Catégorie : Économie

  • Madagascar Airlines reprend sa desserte sur Maurice avec l’Embraer 190-E2

    Madagascar Airlines reprend sa desserte sur Maurice avec l’Embraer 190-E2

    Antananarivo, 16 Juin, 6h35 – C’est avec l’Embraer 190-E2 que s’opérera la reprise de la desserte de l’île Maurice pour Madagascar Airlines. C’est ce que la compagnie nationale confie en marge de l’ouverture du salon International de Madagascar (ITM), jeudi. La compagnie en profite pour rappeler le programme qu’elle a déjà défini sur cette destination, à savoir mettre à disposition de ses passagers deux vols au départ d’Antananarivo tous les vendredis et dimanches à compter du 29 octobre 2023.

     

    Madagascar Airlines rassure. « Nous avons ouvert les ventes car nous prévoyons les appareils pour le faire. C’est l’Embraer qui est prévu opérer sur les dessertes, non seulement sur l’île Maurice, mais également pour La Réunion et Dzaoudzi ou encore quelques lignes domestiques les plus longues comme Antsiranana », explique la compagnie malgache.

     

    Cet Embraer 190-E2 est prévu entrer en service durant le second semestre de cette année, avait déjà annoncé le ministre des Transports, Valéry Ramonjavelo au mois d’avril. Le contrat d’achat de cet aéronef aurait déjà été signé au Brésil, avait rapporté un quotidien de la Grande île, il y a quelques jours. Une source proche du dossier indique toutefois que la livraison de cet appareil à Madagascar fait l’objet d’un contrôle strict de la part de l’aviation civile non seulement celle du pays expéditeur mais également celle du pays réceptionnaire.

     

    Cet Embraer 190-E2 sera loué par Madagascar Airlines à 245 000 dollars par mois, si l’on s’en tient aux explications fournies au mois de décembre. C’est Azorra, une entreprise de location d’avions basée aux Etats Unis et qui travaille avec le constructeur brésilien depuis déjà plusieurs années qui est le partenaire de Madagascar Airlines dans la location de cet aéronef. L’Etat s’est, pour sa part, porté garant de la compagnie nationale malgache pour son acquisition en dry lease ainsi que celle d’un Dreamliner dont les négociations semblent sans suite. La loi des finances 2023 prévoit une garantie souveraine de 20 millions de dollars pour la location de ces nouveaux appareils prévus être utilisés par Madagascar Airlines.

     

    La compagnie nationale prévoit par ailleurs de renforcer sa desserte de Paris. Elle a déjà augmenté sa fréquence à deux vols par semaine depuis cette semaine par rapport surtout à la haute saison touristique, confie-t-elle. La desserte peut aller jusqu’à trois rotations pour les deux dernières semaines du mois d’août, avance Madagascar Airlines. Elle louera alors des appareils pour ce faire.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Sept vols hebdomadaires sur Madagascar pour Airlink depuis le 1er juin

    TRANSPORT AÉRIEN – Sept vols hebdomadaires sur Madagascar pour Airlink depuis le 1er juin

    Antananarivo, 15 Juin, 17h40 – Un « daily flight » au programme. Depuis la reprise de sa desserte sur Madagascar le 31 janvier, Airlink a repris ses opérations avec trois vols au départ pour passer à cinq vols par semaine quelques temps après. La compagnie sud-africaine va passer à sept vols hebdomadaires depuis le 1er juin, confie le responsable des ventes de Rogers Aviation, Yasmina Nazaraly, en marge de l’ouverture du salon International de Madagascar (ITM), ce jeudi.

    Ce sont des vols qui seront opérés par des Embraer dont l’E190 E-Jet de 98 places avec 92 sièges en classe économique et six en classe affaires. Il y a également l’E170 E-Jet de 74 places pour 68 places en éco et six en affaires qui sera affrété, précise encore notre source.

    Les passagers qui prennent Airlink au départ d’Antananarivo s’envolent pour Johannesburg. Une fois arrivée à cette destination, cette compagnie dessert 45 autres destinations, dont sur l’Est et l’Ouest de l’Afrique. Elle opère également des vols domestiques en Afrique du Sud. Cette compagnie évoque une bonne reprise de sa desserte sur Madagascar, après trois années d’absence.

  • MADAGASCAR-UNION EUROPEENNE – Environ 276 millions d’euros du onzième Fonds européen d’investissement destiné à financer le Programme indicatif national 2014-2020 décaissés jusqu’à ce jour

    MADAGASCAR-UNION EUROPEENNE – Environ 276 millions d’euros du onzième Fonds européen d’investissement destiné à financer le Programme indicatif national 2014-2020 décaissés jusqu’à ce jour

    Antananarivo, 15 Juin, 13h30 – 56,22%. C’est le niveau de décaissement du onzième Fonds européen d’investissement (FED) qui était destiné à financer le Programme indicatif national (PIN) liant Madagascar et l’Union européenne (UE) pour la période 2014-2020. Sur le montant total de 492 millions d’euros du FED destiné pour ce PIN, environ 276 millions d’euros ont été donc décaissés pour la mise en œuvre des projets soutenus par ce programme, à en croire le communiqué publié par l’UE mardi.

    ⭕L’Union européenne rapporte par contre un taux 91,71% pour ce qui est du niveau d’engagement du onzième FED pour ce PIN. Elle rappelle que sur l’enveloppe de 492 millions d’euros, 142 millions d’euros sont prévus pour la gouvernance et le renforcement des politiques publiques, 204 millions d’euros pour les infrastructures pour le développement économique, et 132 millions d’euros pour le développement rural. Ces montants ont été également accompagnés de 8 millions d’euros pour l’appui à la société civile, 4 millions d’euros pour le renforcement du système de l’Ordonnateur national et 2 millions d’euros pour la facilitation de coopération technique, détaille l’UE.

    ⭕L’Union européenne note plusieurs réalisations dans le secteur de la gouvernance, dont notamment la mise en œuvre des programmes Dinika, le NFD (Ny fanjakana ho an’ny daholobe) ou encore le Sacem qui vise le renforcement de l’Etat de droit et la promotion d’une meilleure gestion de l’administration et des finances publiques.

    ⭕L’UE s’est également fortement impliquée dans le domaine des infrastructures, notamment dans le financement des travaux de modernisation du réseau routier régional comme la réhabilitation de la RN6, la RN13 ou encore la RNT12A. Elle a également contribué à la construction de la Rocade d’Iarivo ou dans d’autres projets comme celui sur l’adduction d’eau potable « Jirama Water III ».

    ⭕Dans le secteur du développement rural, l’UE compte 4 programmes principaux que sont l’Afafi-Nord, l’Afafi Centre, l’Afafi Sud et Rindra. L’Union européenne indique que des interventions visant à relancer une croissance agricole durable et inclusive ont été mises en place.

    ⭕Le PIN financé par le onzième FED avait été mis en place pour la période 2014-2020. Sa mise en œuvre pour sa part s’étalera encore jusqu’en 2025. Or, l’Union Européenne est déjà entrée dans un nouveau programme pluriannuel (PIM) avec Madagascar pour la période 2021-2027, financé par le Neighbourhood, development and international cooperation instrument (NDICI). L’Union Européenne (UE) prévoit une allocation initiale de 325 millions d’euros pour le financement de ce nouveau programme pour la période 2021-2024. Elle effectuera un bilan à mi-parcours de ce PIM en 2024.

    Photo : BACE

  • TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines renforce les services ancillaires proposés à ses passagers

    TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines renforce les services ancillaires proposés à ses passagers

    Antananarivo, 14 Juin, 16h54 – Des services annexes pour améliorer les recettes. Madagascar Airlines renforce depuis quelques semaines les services ancillaires proposés à ses passagers, que ce soit des services hors vols ou pendant le vol. Ces services devraient être présentés par la compagnie nationale durant le salon International du tourisme (ITM) qui se tiendra à partir de jeudi à Ivato.

    ⭕Madagascar Airlines a déjà dévoilé son « Pack express » qu’elle vend à 60 000 ariary sur son site web, dans tous ses points de vente. Ce pack peut être commandé à l’achat de billet et à tout moment jusqu’à deux heures avant le départ du vol. Il donne au passager la priorité à l’enregistrement, à l’embarquement et à la livraison des bagages. Un « pack privilège » aurait déjà aussi été concocté et devrait être présenté durant ce salon.

    ⭕Avant les vols, cette compagnie ouvre dès 4h du matin un lounge réservé aux passagers du réseau intérieur. Buffet, boissons et wifi y sont proposés. Ce lounge est accessible dès la classe économique pour 65 000 ariary.

    ⭕Mis à part les passagers qui s’envolent pour Toamasina, Madagascar Airlines propose aux passagers du réseau intérieur des sandwichs et bagels préparés sans viande de porc à 13 000 ariary. Ce sera « en plus de ce qui leur sera déjà servi à bord », précise la compagnie. Les passagers intéressés devront cependant commander ces sandwich et bagels à l’achat du billet ou à J-1 de leur vol avant midi.

  • PRODUITS DE RENTE – 3 077 tonnes de poivre exportés par Madagascar en 2022

    PRODUITS DE RENTE – 3 077 tonnes de poivre exportés par Madagascar en 2022

    Antananarivo, 14 Juin, 14h42 – Madagascar a exporté 3 077 tonnes de poivre en 2022. Avec un prix unitaire de 10 123 ariary par kilo, la valeur FOB des exportations de ce produit a été de 31,152 milliards d’ariary selon le bulletin publié par la Banky foiben’ny Madagasikara (BFM) au mois de mai.

    ⭕Le volume des exportations de poivre de la Grande île a connu une tendance à la baisse durant les trois dernières années, si on se réfère à ce bulletin de la Banque centrale. Il est passé de 4 444 tonnes en 2020, pour descendre à 3 482 tonnes en 2021 pour se situer à 3 077 en 2022.

    ⭕Le prix de ce produit à l’exportation a par contre suivi une courbe ascendante durant cette période. Le prix de ce produit était encore à 7 153,5 ariary le kilo en 2020. Elle a augmenté à 9 468,6 ariary par kilo en 2021, pour atteindre 10 123 ariary par kilo en 2022. La BFM rappelle cependant que le kilo du poivre à l’exportation avait atteint 19 098,5 ariary en 2015.

    ⭕Le poivre comme le présente le Centre technique horticole de Tamatave (CTHT) est l’une des épices phares de la côte Est de Madagascar. Ce centre estime à 2 200 tonnes la production nationale de poivre, produits principalement sur la côte Est, au Nord et au Nord-Est du pays.

    Photo d’illustration

  • MANIFESTATION ECONOMIQUE – Les produits d’excellence de Madagascar en démonstration de force au Forum B2B Agribusiness

    MANIFESTATION ECONOMIQUE – Les produits d’excellence de Madagascar en démonstration de force au Forum B2B Agribusiness

    Antananarivo, 14 Juin, 12h15 – Madagascar a déjà sa place sur la carte du monde bio. Le pays peut même s’enorgueillir d’être premier dans plusieurs productions telles que la vanille, les huiles essentielles, les crevettes bio ou encore dans le caviar en Afrique. De plus, ce sont des produits qui ont des impacts sociaux et environnementaux et qui participent au développement économique du pays. L’agriculture biologique à elle seule, rapporte plus de 250 millions d’euros, soit 7 000 tonnes de produits exportés, toutes catégories confondues, d’après ce qu’avait présenté le président national du Syndicat Malagasy de l’agriculture biologique (Symabio), Heriniaina Ramboatiana.

    ⭕Conforter le positionnement du pays dans des secteurs où il a déjà acquis une renommée mais également pousser d’autres filières à atteindre l’excellence figurent dans le plan d’actions de l’Economic development board of Madagascar (EDBM). Cette agence met toujours en avant les ressources naturelles en abondance de la Grande île dans ses actions de promotions des investissements, souligne la présidente de son conseil d’administration, Lantosoa Rakotomalala.

    ⭕Les produits d’excellence sont ainsi à l’honneur durant la deuxième édition du Forum B2B Agribusiness qui a démarré ce lundi. Pour cette année, près de 400 rencontres sont prévues, avec une centaine de projets préalablement accompagnés de business plans ; selon le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae). Des sessions de formation sont organisées. Tout comme les conférences thématiques et les sessions en ligne avec des partenaires internationaux, qui devront offrir de nouvelles perspectives pour le développement des échanges commerciaux internationaux, détaille ce département.

    ⭕Ce forum B2B Agribusiness figure par ailleurs parmi les évènements majeurs organisés dans le cadre de la Semaine de l’excellence, organisé en parallèle avec le Panel Cacao fin et suivi du Salon Biolojika qui aura lieu le 15 juin. La semaine de l’excellence marque, selon le ministre Harifidy Ramilison, un moment crucial pour la continuité de la quête de l’autosuffisance alimentaire pour Madagascar ainsi que pour la promotion des produits agricoles exceptionnels que ce soit sur la scène nationale qu’internationale.

    ⭕L’édition du forum B2B Agribusiness de l’année dernière a déjà permis d’identifier plus de 60 000 hectares de terrains privés et de près de 200 000 hectares de terrains domaniaux, représentant un potentiel important qu’il faut valoriser et exploiter pour l’agribusiness. Ce fut une première édition qui a vu une cinquantaine de rencontres entre des producteurs, des opérateurs de marché, des institutions financières et des partenariats ont vu le jour, rapporte-t-il. « Cette deuxième édition du forum B2B Agribusiness devra faciliter davantage ce genre de rencontre, avec la participation active des différentes institutions financières. Nous comptons aussi mettre en place des relations fructueuses entre les différents acteurs », conclut le ministre.

    ⭕Madagascar dispose, par ailleurs, de 40 millions d’hectares de terrains exploitables ainsi que de 160 000 hectares de plan d’eau douce favorables à la pisciculture, rappelle encore Lantosoa Rakotomalala. Elle soulève également les 5 600 kilomètres de côtes propices à la pêche marine et l’aquaculture. Dans ses roadshows pour attirer les Investissements directs et étrangers (IDE) et dans ses actions de promotion des Investissements directs nationaux (IDN), l’EDBM met en avant les opportunités qu’il faudra d’ailleurs transformer en prospérité, soutient sa PCA.

  • L’augmentation de la production rizicole enregistrée ne suit pas la croissance effrénée de la population, admet le ministre Harifidy Ramilison

    L’augmentation de la production rizicole enregistrée ne suit pas la croissance effrénée de la population, admet le ministre Harifidy Ramilison

    Antananarivo, 13 Juin, 19h50 – La production nationale rizicole ne cesse de croître mais ne suffit toujours pas à couvrir les besoins des Malgaches. Elle a augmenté d’abord de 5% puis de 8% lors des deux dernières campagnes, rapporte le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Harifidy Ramilison. Bien que cette augmentation de 8% en 2022 ait permis au pays de disposer de près de 4,900 millions de tonnes de paddy, la production ne suit pas le nombre de la population qui a également connu une hausse considérable ces derniers temps, expose ce membre du gouvernement lors de l’ouverture de la deuxième édition du Forum B2B Agribusiness ce lundi.

     

    A part l’augmentation du nombre des consommateurs, le ministre Harifidy Ramilison avance également les pertes post-récoltes qui compromettent l’autosuffisance rizicole. Il avait auparavant déjà souligné que 20% des récoltes se perdent dès la récolte, lors du séchage jusqu’à la mouture du riz. Et c’est un des grands problèmes auxquels sont confrontés les acteurs de l’agriculture malgache, puisque ces pertes ont un impact important, non seulement sur les revenus des producteurs mais également sur la nutrition et la sécurité alimentaire, précise-t-il. Tout ceci fait qu’il y a « encore un gap à combler pour satisfaire les besoins en riz de Madagascar », soutient le ministre de l’Agriculture.

     

    L’Observatoire du riz (ODR) a rapporté que les importations de riz cumulées sur les trois premiers mois de de l’année 2023 ont été évaluées à 207 428 tonnes contre 160 813 tonnes pour la même période de l’année derrière. Cette hausse du volume du riz importés « peut être attribuée au gap à combler » et elle sert à « pallier les éventuels désordres du marché local de riz », durant une période où la campagne rizicole n’était pas encore achevée, d’après ce qu’avait avancé l’ODR.

     

    Comme détaillé par la Coalition for Africa rice development (Card), la première phase 2022-2024 de la Stratégie nationale de développement de la riziculture se fixe comme objectif l’atteinte de 5,3 millions de tonnes de paddy en 2023 et 6 millions de tonnes en 2024. Le développement de nouveaux périmètres irrigués, la fourniture de semences certifiées et améliorées ainsi que la dotation d’engrais minéraux à combiner avec de l’engrais organique sont les moyens avancés pour y parvenir. La stratégie parle également de la facilitation de l’accès aux services mécanisés et aux techniques modernes de transformation pour les riziculteurs.

     

    Un des défis qui sont également à relever est l’amélioration des conditions des riziculteurs, notamment sur les prix auxquels ils vendent leurs produits pour qu’ils n’aient pas à travailler à perte, soutient le ministre Harifidy Ramilison. Un mécanisme pour pouvoir les aider sur ce point est à mettre en place, lance le membre du gouvernement.

  • TRANSPORT FERROVIAIRE – Le premier voyage en train reliant Fianarantsoa à Manakara prévu ce 15 juin

    TRANSPORT FERROVIAIRE – Le premier voyage en train reliant Fianarantsoa à Manakara prévu ce 15 juin

    Antananarivo, 13 Juin, 14h50 – Enfin. Après une relance progressive de ses activités, la ligne ferroviaire Fianarantsoa-Côte Est (FCE) va finalement reprendre la liaison Fianarantsoa – Manakara.  »Le comité de redressement et la direction collégiale ont programmé cette reprise pour ce jeudi 15 juin », annonce Privat Andriamiarantsoa, président du comité de redressement de la ligne FCE.

    Un premier voyage inaugural, en présence du président de la République, Andry Rajoelina, avait déjà eu lieu le 26 mai pour marquer la reprise des activités de la ligne. Depuis, elle assure un départ de Fianarantsoa et un autre de Manampatrana toutes les semaines.

    Outre la reprise des activités, un nouveau directeur devrait être installé à la tête de cette société dans les jours à venir. Le dépôt de candidature pour le poste de directeur avait pris fin le 1er juin.

    La ligne ferroviaire FCE avait été suspendue depuis plusieurs mois. Les employés sont ensuite entrés en grève en réclamant leurs arriérés de salaires.

  • TOURISME – Des navettes gratuites pour transporter les visiteurs du salon ITM jusqu’à Ivato

    TOURISME – Des navettes gratuites pour transporter les visiteurs du salon ITM jusqu’à Ivato

    Antananarivo, 13 Juin, 11h22 – Comme à l’accoutumée, les organisateurs du salon International Tourism Fair Madagascar prévoient une navette gratuite pour les visiteurs du salon cette année. Deux points de départ ont été fixés. Un départ à Tsarasaotra sur la route d’Ivato et un autre à la gare routière Maki-Andohatapenaka.

    ⭕Un départ est prévu toutes les heures. Les visiteurs seront également ramenés du Centre de conférence international Ivato vers ces mêmes lieux. Les navettes feront des allers-retours entre Ivato et les points de départ de 8h à 17h, pendant les quatre jours du salon. Le salon ITM se déroulera du 15 au 18 juin au CCI Ivato.

    ⭕Le salon ITM réunit en un seul endroit les acteurs et les professionnels du tourisme nationaux et internationaux. “Plus de 300 stands répartis sur 17 espaces d’exposition seront érigés sur une superficie totale de 30 000m², pour cette édition”, à en croire l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM). 18 000 visiteurs seront attendus à l’événement.

    Photo d’illustration

  • La BAD appuie à hauteur de 1,3 million de dollars la mise en œuvre de la Zlecaf à Madagascar

    La BAD appuie à hauteur de 1,3 million de dollars la mise en œuvre de la Zlecaf à Madagascar

    Antananarivo, 13 Juin, 7h52 – Pousser la Grande île à s’intégrer. Un accord de financement d’environ 1,3 million de dollars vient d’être signé entre la Banque Africaine de développement et Madagascar dans le cadre du programme sur la Facilité d’appui à la transition. Il s’agit d’un don destiné à appuyer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Cette contribution de la BAD vise à permettre la mise en œuvre des réformes appropriées pour permettre à la Grande île d’intégrer ce marché commun de l’Afrique, souligne le ministère de l’Economie et des finances (MEF) rapportant la signature de cet accord, lundi.

     

    Cet appui de la BAD va se décliner en deux axes, selon le MEF. Le premier consiste en un soutien à la mise en place d’un cadre institutionnel pour la mise œuvre de la Zlecaf. Le second, pour sa part, vise le renforcement de capacité des acteurs et la sensibilisation de toutes les parties prenantes avec une forte implication du secteur privé. Ceci étant, ce département estime que l’intégration de Madagascar dans ce marché commun africain permettra au pays de « tirer plein profit du potentiel des échanges commerciaux intra-africains encore inexploité, et pourra prendre avantage du marché africain et de son intégration régionale ».

     

    Les autorités malgaches se sont toujours voulues prudentes par rapport à la signature de l’adhésion définitive de Madagascar à cette zone de libre-échange africaine. Cela nécessite, selon les responsables du pays, la consultation de la population ainsi que du secteur privé. Ceux-ci estiment que la Grande île devrait d’abord gagner en compétitivité en s’industrialisant, compte tenu de la balance commerciale dans ses relations avec les pays africains qui reste déficitaire.

     

    Les participants au dialogue national sur les enjeux et les défis sur la Zlecaf pour Madagascar au mois de novembre 2022 avaient soulevé la question de l’accès du secteur privé aux financements, notamment le financement des infrastructures, les perspectives pour les investissements directs étrangers ainsi que les dispositifs de soutien aux Petites et moyennes entreprises (PME). Du côté du secteur privé, ils sont plusieurs à soutenir que la priorité pour Madagascar est actuellement de satisfaire d’abord le besoin de sa population, compte tenu du problème de l’insécurité alimentaire ou encore du recours à l’importation massive de produits consommés au pays. Certains industriels malgaches avancent que le pays ne doit approvisionner d’autres marchés à l’extérieur qu’une fois que Madagascar dispose d’un excédent de production.