Catégorie : Économie

  • CIRCULATION FIDUCIAIRE – 86,248 milliards d’ariary dépensés par la Banky foiben’i Madagasikara pour la fabrication des billets et monnaies en 2022

    CIRCULATION FIDUCIAIRE – 86,248 milliards d’ariary dépensés par la Banky foiben’i Madagasikara pour la fabrication des billets et monnaies en 2022

    Antananarivo, 11 Juillet, 6h57 – Emettre des nouveaux billets a un coût. Sur un total de 88,988 milliards d’ariary des charges sur circulation fiduciaire, les charges de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) pour la fabrication de billets et monnaies au titre de l’exercice 2022 étaient de 86,248 milliards d’ariary. Celles-ci correspondent au coût des billets et monnaies émis pendant cette période, indique l’autorité monétaire dans le rapport sur ses états financiers arrêtés au 31 décembre 2022 après audit.

    ⭕Par rapport au coût d’exploitation de la BFM pour l’exercice précédent, une hausse de 6,938 milliards d’ariary est enregistrée concernant le coût d’émission de ces billets et monnaies puisque les charges y afférent ont été de 79,166 milliards d’ariary au 31 décembre 2021. La BFM explique cette hausse de charges par l’augmentation de 9,21% du nombre de caisses émises entre les deux périodes, passant de 6 969 à 7 611 caisses, d’une part, et par la comptabilisation en 2022 des charges liées aux billets neufs émis mais stockés dans les caisses auxiliaires à fin décembre 2021, de l’autre.

    ⭕Pour les autres charges sur circulation fiduciaire, les frais de destruction de billets et monnaies ont coûté 32 milliards d’ariary à la Banque centrale. Les frais de transport de fonds et assurances lui ont coûté 1,879 milliards d’ariary, avec d’autres charges d’élevant à 830 milliards d’ariary.

    ⭕Par ailleurs, les frais de personnel qui entrent également dans le coût d’exploitation de la BFM se sont élevés à 128,361 milliards d’ariary en 2022. L’autorité monétaire a déboursé 89,979 milliards d’ariary pour la rémunération de son personnel ou encore 19,788 milliards d’ariary de charges sociales.

    ⭕Malgré toutes ces charges, la Banque centrale rapporte que son résultat net de l’exercice 2022 s’est soldé par un bénéfice de 455,122 milliards d’ariary. Ce qui constitue une hausse de 363,912 milliards d’ariary par rapport à son bénéfice au titre de l’exercice 2021 qui était de 91,210 milliards d’ariary.

  • ELECTRICITE – Une hausse des tarifs « envisagée » en 2024

    ELECTRICITE – Une hausse des tarifs « envisagée » en 2024

    Antananarivo, 10 Juillet, 9h55 – Un produit vendu de plus en plus à perte. Le coût moyen de production de l’électricité de la Jirama est estimé à 1 272 ariary par kWh en 2022. Ce qui constitue plus du double du prix de vente moyen de cette production à ses abonnés, qui est de 550 ariary par kWh. Cette situation ne permet pas à la société de fonctionner sans le soutien du Gouvernement, expose le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport sur la quatrième revue de son programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec Madagascar.

    ⭕Les tarifs moyens de l’électricité restent ainsi loin des coûts de production de la Jirama malgré la mise en œuvre de nouvelles structures tarifaires aussi bien pour les ménages malgaches que pour les entreprises. C’est ainsi que les autorités malgaches annoncent dans le Mémorandum de politique économique et financière (MPEF) qu’elles ont préparé dans le cadre de la quatrième revue de la Facilité élargie de crédit (FEC). « D’autres augmentations tarifaires pourraient être mises en œuvre au début de l’année prochaine », peut-on lire dans le document qui précise que cet ajustement est « envisagé après les élections de novembre ».

    ⭕La mise en œuvre de l’optimisation tarifaire « Optima », l’intensification des efforts de recouvrement et le renforcement de la lutte contre la fraude ont permis de redresser les revenus de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Son chiffre d’affaires a avoisiné les 852 milliards d’ariary en 2022, soit une augmentation de 13% par rapport à 2021, indiquent encore les autorités dans le MPEF. L’optimisation tarifaire pour les clients non résidentiels « Optima business » a également été ensuite mise en œuvre au mois d’août 2022.

    ⭕Les pertes de la Jirama à fin 2022 sont néanmoins estimées à environ 666 milliards d’ariary, équivalant à 1,1% du PIB de Madagascar, dans un contexte de prix élèves des carburants. Cette société d’Etat a reçu une subvention gouvernementale de 500 milliards d’ariary l’année dernière. La somme de la subvention opérationnelle et des paiements directs aux fournisseurs par le gouvernement pour le compte de la Jirama, y compris pour les réquisitions de carburant, représente environ 857 milliards d’ariary, soit 1,4 % du PIB en 2022.

    ⭕Afin de réduire les coûts opérationnels de la Jirama, les autorités comptent, par ailleurs, sur les investissements dans les sources d’énergie renouvelables. Ceci tient compte de l’hybridation des centrales thermiques avec des économies annuelles potentielles de 154,5 milliards d’ariary. Il y a également la réparation et l’opérationnalisation de la quatrième turbine à la centrale hydroélectrique d’Andekaleka, avec des économies de 172 milliards d’ariary en 2023 par rapport aux coûts de l’énergie thermique. Puis l’installation des parcs d’énergie solaire dans 46 villes à travers le pays, ce qui pourrait permettre des économies annuelles de 80 milliards d’ariary.

    ⭕Les autorités indiquent également que des mesures de contrôle de la production peuvent être envisagées à court terme. L’Etat vise à limiter les vols de combustibles et les pertes non techniques d’électricité en s’appuyant sur un nouveau système de contrôle du transport et du stockage des combustibles et en utilisant des systèmes de smart-grid pour détecter les fraudes. Des économies de 11,5 milliards d’ariary sont attendues cette année avec cette disposition. Les autorités finalisent aussi l’installation de compteurs prépayés pour toutes les administrations d’ici fin 2023 afin d’éliminer les arriérés du gouvernement envers la Jirama.

  • ETATS FINANCIERS – Un bénéfice de 455,122 milliards d’ariary pour la Banky foiben’i Madagasikara au titre de l’exercice 2022

    ETATS FINANCIERS – Un bénéfice de 455,122 milliards d’ariary pour la Banky foiben’i Madagasikara au titre de l’exercice 2022

    Antananarivo, 9 Juillet, 11h55 – Les affaires se sont nettement améliorées pour la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM). Son résultat net de l’exercice 2022 s’est soldé par un bénéfice de 455,122 milliards d’ariary. Ce qui constitue une hausse de 363,912 milliards d’ariary par rapport à son bénéfice au titre de l’exercice 2021 qui était de 91,210 milliards d’ariary. Ces chiffres sont détaillés dans le rapport sur les états financiers de la BFM arrêtés au 31 décembre 2022 après audit.

     

    La Banque centrale indique par exemple avoir augmenté de 146,488 milliards d’ariary son revenu net d’intérêts sur les investissements entre ces deux périodes, passant de 75,959 milliards d’ariary en 2021 à 222,367 milliards d’ariary en 2022. Ce revenu de la BFM provient principalement des investissements étrangers et de ses placements dans des banques.

     

    L’autorité monétaire malgache avait également enregistré un accroissement de produits d’intérêts sur ses opérations de placement « au jour le jour » et « à terme ». Une performance qui résulte de la hausse des capitaux investis en dollar et en yuan, conjuguée à celle des taux offerts par les contreparties notamment sur ses placements à termes en dollars. Le rapport parle d’aussi de hausse de produits d’intérêts sur titres en devises.

     

    Ce rapport sur les états financiers de la BFM détaille aussi son résultat issu de ses opérations de change qu’elle avait effectuées l’année dernière. Ce résultat avait affiché une perte de change réelle de 601 millions d’ariary contre 6 339 millions d’ariary en 2021. Ce résultat négatif est essentiellement dû à des transactions réalisées à des taux de change généralement inférieurs aux cours de référence. La Banque centrale a, en outre, enregistré un gain de change latent de 575 097 millions d’ariary.

     

    Pour ce qui est des coûts d’exploitation nets de la Banque centrale, ils avaient atteint 261,848 milliards d’ariary. Ils comprennent ses charges sur circulation fiduciaire, ses frais de personnel, ses charges nettes d’exploitation et ses dotations aux amortissements et aux dépréciations sur les actifs nettes des reprises sur provisions.

  • COMMERCE – Un droit additionnel au droit de douane de 12% sur l’importation de farine en provenance de l’Inde, d’Egypte, de la Turquie et de la Russie

    COMMERCE – Un droit additionnel au droit de douane de 12% sur l’importation de farine en provenance de l’Inde, d’Egypte, de la Turquie et de la Russie

    Antananarivo, 9 Juillet, 8h15 – Une taxe supplémentaire pour la farine importée d’Inde, d’Egypte, de Turquie et de Russie. Il s’agit d’un droit additionnel ad valorem au taux de 12% de la valeur CAF sur l’importation des « farines de froment (blé) ou de méteil ; et c’est une mesure de sauvegarde provisoire prise par l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) de Madagascar à la demande de la Branche de production nationale (BPN). La mesure est déjà entrée en vigueur depuis le 1er mars et appliquée pour une durée de 200 jours à compter de cette date », d’après ce avait été notifié au niveau du Comité des sauvegardes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

     

    La branche de production nationale de farine avait déposé une requête auprès de l’ANMCC, demandant l’application d’une mesure de sauvegarde face aux importations « tellement accrues » de ce produit qui sont préjudiciables à leur égard. Et l’imposition de cette mesure « est décidée compte tenu de la situation critique de la BPN » qui « s’est manifestée par la chute soudaine de la production et des ventes à peine deux ans d’activités » avec l’évolution imprévue des circonstances et l’accroissement des importations.

     

    D’après ce qui avait été notifié au niveau du Comité des sauvegardes de l’OMC par l’ANMCC, les importations de farine de Madagascar ont connu un accroissement de 12 points d’indice durant la période considérée. La quantité importée est passée de 165 000 à 185 000 tonnes entre 2020 et 2022. Une hausse considérable de 25 points a été enregistrée l’année dernière. Et en termes relatifs par rapport à la production nationale, les importations ont connu un accroissement de 17 points d’indice entre 2021 et 2022.

     

    Il est également rapporté que « le marché local de farine est dominé par les produits importés qui détient plus de la moitié de la consommation totale durant toute la période d’analyse ». Malgré une capacité de production faible en 2020, la BPN a pu augmenter pendant sa phase de croissance en 2021. Mais cette augmentation a été freinée déjà en 2022 à cause de l’accroissement des importations de farine. « Les consommateurs ont commencé à opter progressivement pour la farine produite localement depuis 2020. Cependant, le volume de vente a diminué de 75 points d’indice en 2022 par rapport à l’année précédente. En général, la branche de production nationale de farine rencontre des difficultés pour vendre sa production, se traduisant par une accumulation de stocks d’année en année » d’après la notification reçue par l’OMC.

     

    La BPN avait déposé sa requête, dont l’examen a abouti à sa recevabilité. L’ANMCC a ensuite décidé d’ouvrir une enquête de sauvegarde sur les importations de farine à Madagascar depuis le 18 février. La durée de cette enquête est d’environ 9 mois prorogeable jusqu’à 12 mois.

     

    Une audition publique dans le cadre de cette enquête a été organisée par l’ANMCC le 08 juin 2023 avec la participation des producteurs, des importateurs, des exportateurs, des Gouvernements des pays exportateurs et des associations des consommateurs. Pour l’ANMCC, l’audition publique constitue une étape primordiale de l’enquête puisqu’elle donne la possibilité à toutes les parties intéressées de présenter leurs vues, arguments et thèses opposés et de défendre leurs intérêts par rapport à l’enquête. La décision finale appartient à l’ANMCC sur l’application ou non de ces mesures de sauvegarde après avoir reçu et étudié les soumissions de toutes les parties intéressées durant cette consultation.

    Photo : Pixabay

  • TRANSPORT – Le Port d’Ehoala s’active dans le développement du cabotage maritime national

    TRANSPORT – Le Port d’Ehoala s’active dans le développement du cabotage maritime national

    Antananarivo, 8 Juillet, 9h45 – Développer davantage le transport maritime interne. La société qui gère le Port d’Ehoala indique avoir travaillé depuis deux ans sur des options visant à supporter le développement du cabotage national. A part la mise en place d’un tarif compétitif et préférentiel en ariary déjà approuvée par l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF) l’année dernière, le directeur général de ce port, Andriantsoa Rabiaza y ajoute la mise en œuvre de mesures de sécurité suivant les standards internationaux pour y parvenir.

     

    Mais il y a également l’amélioration de l’équipement de déchargement pour le renforcement de la performance opérationnelle de ce port, qui célèbre en ce mois de juillet son quatorzième année d’implantation à Tolagnaro. Son gestionnaire s’active en tout cas à Ehoala, en ayant conscience du rôle clé du cabotage national.

     

    Cette infrastructure constitue actuellement un levier de développement socio-économique de la région Anosy où elle est implantée. C’est au niveau du port d’Ehoala que sont livrés en partie les produits pour les besoins de la population locale, tels que les Produits de première nécessité (PPN), les carburants ou encore les matériaux de construction. Et c’est à partir de ce port que partent à l’exportation les produits phares de cette région, comme les langoustes, le mica ou l’ilménite produite par la compagnie QMM. Ce port d’utilité publique participe au désenclavement de la région et facilite l’acheminement des vivres dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire dans le Sud de Madagascar.

     

    Le Port d’Ehoala participe également au développement du tourisme à Tolagnaro. Elle a permis particulièrement de promouvoir le tourisme de croisière sur place. Depuis 2010, ce port a accueilli 65 navires de croisières avec à leur bord 48 977 croisiéristes qui ont pu visiter Tolagnaro et ses alentours.

     

    Ce port répond par ailleurs aux normes International ship and port security (ISPS). Ce qui offre à ses usagers des garanties pour leurs produits comme pour leur sécurité physique, rassure son directeur général, Andriantsoa Rabiaza. « Passer par un port aux normes ISPS leur ouvre également la porte à des marchés de plus en plus exigeants quant au respect des normes de sécurité et de sûreté », livre-t-il.

     

  • CLASSEMENT – Madagascar se trouve à la 91ème place mondiale en matière de liberté économique

    CLASSEMENT – Madagascar se trouve à la 91ème place mondiale en matière de liberté économique

     

    Antananarivo, 6 Juillet, 9h55 – Pas d’évolution. Madagascar a gardé pour cette année le même score de liberté économique de 58,9 sur 100 de l’année dernière. Ce qui classe son économie à la 91e place de l’indice de liberté économique 2023 et la met parmi les économies « peu ou pas libre » selon la catégorisation du think thank The Heritage foundation.

     

    Madagascar se trouve en 9ème position sur 47 pays dans la région de l’Afrique subsaharienne, bien que son score global soit inférieur à la moyenne mondiale de 59,3. La Grande île se place, entre autres, derrière l’île Maurice avec son score de 70,6, de la Côte d’Ivoire et de son score de 60,4, ou encore des Seychelles créditées de 59,5 sur 100.

     

    L’indice, qui évalue les économies dans le monde et qui en est à sa 29e édition en 2023, comprend des scores de liberté économique et des données macroéconomiques actualisés. Le document livre également des comparaisons entre pays qui mettent en évidence l’importance de cette liberté économique.

     

    Pour le cas de Madagascar, il y est indiqué que « le cadre institutionnel est encore insuffisant et le risque permanent d’instabilité politique continue de saper une grande partie des progrès réalisés dans la réduction de la pauvreté ». Il y est également mentionné que « le système judiciaire est sous-développé et que les procédures administratives alambiquées facilitent la corruption, ce qui affaiblit les fondements d’une activité économique libre ». L’Indice ajoute que « les politiques nécessaires pour soutenir l’ouverture des marchés ne sont pas fermement institutionnalisées ».

    Le classement 2023 repose sur quatre piliers de la liberté économique que sont l’état de droit, la taille du gouvernement, l’efficacité des régulateurs et l’ouverture des marchés. L’état de droit est PAR exemple globalement faible à Madagascar. Les scores du pays en matière de droits de propriété (41,7), d’efficacité judiciaire (34,4) et d’intégrité du gouvernement (23,8) sont inférieurs à la moyenne mondiale.

  • SOCIÉTÉ D’ETAT – Le total des passifs de la Jirama à 3 353 milliards d’ariary en 2022

    SOCIÉTÉ D’ETAT – Le total des passifs de la Jirama à 3 353 milliards d’ariary en 2022

    Antananarivo, 4 Juillet, 10h24 – Un fardeau qui s’alourdit. Pour l’exercice clos au 31 décembre 2022, le total des passifs de la Jirama s’élevait à 3 353 milliards d’ariary, s’il se situait encore à 2 945 milliards d’ariary vers la fin de l’année 2021. C’est ce qui est rapporté dans l’extrait des comptes annuels de la compagnie nationale publié par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH). Le document précise cependant qu’il s’agit de situations financières avant audit de la compagnie nationale d’eau et d’électricité.
    ⭕Ce passif du bilan se décompose en trois parties, à savoir les capitaux propres, son passif non-courant et son passif courant. Les capitaux propres de la Jirama pour l’exercice 2022, symbolisant sa trésorerie toujours disponible, ont été de -2 441 milliards d’ariary, d’après l’extrait de ses comptes annuels. Ils tiennent compte du capital social, des réserves ainsi que du résultat net qui a été négatif de -666 milliards d’ariary.
    ⭕Les éléments du passif non-courant qui étaient de 3 148 milliards d’ariary l’année dernière sont les emprunts et les provisions que la Jirama n’était pas contrainte de régler dans le cadre de l’exploitation normale, au cours de l’exercice qui suivait. Celui-ci tient par exemple compte d’une subvention d’investissement de 1 094 milliards d’ariary, d’emprunts et de dettes extérieures de 1 597 milliards d’ariary ou encore d’impôts différés de 4,330 milliards d’ariary.
    ⭕Le passif courant de la Jirama en 2022 qu’elle doit régler durant son exploitation sur l’exercice comptable suivant a été pour sa part de 2 647 milliards d’ariary. La société d’Etat doit entre autres 54,171 milliards d’ariary de dettes à court termes ou encore 2 584 milliards d’ariary pour ses fournisseurs et comptes rattachés.
    ⭕Pour améliorer sa santé financière, la Jirama a publié un avis de concours de projet sur le recouvrement de ses créances auprès de ses abonnés « grands comptes » et particuliers. Il avait été annoncé la mise en place d’un service spécialement dédié à cette opération, avec un objectif de recouvrer 200 milliards d’ariary que ces abonnés n’avaient pas payés entre 2018 et 2022.
    ⭕La sélection d’un prestataire qui saura mettre en place un système digitalisé et de logiciels pour contrôler la production, le transport et la distribution de l’électricité de la Jirama avait parallèlement été avancée. Ceci dans l’objectif de réduire ses pertes techniques qui sont évaluées à 150 milliards d’ariary annuellement.
    ⭕L’Etat, de son côté, a par ailleurs déjà décidé de ne plus subventionner la Jirama et préfère lui prêter désormais de l’argent. Cette nouvelle disposition oblige la société d’Etat à rembourser l’argent public qui lui est prêté. La Jirama aurait d’ailleurs mis ses biens non stratégiques ou hors production comme garantie pour pouvoir bénéficier du prêt octroyé par l’Etat.
  • COOPÉRATION – La délégation malgache de la quatrième mission économique Madagascar-Canada ramène 1,4 millions de dollars de commandes

    COOPÉRATION – La délégation malgache de la quatrième mission économique Madagascar-Canada ramène 1,4 millions de dollars de commandes

    Antananarivo, 3 Juillet, 12h20 – Un séjour fructueux. La quatrième mission économique Madagascar-Canada qui s’est déroulée du 8 au 19 mai dernier rapporte un bilan positif et encourageant. La délégation malgache n’est pas rentrée au pays les mains vides. Les exportateurs reviennent avec un carnet de commandes bien garni à l’issue de cette mission de perspective économique sur ce vaste marché de l’Amérique du Nord.
    ⭕“Après un mois, les commandes fermes obtenues par les entrepreneurs se chiffrent déjà à 1,4 millions USD et ils ont enregistré plus d’une centaine d’intentions d’achat », indique la Chambre de commerce et de coopération Canada Madagascar (CanCham) dans un communiqué. Celle-ci évoque « des accords avec des organismes d’appui à l’entrepreneuriat et à l’exportation sont conclus”.
    ⭕Pour promouvoir les produits d’exportation du pays, la délégation d’opérateurs malgaches a sillonné six villes canadiennes à savoir Toronto, Montréal, Trois-Rivières, Drummondville, Québec et Ottawa. Dès leur arrivée dans ce vaste marché, la délégation a participé au salon international de l’alimentation à Toronto et à des séances de rencontres B2B, des rencontres avec des partenaires potentiels, avec des organismes d’appui à l’entrepreneuriat et à l’exportation, avec des membres de la diaspora, et des visites d’usines, indique la CanCham.
    ⭕L’objectif de cette mission reste toujours le même, c’est à dire, de conquérir le marché canadien et de booster les relations commerciales entre les deux pays. En effet, de 2018 à 2021, les exportations malgaches au Canada n’ont jamais excédé les 11 millions de dollars canadien, elles ont plus que doublé en 2022 en atteignant 24,6 millions de dollars canadien, selon les chiffres publiés par Statistiques Industrie/Canada, Affaires Mondiales Canada.
    ⭕“Les produits et services malgaches commencent à bien se faire connaître et à se faire apprécier sur le marché canadien, voire nord-américain. Les missions commerciales successives commencent à porter leurs fruits”, conclut la CanCham dans son communiqué. Elle donne déjà rendez-vous pour une nouvelle mission économique l’année prochaine.
    Photo : CanCham
  • Un cadre de concertation autour de la gestion des finances publiques entre le Gouvernement et ses partenaires techniques et financiers en cours de mise en place

    Un cadre de concertation autour de la gestion des finances publiques entre le Gouvernement et ses partenaires techniques et financiers en cours de mise en place

    Antananarivo, 2 Juillet, 9h20 – Accord. Le gouvernement et les partenaires de développement de Madagascar se sont convenus sur les termes de référence du cadre de partenariat qui les lie dans la gestion des finances publiques. C’est ce document qui détaille toutes les conditions de fonctionnement ainsi que les dialogues à mener, en vue de la mise en place d’un cadre de concertation entre les autorités malgaches et ces partenaires techniques et financiers dans ce domaine, indique le ministère de l’Economie et des finances (MEF).

     

    Lors de la signature de ces termes de référence, vendredi, les deux parties ont insisté sur l’importance de renforcer leur collaboration pour que celle-ci puisse assurer l’efficacité, la coordination et l’alignement des appuis proposés par les PTF avec les priorités du gouvernement dans la réforme des finances publiques. Cette collaboration devrait également permettre un partage d’information sur l’état d’avancement des réformes et du cycle budgétaire en cours ainsi que les résultats d’études et de diagnostics. Elle devrait aussi renforcer la confiance mutuelle entre les deux parties, détaille le ministère.

     

    D’après le ministère en charge des Finances, les PTF se seraient engagés à poursuivre leurs appuis pour le gouvernement malgache pour améliorer sa performance dans le domaine de la gestion des finances publiques. Ils travailleront ainsi dans l’élaboration d’un tableau synthétique actualisé de leurs appuis en cours d’exécution et en cours de préparation chaque trimestre. Une initiative jugée importante pour donner une vision globale des appuis qui facilitera ainsi la coordination de leurs efforts.

     

    Il est aussi question pour ces PTF de partager semestriellement les informations sur les appuis budgétaires qu’ils prévoient de verser pour Madagascar. C’est primordial, selon le ministère, pour les inclure à l’avance dans le processus de budgétisation et de planification budgétaire du Gouvernement.

     

    Le gouvernement malgache s’engage, pour sa part, à fournir un rapport annuel de mise en œuvre du plan d’action des réformes des finances publiques. La mise en place d’un système de suivi des résultats ou encore l’ouverture des discussions sur les finances publiques en général figurent également parmi ses engagements.

  • ÉVÉNEMENT – 300 postes à pourvoir par les entreprises du numérique à la deuxième édition de Zah@Geek 2.0

    ÉVÉNEMENT – 300 postes à pourvoir par les entreprises du numérique à la deuxième édition de Zah@Geek 2.0

    Antananarivo, 1er Juillet, 12h15 – Après une première édition réussie, le salon Zah@Geek revient pour une deuxième édition. Organisé par Orange Digital Center Madagascar, ce salon des emplois numériques est le rendez- vous des entreprises qui œuvrent dans le secteur du numérique et des jeunes.

     

    Durant deux jours, les 30 juin et 1er juillet, les organisateurs attendent 5.000 visiteurs, à la gare Soarano Analakely. Une centaine de postes, pouvant être pourvus sur place, sont proposés par les entreprises exposantes.  »Lors de la première édition, 150 jeunes ont été embauchés immédiatement sur le salon par les entreprises numériques.(…) Pour cette deuxième édition, notre objectif est de proposer 300 postes à pourvoir immédiatement sur le salon », indique Frédéric Debord, directeur général d’Orange Madagascar.

     

    Des activités d’orientation et d’insertion professionnelles sont également au prévues durant les deux jours. Il s’agit entre autres des conférences thématiques sur les secteurs et métiers du numérique, des Masterclass, ou encore un hackathon.

     

    Le numérique est un secteur promoteur pour les jeunes. À en croire Frédéric Debord, directeur général d’Orange Madagascar  »le secteur technologique génère près de 30.000 emplois à Madagascar ».