Catégorie : Économie

  • ENQUETE – L’incertitude de la conjoncture économique, la fiscalité et le délestage comme principales contraintes au développement des activités des entreprises

    ENQUETE – L’incertitude de la conjoncture économique, la fiscalité et le délestage comme principales contraintes au développement des activités des entreprises

    Antananarivo, 20 Juin, 9h34 – L’incertitude de la conjoncture économique est identifiée comme étant le principal obstacle au développement des activités des entreprises à Madagascar. C’est ce qu’ont du moins affirmé 64,1% des 175 entreprises interrogées dans le cadre de l’Enquête sur la conjoncture économique (ECE) menées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) pour le premier trimestre 2023. Cette enquête est réalisée quatre fois par an auprès des entreprises dans tout le pays et les réponses pour ce trimestre ont été recueillies entre le 23 mars et le 10 mai.

    ⭕La fiscalité, le délestage ou encore l’incertitude du contexte socio-politique ont également été identifiés par ces entreprises comme étant des grosses contraintes au développement de leurs activités. Viennent après d’autres facteurs tels que l’insuffisance de la demande, la concurrence des importations, les activités informelles, la corruption ou encore l’insuffisance d’équipements ou de matériels.

    ⭕Ces entreprises ont fait part d’un net recul de leurs activités. Il en est ainsi du volume de ventes, des carnets de commande, de l’investissement et de l’emploi. La tendance à la baisse des ventes est généralisée et concerne toute les catégories d’entreprises, rapporte la BFM. La baisse a été de -26,5% pour les micros, -51,9% pour les petites, -30,2% pour les moyennes et -22,4% pour les grandes entreprises. C’est également le cas en général pour les commandes qui ont reculé entre janvier et mars 2023, par rapport à la période octobre-décembre 2022, selon toujours les résultats d’enquête de la Banque centrale.

    ⭕Tous ces facteurs combinés ont eu pour conséquence la baisse du bénéfice pour ces entreprises. Selon la comparaison faite par la Banque centrale, cette baisse de bénéfice a quasiment été la même que celle du premier trimestre 2019 et plus importante que celle du premier trimestre 2018 qui sont deux périodes avant la pandémie du Covid-19.

    ⭕Les entreprises enquêtées ont par ailleurs confié une hausse de la rémunération de leurs employés et du coût des intrants durant les trois premiers mois de cette année. L’augmentation des prix de vente enregistrée durant ce premier trimestre est par ailleurs cohérente avec les chiffres officiels de l’inflation, poursuit la BFM.

    ⭕Les entreprises enquêtées par la Banque se seraient néanmoins prononcées plus optimistes par rapport au second trimestre 2023. Ce, avec une prévision de reprise des ventes, de l’emploi et de l’investissement voire une hausse de bénéfices.

  • Le FMI recommande la mise en place d’un fonds de garantie national avec des taux subventionnés

    Le FMI recommande la mise en place d’un fonds de garantie national avec des taux subventionnés

    Antananarivo, 20 Juin, 10h30 – Le Fonds monétaire international (FMI) avance des pistes. Cette institution financière estime que l’allègement des contraintes financières afin d’accroître et de faciliter l’accès aux services financiers et la réduction de leur coût devrait favoriser l’augmentation des investissements. C’est l’une des recommandations formulées par le FMI dans son rapport sur l’informalité et la croissance à Madagascar publié en ce mois de juin.

    Dans ce rapport, axé surtout sur le secteur informel et sa contribution sur l’économie, cette institution de Bretton Woods soutient que pour faciliter l’accès au financement, les autorités malgaches pourraient mettre en place un fonds de garantie national avec des taux subventionnés et un fonds de démarrage pour aider les entreprises à se conformer à la réglementation. Le FMI ajoute qu’elles peuvent aussi concevoir et mettre en œuvre une réglementation efficace qui concilie la stabilité financière et l’ouverture de nouveaux canaux de financement pour les entreprises.

    L’Etat peut également encourager la participation des investisseurs. Le soutien du secteur privé par la création d’une banque de développement et par l’apport de plus de ressources à l’intermédiation financière formelle à des coûts moindres est également avancé.

    D’autres recommandations sont formulées dans ce document du FMI sorti récemment qui met en évidence l’importance du secteur informel à Madagascar. Le rapport mentionne particulièrement la nécessité d’un ajustement des politiques en faveur de la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle. Il y est souligné qu’avec un nombre croissant de personnes opérant dans l’économie informelle à Madagascar, le FMI estime qu’une approche stratégique moins axée sur la fiscalité et beaucoup plus sur la protection sociale est nécessaire pour stimuler le processus de formalisation.

  • OR MONETAIRE – 1,080 tonne de lingots d’or incorporés dans les réserves de la Banky foiben’i Madagasikara

    OR MONETAIRE – 1,080 tonne de lingots d’or incorporés dans les réserves de la Banky foiben’i Madagasikara

    Antananarivo, 20 Juin, 6h15 – 1 080 kilos de dorés envoyés en Turquie pour affinage, 1 080 kilos renvoyés à Madagascar sous forme d’or monétaire. Mission accomplie pour la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) qui dispose désormais de ses premiers lingots d’or. L’un de ces lingots a été présenté comme échantillon durant le lancement de la célébration du cinquantenaire de la BFM, si le reste est bien gardé dans sa réserve, rassure le gouverneur de l’autorité monétaire, Aivo Andrianarivelo.

    Le gouverneur parle de lingots avec un degré de pureté de 995/1000ème, la pureté minimale que les fabricants de lingots d’or doivent respecter pour être certifiés par le standard du London bullion market association (LBMA). Mais il y a également des lingots avec un degré de pureté de 999/1000ème, d’après ses explications. Ces lingots pèsent environ 12,5 kilos, indique-t-il.

    Négociée au départ avec la raffinerie sud-africaine Rand Refinery puis avec des raffineries suisses, la conversion des dorés de la BFM en or monétaire a finalement été entreprise par l’Istanbul Gold Refinery. L’aboutissement de ce projet avec cet affineur Turc a pris un mois, d’après le gouverneur Aivo Andrianarivelo.

    « Ce n’est que le début », souligne le président de la République Andry Rajoelina. L’Etat Malgache compte disposer d’au moins 4 tonnes de dorés par an pour la production de pièces mais également de lingots d’or, avance-t-il. « Avec ses ressources aurifères, il est inconcevable pour Madagascar de ne pas avoir de réserve d’or comme plusieurs pays africains, dont l’Algérie, l’Afrique du Sud ou encore l’île Maurice », lance le Chef de l’Etat.

    L’achat de dorés par la Banque centrale auprès des opérateurs locaux devrait par ailleurs reprendre, rassure le gouverneur Aivo Andrianarivelo. La stratégie opérationnelle d’incorporation de l’or dans les réserves de change avait été déjà approuvée par le Conseil d’administration de la BFM au mois d’avril 2022. Le ministre Herindrainy Rakotomalala a pour sa part souligné que le protocole d’accord entre son département et l’autorité monétaire fait actuellement l’objet de révision.

    L’or acheté auprès des opérateurs par la BFM ne doit pas seulement être d’une pureté supérieure mais doit surtout être de l’or éthique. C’est-à-dire que l’or livré à la banque centrale devra se distinguer entre autres par son respect des conditions de travail, des droits de l’homme et de l’environnement. En plus de remplir les obligations administratives, fiscales et parafiscales, les fournisseurs de la Banque centrale devront aussi s’engager à rapatrier les recettes en devises puis les céder sur le Marché interbancaire de devises (MID).

     

  • FILIÈRE AURIFÈRE – La pièce d’or commémorative de la Banky foibe vaut autour de 8,5 millions d’ariary sur le marché international

    FILIÈRE AURIFÈRE – La pièce d’or commémorative de la Banky foibe vaut autour de 8,5 millions d’ariary sur le marché international

    Antananarivo, 19 Juin, 16h55 – La « fierté » d’acquérir la pièce d’or commémorative de 50 ariary de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) a un prix. Ce prix va certes encore être déterminé, selon le gouverneur de la Banque centrale, Aivo Andrianarivelo, mais cette pièce d’or pesant environ une once vaut autour de 8,5 millions d’ariary si on se réfère au cours actuel de l’or présenté par le ministre des Mines et des ressources stratégiques Herindrainy Rakotomalala. L’once, équivalant à 31,1 grammes, est vendu sur le marché international de l’or à 1955 dollars, confie ce membre du gouvernement.

    ⭕La BFM prévoit d’émettre 5 000 pièces d’or commémoratives après les 500 pièces qui ont été émises pour démonstration ce lundi, en marge du lancement de la célébration de son cinquantième anniversaire. L’autorité monétaire indique avoir travaillé avec l’Istanbul Gold Refinery, pour cette première émission. Il s’agit de la deuxième raffinerie mondiale du métal jaune qui est basée en Turquie, souligne le gouverneur Aivo Andrianarivelo. Les premières pièces ont été confectionnées à partir du stock de dorés que disposait déjà la BFM depuis longtemps, et autres que ce qu’elle avait acheté auprès des opérateurs locaux pour être convertis en or monétaire. A en croire le président de la République Andry Rajoelina, c’est lui-même qui a conçu cette pièce estampillée du soleil et du stade Barea.

    ⭕Ces pièces d’or sont à vendre au public. La BFM estime qu’elle devrait s’épuiser facilement. Aussi pour éviter que ceux qui ont les moyens s’accaparent de toutes les pièces qui vont être émises, il a été décidé de limiter les achats à une pièce par carte nationale d’identité. Cette pièce commémorative représente d’ailleurs la « fierté nationale », soutient le gouverneur de la BFM Aivo Andrianarivelo.

    ⭕Une deuxième émission de 5 000 pièces d’or est ainsi envisageable. Ceci dépendra cependant du besoin enregistré mais également des dorés que la Banque centrale aura à sa disposition pour être transformés. La BFM prévoit de poursuivre l’opération avec l’Istanbul Gold Refinery. La qualité tout comme la forme des pièces à produire pourraient être améliorées, a-t-il avancé.

    ⭕Quant à la reprise de l’achat de doré par la BFM auprès des opérateurs locaux, le ministre Herindrainy Rakotomalala souligne que le protocole d’accord entre son département et l’autorité monétaire fait l’objet de révision afin de mieux définir les responsabilités respectives des deux institutions et de permettre une suspension du protocole à son expiration. La diversification du portefeuille de réserves de change reste l’objectif ultime de la BFM, en conjonction avec le développement des ressources aurifères de Madagascar.

    ⭕L’achat de doré par la Banque centrale était suspendu depuis le mois d’avril 2021 et la reprise de cette opération avait été conditionnée par l’actualisation de la stratégie de gestion de réserves de change prenant en compte l’or. La stratégie opérationnelle d’incorporation de l’or dans les réserves de change a été approuvée par le Conseil d’administration de la BFM au mois d’avril 2022.

  • DESTINATION MADAGASCAR – Plaidoyer de la Confédération du tourisme pour l’offre du transport en vue de la relance du tourisme, selon Aina Raveloson

    DESTINATION MADAGASCAR – Plaidoyer de la Confédération du tourisme pour l’offre du transport en vue de la relance du tourisme, selon Aina Raveloson

    Antananarivo, 19 Juin, 8h15 – Un point capital. Madagascar étant une île, l’offre du transport est une question centrale dans la relance du tourisme, soutient la présidente du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), Aina Raveloson. Elle estime ce secteur important , que ce soit pour les arrivées internationales ou pour les nationaux qui circulent à l’intérieur du pays. Des actions sont d’autant plus urgentes que même les touristes locaux peinent à aller d’une ville à une autre à cause de l’état des routes ou les prix des billets d’avion, expose-t-elle durant le salon international du tourisme (ITM).

     

    La question de l’offre du transport figure ainsi parmi les cinq grands axes de la feuille de route de la CTM, couvrant la période 2023-2027. Etablie dans un contexte post-Covid et post-crise pour la relance du tourisme, l’idée pour cette Confédération est d’axer ses actions pour remettre à niveau la destination Madagascar ainsi que pour parvenir à ce que les produits proposés par les opérateurs aux touristes soient conformes aux attentes du marché, explique Aina Raveloson.

     

    La CTM va aussi travailler sur quatre autres axes durant les années de mise en œuvre de cette nouvelle feuille de route, dont le développement de la compétence pour répondre au besoin d’acteurs qualifiés du tourisme. La présidente du Conseil d’administration de cette Confédération fait remarquer que des opportunités d’emplois existent dans le secteur, sauf qu’il n’y a pas suffisamment de talents pour les saisir.

     

    L’axe suivant concerne le développement des produits, que ce soit les circuits, les établissements ou les différentes offres qui devraient faire preuve d’innovation. « L’idée est d’être au gout du jour et d’etre capable de se réinventer », souligne-t-elle. Et puis, il y a l’amélioration des cadres règlementaires et légales pour qu’ils soient incitatifs et propices au développement des affaires

     

    Le dernier point important, surtout dans le contexte actuel du changement capital, est la préservation du capital naturel et de nos ressources. « Sans nature, sans forêts, sans faune ou flore, Madagascar n’aura plus rien à présenter et à vendre aux touristes. Aussi, c’est essentiel qu’il ait une prise de conscience qui soit faite sur ce sujet», poursuit Aina Raveloson.

     

    Relever la part du tourisme dans le PIB, comme le souhaiterait l’Etat, nécessite par ailleurs une réponse mathématique, soutient la PCA de la CTM. « Aussi, il faut augmenter le nombre des visiteurs internationaux qui ont le pouvoir d’achat, pour augmenter la rentrée de devises d’un côté et relever le niveau de la création de valeurs dans notre économie, de l’autre », recommande-t-elle.

     

  • Le Fonds Pierre Castel-Agir avec l’Afrique travaille avec le Fivmpama sur un projet d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes dans le secteur agricole et agroalimentaire

    Le Fonds Pierre Castel-Agir avec l’Afrique travaille avec le Fivmpama sur un projet d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes dans le secteur agricole et agroalimentaire

    Antananarivo, 17 Juin, 17h15 – Un pas en avant. Après avoir préalablement discuté de la mise en place d’un écosystème favorable au développement de l’entrepreneuriat des jeunes dans le secteur agricole et agroalimentaire à Madagascar, le Fonds Pierre Castel-Agir avec l’Afrique et le Groupement du patronat Malagasy (Fivmpama) viennent de signer une lettre d’intention de collaboration qui permettra aux deux parties d’avancer dans ce projet.

     

    Dans cette lettre d’intention, rendue publique par le président du Fivmpama, Rivo Rakotondrasanjy, les deux parties disent reconnaitre l’importance de leur coopération dans le soutien à l’entrepreneuriat des jeunes dans ces secteurs. Cette initiative devra répondre aux enjeux de l’employabilité des jeunes et de création de systèmes alimentaires durables. C’est pourquoi les deux parties s’engagent à travailler ensemble pour ces jeunes entrepreneurs, afin de les accompagner dans leur montée en compétences, en leur donnant de la visibilité et en soutenant la création d’opportunités diverses, notamment via la mise en réseau d’acteurs engagés, détaille la lettre.

     

    Le Fonds Pierre Castel-Agir avec l’Afrique et le Fivmpama soulignent alors l’importance d’un accord cadre de collaboration qui va préciser les axes de collaboration et les modalités de leur mise en œuvre. La lettre souligne d’ailleurs qu’il est pour le moment question d’une « intention de collaboration des signataires » qui « ne crée pas l’obligation légale ou contraignante au nom de l’un ou de l’autre » partie.

     

    Comme rappelé dans ce document, le Fonds Pierre Castel-Agir avec l’Afrique soutient financièrement et par la formation des projets de jeunes entrepreneurs africains dans les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Le Fivmpama pour sa part est un groupement comptant à ce jour 500 entreprises membres directs et une quinzaine de groupements sectoriels.

     

  • TRANSPARENCE MINIERE – La prochaine validation de Madagascar sur la base de la norme ITIE à partir du 1er juillet

    TRANSPARENCE MINIERE – La prochaine validation de Madagascar sur la base de la norme ITIE à partir du 1er juillet

    Antananarivo, 17 Juin, 14h51 – L’agenda est fixé. Madagascar, comme l’Arménie, le Ghana et le Honduras, seront soumis à leur prochaine validation sur la base de la norme ITIE 2019 à partir du 1er juillet. Avec cette validation, qui est le mécanisme d’assurance qualité de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) international, la Grande île sera évaluée selon sa capacité à satisfaire aux dispositions de la norme de cette organisation multipartite mondiale.

     

    ⭕Comme l’explique l’ITIE, les résultats de la validation vont déterminer la fréquence à laquelle celle-ci sera entreprise. Chacune des composantes dont le score est « très élevé » est de nouveau validée après une période de trois ans. Celle avec un score « élevé » est validée dans les 12 à 36 mois suivants. La validation est de nouveau entreprise après 12 à 24 mois pour celle dont le score est « modéré » ou « assez faible ». Le pays sera par contre suspendu si l’un ou l’autre des scores des composantes est « faible » et la suspension sera levée une fois que le pays a amélioré tous les scores des composantes jusqu’à au moins « assez faible », détaille l’ITIE.

     

    ⭕L’ITIE rappelle que son Conseil d’administration avait convenu en juin 2020 que Madagascar avait fait des « progrès significatifs avec des améliorations substantielles » dans la mise en œuvre de sa norme. Aussi, pour cette prochaine validation en tout cas, cette organisation multipartite à l’échelle internationale a lancé un appel à point de vue sur la participation des parties prenantes sur le progrès accomplis à Madagascar dans la mise en œuvre de la norme ITIE entre juin 2020 et juillet 2023.

     

    ⭕La Norme ITIE exige une participation pleine, active et efficace du gouvernement, des entreprises extractives et de la société civile à la mise en œuvre de l’ITIE. Le Secrétariat international de l’ITIE cherche donc à collecter des points de vue sur ce point mais également sur les obstacles que l’un de ces collèges est confronté dans sa participation à la mise en œuvre de l’ITIE.

     

    ⭕La participation de la société civile à l’ITIE sera évaluée conformément au protocole qui s’y rapporte. Ce protocole définit les questions que le Conseil d’administration de l’ITIE et les validateurs devront prendre en considération dans l’évaluation du respect des dispositions relatives à la participation de la société civile, ainsi que les types de preuves à utiliser pour répondre à ces questions.

     

    Photo d’illustration EITI Madagascar

     

     

  • TRANSPORT AERIEN – Les taxes représentent 60% du coût du billet pour les vols domestiques de Madagascar Airlines

    TRANSPORT AERIEN – Les taxes représentent 60% du coût du billet pour les vols domestiques de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 17 Juin, 15h05 – Le poids des taxes pèse lourd dans la structure du prix du billet d’avion de Madagascar Airlines. Elles constituent 60% du coût du billet lui-même. Le revenu de la compagnie nationale comprenant la surcharge carburant, l’achat et l’entretien des avions, le coût du repas et des boissons servis à bord, les charges liées au marketing et à la publicité ainsi que la marge commerciale, correspond lui à 40% du prix du billet proposé aux voyageurs, notamment des vols domestiques, indique Madagascar Airlines.

    Parmi ces taxes, il y a la surcharge carburant dénommée taxe YQ qui est relative aux dépenses de sécurité et aux primes d’assurance et qui dépend également de la fluctuation du prix du pétrole. A celle-ci s’ajoute les taxes G9 pour Ravinala Airports ou A5 pour les autres gestionnaires d’aéroports. Il s’agit d’une taxe liée à l’utilisation des aéroports, calculée au prorata du nombre de passagers embarqués à bord, détaille la compagnie nationale.

    Il y a parallèlement la Taxe à valeur ajoutée (TVA) à hauteur de 20% du revenu de Madagascar Airlines sur ses vols domestiques, la taxe MG qu’elle verse pour le fonctionnement de l’aviation civile de Madagascar (ACM) et la taxe YR qui représente tous les frais de gestion et les coûts liés à une réservation.

    Il faudrait ainsi travailler sur ces taxes pour pouvoir proposer des billets moins chers, avance cette compagnie en marge du salon International du tourisme (ITM). Il y a également le volet carburant à revoir. Madagascar Airlines, en tant que compagnie nationale, regrette de ne pas bénéficier de tarif moins cher de carburant comme c’est le cas des autres compagnies aériennes au niveau de leur pays d’appartenance.

    Dans son Diagnostic du secteur privé, la Société financière internationale (SFI) indique que le coût du carburant entrave le plan de redressement financier de la compagnie aérienne nationale ainsi que les projets d’ouverture de nouvelles lignes dans la région et de développement du tourisme. Cette institution financière ajoute que les prix du carburant varient selon les régions, laissant les nouvelles destinations touristiques à fort potentiel, telles que Taolagnaro et Morondava, avec certains des coûts les plus élevés.

    Plusieurs pistes sont avancées pour réduire les prix du billet d’avion. La présidente du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), Aina Raveloson, plaide pour qu’il y ait plus de concurrence, de compagnies aériennes et de lignes offertes. Elle explique en effet que certaines destinations touristiques d’Asie reçoivent 300 vols par jour. C’est environ 350 vols par semaine à Maurice. Madagascar pour sa part n’est même pas à 70 vols hebdomadaires, indique-t-elle. Les taxes payées par les compagnies ainsi que le coût des carburants doivent aussi être revues. « Ce sont des facteurs qui augmentent les charges des compagnies, qu’elles répercutent dans le billet d’avion », fait-elle remarquer.

    L’insuffisance et la non-compétitivité des liaisons aériennes font par en tout cas partie des contraintes majeures auxquelles se heurte l’augmentation de l’offre et de la demande touristiques, selon la SFI. L’insuffisance des infrastructures et des normes aéroportuaires empêche en même temps les aéroports secondaires d’obtenir la certification internationale et limite leur aptitude à répondre à l’évolution de la demande.

     

  • ENERGIE – Les enjeux du financement des mini-réseaux présentés à des responsables de microfinance

    ENERGIE – Les enjeux du financement des mini-réseaux présentés à des responsables de microfinance

    ENERGIE – Les enjeux du financement des mini-réseaux présentés à des responsables de microfinance

     

    Antananarivo, 17 Juin, 13h00 – L’Agence de coopération internationale allemande pour le développement à travers son projet Promotion de l’électrification rurale par les énergies renouvelables de l’Agence (GIZ-Perer) a initié une formation sur les mini-réseaux et l’Utilisation productive de l’électricité jeudi. Cette formation était destinée aux cadres d’AccèsBanque Madagascar, dans le but de favoriser l’accès au financement des équipements productifs utilisant l’électricité, rapporte la GIZ.

     

    L’objectif de l’atelier est de démystifier les mini-réseaux solaires du point de vue d’une institution de microfinance et de sensibiliser à la nécessité de financer les équipements productifs utilisant l’électricité en milieu rural, dont les micro-entrepreneurs. La formation devrait permettre à terme de concevoir des produits financiers adaptés et de favoriser l’accès au financement des UPE en milieu rural, ainsi que la viabilité des mini-réseaux solaires, d’après la GIZ.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Le premier vol de la deuxième fréquence hebdomadaire de Turkish Airlines arrivé à Ivato jeudi

    TRANSPORT AÉRIEN – Le premier vol de la deuxième fréquence hebdomadaire de Turkish Airlines arrivé à Ivato jeudi

    Antananarivo, 16 Juin, 9h19 – Et de deux. A partir de ce jeudi, deux vols par semaine relieront Madagascar et la Turquie. Le premier vol de cette nouvelle fréquence supplémentaire entre Antananarivo et Istanbul a atterri à Ivato jeudi à 14h15. Cette fréquence sera assurée par un Airbus A330-300 d’une capacité de 282 passagers et se tiendra tous les jeudis. Ce ne sera pas un vol direct, explique Turkish Airlines. Il fera, à l’aller comme au retour, une escale à l’île Maurice pour une durée totale de 12 heures 45 minutes de vol.

    ⭕Présent à la réception de ce vol, l’ambassadeur de la Turquie, Ishak Ebrar Çubukçu ne cache pas son optimisme quant au développement de la coopération entre les deux pays grâce à l’augmentation du nombre de vols. “C’est très prometteur pour les relations entre nos deux pays, pour le développement du tourisme et des affaires”. Le diplomate parle déjà d’une troisième voire d’une quatrième fréquence hebdomadaire dans les années à venir.

    ⭕Avec cette nouvelle fréquence, les vols longs courriers qui desservent Madagascar passent à 9 vols par semaine. Cinq vols opérés par Air France, deux par Madagascar Airlines et désormais deux par Turkish Airlines. A part cela de nombreux vols moyens courriers et régionaux relient déjà la grande île aux pays de l’Océan Indien et du continent Africain. Avec la multiplication des vols, le transport aérien à Madagascar retrouve petit à petit son niveau d’avant Covid précise Rado Rajoelison, secrétaire général du ministère des Transports également présent à la réception de jeudi.