Catégorie : Économie
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AUTOMOBILE – Un anniversaire et 63 ans de passion pour la Peugeot 404
Pour les 63 ans de la Peugeot 404, les passionnés de ce modèle de voiture, à Madagascar, se sont donné rendez-vous au Coliseum Analamahitsy pour rallier ensuite le By Pass, samedi. Il s’agissait de marquer l’anniversaire de ce modèle de voiture, considéré comme une voiture de luxe à son époque et utilisée par les personnalités politiques dans les années 60-70. La 404 est officiellement sortie des usines Peugeot en mai 1960, et 63 ans plus tard, ses amoureux continuent de l’entretenir avec passion. Créé 2014, le Club 404 Mada compte aujourd’hui une cinquantaine de membres. Des membres qui affichent leur fierté et leur goût pour ce type de véhicule. -

TRANSPORT AÉRIEN – L’Embraer de Madagascar Airlines en essai technique, la date de livraison encore inconnue
Antananarivo, 1er Août, 14h15 – Madagascar Airlines devra encore patienter avant de renforcer sa flotte. L’arrivée du nouvel appareil de type Embraer E190 reste encore inconnue à ce stade. D’après les responsables de Madagascar Airlines, il est encore difficile de dire exactement à ce stade quand est ce que l’appareil sera livré. “L’appareil est encore en phase de test”, indique ce mardi Rinah Rakotomanga, présidente du Conseil d’administration de la compagnie. Des images de l’Embraer aux couleurs de la compagnie nationale ont circulé ces derniers jours sur la toile. Rinah Rakotomanga confirme qu’il s’agit bien de l’appareil de Madagascar Airlines.
La PCA de Madagascar Airlines ne confirme pas à ce stade la livraison de l’appareil pour ce mois de septembre comme annoncé il y a quelques mois par le ministre des Transports. “Je ne peux pas encore dire pour l’instant quand est ce qu’il arrivera, il faut des fois deux à trois mois de délai de livraison après la phase d’essai alors qu’ils sont encore en train de faire des réglages techniques au niveau du moteur actuellement”, explique-t-elle. “A cela s’ajoute les peintures encore à effectuer”, ajoute-t-elle encore.
L’Embraer E190 qui est censé assurer les vols intérieurs et régionaux de la compagnie nationale devrait être acquis en dry-lease, c’est-à-dire en location sans équipage ni personnel au sol. Madagascar Airlines avait également envisagé d’acquérir un nouveau Dreamliner de chez Boeing en dry-lease, mais la PCA de Madagascar Airlines indique que le précédent deal est tombé à l’eau à cause de la forte demande actuellement sur le secteur aérien. “Nous sommes actuellement en train de négocier un nouveau Dreamliner car celui qui était prévu nous a échappé”, confie Rinah Rakotomanga. “Nous négocions encore un autre mais nous n’avons pas non plus les moyens des autres”, glisse-t-elle.
L’acquisition d’un nouvel appareil est primordiale pour Madagascar Airlines qui a du mal à trouver des appareils pour effectuer ses vols. Ces derniers mois, la compagnie a procédé à des contrats de location en wet lease, c’est-à-dire avec équipage. Ces derniers jours, pourtant, la compagnie a annulé des vols en série faute d’appareils disponibles, perturbant ainsi le voyage de nombreux de ses clients.Dans une longue explication publiée sur sa page facebook samedi, la PCA a expliqué les raisons de ces annulations. Mais ces problèmes sont aujourd’hui réglés, confie-t-elle. “Nous avons trouvé un avion de remplacement et la situation revient à la normale ce lundi” confie-t-elle. “Madagascar Airlines effectue une location courte durée d’un Dreamliner d’Ethiopian Airlines”, conclut-elle.
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COMMERCE EXTERIEUR – La valeur des exportations de Madagascar s’élève à 7 321 milliards d’ariary durant le premier semestre de 2023
Antananarivo, 01 Août, 12h36 – La balance commerciale de Madagascar reste négative. La Grande île a exporté des produits valant 7 321 milliards d’ariary durant les six premiers mois de cette année, d’après les chiffres provisoires livrés par la direction générale des Douanes (DGD). Elle a par contre importé des biens et des marchandises pour une valeur de 44,65% plus important, soit 10 589,9 ariary.
Trois groupes de produits ont porté les exportations malgaches, à savoir les « nickel-cobalt », les « céréales, épices, fruits et légumes », et le « textile ». D’après les statistiques provisoires de l’administration douanière, Madagascar a exporté 20 400 tonnes de nickel et de cobalt pour une valeur de 2 336,1 milliards d’ariary, durant le premier semestre de cette année. 110 600 tonnes de céréales, d’épices, de fruits et de légumes ont été exportées pendant cette période, ayant valu 1 928,5 milliards d’ariary.
La Grande île a envoyé 21 700 tonnes de produits textiles pour une valeur des exportations de 1 129 milliards d’ariary. A part ces produits, Madagascar a également exporté des fruits de mer, des huiles essentielles, des produits des industries alimentaires ou encore des produits minéraux.
Les importations malgaches qui s’élèvent à 10 589,9 milliards d’ariary durant le premier semestre de 2023 ont principalement porté sur des matières premières pour une valeur de 2 665,6 milliards d’ariary et des biens d’équipement valant 2 042,1 milliards de biens d’équipements. Mais la Grande île a également importé pour 1 931,8 milliards d’ariary d’énergies, pour 1 504,1 milliards d’ariary d’alimentation, et pour 2 446,4 milliards d’ariary d’autres biens. -

PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES – La croissance du PIB réel devrait s’établir à 4,0 %
Antananarivo, 30 Juillet, 18h40 – Un taux de croissance qui devrait se stabiliser avec cependant des pressions inflationnistes relativement élevées. La croissance du PIB réel devrait s’établir à 4,0% cette année pour Madagascar. L’inflation, pour sa part, se situera en moyenne à 10,5% selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), avancées dans le rapport sur la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).
Comme exposé par le directeur exécutif de cette institution de Bretton Woods pour Madagascar lors de son Conseil d’administration le 21 juin 2023, la persistance d’un environnement mondial difficile et de phénomènes météorologiques extrêmes continue de peser sur les perspectives économiques. Il était avancé que la croissance économique de Madagascar devrait rester stable à 4,0 % en 2023. Cette projection reflèterait l’impact des deux systèmes météorologiques qui ont frappé le pays au début de 2023, des perspectives de croissance mondiale plus faibles et des difficultés institutionnelles notamment dans le secteur de la vanille.
Le taux d’inflation devrait pour sa part revenir à un chiffre en 2023 grâce à une inflation mondiale plus faible et à une production locale de denrées alimentaires de base relativement plus élevée. A l’issue de la quatrième revue de la FEC, le FMI tablait sur un taux moyen de 10,5% de l’inflation. Une prévision qui se base sur l’évolution des prix mondiaux encore élevés des importations, notamment du riz, mais également les perturbations de l’offre qui maintiennent les pressions sur les prix intérieurs. L’inflation à la fin de 2023 devrait alors encore atteindre 9,3% après la dissipation de l’effet direct de l’augmentation des prix des carburants en juillet 2022, expose cette institution de Bretton Woods.
Pour le premier semestre de cette année, les pressions inflationnistes n’ont pas faibli et sont principalement d’origine intérieure. L’inflation globale a atteint 12,1% en glissement annuel en avril 2023, reflétant les prix élevés des denrées alimentaires au niveau mondial et les effets directs et indirects d’une augmentation de 43% des prix des carburants en juillet 2022, détaille cette institution financière.
Dans son rapport sur cette revue de la FEC, le FMI indique que les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 2,1% en glissement mensuel en mars, soit la plus forte hausse depuis décembre 2017. Les prix du riz ont contribué à environ 53 % de cette augmentation. L’augmentation des prix des denrées alimentaires a néanmoins ralenti avec le début de la saison du riz local en avril. L’inflation de base, qui exclut le riz et l’énergie, s’est établie à 11,8% en glissement annuel en avril, avec des augmentations de prix plus élevées dans les transports et l’équipement ménager.
Le déficit de la balance courante de Madagascar devra par ailleurs se réduire à 4,4 % du PIB en raison d’un ralentissement plus marqué des importations que des exportations dans un contexte de baisse des prix internationaux du pétrole et de projections de croissance inférieures aux prévisions initiales, d’après toujours le Fonds monétaire international.
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La Banque centrale indique avoir stocké 1 078 lingots d’or non monétaire l’année dernière
Antananarivo, 28 Juillet, 6h50 – Des détails sur les avoirs en or de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). L’autorité monétaire indique avoir acquis 1050 lingots d’or monétaire dans le cadre de l’achat de dorés pour la constitution de la réserve nationale d’or, qui avait été suspendu en 2021 après avoir rempli l’objectif fixé d’une tonne de ce métal jaune. A ceux-ci s’ajoute 28 lingots supplémentaires déposés par le pouvoir public depuis plusieurs décennies qu’elle avait conservés, mentionne-t-elle dans ses états financiers arrêtés à la fin du mois de décembre 2022.
Ce qui pourrait apporter des éclairages concernant les récentes opérations de la BFM. La Banque centrale avait envoyé au mois de mai de cette année 1080 kilos de dorés en Turquie pour être convertis en or monétaire ou plus précisément en lingots d’or certifiés par le standard du London bullion market association (LBMA). Elle indiquait également « avoir utilisé le stock d’or qu’elle avait gardé depuis longtemps dans ses réserves » pour la confection de ses pièces d’or commémoratives de 50 ariary. Ces deux produits avaient été présentés en marge de la célébration de la cinquantenaire de la BFM.
La Banque centrale explique par ailleurs que l’or non monétaire peut prendre plusieurs formes. Et cet or peut être détenu soit à titre de réserve de valeur, soit à d’autres fins dont industrielles, souligne la BFM. Aussi, dans ses coffres, elle avait conservé des lingots d’or à divers titrages autre que l’or monétaire, une pièce de 100 pesos chilien de 1962, des pièces d’ « Or souverain » et une pièce « Double Eagle » de 20 dollars US, rapporte la BFM dans ses états financiers en 2022.
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FINANCES – Le stock de la dette publique à fin mars 2023 s’élève à 5 738 millions de dollars
Antananarivo, 28 Juillet, 7h20 – 5 738 millions de dollars. Soit 24 878,9 milliards d’ariary, l’équivalent de 34,3% du PIB de Madagascar. C’est le stock de la dette publique à fin mars 2023, rapporté par la direction générale du Trésor dans son dernier bulletin statistique de la dette (BSD) publié en juin. Ce document fait état de la dette contractée par l’administration centrale, de la dette garantie par le gouvernement central, de la dette des sociétés à participation majoritaire de l’Etat et des prêts rétrocédés, rappelle la DGT.
Cette dette publique est constituée à 82%, soit 4 689,2 millions de dollars, de dette extérieure. Le stock de cette dette extérieure à la fin du premier trimestre de cette année comprend des dettes de l’Etat envers les organismes internationales (66,5%). Il tient également compte de celles qu’il doit aux créanciers bilatéraux (15,5%), celles qu’il doit envers les institutions financières (12,8%), et ses dettes envers les banques commerciales (0,7%). Les 4,5% restants constituent des paiements qui n’ont pas été réclamés par les créanciers, détaille la direction générale du Trésor.
Le stock de la dette extérieure qui était à 4 569,9 millions de dollars en fin décembre 2022 est ainsi passé à ces 4 689,2 millions de dollars à la fin du mois de mars de cette année. La DGT explique cette légère hausse par les décaissements non négligeables dans le cadre du projet de développement du Port de Toamasina financé par l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), de la Facilité élargie de crédit (FEC) du Fonds monétaire international (FMI) et de certains des projets financés par la Banque Mondiale.
Pour ce qui est de l’encours de la dette intérieure, il s’élevait à 4 550,58 milliards d’ariary à fin mars 2023. D’après toujours la DGT, cette dette intérieure est constituée principalement par les titres d’emprunt intérieur, qui représentent 79% des encours. Viennent ensuite les 20% de dettes envers la Banky Foiben’i Madagaiskara (BFM) et enfin celles envers des sociétés qui constitue le 1% restant.
Pour le ministère de l’Economie et des finances (MEF), la publication des statistiques et des rapports comme le BSD démontre la transparence dans la gestion de la dette publique. La ministre Rindra Rabarinirinarison a d’ailleurs rappelé l’importance de cette transparence lors de sa participation à l’atelier sur la dette qu’avait organisé l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), mercredi.
Pour le ministère, la transparence profite à trois catégories de parties prenantes. D’abord pour les autorités, puisqu’elle facilite les prises de décisions éclairées en matière d’endettement public. Puis pour les créanciers et les investisseurs, pour qui la transparence contribue à l’évaluation de la solvabilité du pays emprunteur et à la pleine compréhension des défis de la soutenabilité de la dette. Et enfin pour les citoyens, en les informant sur les décisions prises par les gouvernants en matière d’endettement public.
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NIVEAU DE DEVELOPPEMENT – Madagascar reste dans la catégorie des économies à faible revenu, selon la nouvelle classification des pays établie par la Banque mondiale pour l’exercice 2024
Antananarivo, 26 Juillet, 9h08 – Madagascar, comme le Mali, le Burundi ou encore le Rwanda, est parmi les 26 pays qui restent dans la catégorie des économies à faible revenu. C’est ce qui ressort de la nouvelle classification des pays, en fonction de leur revenu, que la Banque mondiale a établie pour l’exercice 2024. C’est cette classification qui sera tenu en compte à partir du second semestre de cette année jusqu’au premier semestre de l’année prochaine.
La Banque mondiale actualise chaque année cette classification au début du mois de juillet, en fonction du Revenu national brut (RNB) par habitant de l’année calendaire précédente. Ce RNB correspond à la somme des revenus des résidents d’une économie sur une période donnée. La Banque mondiale a relevé les seuils de revenu pour l’exercice 2024 par rapport à l’exercice 2023. Pour les pays à faible revenu, dans lesquels figure Madagascar, ce seuil est par exemple passé de 1 085 à 1 135 dollars. Celui pour les pays à revenu élevé passe de 13 205 à 13 845 dollars.
La valeur la plus récente du RNB par habitant de Madagascar était celle de l’année 2022 qui était de 510 dollars. Et si on se réfère aux données sur les comptes nationaux de la Banque mondiale, c’est la plus haute valeur que la Grande île a enregistré en termes de revenu national brut par habitant. Le pays a enregistré ce même niveau en 2019 et en 1982. Des efforts restent ainsi à déployer pour Madagascar car pour accéder au niveau supérieur qui est celui des pays à revenu inférieur intermédiaire, il doit avoir un RNB par habitant compris entre 1 136 et 4 465 dollars si l’on s’en tient à cette nouvelle classification.
La Banque mondiale avait par ailleurs estimé à 81,6% le taux de la population malgache vivant en dessous du seuil de pauvreté qui est fixé à 2,15 dollars par jour en 2022. Toutes ces personnes sont considérées comme vivant dans l’extrême pauvreté, indique l’institution de Bretton Woods.
La plus forte concentration de pauvreté est enregistrée dans les trois régions administratives de la Grande île que sont l’Anosy, l’Androy et l’Atsimo Andrefana, précise la Banque mondiale dans le document sur son Cadre de partenariat pays (CPF) 2023-2027 avec Madagascar. 91% de la population dans cette partie Sud du pays vivent en dessous du seuil de la pauvreté, selon les estimations de cette institution financière.
Le sous-investissement chronique du gouvernement central est notamment avancé parmi les principales causes ayant conduit cette partie de l’île à prendre du retard par rapport au reste du pays. Ces régions sont vulnérables aux chocs naturels répétés et la pandémie de COVID-19 a mis à rude épreuve les moyens de subsistance et le développement humain et a accru la dépendance à l’égard de l’aide humanitaire, expose la Banque mondiale.
Les perspectives sont peu reluisantes. Le taux de croissance de Madagascar devrait se stabiliser mais les pressions inflationnistes resteront cependant relativement élevées. La croissance du PIB réel devrait s’établir à 4,0% cette année pour Madagascar. L’inflation, pour sa part, se situera en moyenne à 10,5% selon la prévision du Fonds monétaire international (FMI), avancée dans son rapport sur la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). L’inflation à la fin de 2023 devrait encore atteindre 9,3% après la dissipation de l’effet direct de l’augmentation des prix des carburants en juillet 2022, d’après les estimations du FMI. -

SOCIÉTÉ À PARTICIPATION PUBLIQUE – Le Fonds souverain malagasy à la recherche de son directeur général
Antananarivo, 25 Juillet, 13h01 – Un appel d’offre international en vue du recrutement du directeur général du Fonds souverain malagasy (FSM) est lancé. Ce fonds de placements financiers détenu par l’Etat est à la recherche de celui qui le dirigera et qui coordonnera l’ensemble de ses activités pour réaliser les objectifs fixés par son Conseil d’administration (CA).
A voir les critères de sélection de ce directeur général, la gestion du FSM devrait être confié à un expert hautement qualifié. Le candidat devrait ainsi avoir au moins un Bacc+5 en finance, en gestion ou encore en administration d’entreprise. Il devrait également disposer d’une quinzaine d’années d’expérience en tant que cadre dirigeant d’entreprise, dont plus de trois ans en occupant un poste de directeur général ou de directeur général adjoint. En plus d’avoir une parfaite maîtrise de la gestion administrative et financière, le candidat devrait aussi avoir une forte expérience en gestion d’actifs, en capital-risque, en capital-investissement ou en financement d’investissement et placement de fonds.
Des qualités comme des fortes capacités managériales et de leadership lui seront demandées. Mais ce DG du FSM devrait surtout être un excellent négociateur. Car en plus d’avoir à gérer les actifs et la fructification des fonds ou encore d’assurer l’évaluation et la réalisation de projets d’investissements prioritaires, ce directeur général aura également comme charge la recherche de partenaires d’investissement, la levée de fonds, la gestion financière, les opérations, les relations avec le CA, la gestion du capital humain, les relations communautaires et les questions administratives.
Conformément aux statuts du FSM, le président et les membres de son Conseil d’administration sont nommés par décret pris en Conseil des ministres. Ce CA avait été déjà constitué en août 2022 et son président nommé en mai 2023. Le directeur général du FSM est pour sa part nommé par décret pris en Conseil des ministres sur proposition de ce Conseil d’ Administration.
Créé en 2021, le Fonds souverain est une société anonyme à participation publique qui est destiné à contribuer au financement et à la réalisation de projets de développement prioritaires et à investir dans des projets de développement stratégiques, prioritaire, rentables et créateurs d’emplois. Il devra aussi constituer des réserves financières consistantes, valoriser les ressources naturelles et fructifier par une gestion saine et prudente les participations et actifs confiés par l’Etat.
Le Fonds est constitué par les ressources détenues transférées, cédées par l’Etat et par les Collectivités territoriales décentralisées (CTD). Il est également alimenté par des produits de valorisation des actifs incorporels comme les droits, les licences ou les crédits-carbone, des produits des placements financiers du Fonds, des excédents de ressources des organismes publics sous forme d’augmentation du capital, des emprunts auprès des organismes publics privés nationaux ou internationaux et toutes autres ressources appropriées nationales et internationales.Photo d’illustration
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TELECOMMUNICATIONS – Axian prend le contrôle de Free au Sénégal
Antananarivo, 24 Juillet, 17h05 – Le groupe Axian porte sa participation à 80% dans Free Sénégal. Le groupe malgache vient d’annoncer dans un communiqué publié ce lundi qu’il vient de conclure “un accord visant à acquérir une participation supplémentaire de 40% dans les activités de cette joint-venture”. Cette opération lui permettra ainsi de prendre le contrôle des activités de l’entreprise télécom sénégalaise. Le groupe n’a pas fourni les conditions financières de l’accord proposé. La transaction reste cependant soumise au feu vert des autorités compétentes au Sénégal.
« Nous sommes ravis d’avoir conclu cette transaction qui nous donnera le contrôle de Free Sénégal et nous permettra de consolider ses activités au sein du groupe Axian Telecom”, indique Hassanein Hiridjee à l’issue de la signature de cet accord. Cette opération devrait permettre à Free de poursuivre son ambition de croissance et d’innovation sur le marché, selon le communiqué.
Free Sénégal, anciennement Tigo, a été racheté par Axian et ses partenaires du consortium Saga Africa Holdings à Millicom en 2018. Les autres membres du consortium étaient NJJ Capital, contrôlé par le fondateur d’Iliad Xavier Niel et Teyliom Group.
Axian Telecom, la branche télécom du groupe Axian, est présent sur d’autres marchés africains comme la Tanzanie, l’Ouganda, le Togo, la République démocratique du Congo, les Comores, Mayotte, La Réunion, et bien sûr Madagascar. La société s’intéresse actuellement à la reprise des activités du groupe sud africain MTN dans trois pays de l’Afrique de l’Ouest à avoir Guinée, Liberia et Guinée Bissau.
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ETATS FINANCIERS – Des passifs s’élevant à 1 482 milliards d’ariary à fin décembre 2022 pour la Société du port à gestion autonome de Toamasina, selon les chiffres publiés par la direction générale du trésor
Antananarivo, 24 Juillet, 8h42 – Le montant total des passifs de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT) qui s’élevait à 1 099 milliards d’ariary à fin décembre 2021 s’est situé à 1 482 milliards d’ariary à fin décembre 2022. Ce passif du bilan est constitué des capitaux propres de cette entreprise détenue à 100% par l’Etat et de ses passifs courants et non courants qui sont détaillés dans les états financiers de la SPAT publiés par la Direction générale du trésor (DGT).
Les capitaux propres de la SPAT à fin décembre 2022 avaient été de 440,634 milliards d’ariary. On y trouve entre autres un report à nouveau à hauteur de 289,124 milliards d’ariary ou encore des primes et réserves à hauteur de 118,354 milliards d’ariary.
Pour ce qui est de ses passifs non-courants à la fin de l’année dernière, c’est-à-dire les engagements de la SPAT qu’elle n’est pas contrainte de régler dans le cadre d’un cycle d’exploitation normale sous une échéance de douze mois, ils s’élevaient à 942,927 milliards d’ariary. Cette rubrique comprend par exemple ses emprunts auprès de l’Agence japonaise de la coopération internationale (Jica) s’élevant à 530,333 milliards d’ariary, des dettes probables sur les concessions à 168,771milliards d’ariary ou une subvention d’investissement à hauteur de 126,521 milliards d’ariary.
Le passif courant de la SPAT en 2022 qu’elle devait régler durant son exploitation sur l’exercice comptable suivant a été pour sa part de 99,027 milliards d’ariary. La gestionnaire du Grand port devait par exemple 69,886 milliards d’ariary pour ses fournisseurs et comptes rattachés, 19,733 milliards d’ariary pour l’Etat créditeur ou encore 2,520 milliards d’ariary pour d’autres créanciers.
Comme cette société se présente sur sa page Linkedin, la SPAT est l’autorité en charge de la gestion et de l’exploitation du port de Toamasina. Elle rappelle que suite à la réforme institutionnelle initiée par le gouvernement malgache, les ports de commerce dont celui de Toamasina sont dotés d’une autonomie administrative et financière. L’Etat se désengage ainsi des activités à caractère industriel et commercial dans les ports et les délèguent à des sociétés privées, précise la SPAT.Photo d’illustration