Catégorie : Économie

  • Le ministère de l’Energie étudie la possibilité de provoquer de la pluie de façon artificielle pour abreuver la centrale d’Andekaleka

    Le ministère de l’Energie étudie la possibilité de provoquer de la pluie de façon artificielle pour abreuver la centrale d’Andekaleka

    Antananarivo, 23 Juillet, 16h45 – De la pluie provoquée en vue. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures Solo Andriamanampisoa estime que les nuages qui se sont formés sur le ciel d’Andekaleka ces derniers temps sont propices au déclenchement d’une pluie artificielle. Cette opération est en étude avec le service de la météorologie, et devrait être entreprise afin d’augmenter le niveau des cours d’eau qui font tourner la centrale hydroélectrique de la Jirama sur place, d’après ce qu’avait avancé ce membre du gouvernement.

    Le niveau de l’eau au niveau d’Andekaleka est déjà assez bas par rapport à son niveau de l’année dernière. Les vannes du barrage du site ont même dû être fermées depuis la fin du mois d’avril pour pouvoir en stocker. Cette ressource stockée sert à maintenir le fonctionnement de la centrale, expose le ministre de l’Energie.

    La période d’étiage a démarré plus tôt que d’habitude cette année. Cette situation est enregistrée non seulement à Andekaleka, mais également sur d’autres sites comme Mantasoa, Mandraka, Tsiazompaniry, Farahantsana et Antelomita qui servent dans la production d’électricité. Parallèlement, le faible ensoleillement constaté dans certaines zones fait que la centrale solaire d’Ambatolampy censée produire 40 mégawatts d’électricité ne produit que 10 mégawatts actuellement.

    La Jirama doit ainsi s’appuyer en grande partie sur la capacité des centrales thermiques. Cette disposition contraint la compagnie nationale d’eau et d’électricité à utiliser davantage de carburants dans sa production d’électricité. C’est en tout cas avec cette mesure que la Jirama prévoit d’alléger la fréquence des délestages d’électricité subis par ses abonnés.

  • Le nouvel accord de pêche entre Madagascar et l’Union Européenne appliqué à titre provisoire à partir du 1er juillet

    Le nouvel accord de pêche entre Madagascar et l’Union Européenne appliqué à titre provisoire à partir du 1er juillet

    Antananarivo, 21 Juillet, 17h10 – Le Conseil de l’Union Européenne (UE) avait autorisé le 26 juin la signature, au nom de l’UE, de l’accord de son partenariat dans le domaine de la pêche durable avec Madagascar pour la période de 2023 à 2027 ainsi que son protocole de mise en œuvre. Cette décision est publiée dans le Journal officiel de l’Union Européenne du 19 juillet 2023.

    Il est indiqué que le président du Conseil de l’UE est « autorisé à désigner la ou les personnes habilitées à signer l’accord et le protocole au nom de l’Union ». Et que cet accord, tout comme ce protocole, sont « appliqués à titre provisoire à partir du 1er juillet 2023 sous réserve de sa signature, ou à partir de la date de sa signature s’il est signé après le 1er juillet 2023, dans l’attente de l’achèvement des procédures nécessaires à son entrée en vigueur », indique le Conseil de l’UE.

    Le Conseil de l’Union européenne rappelle que huit cycles de négociations ont eu lieu avec Madagascar pour permettre la finalisation de cet accord de pêche ainsi que son protocole de mise en œuvre qui avaient été paraphés le 28 octobre 2022. Selon ce Conseil, les objectifs de cet accord sont de permettre aux navires de l’Union européenne d’exercer leurs activités dans la zone de pêche de Madagascar ou encore de renforcer la collaboration des deux parties dans le développement d’une politique de pêche durable et une exploitation responsable des ressources halieutiques dans la zone de pêche de Madagascar et dans l’Océan Indien.

    Le conseil de l’Union Européenne soutient, pour justifier cette récente décision, que l’ « accord et le protocole devraient entrer en application dans les meilleurs délais, étant donné l’importance économique que revêtent les activités de pêche des navires de l’Union dans la zone de pêche de Madagascar et la nécessité de réduire autant que possible la durée pendant laquelle ces activités sont interrompues ».

    Le protocole qui s’applique pour une période de quatre ans à partir de la date de son application provisoire s’applique aux activités des navires de l’UE dans la zone de pêche de Madagascar, ciblant les espèces de thonidés et espèces assimilés. Il s’applique aussi à la mise en œuvre des domaines de coopérations visés, dans le domaine scientifique et technique, économique et sociale, le suivi, le contrôle et de la surveillance ainsi que la lutte contre la pêche Illégale, non déclarée et non règlementée (INN), ou encore la coopération administrative.

    Il est rappelé que les possibilités de pêche sont accordées à 65 navires de l’Union, dont 32 thoniers senneurs espagnols, français et italiens. Il y aura également 13 palangriers de surface espagnols, français et portugais d’une jauge brute supérieure à 100 et 20 palangriers de surface français d’une jauge brute inférieure ou égale à 100.

    L’accord parle également de contrepartie financière, dont la valeur totale pour la totalité de la période de 4 ans, s’élève à 12,880 millions d’euros soit 3,220 millions d’euros par ans. Ce montant global est composé de 7,2 millions d’euros correspondant à la contrepartie financière de l’UE et de 5,680 millions d’euros correspondant à la valeur estimée des contributions des armateurs.

    Dans cet accord de pêche, l’Union Européenne et Madagascar se disent résolues à poursuivre une coopération économique et sociale plus étroite et équitable visant à instaurer et à renforcer une pêche durable. Les deux parties entendent également contribuer à une meilleure gouvernance des océans et au développement des activités de l’économie bleue liées à la pêche, y compris par le développement des investissements impliquant des entreprises des Parties et en liaison avec les objectifs de développement de Madagascar.

  • DELESTAGE – L’augmentation des camions transporteurs de carburant pour la Jirama comme principale solution 

    DELESTAGE – L’augmentation des camions transporteurs de carburant pour la Jirama comme principale solution 

    Antananarivo, 20 Juillet, 19h10 – Le compte à rebours a déjà commencé. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Solo Andriamanampisoa, a dévoilé à la presse sa stratégie pour alléger, voire supprimer le délestage qui sévit dans de nombreuses localités. Lors d’une conférence de presse, ce jeudi, à Ampandrianomby, le membre du gouvernement annonce l’augmentation du nombre des camions transporteurs de carburant comme l’une des principales solutions pour arriver à cet objectif.

    Solo Andriamanampisoa rapporte que “le niveau des eaux qui alimentent les centrales thermiques est très bas. Donc nous devons renforcer la production des centrales thermiques », confie-t-il. Or, le manque de transporteurs de carburants en provenance de Toamasina pour Antananarivo, Mahajanga et Toliara est la source du problème, laisse-t-il entendre.

    Le ministre de l’Energie estime qu’avec  » 100 camions citernes par jour qui tournent, le délestage devrait être allégé  » dans ces trois grandes villes. Il faut, selon lui, 20 camions citernes pleins en direction d’Antananarivo, 20 autres en chargement à Toamasina, 20 en déchargement et 20 en route pour Toamasina en permanence par jour.

    En ce moment, environ 70 camions sont opérationnels et le ministre croit que dans trois semaines, le deadline du Chef de l’Etat pour résoudre ce problème de délestage, il y aura 100 camions qui tournent par jour. Des discussions sont en cours avec les camionneurs.

    Financièrement, la société d’État ne devait pas avoir de problème selon le ministre.  » Ce sera toujours dans le prix de revient de la Jirama », conclut-il.

  • ENERGIE – Le prix du gaz conditionné dans la bouteille de 9kg passe de 63 000 ariary à 60 800 ariary

    ENERGIE – Le prix du gaz conditionné dans la bouteille de 9kg passe de 63 000 ariary à 60 800 ariary

     

    Antananarivo, 19 Juillet, 17h25 – Baisse du prix du gaz. Vitogaz Madagascar, premier distributeur de gaz domestique dans la Grande île, annonce ce mercredi que le prix de la bouteille de 9 kg passe à 60 800 ariary, s’il était de 63 000 ariary auparavant. “Les prix dans toutes les régions de l’île ont effectivement connu une baisse”, précise la compagnie.

     

    La bouteille de 9kg n’est pas le seul concerné par la baisse. La baisse moyenne est de 3,5%, de 1 000 ariary à 3 100 ariary selon les bouteilles. Vitogaz explique cette baisse des prix par le recul du prix du gaz de pétrole liquéfié (GPL) sur le marché international. “D’autres baisses ne sont pas exclues si les cours mondiaux continuent à être favorables et si la parité de l’ariary vis à vis des monnaies étrangères retrouve sa vigueur”, ajoute la compagnie.

     

  • SECTEUR AURIFERE – L’augmentation du capital minimum des entreprises exportatrices parmi les critères de reprise des exportations de l’or

    SECTEUR AURIFERE – L’augmentation du capital minimum des entreprises exportatrices parmi les critères de reprise des exportations de l’or

    Antananarivo, 19 Juillet, 9h08 – Des détails sur les critères de reprise des exportations de l’or livré. L’Etat a indiqué au Fonds monétaire international (FMI) la poursuite de son travail sur la réorganisation du secteur aurifère afin de reprendre « dès que possible » les exportations de ce métal précieux. Les autorités indiquent s’être appuyées sur les résultats de l’enquête qu’elles ont réalisée en juillet 2021 et ont avancé la sortie du décret sur le régime de l’or adopté par le Conseil des ministres au mois de mars.
    ⭕Selon l’Etat, l’opérateur devra disposer d’un agrément de comptoir dont la délivrance est désormais déterminée par décret ministériel pour pouvoir exporter. Le capital minimum requis des entreprises exportatrices d’or a également été augmenté et un contrôle plus strict de l’actionnariat a été mis en place. Et la période de validité d’une licence a été ramenée à un an afin d’améliorer le contrôle.
    ⭕La période de rapatriement des devises a aussi été ramenée à deux mois pour les exportations par voie aérienne et le contrôle au niveau du Système intégré de gestion des opérations de change (SIGOC) sera renforcé. Un arrêté a d’ailleurs été pris pour lever la suspension des exportations d’or. Tous les règlements seront finalisés avant la délivrance des licences d’exportation, avance l’Etat.
    ⭕La suspension des exportations de l’or en 2020 par l’administration minière avait été motivée par sa volonté d’assainir et de mettre en œuvre la réforme de la gouvernance de la filière aurifère. Le volume de l’or légalement exporté n’a d’ailleurs été que de 3,051 tonnes en 2018, alors que selon les investigations menées à Dubaï où est expédiée la grande partie de l’or malgache, entre 12 et 15 tonnes ont été exportées illicitement dans ce pays.
    Photo : Pixabay
  • L’Etat se dit déterminé à apurer pour cette année les 1 089 milliards d’arriérés envers les pétroliers qu’il a accumulés en 2022

    L’Etat se dit déterminé à apurer pour cette année les 1 089 milliards d’arriérés envers les pétroliers qu’il a accumulés en 2022

    Antananarivo, 17 Juillet, 8h15 – Tout régler cette année. Les autorités malgaches ont fait part au Fonds monétaire international (FMI) de leur détermination à apurer les arriérés que l’Etat a accumulés envers les pétroliers en 2022. Ce passif s’élève à environ 1 089 milliards d’ariary, ont-elles communiqué à cette institution de Bretton Woods, dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).

     

    Les dettes brutes cumulées de l’Etat envers les distributeurs de produits pétroliers, qui étaient générées par le non ajustement des prix à la pompe, s’élevaient à 960 milliards d’ariary à fin décembre 2022. A celles-ci s’ajoutaient 415 milliards d’ariary que l’Etat devait à ces pétroliers pour les réquisitions de carburants pour la Jirama. Mais ces compagnies devaient aussi de l’argent à l’Etat, dont des arriérés de Redevance pour l’entretien routier (RER) et de Redevance pour le développement du secteur (RDS) s’élevant à 287 milliards d’ariary. C’est en déduisant ces redevances de la somme des dettes brutes cumulées et du solde cumulé des réquisitions que sont obtenus le montant de 1 089 milliards d’ariary de passif que l’Etat devait payer aux pétroliers.

     

    L’Etat a commencé à s’acquitter de ce qu’il doit depuis le mois de décembre 2022. Sur les 960 milliards d’ariary de dettes liées à la subvention implicite des carburants avec le maintien des prix, le gouvernement avait effectué un transfert de 167 milliards d’ariary pour les pétroliers à la fin du mois de mars 2023. Celui-ci avait été suivi d’un autre transfert de 735 milliards d’ariary vers la moitié du mois de mai. Avec les nouveaux passifs pour les opérations du premier semestre 2023, Il devrait rester 112 milliards d’ariary de dettes brutes envers ces distributeurs vers la fin du mois de juin, selon les projections dans le rapport sur la quatrième revue de la FEC.

     

    Pour le règlement des 415 milliards d’ariary pour les réquisitions de la Jirama, un paiement de 150 milliards d’ariary avait été effectué par le gouvernement au mois de décembre 2022. Se sont ensuite des paiements de 315 milliards d’ariary à mi-mai 2023. Avec les nouvelles réquisitions entreprises durant le premier semestre de cette année, le solde cumulé pour ces opérations devrait être de 258 milliards d’ariary.

     

    Ainsi, vers la fin du mois de juin de cette année, le montant des dettes liées au maintien des prix à la pompe et celles pour les réquisitions de la Jirama s’élèvent à 370 milliards d’ariary. Une dette que l’Etat doit donc encore aux pétroliers.

     

    Les compagnies, de leur côté, ont également procédé à l’apurement de leurs arriérés de taxes sur l’importation des produits pétroliers pour 2021 et 2022. Vers la fin de l’année dernière, ces taxes impayées s’élevaient à 1 193 milliards d’ariary. Les pétroliers avaient alors réglé 231 milliards d’ariary à la fin du mois de mars 2023, 962 milliards d’ariary en mi-mai et 235 milliards d’ariary vers la fin du mois de juin. Les pétroliers ont ainsi tout réglé. Et la reprise des paiements ponctuels des taxes douanières pétrolières par les distributeurs de carburant depuis mai fourniront des liquidités au Trésor et aideront à atteindre les objectifs révisés en matière de recettes, exposent les autorités au FMI.

     

    Toutefois, les arriérés envers le Fonds d’entretien routier (RER) et le ministère de l’Energie (RDS) n’ont pas encore été réglés. Ces redevances non versées s’élèvent à 350 milliards d’ariary à la fin du mois de juin de cette année. C’est donc le montant de ce que les pétroliers doivent encore à l’Etat.

     

  • SOCIÉTÉ D’ÉTAT – La Jirama espère renouer avec les bénéfices en 2027

    SOCIÉTÉ D’ÉTAT – La Jirama espère renouer avec les bénéfices en 2027

    Antananarivo, 16 Juillet, 18h45 – L’optimisme est permis. Les autorités malgaches indiquent travailler sur la finalisation de la nouvelle stratégie pour la restauration de la situation financière de la Jirama. Elles ont avisé le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) que la mise en œuvre de cette stratégie devra permettre le redressement de la compagnie nationale à moyen terme. Il est alors prévu, selon la partie malgache, que la Jirama commencera à générer des bénéfices en 2027.

     

    Les changements au niveau de l’équipe dirigeante de la Jirama ont retardé la finalisation de son nouveau plan de redressement prévu être effectué à la fin du mois de décembre 2022. Une nouvelle équipe de direction est en train d’être engagée par le biais d’un processus de recrutement international, avec le soutien de la Banque mondiale.

     

    Pour l’heure, la Jirama tourne à perte. Les tarifs moyens de l’électricité restent loin des coûts de production. Le coût moyen de production de l’électricité de la Jirama a été estimé à 1 272 ariary par kilowattheure en 2022, soit plus de deux fois le prix de vente moyen qui est de 550 ariary par kilowattheure. Il est alors souligné que la société d’Etat ne peut pas continuer à fonctionner sans le soutien du gouvernement.

     

    Pour expliquer cette situation, la Banque mondiale avait déjà exposé de son côté que la dépendance de la Jirama à l’égard des carburants coûteux pour environ la moitié de sa production d’électricité est symptomatique de son incapacité à développer des ressources nationales à moindre coût telles que l’énergie hydraulique et solaire. Plus de 55% de sa production sont fournis par les producteurs d’électricité indépendants. Or cette institution de Bretton Woods soutient que ces productions se font dans le cadre de contrats d’achat d’électricité négociés directement à des conditions défavorables à la compagnie nationale.

     

    La Banque mondiale a par ailleurs souligné que même les transferts gouvernementaux d’environ 100 millions de dollars par an à la Jirama ne permettent plus à la compagnie de maintenir sa viabilité financière. Et pourtant, cette société d’Etat avait atteint le seuil de rentabilité en 2009.

     

  • Des prêts de 27 millions de dollars de la SFI pour trois fournisseurs de services financiers à Madagascar

    Antananarivo, 16 Juillet, 7h30 – Renforcer la croissance des micros, petites et moyennes entreprises (MPME). C’est l’objectif du partenariat de la Société financière internationale (SFI) avec trois fournisseurs des services financiers malgaches de premier plan que sont la Première agence de microfinance (PAMF), la Caisse d’épargne et de crédit agricole mutuels (Cecam) et la Société générale Madagascar (SGM), annoncé en ce mois de juillet. Ce partenariat devra stimuler l’accès au financement des MPME mais également pour renforcer la résilience du secteur financier et contribuer à la croissance économique, explique la SFI.

     

    La société financière internationale va investir jusqu’à 27 millions de dollars en monnaie locale, sous forme de financement à long terme, dans ces trois fournisseurs de services financiers pour les aider à fournir des financements indispensables à des milliers de MPME malgaches. Le financement se compose de prêts équivalents en monnaie locale de 20 millions de dollars à la SGM, de 5 millions de dollars à la CECAM et de 2 millions de dollars à la PAMF, détaille cette institution membre du groupe de la Banque mondiale.

     

    Pour la SFI, les prêts en monnaie locale, qui réduisent le risque de fluctuation monétaire, sont soutenus par le Mécanisme de financement mixte et le Mécanisme de financement en monnaie locale du guichet du secteur privé de l’Association internationale de développement (IDA-PSW). « En décembre 2022, la Caisse d’Epargne et de Crédit Agricole Mutuels (CECAM) a obtenu de la SFI un prêt de 5 millions de dollars sur 4 ans, lui permettant de financer, par le biais de prêts individuels, au moins 11 000 membres travaillant dans les zones rurales et dans le secteur agricole », déclare Serge Rajaonarison, directeur général de la Cecam.

     

    La SFI estime que les petites entreprises sont essentielles à la croissance économique et à la création d’emplois à Madagascar. Ce partenariat devrait ainsi permettre d’augmenter les financements essentiels pour ces entreprises et d’envoyer un signal de son soutien afin d’attirer davantage d’investisseurs, selon cette institution financière.

  • PARTENARIAT – Le vice-président de la Banque européenne d’investissement attendu à Madagascar

    PARTENARIAT – Le vice-président de la Banque européenne d’investissement attendu à Madagascar

    Antananarivo, 15 Juillet, 9h45 – Ambroise Fayolle bientôt à Madagascar. Ce vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) se rendra au pays du 17 au 18 juillet pour discuter du renforcement de la coopération de cette institution financière avec ses partenaires publics et privés à Madagascar, d’après ce qu’a annoncé la BEI dans un communiqué publié vendredi.

     

    Ce responsable, notamment du financement de la BEI Monde en Afrique et de ses actions en faveur du climat, est prévu rencontrer le Président de la République malgache, des membres du gouvernement, la délégation de l’Union Européenne et des autres partenaires internationaux de Madagascar. Ces discussions offriront, selon la BEI, « une plateforme pour explorer les opportunités de coopération plus étroite et les nouveaux investissements stratégiques à l’appui des objectifs de développement du pays ».

     

    L’annonce d’un « soutien important » de la BEI en faveur des investissements du secteur privé dans l’agriculture par son vice-président est déjà avancée. Cet appui devrait avoir un impact positif sur la sécurité alimentaire de la Grande île, souligne cette institution financière. Ambroise Fayolle saisira également cette occasion pour mettre en évidence les progrès réalisés dans le cadre du projet d’électrification de zones rurales annoncé en début de cette année.

     

    Pour le vice-président de la BEI, sa visite officielle offrira une excellente occasion de renforcer le partenariat de cette banque avec Madagascar pour relever les défis d’investissement et pour soutenir le développement durable et la résilience de la Grande île. La BEI qui soutient avoir déjà soutenu des projets importants dans les infrastructures comme celles touchant les secteurs de l’eau et des transports ou encore la réhabilitation de la RN6 ou de la RN13. Son appui aux investissements à long terme à Madagascar pour les infrastructures essentielles ainsi que pour le secteur privé s’élève depuis 1970 à 904 millions d’euros, précise-t-elle.

  • APPUI FINANCIER – L’Etat prévoit des transferts de 722 milliards d’ariary pour la Jirama pour cette année

    APPUI FINANCIER – L’Etat prévoit des transferts de 722 milliards d’ariary pour la Jirama pour cette année

    Antananarivo, 11 Juillet, 12h08 – Une société sous perfusion. Les transferts prévus par l’Etat pour la Jirama s’élèvent à 722 milliards d’ariary pour l’année 2023. Et l’Etat entend se limiter à cet appui, quitte à ajuster la production pour rester dans cette enveloppe, exposent les autorités dans le Mémorandum de politique économique et financière (MPEF) qu’elles ont préparé dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI).

    ⭕L’Etat n’a initialement prévu que 300 milliards d’ariary de subvention opérationnelle pour la Jirama pour cette année. Or, les demandes de carburant pour approvisionner ses centrales thermiques ont déjà atteint environ 258 milliards d’ariary à la fin du mois d’avril 2023. La nécessité de stopper l’accumulation des arriérés de la Jirama et d’assurer la continuité de ses opérations en 2023 requiert une augmentation de 422 milliards d’ariary de l’enveloppe des transferts, indiquent les autorités.

    ⭕Celles-ci ont avisé le FMI de leurs intentions de couvrir tout besoin de financement supplémentaire en réaffectant les dépenses ou en augmentant ses recettes afin de respecter le critère de solde primaire intérieur convenu. Elles se sont notamment engagées à veiller à ce que toute réaffectation éventuelle des dépenses pour la Jirama ne réduise pas les transferts aux institutions sociales et aux ministères.

    ⭕L’Etat s’est alors engagé à fournir au service du FMI des rapports mensuels sur les recettes et les coûts de la Jirama et à publier systématiquement les résultats de tous les appels d’offres pour l’achat de carburant. Les autorités se sont également engagées à informer la Banque mondiale ainsi que le FMI des détails de tout paiement à la Jirama ou à ses fournisseurs.

    ⭕Pour renforcer la transparence et la responsabilité, les états financiers de la Jirama pour les trois dernières années de 2020 à 2022 devaient être publiés en ligne avant la fin du mois de juin. Ce document avait été publié par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH). Il est rapporté dans l’extrait des comptes annuels de la compagnie nationale que pour l’exercice clos au 31 décembre 2022, le total de ses passifs s’élevait à 3 353 milliards d’ariary, s’il se situait encore à 2 945 milliards d’ariary vers la fin de l’année 2021.

    ⭕Toujours dans cette optique de responsabilisation de la Jirama, le gouvernement avait émis des Bons du trésor spéciaux pour payer ses arriérés de 2022. Cet appui est sous forme de prêt, formalisé par la signature d’une convention entre les deux parties. Il est ainsi censé ne pas affecter le déficit budgétaire. La capacité de la Jirama à rembourser cette dette à court terme rend les parties sceptiques et elles ont finalement reclassé le prêt comme un transfert qui a contribué à creuser le déficit de 2022, indique le rapport de la quatrième revue sur la FEC.