Catégorie : Économie

  • SECTEUR PRIVE – Un Centre de gestion agréé pour soutenir les petites et moyennes industries dans le domaine de la gestion et de la comptabilité

    SECTEUR PRIVE – Un Centre de gestion agréé pour soutenir les petites et moyennes industries dans le domaine de la gestion et de la comptabilité

    Antananarivo, 30 Juin, 7h54 – Une structure de soutien aux Petites et moyennes entreprises (PME) créée. Un centre de gestion agréé (CGA) est mis en place, à l’initiative du Syndicat des industries de Madagascar (SIM) et avec l’appui du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud). Il s’agit d’un centre qui a pour vocation d’accompagner les entrepreneurs dans la gestion de leurs entreprises, en leur offrant des services de conseil personnalisés, de formation et d’assistance, expose le président du SIM, Tiana Rasamimanana, lors de l’assemblée générale constitutive de ce CGA, ce jeudi.

    ⭕Les objectifs, avec la création de ce centre de gestion agréé, sont d’accompagner les entreprises dans leur gestion et d’optimiser leur performance financière d’après le SIM. Le CGA favorisera également la formalisation de leurs activités et permettra d’accroitre leur accès aux crédits. En plus de fournir des formations et des ressources, ce centre va représenter les intérêts des entreprises membres auprès des autorités.

    ⭕Le SIM entend ainsi appuyer les entrepreneurs, dont les petites et moyennes industries (PMI) ainsi que les jeunes qui présentent des projets innovants mais qui ont du mal à monter leurs entreprises. Et puisque plus de 75% des emplois à Madagascar sont dans l’informel, aider à la formalisation de ces activités contribuera au développement de l’économie du pays, poursuit le président de ce groupement Tiana Rasamimanana.

    ⭕Les entrepreneurs sont ainsi encouragés à rejoindre le CGA, qui leur apportera des conseils et une expertise professionnelle donnés par des experts en gestion. Ils bénéficieront en même temps d’assistance comptable comprenant entre autres la vérification des comptes, la tenue des registres comptables, la préparation des états financiers ou la gestion des obligations fiscales. La formation et le renforcement des compétences, tout comme l’assistance administrative et fiscale ne sont pas en reste.

    ⭕L’adhésion au CGA offre aussi aux entrepreneurs la possibilité de rejoindre un réseau professionnel dynamique. Le SIM soutient d’ailleurs qu’y adhérer témoigne de l’engagement de l’entreprise envers la gestion professionnelle de son activité. Ce centre mettra d’ailleurs à disposition de ses membres des outils, des ressources et des documents pratiques pour faciliter la gestion quotidienne de leur entreprise.

    Photo : Syndicat des industries de Madagascar.

  • TRANSPORT AERIEN – Corsair propose un tarif promotionnel de 699 euros pour un aller retour Tana-Paris-Tana

    TRANSPORT AERIEN – Corsair propose un tarif promotionnel de 699 euros pour un aller retour Tana-Paris-Tana

    Antananarivo, 29 Juin, 9h45 – Corsair casse les prix. Pour signer son grand retour dans la grande île, la compagnie aérienne française basée à Orly propose des tarifs promotionnels défiant la concurrence. Elle propose ainsi un tarif aller-retour de 699 euros, soit 754 dollars ou près de 3,5 millions d’ariary, entre Antananarivo et Paris et un tarif de 299 euros, soit 324 dollars ou près de 1,5 million d’ariary entre Antananarivo et La Réunion.

    ⭕L’offre promotionnelle sera valable jusqu’au 12 juillet pour des voyages en classe « Economy » allant jusqu’au 30 décembre 2023. Le passager pourra aussi disposer d’un bagage en soute.

    ⭕Pour son grand retour à Madagascar, Corsair proposera deux fréquences par semaine entre Antananarivo et Paris en passant par La Réunion. Les vols seront assurés par des Airbus A330 Neo de dernière génération.

  • JIRAMA : Quatre candidats en lice pour le poste de manager de redressement 

    JIRAMA : Quatre candidats en lice pour le poste de manager de redressement 

    Antananarivo, 29 Juin, 7h05 – Une shortlist établie. Ils ne sont plus désormais que quatre candidats en lice pour être le « manager de redressement de la Jirama ». Après avoir passé les étapes de la présélection sur dossier de candidature et des entretiens, ils devront maintenant se préparer à présenter leur proposition de business plan visant à rétablir la situation de cette société d’Etat. La présentation se fera devant le cabinet qui se charge de ce recrutement. Ces candidats seront également évalués dans leur leadership et leur capacité en gestion. Ils seront, par ailleurs, soumis à un test de personnalité, d’après ce qu’avait indiqué le compte rendu du Conseil des ministres mercredi.

     

    Les deux meilleurs candidats à l’issue de cette étape finale seront présentés en Conseil des ministres pour permettre d’accélérer la prise de décision dans la désignation de ce manager de redressement de la Jirama. Ces dernières années d’ailleurs, la nomination de ce numéro un de la compagnie nationale d’eau et d’électricité est toujours revenu au Président de la République. La désignation de ce premier responsable de la Jirama devra en tout cas permettre d’apporter une solution urgente afin de mettre un terme aux coupures intempestives d’électricité dont est victime la population, souligne le rapport de cette dernière réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

     

    C’est le Gouvernement, le Conseil d’administration de la Jirama, avec l’assistance de la Banque mondiale qui avait procédé à la mise en œuvre de ce processus de recrutement d’un manager de redressement pour la compagnie nationale. De façon spécifique, ce « Manager » pilotera dans l’immédiat les activités de restructuration de la Jirama. Il aura notamment comme tâche principale, le rétablissement de la santé financière de la société d’Etat et l’atteinte de l’objectif du Plan émergence de Madagascar (PEM) en matière d’augmentation de l’accès à l’électricité, d’après ce qui avait été spécifié dans l’avis de recrutement.

     

    Dans cet avis de recrutement, le gouvernement indiquait être à la recherche d’une personne disposant d’une expérience professionnelle d’au moins 15 ans dans le pilotage de grandes structures commerciales ou d’Etat, et ayant au moins mis cinq années de sa carrière professionnelle dans la gestion de situations de crise et de redressement d’organisations. Mais elle devra également savoir négocier, avoir le sens du mangement, être en mesure de travailler sous pression, et être un manager qui saura anticiper les évolutions et les besoins de la Jirama.

     

    D’après le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi, ils étaient 19 au départ à soumettre leur candidature, dont seulement cinq d’entre eux étaient de nationalité Malgache. Après avoir confronté leur profil aux 13 critères définis pour sélectionner ceux qui passeront aux prochaines étapes, ils n’étaient plus que six à passer aux entretiens. C’est à l’issue de ces entretiens que le cabinet de recrutement a dressé la liste des quatre derniers candidats en lice pour être le « manager de redressement » de la Jirama.

     

    La Banque mondiale qui finance ce recrutement à travers le projet Least-cost electricity access development (LEAD) travaille avec l’Etat malgache pour l’amélioration de la gouvernance de la Jirama. Et la compagnie nationale d’eau et d’électricité a besoin de ce « manager » qui saura la gérer selon les règles de l’art, a insisté Marie-Chantal Uwanyiligira de la Banque mondiale, dont le mandat en tant que représentante résidente de cette institution financière touche à sa fin en ce mois de juin.

  • L’Etat espère l’arrivée de l’Embraer E190 pour Madagascar Airlines  au plus tard au mois de septembre

    L’Etat espère l’arrivée de l’Embraer E190 pour Madagascar Airlines  au plus tard au mois de septembre

    Antananarivo, 29 Juin, 6h15 – Atterrissage retardé. L’Embraer E190-E2 qui devrait renforcer la flotte de Madagascar Airlines n’arrivera pas ce mois de Juin comme initialement annoncé. Selon Valery Ramonjavelo, ministre des Transports et de la météorologie, l’Etat fait le nécessaire afin que l’appareil puisse arriver au plus tard au mois de septembre. « Nous espérons, si cela sera possible, qu’un des avions puisse arriver avant le mois de septembre », indique le membre du gouvernement mercredi en marge de la réception du vol de retour de la compagnie Corsair à Madagascar.

     

    Selon lui, il est encore actuellement question de finaliser les détails technique et financier concernant l’acquisition de l’appareil. « Un des avions est actuellement en cours de peinture », indique-t-il. « Nous allons augmenter nos vols nationaux et internationaux », conclut le ministre. Des vols vers Maurice sont, dans tous les cas, déjà annoncés par Madagascar Airlines à partir du 29 octobre avec le nouvel aéronef.

     

    L’acquisition d’un appareil de type Embraer pour renforcer la flotte d’Air Madagascar a été officialisé par le président de la république au mois d’Octobre de l’année dernière. La signature de l’acquisition en dry lease de l’appareil a été effectuée entre les autorités malgaches et la compagnie brésilienne le 7 décembre lors d’une cérémonie en grande pompe à Iavoloha. L’appareil était prévu arriver au début de l’année. L’Etat avait ensuite annoncé, après une rencontre avec les responsables de la Compagnie, une arrivée de l’appareil au plus tard ce mois de juin mais ce ne sera pas encore le cas.

     

    Lors de la signature de l’acquisition, l’Etat avait indiqué que le nouvel Embraer E190-E2 assurera la liaison aérienne nationale entre Antananarivo et les autres villes de la Grande île comme Nosy-Be, Antsiranana, Taolagnaro, Toliara. Il pourra aussi être utilisé par Madagascar Airlines pour ses vols vers La Réunion, l’île Maurice, les Comores, l’Ethiopie ou encore Dubai.

     

     

  • TRANSPORT AERIEN – Le vol inaugural du retour de Corsair à Madagascar arrivé à Antananarivo ce mercredi 

    TRANSPORT AERIEN – Le vol inaugural du retour de Corsair à Madagascar arrivé à Antananarivo ce mercredi 

    Antananarivo, 28 Juin, 19h30 – Corsair is back. Le vol inaugural qui marque le grand retour de la compagnie aérienne française à Madagascar est arrivé à Antananarivo ce mercredi à 13h30. A son bord, les premiers passagers mais aussi le président directeur général de Corsair, Pascal de Izaguirre. « Nous sommes très heureux de retrouver la destination Madagascar », se réjouit le PDG de Corsair. « Nous sommes très attachés à Madagascar et à sa population », indique-t-il.

     

    Pour son grand retour depuis 2019 la compagnie proposera deux vols hebdomadaires par semaine entre Antananarivo et la capitale française. Le vol reliera l’aéroport d’Ivato à Paris Orly. La compagnie ainsi que les autorités espèrent pour la suite une augmentation des fréquences de vol mais aussi la desserte d’autres destinations de Madagascar comme ce fut le cas par le passé.

     

    La liaison Antananarivo-Paris via la Réunion sera assurée par un Airbus A330 Néo de nouvelle génération. Cet avion moderne est moins polluant et qui consomme moins. La compagnie espère d’ici 2024 renouveler entièrement sa flotte qui sera alors composée entièrement d’avions de dernière génération. « Le but est le confort optimum pour le client mais aussi les performances environnementales », ajoute le PDG. « Je pense que c’est très important pour Madagascar qui jouit d’un patrimoine naturel exceptionnel que de pouvoir s’appuyer sur les compagnies qui soutiennent ses efforts sur le developpement durable », conclut-il.

     

    Pour Madagascar, le retour de Corsair est un pas de plus vers son but d’augmenter considérablement le nombre de vols internationaux à Madagascar. Selon Valery Ramonjavelo, ministre des Transports et de la météorologie, actuellement 60 vols internationaux par semaine atterrissent et partent de Madagascar. « Afin d’atteindre l’objectif de 1 millions de touristes en 2028, il faut tripler ce chiffre », indique le membre du gouvernement.

     

    Pour la compagnie, revenir à Madagascar était inévitable. La compagnie et Madagascar sont liées par l’histoire indique le PDG de la compagnie française. Corsair a opéré à Madagascar depuis 1996 jusqu’en 2019 sans discontinuité.

  • Révision attendue de la loi sur les grands investissements miniers après la refonte du code minier

    Révision attendue de la loi sur les grands investissements miniers après la refonte du code minier

    Antananarivo, 28 Juin, 14h06 – Comme le code minier, la loi sur les grands investissements miniers (LGIM) devrait également faire l’objet de révision. Cette disposition figure parmi les actions préalables que le gouvernement devrait entreprendre dans le cadre de la deuxième phase de l’appui des politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale. C’est ce qu’a confié Marie-Chantal Uwanyiligira, dont le mandat en tant que représentante de cette institution de Bretton Woods touche à sa fin en ce mois de juin.

    La Banque mondiale avait annoncé une série programmatique de trois DPO. Son conseil d’administration avait approuvé le 8 juin un crédit de 100 millions de dollars pour la première opération. Selon cette institution financière, celle-ci s’appuyait sur deux piliers, dont Le premier vise à renforcer la gouvernance et les cadres macro-budgétaires. Le second pilier contribuera pour sa part à améliorer l’environnement propice aux investissements et à approfondir les réformes structurelles dans les secteurs d’infrastructure essentiel, notamment l’exploitation minière, l’énergie et la connectivité numérique.

    Afin de promouvoir l’investissement responsable, la transparence et l’amélioration de la contribution fiscale et non fiscale dans le secteur minier, le gouvernement avait été amené à soumettre au Parlement un nouveau code minier, à publier des décrets régissant le régime de l’or et clarifiant le statut juridique de l’Initiative sur la transparence dans les industries extractives (ITIE). Il avait également dû adopter des décrets ministériels pour lever l’interdiction des exportations d’or et reprendre les activités de cadastre par la délivrance de permis.

    Le Conseil des ministres devrait aussi adopter des décrets d’application du nouveau code minier, soumettre au Parlement la loi modifiée sur la LGIM, et supprimer les droits d’exportation sur les produits miniers dans la loi de finances pour 2024.

    La révision de la LGIM est ainsi un élément dans le cadre de l’appui budgétaire de la Banque mondiale, même si cette disposition « prendra un peu plus de temps », reprend Marie-Chantal Uwanyiligira. Elle avait soutenu que cette loi devrait être mise à jour et que « plusieurs points devraient être revus ». Elle prend l’exemple de la révision à la hausse de la fiscalité minière entreprise dans le code minier qui « devrait aussi se refléter dans la LGIM ». Celle qui représentait la Banque mondiale a aussi soulevé l’impact du « fonds social », ou encore la protection des enfants et de l’environnement dans les zones hôtes des projets miniers.

    Comme rappelé par l’ITIE Madagascar dans son rapport assoupli 2019-2020, la LGIM s’applique aux projets miniers dont les investissements sont supérieurs à 50 milliards d’ariary. Cette loi porte sur les questions fiscales, douanières et de change. Elle est présentée comme la garantie de stabilité des investissements miniers prévue au Titre VIII du Code minier de 20

    Concernant la parafiscalité pour Ambatovy, le taux applicable est de 2%, soit 0,6% de redevance et 1,4% de ristournes. Elle est applicable sur une base correspondant à 50% du prix de vente par cette compagnie des produits transformés.

  • SECTEUR FINANCIER – La feuille de route pour développer le marché des capitaux élaborée

    SECTEUR FINANCIER – La feuille de route pour développer le marché des capitaux élaborée

    Antananarivo, 28 Juin, 6h50 – Le document cadre finalisé. Après une longue période de consultations et d’échanges avec les acteurs publics et privés du secteur financier, la feuille de route pour le développement du marché des capitaux à Madagascar est élaborée. Ce document donne le fil conducteur des travaux pour parvenir à un marché libre, profond et transparent et qui permettra au pays de bénéficier des avantages inhérents à l’existence d’un marché financier moderne et efficace, explique le gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo, lors d’une table ronde ayant réuni les acteurs impliqués dans ce projet, lundi.

     

    C’est la Société financière internationale (SFI) du groupe de la Banque mondiale qui avait été mandatée par le ministère de l’Economie et des finances (MEF) et la BFM pour réaliser cette feuille de route. Elle devait avancer les recommandations sur ce que Madagascar doit faire sur le court, le moyen et le long terme pour développer les marchés des capitaux, a indiqué la représentante de cette institution financière, Marcelle Ayo.

     

    Plusieurs recommandations y sont formulées, notamment pour le développement de l’épargne institutionnelle qui doit être canalisée, à travers le marché des capitaux, vers des investissements productifs, comme le logement, les infrastructures ou le financement des PME. Le document avance également la nécessité d’améliorer le crédit de l’Etat pour pouvoir développer l’offre de titres financiers sur le marché des capitaux, et de donner aux investisseurs des actifs dans lesquels investir.

     

    La feuille de route recommande aussi l’établissement d’une autorité de régulation et de surveillance de marchés et le développement des intermédiaires financiers pour créer de l’activité et garantir le bon fonctionnement du marché et la protection des investisseurs qui y participent. Les informations sur le fonctionnement de ce marché sont par ailleurs indispensables.

     

    Il est en tout cas crucial pour Madagascar d’avancer de manière décisive et résolue, tout en veillant à entreprendre les étapes de base dans la mise en place des socles et fondamentaux du marché financier reprend le gouverneur de la BFM, Aivo Andrianarivelo. Et la Grande île a beaucoup à gagner avec les marchés de capitaux, insiste-t-il.

     

    Ce marché permettra entre autres à l’Etat de réduire sa dépendance vis-à-vis de la dette extérieure et offrira en même temps un financement en monnaie locale. Les entreprises y trouveront également leur compte, en ayant accès à des financements qui vont au-delà des limites de ce que les banques commerciales peuvent leur proposer.

     

    « Nous ne pouvons pas satisfaire en totalité les besoins des entreprises à Madagascar avec les limites de financements qui nous est imposé. Aussi nous voyons le marché des capitaux comme une alternative et une ouverture pour développer l’économie malgache », lance le directeur général du BNI Madagascar, Alexandre Mey. Les banques seraient alors, selon lui, très attentifs et très intéressés par ce projet de marché de capitaux qui va ouvrir de nouvelles perspectives en matière de financement pour les entreprises.

     

    Ces banques indiquent pouvoir s’organiser pour aider ou s’associer avec des partenaires techniques dans une introduction en bourse ou une émission obligataire. Elles pourraient aussi, à travers leur réseau de distribution, donner la possibilité de distribuer les actions. Et ces banques, à travers des partenariats avec des prestataires ou en interne pourraient assurer la fonction de dépositaires qui permettraient la gestion des titres.

     

    Marcelle Ayo de la SFI avance par ailleurs des ressources qui peuvent alimenter le marché des capitaux. Elle énumère celles des institutionnels, comme les compagnies d’assurance qui ont beaucoup de liquidités, les fonds de pensions ou encore les liquidités des ménages qui sont non négligeables. Elles vont permettre aux entreprises de diversifier leurs sources d’accès au financement, a-t-elle conclu.

  • SECTEUR EXTRACTIF – QMM suspend temporairement ses activités

    SECTEUR EXTRACTIF – QMM suspend temporairement ses activités

    Antananarivo, 27 Juin, 22h30 – La situation est à nouveau tendue à Tolagnaro. Suite à l’érection de barrages sur la route menant vers son site de production, la compagnie Rio Tinto QMM annonce une nouvelle suspension de ses activités. Par cette décision, elle indique vouloir « garantir la sécurité des personnes et des installations, dans l’attente d’un retour au calme ». Selon un communiqué qu’elle publie ce mardi, « près de 300 de ses salariés eux sont actuellement bloqués sur le site depuis bientôt bientôt 24h ».

     

    Dans son communiqué, Rio Tinto QMM évoque « des actes de violence et de déstabilisation de la paix sociale » qui se sont déroulés le jour de la fête nationale. Elle parle « d’intrusions et de barrages illégaux sur la voie et aux alentours du site minier de QMM ». Elle en appelle « au calme et au dialogue » ainsi qu’à « la responsabilité de chacun pour préserver un climat de paix ».

     

    Ce n’est pas la première fois que Rio Tinto QMM suspend ses activités ces derniers mois. En avril puis en mai 2022, ensuite en décembre 2022, la compagnie a déjà dû suspendre ses activités ou du moins les réduire suite à des manifestations menées autour de son site de production. A chaque fois, des accords ont été passés avec les manifestants, et la compagnie a pu reprendre ses activités, jusqu’à ce que d’autres réclamations ne surviennent, entraînant de nouvelles manifestations.

  • TRANSPORT AÉRIEN – La compagnie sud-africaine Airlink reprend ses vols sur Nosy Be

    TRANSPORT AÉRIEN – La compagnie sud-africaine Airlink reprend ses vols sur Nosy Be

    MAntananarivo, 27 Juin, 8h55 – L’aéroport de Nosy Be a accueilli dimanche le premier vol de la compagnie sud-africaine Airlink vers cette destination depuis la fin de la crise sanitaire. Comme il est de tradition, l’aéronef, un Embraer E-170, a été accueilli par un water salute sur le tarmac de Fascène pour marque son retour.

     

    Avec la reprise du vol régulier entre l’île aux Parfums et Johannesburg, « nous rétablirons les services réguliers hebdomadaires entre Johannesburg et Nosy Be à partir du 25 juin 2023 dans le cadre de notre volonté de rétablir les vols entre l’Afrique du Sud et Madagascar aux niveaux d’avant la pandémie », indique la compagnie sud africaine dans un communiqué. Airlink prévoit pour cette reprise une fréquence hebdomadaire tous les dimanches sur Nosy Be.

     

    La reprise de cette ligne, considérée par la compagnie comme un service populaire, est la suite logique de la reprise des vols vers Antananarivo, en janvier 2023, après que les autorités malgaches ont levé son interdiction des vols entre les deux pays qui avaient été suspendus pendant près de trois ans.

     

    Photo  : Ravinala Airport

  • Plus de 500 millions de dollars du portefeuille de la Banque mondiale affectés dans le digital

    Plus de 500 millions de dollars du portefeuille de la Banque mondiale affectés dans le digital

    Antananarivo, 25 Juin, 18h25 – Un secteur particulièrement appuyé. La Banque mondiale a renforcé ses appuis pour le digital à Madagascar ces deux dernières années. « Nous avons aujourd’hui dans le portefeuille de cette institution financière plus de 500 millions de dollars de projets dans ce secteur », indique le ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT), Tahina Razafindramalo. Ce membre du gouvernement parle, entre autres, du système d’information de la gestion des finances publiques, de la mise en place de l’identifiant unique, ou encore de la digitalisation des impôts. C’était lors d’un évènement organisé par la Banque mondiale vendredi.

     

    La Banque mondiale mise d’ailleurs beaucoup sur le digital et le considère comme un levier pour la transformation de Madagascar. Aussi, les réformes sur ce secteur figurent-elles parmi les préalables qui conditionnent la dernière aide budgétaire de 100 millions de dollars dont a bénéficié la Grande île de la part de cette institution de Bretton Woods.

     

    Pour encourager les investissements dans l’infrastructure numérique, rendre les services à large bande plus abordables grâce à l’amélioration de la concurrence et tirer parti de la fondation pour l’inclusion financière, Madagascar avait été amené à prendre plusieurs dispositions. Parmi elles, l’adoption d’un arrêté ministériel fixant des plafonds de prix révisés pour le Backbone, la sortie d’un décret sur les licences et les déclarations introduisant des licences unifiées et mettant fin aux droits exclusifs sur tous les segments de la chaîne de valeur et d’un décret sur l’interconnexion et l’accès – traitant de la position dominante et empêchant les pratiques anti-concurrentielles.

     

    Les réformes des télécommunications en cours de mise en œuvre actuellement par le Gouvernement, et qui sont appuyées par la Banque mondiale, sont des réformes qui auraient déjà dû être entreprises il y a 18 ans, expose l’ancienne représentante de cette institution, Marie-Chantal Uwanyiligira. « Le changement à opérer c’est d’assurer plus de compétitivité pour que le prix baisse et que le taux d’accès à Internet s’améliore», explique-t-elle.

     

    Les reformes dans le secteur du digital et des télécommunications devront permettre d’avoir trois points de croissance de plus pour Madagascar dans les prochaines années, reprend le ministre Tahina Razafindramalo. Ces reformes vont particulièrement permettre à tous les opérateurs d’installer de la fibre optique partout à Madagascar et même sur les bâtiments. Faire baisser le coût appels et d’Internet figure également parmi les objectif de leur mise en œuvre, rassure-t-il.