Catégorie : Économie

  • INFRASTRUCTURES – 880 kilomètres de routes « made by » China Railway construction corporation à Madagascar jusqu’à ce jour

    INFRASTRUCTURES – 880 kilomètres de routes « made by » China Railway construction corporation à Madagascar jusqu’à ce jour

    Antananarivo, 21 Août, 15h00 – La China Railway Construction Corporation (CRCC) compte à son actif 880 kilomètres de routes et 600 mètres de ponts depuis l’installation de sa filiale China Railway 18th group (CR18G) à Madagascar en 2004. Les réalisations de ce groupe de construction chinois ont été exposées en marge de l’inauguration de la portion Manja-Bevoay de la route nationale numéro 9, vendredi.

    Parmi ces réalisations figurent les travaux sur la RN1 bis entre Maintirano et Morafenobe. L’entreprise a également assuré et réalisé les travaux sur la RN8, entre Maintirano et Antsalova ; ceux de réhabilitation de la RN34 entre Miandrivazo et Malaimbandy, ainsi que la première portion de la RN9 entre Toliara et Analamisampy ou encore les travaux sur la RNT12 A entre le PK 0 et le PK 44+850.

    La CRCC compte également à son actif le projet du pont de Befandriana, le pont de Soahary sur la RN8 où le pont d’Androtsy sur la RN8. C’est à ce groupe de construction qu’est confiée la mise en place du pont sur le fleuve de Mangoky, celui qui sera le pont le plus long de Madagascar et dont le coût des travaux est de 147,116 milliards d’ariary.

    La CRCC indique être « l’un des groupes de construction complète les plus puissants, les plus importants en Chine et dans le monde entier ». Elle rapporte se positionner au 43ème rang parmi les 500 plus grandes entreprises mondiales en 2023 et pendant 18 années consécutives au classement « Fortune Magazine ». Elle se considère également comme étant une entreprise de construction « très forte en termes d’équipement et de prouesses technologiques ». La CR18G compte par exemple 200 lots d’équipements pour les travaux de routes et de ponts, confie-t-elle.

  • MONNAIE – Dépréciation nominale de 15% de l’ariary sur les trois dernières années, avec le premier trimestre 2023 pour référence

    MONNAIE – Dépréciation nominale de 15% de l’ariary sur les trois dernières années, avec le premier trimestre 2023 pour référence

    Antananarivo, 21 Août, 11h28 – L’ariary a affiché une dépréciation nominale de 15% et une dépréciation réelle de 5,4% au cours des trois dernières années, indique la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans son dernier bulletin. L’autorité monétaire prend pour référence la période entre le mois de mars 2020 et le mois de mars 2023. La BFM ajoute dans ce document que le différentiel d’inflation a progressé de 11,1% au cours de cette période.

     

    D’après le taux de change publié par la Banque centrale, le dollar valait encore 3 692,59 ariary et l’euro à 4 081,4 ariary au début du mois de mars 2020. Trois ans plus tard, le dollar se situe à 4 292,82 ariary et l’euro à 4 507,5 ariary au 1er mars 2023.

     

    En glissement annuel, l’euro et le dollar valaient respectivement 4 428,5 ariary et 3 975 ariary à fin mars 2022, indique la BFM. C’est une variation qui se traduit à une dépréciation de l’ariary de 6,1% et de 9,1% respectivement vis-à-vis de la monnaie européenne et du billet vert américain.

     

    La monnaie nationale s’est néanmoins appréciée de 0,7% par rapport à l’euro sur les trois premiers mois de 2023. L’euro valait 4 697,5 ariary à fin mars contre 4 728,6 ariary à fin décembre 2022. Une appréciation de l’ariary par rapport au dollar a également été enregistrée durant cette période sous revue, qui descendait de 4 462 ariary à fin décembre 2022 à 4 335,1 ariary à fin mars 2023.

     

    Mais la Banque centrale souligne dans sa note de conjoncture économique publiée le 8 août que l’ariary s’est respectivement dépréciée de 1,1% et de 3,3% par rapport au dollar et l’euro sur le premier semestre de cette année. Au 30 juin 2023, l’ariary cotait à 4 462,0 pour un dollar et 4 883,9 pour un euro.

     

    L’autorité monétaire indique par ailleurs que le stock des devises officielles de change a été de 2 287,3 millions de dollars à fin juin 2023. Ce stock représente 4,7 mois d’importations, après avoir été de 2 237,2 millions de dollars à fin juin 2022, soit l’équivalent de 5,0 mois d’importations.

     

     

  • PARTENARIAT – Six projets financés à hauteur de 69 millions de dollars par le Fonds saoudien pour le développement 

    PARTENARIAT – Six projets financés à hauteur de 69 millions de dollars par le Fonds saoudien pour le développement 

    Antananarivo, 19 Août, 11h50 – Le Fonds saoudien pour le développement (FSD) assure être un allié de Madagascar dans sa quête de développement. Son directeur général des opérations en Afrique, Mohammed Alshammari, indique que le Fonds a financé au cours des quatre dernières décennies six projets de développement à Madagascar, pour une valeur totale de 69 millions de dollars. La dernière coopération entre les deux parties concerne la mise en place du pont de Mangoky, dont les travaux ont été officiellement lancés vendredi.

     

    Mohammed Alshammari parle d’un « partenariat fructueux » entre Madagascar et le FSD depuis plus de 47 ans. Les deux parties ont travaillé durant cette période dans divers projets, notamment dans les domaines de l’énergie, des transports, du développement des infrastructures et de l’industrie manufacturière, souligne-t-il.

     

    Le FSD réaffirme avec son implication dans le projet du Pont de Mangoky l’importance de la coopération et de la solidarité internationales pour atteindre les objectifs de développement durable et favoriser la croissance économique et sociale dans le monde entier. Ce fonds a contribué à hauteur de 20 millions de dollars qui fait partie d’une contribution collective plus importante de la part de divers donateurs, dont notamment la Banque africaine de développement (BAD).

     

    « La construction du pont de Mangoky s’inscrit dans le droit fil de l’engagement de SFD à soutenir le développement durable dans les pays en développement du monde entier. Le projet témoigne de nos valeurs communes de partenariat, de coopération et de développement durable entre le Fonds et Madagascar », explique Mohammed Alshammari.

  • FINANCEMENT – Le ministère des Finances manifeste son intérêt sur une éventuelle collaboration avec la Korea Eximbank

    FINANCEMENT – Le ministère des Finances manifeste son intérêt sur une éventuelle collaboration avec la Korea Eximbank

    Antananarivo, 16 Août, 10h09 – Une source potentielle de financement. La possibilité d’une collaboration entre la Korea Eximbank et Madagascar a été discutée en marge de la rencontre entre l’ambassadeur de la République de Corée Yong-Ho Son et la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison. Il s’agit d’une coopération « fort intéressante pour la Grande île », au vu des différents projets de développement actuellement mis en œuvre dans le cadre du Plan émergence Madagascar (PEM), indique le ministère en charge des Finances qui a rapporté cette rencontre. L’Eximbank proposerait un taux d’intérêt à 0.005%, d’après ce département.

    ⭕La Korea Eximbank se présente sur son compte Linkedin comme « agence officielle de crédit à l’exportation qui propose des programmes complets de crédit et de garantie à l’exportation afin d’aider les entreprises coréennes à mener à bien leurs activités à l’étranger ». Cette banque se veut être un facilitateur de la coopération économique de la Corée avec les pays étrangers.

    ⭕Les principaux services de la Korea Eximbank comprennent des prêts à l’exportation, des financements commerciaux et des programmes de garantie structurés. Elle fournit également des crédits d’investissement à l’étranger, des crédits pour le développement des ressources naturelles, des crédits à l’importation et des services d’information sur les opportunités commerciales à l’étranger.

    ⭕Dans le document budgétaire annexé à la loi de Finances 2023, le MEF avait estimé à 25 538,6 milliards d’ariary le montant des besoins de financement brut (BFB) pour les trois prochaines années. Le ministère en charge des finances avance dans ce document que ce besoin s’élèvera à 6 941,1 milliards d’ariary pour cette année, pour augmenter à 8 617,4 milliards d’ariary en 2024 et à 9 980,1 milliards d’ariary pour 2025.

    ⭕Pour les 6 941,1 milliards d’ariary nécessaires à l’année 2023, le besoin de financement extérieur s’élèvera à 4 815 milliards d’ariary. Dans ce document budgétaire, le MEF avance comme sources potentielles de financement extérieures la mobilisation des prêts concessionnels et semi-concessionnels des partenaires de développement du pays. Ce département souligne alors que « les bailleurs de fonds traditionnels restent les partenaires privilégiés de Madagascar ». Le MEF soutient dans ce document budgétaire que l’augmentation du recours aux financements non concessionnels ou prêts commerciaux auprès des banques commerciales « s’avèrera inévitable ».

    Photo : MEF

  • FINANCES – Les banques commerciales empruntent 7 475,9 milliards d’ariary auprès de la Banque centrale au premier trimestre de 2023

    FINANCES – Les banques commerciales empruntent 7 475,9 milliards d’ariary auprès de la Banque centrale au premier trimestre de 2023

    Antananarivo, 15 Août, 9h15 – Davantage de recours aux emprunts. Le volume emprunté par les banques commerciales auprès de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), à travers les Facilités de prêt marginal (FPM), s’est significativement accru. Il a atteint 7 475,9 milliards d’ariary au premier trimestre de cette année contre 3 023,9 milliards d’ariary au dernier trimestre de 2022. Les banques commerciales ont continué de recourir à cet instrument, « vraisemblablement en raison du niveau élevé du déficit de liquidité pour certaines d’entre elles », analyse la BFM dans le dernier bulletin qu’elle a publié. Celle-ci évoque pourtant une hausse des injections de liquidité hebdomadaire réalisées par la BFM, expose l’autorité monétaire dans le dernier bulletin qu’elle a publié.

    Les banques ont également moins recouru aux Facilités de dépôt (FDD). Le recours à cet instrument de placement a régressé au premier trimestre de 2023 par rapport au dernier trimestre de 2022. D’après la BFM, le volume total placé par les banques qui était à 3 666,6 milliards d’ariary durant les trois derniers mois de l’année dernière a baissé à 2 242,5 milliards d’ariary durant les trois premiers mois de cette année. La Banque centrale indique que les banques utilisent généralement le FDD à la fin de chaque période afin d’optimiser leurs ressources.

    La Banque centrale indique pourtant être intervenue sur le marché monétaire pour combler le déficit de trésorerie dans le système bancaire. Le volume injecté à travers les Opérations principales d’injection (OPI) a atteint un total de 10 783,9 milliards d’ariary au premier trimestre de 2023, contre 8 082,4 milliards d’ariary au dernier trimestre de 2022, rapporte l’autorité monétaire. Le montant d’injection hebdomadaire a été compris entre un minimum de 580 milliards d’ariary et un maximum de 1 154,9 milliards d’ariary au cours de la période sous revue, dénotant une certaine fluctuation dans le volume de liquidité offert sur le marché, ajoute-t-elle.

    La Banque centrale explique cette volatilité notamment « par la stratégie du cadre opérationnel poursuivie par BFM ». Cette stratégie consiste à atteindre l’objectif de taux correspondant au milieu du corridor des taux d’intérêt par le taux moyen pondéré des adjudications dans une période de constitution des Réserves obligatoires.

    La BFM avait décidé de relever depuis la semaine dernière à 9% le taux des facilités de dépôt qui était à 8,5% au mois de mai. Le taux des facilités de prêt marginal passe également de 10,5% à 11%, à l’issue de la réunion de son Comité monétaire, dans le cadre de la revue trimestrielle de la politique monétaire. La Banque centrale avait estimé que de nouvelles interventions se sont imposées pour mieux stabiliser l’ariary et pour contenir davantage l’inflation qui demeure élevée. Elle avait aussi soutenu que les déséquilibres sur les marchés domestiques des biens et services, ainsi que sur le marché des devises, requièrent que la demande globale s’ajuste à l’offre.

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  • NECROLOGIE – Le secteur industriel malgache rend hommage à un de ses pionniers, André Ramaroson, décédé lundi

    NECROLOGIE – Le secteur industriel malgache rend hommage à un de ses pionniers, André Ramaroson, décédé lundi

    Antananarivo, 15 Août, 7h30 – « Un grand pionnier. Un patriote économique ». Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) résume en quelques mots ce qu’André Ramaroson, président directeur général (PDG) de la Savonnerie Tropicale, fut pour le secteur industriel malgache. Pour le SIM, avec le décès de celui qui avait été parmi les fondateurs du Groupement du patronat malgache (Fivmpama), « l’industrie malgache a perdu un de ses capitaines ».

     

    C’est en 1967 qu’André Ramaroson avait fondé la Savonnerie Tropicale. Elle avait été inaugurée en grandes pompes par le président de la République de l’époque en 1969. Considérée comme une entreprise « ultra-moderne » en son temps, la Savonnerie Tropicale avait été l’un des membres du secteur privé avec lequel Philibert Tsiranana avait « prôné une coopération étroite du secteur public afin de lutter efficacement contre le sous-développement ».

     

    Mais très vite, André Ramaroson a dû batailler pour que l’industrie locale ait sa place dans l’économie du pays. Quelques années après la création de son entreprise, il avait fondé, aux côtés d’autres capitaines malgaches de l’industrie, le Fivmpama. Mais c’est au sein du SIM qu’il aura le plus combattu pour défendre l’industrie malgache face à l’invasion des produits importés. Il avait également été à la tête du Conseil national économique et social de la société civile (Conecs) où il avait milité pour la défense des intérêts des entreprises nationales.

  • HEBERGEMENT ET RESTAURATION – 39 établissements nouvellement autorisés entre le mois de mai et le mois de juin

    HEBERGEMENT ET RESTAURATION – 39 établissements nouvellement autorisés entre le mois de mai et le mois de juin

    Antananarivo, 15 Août, 6h45 – Le ministère du Tourisme (MinTour) indique avoir autorisé l’ouverture de 39 établissements d’hébergement et de restauration entre le mois de mai et le mois de juin de cette année. On y recense neuf restaurants ou encore 10 hôtels-restaurants, d’après le dernier bulletin d’information publié par ce département.

    108 nouveaux établissements d’hébergement et de restauration ont ainsi été autorisés à ouvrir durant le premier semestre 2023, en y ajoutant les 69 établissements créés durant les quatre premiers mois de cette année que le ministre Joël Randriamandranto avait rapporté devant les parlementaires à la fin du mois de mai. L’implantation de ces 69 établissements au premier quadrimestre avait permis de rajouter 618 à l’offre en chambres autorisées, avait-t-il indiqué durant cette rencontre avec les députés à l’époque.

    Le ministère rappelle dans sa dernière newsletter que l’autorisation d’ouverture est l’acte conférant le droit aux entreprises d’exercer une activité touristique. C’est pourquoi, « toute personne physique ou morale réalisant des activités touristiques sans avoir obtenu l’autorisation correspondante se trouve dans une situation illégale, et pourra faire l’objet de poursuites conformément à la légalisation en vigueur », souligne ce ministère en charge du Tourisme.

    Durant les quatre premiers mois de cette année, le ministère avait également fait part de la délivrance d’autorisation à 21 entreprises de voyage et de prestation touristique (EVPT). Il indique qu’elles étaient 16 à avoir obtenu leur licence entre le mois de mai et le mois de juin. Le cumul des licences délivrées pour le premier semestre 2023 qui est de 37 dépasse déjà le nombre de celles délivrées à des EVPT durant toute l’année 2022 qui était de 33, comme rapporté par le ministre Joël Randriamandranto devant les Parlementaires.

     

  • Les demandes d’agréments des exportateurs d’or en cours de traitement

    Les demandes d’agréments des exportateurs d’or en cours de traitement

    Antananarivo, 13 Août, 17h30 – Derniers préparatifs avant la reprise effective des exportations légales de l’or. Les exportateurs, pour leur part, sont déjà prêts à reprendre du service et beaucoup d’entre eux ont déjà déposé leurs demandes d’agrément, confie le ministre des Mines et des ressources stratégiques, Olivier Herindrainy Rakotomalala. L’administration minière va s’attaquer d’ici peu au traitement de ces demandes, avance ce membre du gouvernement en marge de la cérémonie de la signature du nouveau protocole d’accord sur la constitution de la réserve nationale d’or entre le ministère et la Banque centrale, vendredi.

     

    « La reprise des exportations légales de l’or ne devrait plus tarder », annonce le ministre des Mines, en rappelant qu’un arrêté pour lever la suspension de ces opérations, décidée au mois de septembre 2020, avait déjà été pris en Conseil de ministre au mois de mars de cette année. Il faut toutefois que les conditions pour l’effectivité de cette décision soient remplies, insiste-t-il.

     

    Les autorités malgaches avaient déjà fait part au Fonds monétaire international (FMI) des travaux qu’elles ont entrepris sur la réorganisation de la filière aurifère afin de pouvoir reprendre les exportations de l’or dès que possible. L’Etat malgache a soutenu dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) que la mise à jour de la réglementation sur l’or et la mise en place de procédures de traçabilité et d’évaluation des pratiques environnementales et sociales dans ce secteur pour une chaîne d’approvisionnement responsable « progressent de manière satisfaisante ».

     

    Les autorités malgaches auraient d’ailleurs exploité les résultats d’une enquête menée au mois de juillet 2021. Et ce qui aboutit à la sortie du décret sur le régime de l’or a été adopté par le Conseil des ministres en mars 2023 pour fixer les critères de reprise des exportations d’or par les opérateurs.

     

    Parmi ces critères figure les conditions de délivrance de l’agrément du comptoir qui va désormais être déterminée par décret ministériel, si son octroi revenait seulement de la décision de l’Agence nationale de l’filière or (ANOR) auparavant, indique le ministre Herindrainy Rakotomalala. Des dispositions sont également renforcées concernant le rapatriement des devises issues de l’exportation de l’or. Dans sa discussion avec le FMI, l’Etat malgache indique que la période de rapatriement des devises a été ramenée à deux mois pour les exportations par voie aérienne et le contrôle au niveau du Système intégré de gestion des opérations de change (SIGOC) sera renforcé.

     

    D’autres critères sont également avancés comme l’augmentation du capital minimum requis pour les entreprises exportatrices, accompagnée d’un contrôle plus strict de leur actionnariat. La période de validité d’une licence a par ailleurs été ramenée à un an afin d’améliorer le contrôle. C’est une fois toutes les conditions remplies que les licences d’exportations seront livrées, rassure l’Etat dans sa discussion avec le FMI.

  • RESERVE D’OR NATIONALE – La Banky foiben’i Madagasikara prévoit l’acquisition d’une tonne d’or par mois sur le marché local

    RESERVE D’OR NATIONALE – La Banky foiben’i Madagasikara prévoit l’acquisition d’une tonne d’or par mois sur le marché local

    Antananarivo, 12 Août, 6h45 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) entend passer à la vitesse supérieure dans la constitution de sa réserve d’or. L’autorité monétaire prévoit l’acquisition d’une tonne d’or par mois sur le marché local, une fois son programme d’achat de dorés relancé, d’après son gouverneur Aivo Andrianarivelo. La reprise de cette opération est toutefois soumise à plusieurs conditions, expose-t-il en marge de la signature du protocole d’accord révisé entre la BFM et le ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS) sur la constitution de cette réserve d’or nationale, vendredi.

     

    La signature de cet accord constitue une grande étape pour ce projet, selon le gouverneur Aivo Andrianarivelo. La BFM avait lancé son programme d’achat d’or non raffiné sur le marché local en décembre 2020. Cette opération avait cependant été suspendue en avril 2021 et sa reprise est conditionnée par la finalisation d’un protocole d’accord révisé entre la BFM et le MMRS ainsi que la mise en œuvre d’une stratégie opérationnelle adéquate.

     

    Selon le Gouverneur de la Banque centrale, le protocole d’accord révisé définit plus en détail les responsabilités respectives des deux parties. C’est l’administration minière qui assurera en amont entre autres la traçabilité de l’or, la professionnalisation des acteurs ou encore l’amélioration des revenus générés par la filière, explique le ministre Herindrainy Rakotomalala. La BFM de son côté assurera en aval la valorisation de l’or pour en conférer une valeur monétaire. L’or est d’ailleurs un élément de réserve des banques centrales au même titre que les devises fortes.

     

    Mais plusieurs critères restent encore à satisfaire pour la reprise de l’achat de dorés par la BFM, soutient le ministre Herindrainy Rakotomalala. Il insiste que l’or livré à la Banque centrale, au-delà de sa pureté supérieure, devra se distinguer par son respect des conditions de travail, des droits de l’homme et de l’environnement. La BFM ne pourra par ailleurs pas acheter de l’or qu’auprès d’opérateurs locaux qui remplissent leurs obligations administratives, fiscales et parafiscales entre autres.

     

    Les raffineries seront d’ailleurs plus exigeantes que la première fois où la BFM avait envoyé ses dorés de 1080 kilos pour être converties en or monétaire, conformément aux normes et exigences du London bullion market association (LBMA). Le gouverneur de la Banque centrale parle « d’indulgence » de l’affineur turc qui avait mené cette première conversion.

     

    Aivo Andrianarivelo soutient que les deux parties doivent veiller à satisfaire à tous les critères exigés et redoubler d’effort pour l’atteinte de cet objectif d’acquisition d’une tonne de dorés par mois. Ce gouverneur de la BFM confie qu’il a fallu quatre mois pour constituer la première tonne d’or qui avait été achetée par l’autorité monétaire à partir du mois de décembre 2020.

  • La valeur des importations malgaches à partir de la Grande Chine augmente de 452,8% en une décennie,

    La valeur des importations malgaches à partir de la Grande Chine augmente de 452,8% en une décennie,

    Antananarivo, 11 Août, 17h55 – 452,8%. C’est le niveau de l’augmentation de la valeur des importations malgaches à partir de la Grande Chine en une décennie. Madagascar a importé auprès des pays composant ce bloc géoéconomique que sont la Chine, le Taiwan, Hong Kong et Macao, des produits valant 1 114,7 milliards d’ariary en 2013 pour en importer à hauteur de 5 047,7 milliards d’ariary en 2022. Ces chiffres, émanant de la Direction générale des douanes (DGD), place la Grande Chine comme étant le deuxième fournisseur de la Grande île.

     

    Le bloc géoéconomique qui est le premier fournisseur de Madagascar est le Moyen Orient, la valeur des produits qu’il a livrés pour Madagascar s’élevant à 5 427 milliards d’ariary en 2022. Une hausse de 270,3% de la valeur des importations à partir des pays composant ce bloc a été enregistrée puisque qu’elle s’élevait encore à 2 007,5 milliards d’ariary en 2013.

     

    C’est l’Union Européenne qui complète ce podium avec les produits européens qui valaient 3 491,5 milliards d’ariary que Madagascar a importé l’année dernière. Ce qui correspond à une hausse de 218,7% en une décennie puisque les produits européens que le pays avait exportés en 2013 valaient 1 595,9 milliards d’ariary, d’après la DGD.

     

    Si la valeur totale des importations de Madagascar s’élevait encore à 7 316,3 milliards d’ariary en 2013, elle se situait à 22 840,5 milliards d’ariary l’année dernière. La valeur des produits que la Grande île a importés durant ces dix dernières ont ainsi connu une hausse de 312,1%.

     

    Concernant les exportations, l’Union Européenne avait toujours été la première cliente de Madagascar durant cette dernière décennie. La valeur des produits malgaches envoyés en Europe a été de 4 158,2 milliards d’ariary en 2022 contre 2 031,5 milliards d’ariary en 2013.

     

    Le bloc géoéconomique USMCA-ACEUM regroupant les Etats-Unis d’Amérique, le Mexique et le Canada est le deuxième client de la Grande île en important des produits malgaches valant 2 940,9 milliards d’ariary l’année dernière, contre 505,7 milliards d’ariary en 2013.

     

    La Grande Chine se positionne troisième cliente de Madagascar devant le bloc géoéconomique Japon-Corée qui ont respectivement exporté des produits malgaches valant 2 493,4 milliards d’ariary et 2 458,5 milliards d’ariary.

     

    La valeur totale des exportations malgaches s’élevait à 14 991,7 milliards d’ariary en 2022. Celle enregistrée en 2013 était à 4 119,4 milliards d’ariary. Ce qui équivaut à une hausse de 363,9% de la valeur des exportations de la Grande île entre ces deux années.