FMI a soutenu que la Banque centrale BFM devrait continuer à relever ses taux si nécessaire pour revenir à une inflation stable et à un chiffre.
    ⭕Les taux d’intérêt ont été relevés en ce mois d’août, pour la septième fois depuis novembre 2021. Et la BFM dit être attentive aux changements des facteurs pouvant influencer les prix et procédera à la révision de ses instruments en cas de déviation significative par rapport à ses prévisions.
  • COOPÉRATION – Le potentiel d’investissements à Madagascar exposés au secteur privé rwandais

    COOPÉRATION – Le potentiel d’investissements à Madagascar exposés au secteur privé rwandais

    Antananarivo, 8 Août, 6h15 – Madagascar en opération séduction au Rwanda. La délégation malgache, en mission économique et politique à Kigali, a saisi la tenue du Rwanda-Madagascar business forum, organisée pour l’occasion, pour présenter le potentiel d’investissements de la Grande île au secteur privé Rwandais. Les entrepreneurs des deux pays ont déjà convenu de prioriser des secteurs tels que l’agrobusiness, le tourisme, les technologies de l’information et de la communication et les mines, selon la présidence de la République, rapportant ce forum d’affaires.

     

    Ces liens d’affaires entre les deux pays se sont vu scellés à travers deux conventions, la première entre l’Economic development board of Madagascar (EDBM) et le Rwanda development board (RDB), les deux agences nationales de promotion des investissements des deux pays. La seconde convention lie les groupements du secteur privé malgache aux membres de la Fédération du secteur privé du Rwanda.

     

    C’est « à l’Etat de mettre le cadre pour l’amélioration du climat des investissements à Madagascar », rassure le président Andry Rajoelina. Le Chef de l’Etat malgache réitère également son engagement à assurer la mise en œuvre de ces conventions qui viennent d’être signées pour qu’elles aient « des résultats quantifiables et mesurables », précise la direction de la communication de la Présidence.

     

    Plusieurs rencontres sont encore prévues dans le cadre de cette mission politique et économique au Rwanda. Au programme, des réunions B2B permettront aux représentants du secteur privé des deux pays de créer mais surtout de concrétiser des liens d’affaires dans plusieurs secteurs. Ce sera également une occasion pour les opérateurs malgaches de découvrir les opportunités d’investissements au Rwanda et d’établir des partenariats ou des collaborations avec des entreprises comme des institutions de recherche rwandaises pour favoriser le transfert de connaissances et de compétences techniques.

     

    La création d’un Business council Rwanda-Madagascar est également attendue de cette mission. Il s’agit d’un conseil d’affaires qui va non seulement travailler sur les opportunités d’investissements mais qui s’attèlera également au développement des échanges commerciaux entre les deux pays.

     

  • Le vol MD 050 de Madagascar Airlines fait demi-tour à Ivato suite à la fermeture de l’espace aérien au Niger

    Le vol MD 050 de Madagascar Airlines fait demi-tour à Ivato suite à la fermeture de l’espace aérien au Niger

    Antananarivo, 7 Août, 19h25 – Les passagers du vol MD050 de Madagascar Airlines qui devaient arriver à Paris ce lundi à 8h05 ne devraient atterrir à Roissy que ce mardi à 10h40. Sauf changement, leur vol qui a dû faire demi-tour sur Antananarivo après avoir décollé dimanche à 22h00 a été reporté dans la nuit de ce lundi à mardi. Selon le communiqué de la compagnie, l’avion est censé décoller à 00h10 de l’aéroport international d’Ivato pour arriver à Paris Charles de Gaulle mardi à 10h40.

     

    Selon les données partagées par divers sites de suivi des vols, l’avion qui a opéré le vol MD050 a dû faire demi-tour au niveau de l’espace aérien de la République centrafricaine. Ayant décollé d’Ivato aux environs de 22h dimanche soir, l’avion est revenu sur la même piste un peu avant 8h ce lundi matin. Madagascar Airlines explique ce retour par « la fermeture inattendue de l’espace aérien du Niger ». Elle parle d’un « incident indépendant de sa volonté » tout en rappelant « que la sécurité des vols est sa priorité absolue ».

     

    Madagascar Airlines n’indique pas le trajet qu’empruntera le vol MD050 de ce mardi. Air France, depuis le 5 Août, avait déjà choisi de passer par les espaces aériens de l’Éthiopie et de l’Egypte pour rallier Paris, selon toujours les informations des sites de suivi des vols. Il s’agit du même couloir emprunté par l’avion qui a été affrété par Madagascar Airlines pour opérer son vol Antananarivo – Paris du 2 août.

     

    Dimanche, les autorités nigériennes arrivées au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat ont décidé de fermer l’espace aérien du Niger. « Face à la menace d’intervention qui se précise à partir des pays voisins, l’espace aérien nigérien est fermé à compter de ce jour dimanche (…) jusqu’à nouvel ordre », indique le communiqué de la junte publié juste après l’expiration de l’ultimatum de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cédéao). Le communiqué assure que « toute tentative de violation de l’espace aérien » entraînera « une riposte énergique et instantanée ».

     

  • INFRASTRUCTURES – L’efficacité de la gestion des investissements publics jugée « faible » par la Banque mondiale

    INFRASTRUCTURES – L’efficacité de la gestion des investissements publics jugée « faible » par la Banque mondiale

    Antananarivo, 7 Août, 15h45 – Seulement 30% des fonds engagés pour les investissements dans les infrastructures publiques sont effectivement dépensés. Et ces dépenses sont souvent faites pour des projets mal sélectionnés et exécutés, expose la Banque mondiale. D’après cette institution de Bretton Woods, l’efficacité de la gestion des investissements publics, dans l’ensemble, est faible, note-t-elle dans le document sur son nouveau Cadre de partenariat (CPF) avec Madagascar pour la période 2023-2027.

     

    La Banque mondiale rappelle avoir élargi, entre autres, son programme pour le secteur routier, notamment avec le renforcement des institutions chargées des entretiens routiers, dans le précédent CPF. Cette institution financière indique élargir son soutien au secteur des transports avec le nouveau cadre de partenariat, compte tenu de l’importance de la connectivité des transports pour maximiser l’accès aux services du capital humain.

     

    Pour justifier cette disposition, la Banque mondiale explique que Madagascar reste très fragmentée en raison du manque de connectivité physique, malgré la présence de presque tous les modes de transport. Les routes restent la principale voie de transport, mais leur accès et leur densité sont parmi les plus faibles, expose-t-elle. « Le manque de connectivité isole les communautés rurales et limite l’accès au marché et les incitations à produire un surplus en investissant dans des technologies et des pratiques d’amélioration de la productivité », expose cette institution financière, en ajoutant que ce problème de connectivité limite également l’efficacité, la performance et la résilience des systèmes et marchés alimentaires, tout en amplifiant les risques liés à la sécurité alimentaire.

     

    Madagascar a, selon la Banque mondiale, besoin de toute urgence d’une meilleure connectivité des infrastructures. L’objectif est d’améliorer l’accès de la population aux services publics de base et aux marchés, de stimuler la croissance économique et de créer des opportunités équitables.

     

    Pour cette institution de Bretton Woods, les technologies numériques sont très prometteuses pour la croissance économique de Madagascar. Le niveau d’utilisation d’Internet reste cependant faible, et les appareils et services à large bande restent inabordables pour la plupart des gens.

     

    L’accès à l’électricité est également faible et le service n’est pas fiable. Pour la Banque mondiale, « les services fournis par la Jirama sont médiocres et dépendent des combustibles fossiles, et le tarif ne couvre pas les coûts de production élevés ». Aussi, « le déficit tarifaire représente une subvention annuelle du trésor public de 71 millions de dollars », avance ce partenaire principal de Madagascar dans le domaine de l’énergie.

     

    La Banque mondiale a approuvé un crédit de 400 millions de dollars pour le projet Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (DECIM). Un projet qui devra contribuer à doubler l’accès à l’énergie de 33,7 % à 67 % à Madagascar et à ajouter 3,4 millions d’utilisateurs d’Internet supplémentaires pour promouvoir l’inclusion socio-économique.

     

  • Le potentiel d’exportation de minerais de titanes et de leur concentré estimé à 194 millions de dollars pour Madagascar

    Le potentiel d’exportation de minerais de titanes et de leur concentré estimé à 194 millions de dollars pour Madagascar

    Antananarivo, 6 Août, 10h30 – Un secteur qui pourrait rapporter davantage. Madagascar dispose d’un potentiel d’exportation de minerais de titanes et de leur concentré, estimé par le Centre du commerce international (ITC) à 194 millions de dollars. Ce qui représente un écart significatif par rapport à la valeur des exportations réelles de ces produits miniers par Madagascar qui est à 109 millions de dollars, selon les données livrées par cet organisme de coopération technique conjoint de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

     

    Madagascar représenterait 3% des réserves mondiales d’ilménite et de rutile, les deux principaux minéraux de titane, selon la Cartographie des chaines de valeur des minéraux de transition de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). La Grande île contribue à 4% à la production mondiale de ce minerai et l’exporte principalement aux Etats-Unis et au Canada.

     

    Selon l’ITC, la valeur des exportations réelles de minerais de titanes et de leur concentré en partance de Madagascar est de 50 millions de dollars chacune pour les Etats-Unis et Canada. La Grande île exporte également du titane vers la Chine, pour une valeur de 7,6 millions de dollars, selon ce centre international.

     

    Les marchés avec le potentiel d’exportation le plus élevé de ce minerai pour Madagascar sont la Chine, le Japon et le Taipei chinois, avance le Centre du commerce international. La Chine montre, selon l’ITC, la différence en valeur la plus importante entre les exportations potentielles et réelles, indiquant une possibilité de réaliser des exportations additionnelles équivalant à 38 millions de dollars. Le potentiel d’exportation de titane de la Grande île vers le Japon est de 34 millions de dollars et de 24 millions de dollars pour le Taipei chinois, livre ce Centre.

     

    La majorité du titane métallique est utilisée dans le secteur de l’aérospatiale, indique l’ITIE. Le titane est utilisé, principalement en Chine pour produire les alliages résistants à la corrosion, qui sont requis dans les éoliennes et la génération d’énergie géothermique, d’hydroélectricité et d’énergie nucléaire, précise cette organisation œuvrant dans la transparence minière.

  • L’Etat et le secteur privé s’engage dans la mise en place du Conseil national des huiles essentielles

    L’Etat et le secteur privé s’engage dans la mise en place du Conseil national des huiles essentielles

    Antananarivo, 4 Août, 21h30 – Une production et des exportations qui se font dans un cadre de dialogue public-privé. C’est un des objectifs de la mise en place du Conseil national des huiles essentielles (CNHE), à laquelle l’Etat et le groupement privé qui se spécialise dans le secteur s’engagent dans le Pacte sur l’industrialisation.

     

    Pour y parvenir, l’Etat, à travers le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) s’engage à adopter le décret sur la mise en place de ce CNHE au mois de septembre de cette année. Le secteur privé pour sa part s’engage à le faire fonctionner, avec une composition égale de 50/50 pour les deux parties. Des conseils régionaux des huiles essentielles devraient par ailleurs être mis en place au mois de décembre 2024, selon le Pacte sur l’industrialisation.

     

    Les huiles essentielles figurent parmi les cinq secteurs considérés comme porteurs d’avantages comparatifs pour Madagascar et qui vont être boostés à travers cette convention économie liant le secteur public et le secteur privé. Les deux parties ambitionnent de faire de Madagascar un producteur d’huiles essentielles et d’extraits de plantes qui soit non seulement reconnu pour son professionnalisme mais qui soit également capable de développer de nouveaux produits vers des nouveaux marchés.

     

    Afin de mettre en œuvre cette vision, le secteur public et le secteur privé se sont convenues sur quelques orientations stratégiques, dont celles touchant la structuration, la professionnalisation et l’uniformisation des procédures requises dans le cadre de la règlementation. Il y a également celles sur la qualification et la normalisation des produits, la promotion de la filière ou encore la création de valeur ajoutée sur les matières au niveau national.

     

  • PRODUITS DE PECHES – Les redevances versées par les sociétés exportatrices de crabes passent d’environ 500 millions d’ariary à 2,8 milliards d’ariary, selon le rapport du ministre de la pêche et de l’économie bleue

    PRODUITS DE PECHES – Les redevances versées par les sociétés exportatrices de crabes passent d’environ 500 millions d’ariary à 2,8 milliards d’ariary, selon le rapport du ministre de la pêche et de l’économie bleue

    Antananarivo, 4 Août, 15h40 – Des réformes qui paient. Les redevances versées par les sociétés exportatrices de produits halieutiques ont connu une hausse significative ces derniers temps. Cette augmentation des contributions des opérateurs a surtout été enregistrée dans les filières crabe et crevette, d’après le rapport du ministre de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB), Paubert Mahatante, sur les activités de son département.

    ⭕Dans une vidéo publiée sur la page Facebook du ministère, ce membre du gouvernement indique qu’elles sont 29 sociétés à exporter des crabes pêchés à Madagascar. Si les redevances versées par ces opérateurs tournaient auparavant entre 400 et 500 millions d’ariary par an, ils verseraient actuellement 2,8 milliards d’ariary, confie le ministre Paubert Mahatante, en insistant que c’est une hausse obtenue grâce aux réformes entreprises dans la filière pêche.

    ⭕Vers la fin de l’année 2021, le ministère avait sorti une note indiquant le quota d’exportation de crabes scylla serrata pour 2022. Il avait été souligné que Madagascar avait à exporter 4 750 tonnes de cette espèce de crabes pour l’année dernière. 18 sociétés avaient été autorisées à exporter des crabes congelés et 14 autres pouvaient exporter des crabes vivants.

    ⭕Les réformes ont également payé dans la gestion de la filière crevette. Elles ont permis de multiplier au moins par six le montant des redevances versées par le Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar (GAPCM), selon le ministre Paubert Mahatante, en indiquant que cette redevance tournait auparavant autour de 4 et 5 milliards d’ariary par an.

    ⭕D’après les données publiées par le département de la Pêche au mois de février de cette année, les redevances versées par les opérateurs de crevettes étaient passées de 2,075 milliards d’ariary en 2020 à 13,081 milliards d’ariary en 2022, avec les 3 332 tonnes de crevettes exportées par la Grande île l’année dernière. Les six sociétés exportatrices qui avaient obtenu leur agrément pour cette campagne ont pour leur part totalisé 108,5 milliards d’ariary avec ce dernier volume d’exportation.

    ⭕Le ministre Paubert Mahatante s’est par ailleurs félicité des résultats des négociations sur le nouvel accord de pêche qui lie Madagascar et l’Union Européenne (UE). Il rappelle que dans l’ancien accord, 92 navires européens étaient autorisés à pêcher sur les eaux malgaches entre 2018 et 2019 pour des recettes globales de 8,924 millions d’euros et un appui sectoriel de 700 000 euros. Le nouvel accord pour la période 2023-2026 autorise 61 navires, pour un paquet financier de 12,8880 millions d’euros et un appui sectoriel de 1,100 millions d’euros. Ce nouvel accord de pêche entre Madagascar et l’Union Européenne est appliqué à titre provisoire à partir du 1er juillet et pour une durée de quatre ans, comme indiqué dans le journal officiel de l’UE en date du 19 juillet 2023.

    Photo : MPEB

  • MISSION ECONOMIQUE – Le secteur privé malgache au Rwanda à la quête d’opportunités d’investissement

    MISSION ECONOMIQUE – Le secteur privé malgache au Rwanda à la quête d’opportunités d’investissement

    Antananarivo, 4 Août, 6h30 – Agenda chargé pour les opérateurs économiques de la Grande île qui vont se déplacer au Rwanda, dans le cadre de la mission politique et économique de haut niveau que mènera une forte délégation malgache conduite par le président de la République sur place. Ces membres du secteur privé de Madagascar s’y rendront pour saisir les opportunités d’investissement dans ce pays mais également pour établir des partenariats avec notamment les entreprises membres de la Fédération rwandaise du secteur privé (PSF).

     

    Plusieurs rencontres sont au programme. Il y aura entre autres des réunions B2B qui permettront aux représentants du secteur privé des deux pays de créer mais surtout de concrétiser des liens d’affaires dans plusieurs secteurs, comme les mines, l’agriculture, les infrastructures ou encore les télécommunications. Ce sera également une occasion pour les opérateurs malgaches de découvrir les opportunités d’investissements au Rwanda et d’établir des partenariats ou des collaborations avec des entreprises comme des institutions de recherche rwandaises pour favoriser le transfert de connaissances et de compétences techniques.

     

    Les groupements du secteur privé malgache, comme le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) ou encore le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) travailleront par ailleurs avec les membres de la PSF de Rwanda sur la création d’un Business council Rwanda-Madagascar. Un conseil d’affaires qui va non seulement travailler sur les opportunités d’investissements mais s’attèlera également sur le développement des échanges commerciaux entre les deux pays. L’Economic development board of Madagascar (EDBM) va d’ailleurs préparer, avec le Rwanda development board (RDB) une mission économique rwandaise dans la Grande île.

     

    Au-delà d’une prospection des opportunités au Rwanda, ce déplacement permettra à la délégation malgache de s’imprégner des meilleures pratiques sur le modèle de collaboration public-privé de ce pays. Ils pourront ainsi analyser sur place les moyens d’améliorer le dialogue entre les autorités publiques et les opérateurs privés.

     

    Selon l’EDBM, l’économie rwandaise dépend notamment des exportations de thé et de café ainsi que du tourisme. L’agriculture est la principale activité économique de ce pays, et son secteur industriel est fortement lié à la transformation des produits agricoles. Le tourisme est pour sa part une importante source de devise pour le Rwanda. Et à ces secteurs s’ajoutent encore les mines, dont la production de tantale, ou le secteur tertiaire qui contribue à environ 47,8% de son PIB.

     

     

  • Les huiles essentielles et la transformation minière parmi les cinq secteurs priorisés conjointement par l’Etat et le secteur privé

    Les huiles essentielles et la transformation minière parmi les cinq secteurs priorisés conjointement par l’Etat et le secteur privé

    Antananarivo, 2 Août, 6h15 – Les priorités de Madagascar en matière d’industrialisation définies. L’Etat et le secteur privé ont arrêté cinq secteurs considérés comme porteurs d’avantages comparatifs pour le pays et qui seront boostés à travers le Pacte sur l’industrialisation que les deux parties ont signé lundi. Les secteurs qui ont été ciblés sont l’agro-industrie, le textile et l’habillement, l’énergie renouvelable, les huiles essentielles et la transformation minière. « Des secteurs de base qui répondent aux besoins de la population », souligne un communiqué du ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation.

     

    Concernant ce quatrième secteur, l’Etat comme le secteur privé ambitionnent de faire de Madagascar un producteur d’huiles essentielles et d’extraits de plantes qui est non seulement reconnu pour son professionnalisme mais également capable de développer de nouveaux produits vers des nouveaux marchés. Aussi, en 2026, les exportateurs d’huiles essentielles de Madagascar devront être des références de qualité et de professionnalisme avec un potentiel majeur de développement de productions reconnu au niveau international. L’objectif est aussi qu’en 2030, ils pourront être des partenaires incontournables et des partenaires commerciaux attractifs pour d’autres pays.

     

    Pour le secteur minier qui est aussi priorisé, les deux parties ont une vision commune qui consiste à développer des activités extractives et une industrie de transformation minière. Elles estiment que ces activités seront des moteurs de croissance et de décollage économique, et contribueront également à convertir Madagascar d’un pays essentiellement agricole en un pays minier d’ici 2040. Pour mettre en œuvre cette vision, l’Etat et le secteur privé se sont convenues sur des orientations stratégiques consistant, entre autres, à améliorer le profil risque-pays de Madagascar, à augmenter la création de valeur ajoutée locale, à renforcer les incitations à la transformation locale des produits miniers et à multiplier les partenariats entre acteurs nationaux et internationaux.

     

    L’Etat et le secteur privé conviennent, dans le Pacte sur l’industrialisation, de prendre des engagements réciproques pour le développement de ces cinq secteurs, afin de promouvoir le développement et la croissance du secteur industriel de Madagascar. Les deux parties se fixent d’ailleurs comme objectif de faire passer la part du secteur industriel malgache qui est actuellement de 15% à 30% en 2040, grâce à cette convention économique. Ce, en transformant au maximum les ressources locales de manière compétitive et intégrée aux échanges internationaux.

     

    Selon le Syndicat des industries de Madagascar (SIM), ce Pacte synthétise les activités majeures à mettre en œuvre dans ces cinq secteurs prioritaires. Et sa signature constitue une étape importante pour le secteur industriel de la Grande île car elle marque l’officialisation d’une volonté commune et d’une ferme détermination du secteur public et du secteur privé d’aller vers une nouvelle ère industrielle, indique le groupement. « Aucun développement ne peut se faire sans un secteur privé fort et sans une industrie forte et développée », reconnaît le ministre en charge de l’Industrialisation, Edgard Razafindravahy, ainsi que le rapporte un communiqué de presse du ministère.

     

    Une relation fiable doit cependant exister entre les deux parties et celles-ci doivent se considérer en permanence comme partenaires et non des adversaires, insiste le président du SIM, Tiana Rasamimanana. Un Conseil national pour l’industrialisation de Madagascar (CNIM) sera alors mis en place pour assurer le pilotage et le suivi de la mise en œuvre des engagements transversaux prévus dans le Pacte.

     

    Le secteur privé, par ailleurs, a profité de la cérémonie de signature de ce Pacte sur l’industrialisation pour demander la sortie des textes sur la Zone économique industrielle (ZEI), sur le Fonds national pour le développement industriel (FNDI). Les décrets d’application de la Loi sur les Investissements ou encore celui de la Loi sur le développement industriel qui sont attendus.