Catégorie : Économie

  • ACCORD  – Le contenu du programme d’appui sectoriel pluriannuel de la pêche de Madagascar discuté par la Commission mixte Madagascar-Union Européenne

    ACCORD – Le contenu du programme d’appui sectoriel pluriannuel de la pêche de Madagascar discuté par la Commission mixte Madagascar-Union Européenne

    Antananarivo, 14 Septembre, 10h33 – Un programme à établir. La Commission mixte, instituée dans le cadre du nouvel accord de pêche entre Madagascar et l’Union européenne, a tenu sa première réunion depuis le 11 septembre. Les représentants des deux parties, composant cette commission, se sont donnés rendez-vous à l’île de la Réunion pour se convenir sur le contenu du Projet de partenariat dans le secteur pêche-Appui sectoriel (PPSPAS) pour les quatre années à venir, c’est-à-dire de 2023 à 2027. L’information a été partagée par le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB), mardi.

    ⭕Comme souligné dans l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre l’Union Européenne et Madagascar, la commission mixte arrête, au plus tard trois mois après la date d’application provisoire du protocole, un programme d’appui sectoriel pluriannuel, détaillé par année. L’objectif général de cette commission est de promouvoir la pêche responsable et durable pour la Grande île.

    ⭕Le MPEB rappelle que le montant alloué par l’Union Européenne dans ce programme d’appui de la politique sectorielle de la pêche s’élève à 4,4 millions d’euros. Comme indiqué dans l’accord de pêche, ce montant est mis à disposition du MPEB et administré par l’Agence malgache en charge de la pêche et de l’aquaculture. Son utilisation se fait selon les règles et procédures définies en conformité avec les règles nationales et communiqué aux autorités de l’Union Européenne avant l’application provisoire du protocole.

    ⭕La commission mixte aura par ailleurs à se réunir au moins une fois par an. Elle se réunit en session extraordinaire à la demande d’une des parties, dans le mois qui suit la demande. « Les décisions sont prises par consensus, consignées au procès-verbal de la réunion. La commission mixte peut, le cas échéant, délibérer et statuer par échange de lettres », indique l’accord de pêche entre l’Union Européenne et Madagascar.

  • ADMINISTRATION – Le flux alloué aux marchés publics s’élève à 1,279 milliard d’ariary  au premier semestre 2023

    ADMINISTRATION – Le flux alloué aux marchés publics s’élève à 1,279 milliard d’ariary au premier semestre 2023

    Antananarivo, 11 Septembre, 9h15 – La Commission nationale des marchés (CNM) a examiné 366 dossiers de marchés durant le premier semestre de cette année. 87,15%, soit 319 dossiers, avaient reçu l’avis favorable de cet organe de contrôle des marchés. Le reste avait fait l’objet, soit de renvoi, soit de retrait pour des examens à des dates ultérieurs, soit de non obtention d’accord favorable de cette Commission. D’après ce qu’a rapporté le ministère de l’Economie et des finances (MEF), le flux alloué à ces 319 marchés publics passés sous contrôle a priori de la CNM est de 1,279 milliards d’ariary.

     

    En termes de montants, sur le total des marchés, le taux qu’avaient représenté ceux passés par appel d’offres restreint international (MAOR) était de 54,51%. Les marchés de gré à gré (MGG) représentaient 34,06%. Les taux ont été de 10,61% pour les marchés sur appel d’offres ouvert (MAOO), de 0,46% pour ceux sur appel d’offres ouvert international (MAOOI), de 0,19% pour les marchés de consultation (MDC) et de 0,18% pour les marchés sur demandes de propositions (MDP).

     

    En termes de nombre, les marchés sur appel d’offres ouvert représentaient 58,93% du total des marchés passés, suivi des contrats cadres à 33,44%. 3,75% sont des marchés sur dossiers de consultation, si les marchés par gré à gré représentaient 2,82% du total. Par ailleurs les marchés sur appel d’offres international est de 0,63% et le nombre des marchés passés par appel d’offres restreint international est de 0,31%. Les marchés sur demandes de propositions représentaient également 0,31%.

     

    Concernant leur nature, sur le total des marchés passés, en termes de montants, le taux des marchés de fournitures représentaient 52,98%, les prestations de services étaient de 41,15%. Le taux des marchés de travaux était de 5,75% et les prestations intellectuelles ne comptaient que 0,12%.

     
    En termes de nombre, les marchés de fournitures constituaient 62,70% du total des marchés passés. Le taux était de 25,08% pour les marchés de travaux, 8,46% pour les prestations de services et 3,76% pour les prestations intellectuelles.

  • Le Conseil des ministres donne son accord pour l’octroi d’agrément en tant que comptoir de l’or à neuf sociétés exportatrices 

    Le Conseil des ministres donne son accord pour l’octroi d’agrément en tant que comptoir de l’or à neuf sociétés exportatrices 

    Antananarivo, 10 Septembre, 11h15 – Des opérateurs prêts à exporter. Elles sont une quinzaine de sociétés dans la filière aurifère à souhaiter devenir des comptoirs de l’or. Neuf d’entre elles en ont déjà fait la demande au niveau de l’Agence nationale de la filière or (Anor), selon le compte rendu du Conseil des ministres de vendredi. L’Exécutif a donné, lors de cette réunion, son accord sur l’octroi d’agréments de comptoir de l’or par arrêté du ministre chargé des mines suivant le régime de l’or.

     

    L’Anor aurait déjà procédé au traitement de ces demandes d’agréments, suivant les nouvelles dispositions dans la gouvernance de la filière aurifère, selon ce rapport. C’est l’agrément de comptoir de l’or qui va conférer à son titulaire le droit de procéder à l’achat, la vente, le traitement, la fonte, l’exportation et l’importation du métal jaune.

     

    Pour disposer de cet agrément, le régime de l’or souligne que le demandeur doit être une société de droit malgache, ayant un capital social supérieur ou égal à 50 millions d’ariary et en règle vis-à-vis de l’administration fiscale et douanière et par rapport à l’obligation de rapatriement de devises.

     

    Les entreprises qui prévoient d’être exportatrices d’or doivent verser 20 millions d’ariary pour avoir cet agrément. Ce droit constitue une recette propre de l’Anor fera l’objet d’un ajustement annuel. L’agrément du comptoir de l’or qui est délivré est valide pour une durée d’un an et est renouvelable une ou plusieurs fois pour la même durée.

     

    Ce Conseil des ministres avait rappelé d’autres dispositions entrant dans le cadre de la réforme de la gouvernance de la filière aurifère. Il y a, parmi elles, la mise en place du Guichet unique d’exportation d’or, d’autres métaux précieux, de pierres précieuses et de pierres fines au Mining Business center (MBC) Ivato.

     

    C’est dans ce guichet que seront regroupés tous les services compétents de l’administration, à savoir les services des mines, des impôts, des douanes, des recettes du Trésor, de la Finance extérieure, du Laboratoire des mines de Madagascar, l’Agence nationale de la filière or (ANOR), la Police et la Gendarmerie nationale.

     

    Cette réunion de l’Exécutif avait également parlé de la fixation de la valeur de référence de l’or. C’est une valeur qui sera déterminée par le degré de pureté du métal jaune par rapport aux normes de la London bullion market association (LBMA) et qui tiendra également en compte les couts à déduire en matière d’affinage et de transport ainsi que les charges des opérateurs quant aux commissions bancaires.

     

    Photo : Pixabay

     

  • EMPLOI – Près de 200 postes à pourvoir lors des « Open Day » organisés à la Tour Redland le 14 et 15 septembre

    EMPLOI – Près de 200 postes à pourvoir lors des « Open Day » organisés à la Tour Redland le 14 et 15 septembre

    Antananarivo, 9 Septembre, 8h30 – Des opportunités d’emploi. Orange Business, filiale service du groupe Orange organise les 14 et 15 septembre les  » Open Day ». Il s’agira de journées durant lesquelles la société ira à la rencontre du grand public pour présenter les postes disponibles afin de recruter de nouveaux employés. En tout, la société ambitionne de recruter jusqu’à 200 nouveaux collaborateurs d’ici à la fin de l’année.

     

    « Nous allons présenter les activités d’Orange Business mais aussi présenter les différentes offres d’emploi pour les jeunes qui souhaitent œuvrer dans le digital », explique Tahiana Razafindrakoto, responsable communication auprès d’Orange Business.

     

    Durant ces deux jours, des entretiens d’embauche sont prévus. Les intéressés sont invités à se munir de leur CV, « en version électronique de préférence ». « Tous les postes qui seront pourvus sont des CDI (Contrats à durée indéterminée) », explique pour sa part Niandrisoa Mitoela, chargé de recrutement auprès d’Orange Business. Les postes sont basés à Antananarivo.

     

    En tant qu’entreprise œuvrant dans le digital, les offres d’emploi proposées par Orange Business se tournent en majorité dans ce domaine. Il y a notamment des postes dans le réseau, la cybersécurité, le service client, ou encore des postes de développeurs mais aussi tout ce qu’il y a autour comme les postes à responsabilité de manager, l’administration de vente mais aussi des chargés de projet. « Nous travaillons surtout pour des sociétés à l’international », ajoute Tahiana Razafindrakoto. Le responsable d’ajouter que « Orange Business n’est pas un call center, il y plus de métiers techniques que dans les call-center », ajoute-t-il.

     

    Orange Business est déjà présent sur les cinq continents. La société est présente à Madagascar depuis juillet 2021 et compte à ce jour 420 collaborateurs dans l’île. La société a une expertise dans de nombreux domaines entre autres la connectivité et la mobilité, l’internet, la cybersécurité ou encore la relation clientèle enrichie.

     

  • HYDROCARBURES – La consommation de produits pétroliers de Madagascar pour 2023 estimée à 1,214 millions de m3 selon les prévisions de l’OMH

    HYDROCARBURES – La consommation de produits pétroliers de Madagascar pour 2023 estimée à 1,214 millions de m3 selon les prévisions de l’OMH

    Antananarivo, 7 Septembre, 15h28 – Madagascar pourrait consommer jusqu’à 1,214 million de m3 de produits pétroliers cette année, indiquent les prévisions de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Ces prévisions tiennent compte, entre autres, des réalisations de l’année 2022 et du contexte social, politique et économique de l’année 2023, avance cet organe de régulation du secteur pétrolier aval, dans son dernier bulletin sur le marché pétrolier.

    ⭕Selon le tableau de prévisions de l’OMH, la Grande île devrait déjà avoir consommé 756 776 m3 de produits pétroliers durant les huit premiers mois de cette année. Ce volume de consommation est essentiellement composé de produits blancs comme l’essence (SC), le gasoil (GO) et le pétrole lampant (PL) ou encore du fuel lourd (FO). La consommation de produits pétroliers de Madagascar pour le reste de l’année devrait se situer à 111 738m3 pour le mois de septembre, 119 245m3 pour le mois d’octobre, 112 305m3 pour le mois de novembre et 114 582m3 pour le mois de décembre.

    ⭕Les consommations nationales de 1,214 million de m3 prévues pour cette année devraient accuser une baisse de 1,8% par rapport au volume des produits pétroliers consommés en 2022 qui s’élevait à 1,237 million de m3.

    ⭕Pour ce qui est de ce marché pétrolier de l’année dernière, il a connu une croissance de l’ordre de 6,87% en glissement annuel contre une prévision initiale établie à 7,64%. L’OMH a expliqué cette situation par les importantes baisses de 24% des consommations de fuel lourd, de -10% pour le Naphta, de -8% pour le pétrole lampant et de -4% pour le super carburant au deuxième semestre 2022. L’impact de ces baisses au second semestre avait été atténué par l’explosion de 19% du marché total enregistrée au 1er semestre qui avait été principalement tirée par le Jet (+102%), l’essence aviation (+61%), le Naphta (+56%), le pétrole lampant (+48%), le gaz (+25%) et le super carburant (+13%).

  • ÉVÉNEMENT – La Foire Internationale de l’Agriculture revient pour sa cinquième édition

    ÉVÉNEMENT – La Foire Internationale de l’Agriculture revient pour sa cinquième édition

    Antananarivo, 6 Septembre, 11h39 – Un rendez-vous à ne pas manquer pour ceux qui souhaitent tout connaître du monde agricole. La cinquième édition de la Foire Internationale de l’Agriculture (FIA) se tiendra du 21 au 24 septembre 2023 au Forello Expo Tanjombato. Cette foire dédiée à l’agriculture, à l’élevage et à la pêche sera une plateforme d’informations et d’opportunités pour tous les acteurs de ces secteurs.Chaque secteur d’activités dispose de sa propre zone pour faciliter la visite. Les organisateurs promettent une foire multisectorielle et inclusive.

    ⭕Pour cette édition, les visiteurs auront l’occasion de découvrir plusieurs innovations dont le guichet unique agricole du ministère de l’Elevage et de l’agriculture ainsi que l’espace éco-responsable. Toutes les régions seront représentées au  »Tsenaben’ny Tantsaha ». Les visiteurs pourront assister à des séries de conférences à thème, et de découvrir différentes spécialités culinaires. Un espace de 600 m2 a été aménagé spécialement pour les activités éco-responsables.

    ⭕Cette année, la FIA accueille pour la troisième fois l’événement “zoom sur les métiers de l’agro-industrie ». Ce sera donc une occasion pour les jeunes et les professionnels de découvrir les opportunités de carrière et d’innovation dans le secteur agro-industriel.

  • COMMERCE – 98% des produits d’origine malgache accèdent désormais au marché chinois sans droits de douane

    COMMERCE – 98% des produits d’origine malgache accèdent désormais au marché chinois sans droits de douane

    Antananarivo, 6 Septembre, 10h40 – D’autres produits d’origine malgache viennent s’ajouter à la liste de ceux qui accèdent déjà au marché chinois sans droits de douane. Désormais, 98% des produits d’exportation de Madagascar bénéficient de cette exemption, prévoit la convention signée entre la ministre des Affaires étrangères, Yvette Sylla et l’ambassadrice de la République populaire de Chine Guo Xiaomei, lundi.

    ⭕Comme déjà soutenu auparavant par cette diplomate chinoise, l’accord relatif aux droits de douane à tarif zéro sur 97% des biens africains exportés vers la Chine signé en 2014 aurait déjà connu un accueil favorable des exportateurs malgaches. Son extension à 98% des produits d’exportation de la Grande île, dont entre autres la vanille, devra permettre à ces opérateurs du pays d’accéder plus facilement au marché chinois et leur ouvrira de nouvelles opportunités de croissance et de création d’emplois, selon ce qui est rapporté lors de la signature des lettres portant sur cette exemption de droits de douane.

    ⭕Pour la partie malgache, cette disposition « témoigne de l’importance de la diplomatie économique et commerciale ». Elle vise, entre autres, à promouvoir les intérêts économiques et commerciaux de Madagascar, par le biais du secteur privé, et à renforcer les liens économiques avec les pays partenaires. L’ambassadrice Guo Xiaomei aurait de son côté réitéré la disponibilité de son pays à travailler avec la partie malgache pour l’approfondissement de la coopération commerciale, l’accroissement des importations de produits de la Grande île et l’amélioration de la valeur ajoutée de ces produits ainsi que la compétitivité de leurs exportations.

    ⭕La Chine avait par ailleurs soutenu en 2021, par le biais de cette ambassadrice, que son excèdent commercial avec Madagascar est « essentiellement structurel, reflétant la différence de niveau de développement et de structure économique entre les deux pays ». En 2020, Madagascar avait principalement importé de la Chine des matières premières, des équipements mécaniques, des matériaux de construction ou encore des produits pharmaceutiques. La Chine, pour sa part, avait essentiellement importé de Madagascar des minerais ou encore des produits de mer.

    Photo : Ministère des Affaires étrangères

  • TOURISME – Plus de 60 participants et un millier de spectateurs attendus lors de la deuxième édition du Festikite Madagascar

    TOURISME – Plus de 60 participants et un millier de spectateurs attendus lors de la deuxième édition du Festikite Madagascar

    Antananarivo, 5 Septembre, 16h41 – La deuxième édition de Festikite Madagascar, c’est dans deux jours. Du 7 au 10 septembre, les amateurs et professionnels du Kitesurf du monde entier se donnent rendez-vous dans la Baie du Sakalava à quelques kilomètres de Diego Suarez. “Plus de 60 participants et compétiteurs et un millier de visiteurs sont attendus à cet événement”, confie Panoel Razafindrasata de chez Mada Kite Bros, organisateur de la compétition.

    ⭕Côté compétition, on retrouvera plusieurs disciplines dont le Kitesurf Slalom, ouvert aux hommes, aux femmes et aux enfants, mais aussi le Kitesurf Big Air pour les hommes et les juniors et le Windsurf Slalom et le Wing foil Slalom. La compétition de Windsurf verra la participation de Maria Andrés, indiquent les organisateurs. Celle-ci est actuellement leader du classement mondial de la discipline.

    ⭕Côté divertissements, il y aura diverses animations et démonstrations de pro-riders. Stig Hoefnagle, l’un des meilleurs kitesurfeurs au monde est actuellement déjà à Madagascar pour participer aux diverses démonstrations. Il y aura aussi des compétitions de danses et des élections de miss et mister. Une grande fête de clôture sera organisée le dimanche 10 septembre sur la plage de Ramena.

    ⭕Le Festikite est organisé conjointement par le ministère du Tourisme, l’Office National du Tourisme de Madagascar et Mada Kite Bros. Pour le ministère l’objectif est le même, diversifier les offres touristiques pour attirer toujours plus de monde dans la Grande île.

    ⭕La première édition s’était tenue du 22 au 28 mai 2022. Près de 80 compétiteurs et professionnels de la discipline du monde entier avaient répondu présent. L’évènement a été un véritable boost pour le tourisme local encore groggy de la Covid-19.

    Photo : Festikité Madagascar.

  • ENTREPRENEURIAT – L’accès au financement des 300 entreprises soutenu par le Business Linkage program facilité auprès de deux établissements prêteurs locaux

    ENTREPRENEURIAT – L’accès au financement des 300 entreprises soutenu par le Business Linkage program facilité auprès de deux établissements prêteurs locaux

    Antananarivo, 5 Septembre, 12h05 – Les 300 Petites et moyennes entreprises (PME) soutenues par le Business linkage program (BLP) peuvent désormais prétendre à des crédits auprès de deux banques locales que sont la BNI Madagascar et la Société Générale. La facilitation de cet accès au financement est obtenue grâce au fonds de garantie d’environ 450 000 dollars de la Banque africaine de développement (BAD), domicilié auprès de ces deux établissements et géré par le fonds d’appui financier Solidis. Chaque PME soutenue par le BLP pourra demander jusqu’à 50 millions d’ariary, avance sa chargée de programme Sandrine Rakotovao.

    ⭕Lancé en octobre 2021, le BLP est une initiative innovante de la BAD destinée à soutenir les entreprises ayant plus de deux ans d’existence et un chiffre d’affaires inférieur à 600 millions d’ariary. Ce programme vise à créer un écosystème favorable à leur croissance et fonctionne avec un modèle en trois volets. Il part du renforcement de capacité à travers l’accès aux compétences, la facilitation d’obtention de marchés et l’accès au financement, rappelle sa chargée de programme.

    ⭕Comme soutenu par la directrice de la plateforme de développement des PME de la BNI Madagascar, Hanta Rakotovao, ce programme a été conçu pour identifier et aider les PME à fort potentiel qui pourraient servir de fournisseurs stratégiques pour les grandes entreprises malgaches. « En surmontant les obstacles traditionnels tels que l’accès au financement et la conformité aux normes, nous espérons encourager des partenariats fructueux entre ces deux segments essentiels de l’économie », lance-t-elle.

    ⭕Cette banque locale avait d’ailleurs été un partenaire de la BAD dans la promotion du développement du secteur privé, notamment dans le Projet jeunes entreprises rurales dans le Moyen-Ouest (Projermo) ou le Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes dans l’agriculture et de l’agro-industrie (Pejaa), rappelle son directeur général Alexandre Mey.

    ⭕Les partenariats conclus avec la BNI Madagascar et la Société Générale devront aider à faciliter les financements des PME soutenues par le BLP dans leurs investissements, dans leur croissance et dans leur développement, reprend Sandrine Rakotovao. Solidis, qui est un partenaire de ces établissements prêteurs, va de son côté proposer des dispositifs de garanties sur mesure et fiable en faveur de ces PME. Ce fonds d’appui financier assure disposer de l’expertise nécessaire, en ayant géré plus de 215 milliards d’ariary en vue de développer une approche innovante pour l’inclusion financière des ménages et MPME à Madagascar à fin 2022.

  • FILIERE AURIFERE – Le montant du droit d’agrément pour les comptoirs de l’or fixé à 20 millions d’ariary

    FILIERE AURIFERE – Le montant du droit d’agrément pour les comptoirs de l’or fixé à 20 millions d’ariary

    Antananarivo, 5 Septembre, 7h15 – Une entreprise qui opère dans la filière aurifère devrait verser 20 millions d’ariary pour avoir un agrément de comptoir de l’or. Ce montant, qui constitue une recette propre de l’Agence nationale de la filière or (Anor) devrait faire l’objet d’un ajustement annuel, suivant la valeur moyenne du Droit de tirage spécial entre le 1er janvier et le 31 octobre de l’année précédente, selon le régime de l’or.

     

    Par ailleurs, ce ne sont pas toutes les entreprises disposant de cette somme qui pourront obtenir cet agrément de comptoir de l’or. Le demandeur doit avant tout être une société de droit malgache, ayant un représentant légal qui réside en permanence à Madagascar, et qui a des statuts qui l’autorisent à exercer ces opérations dans la filière aurifère. Cette société devra également avoir un capital social « supérieur ou égal » à 50 millions d’ariary dont la libération de cette somme devra être justifiée avant la date de la demande de l’agrément. Cette entreprise devra par ailleurs être en règle vis-à-vis de l’Administration fiscale et douanière et par rapport à l’obligation de rapatriement de devises.

     

    L’agrément de comptoir de l’or confère à son titulaire le droit de procéder à l’achat, la vente, le traitement, la fonte, l’exportation et l’importation du métal jaune. En se référant à ces opérations énumérées, tout titulaire de permis de recherche ou de permis d’exploitation pour l’or ainsi que tout bijoutier, voulant exporter leur production, est tenu d’obtenir un agrément de Comptoir de l’or, souligne cette loi.

     

    L’agrément du comptoir de l’or est valide pour une durée d’un an à compter de sa date d’octroi, et est renouvelable une ou plusieurs fois pour la même durée. D’après le régime de l’or, le montant du droit à payer pour le renouvellement de cet agrément est le même que celui pour l’octroi initial.

     

    L’administration minière avait indiqué avoir déjà reçu des demandes de cet agrément au mois d’aout et avait annoncé le traitement de ces dossiers. Bien qu’un arrêté pour la levée de la suspension des exportations légales de l’or ait par ailleurs été pris en conseil de ministre au mois de mars de cette année, le ministère des Mines a souligné que plusieurs conditions devraient encore être remplies pour l’effectivité de cette décision.