Catégorie : Économie

  • MINES – Madagascar représente 3% des réserves et 4% de la production mondiale de titanes

    MINES – Madagascar représente 3% des réserves et 4% de la production mondiale de titanes

    Antananarivo, 12 Juin, 13h45 – Les réserves mondiales d’ilménite et de rutile, les deux principaux minéraux de titane, totalisent plus de 2 milliards de tonnes, selon les estimations de l’Initiative sur la transparence dans les industries extractives (ITIE) international. Madagascar représenterait 3% de ces réserves mondiales, selon la Cartographie des chaines de valeur des minéraux de transition publiée par cette organisation multipartite mondiale pour 2022.

    La Grande île figure parmi les principaux pays, mettant en œuvre l’ITIE, producteurs de ce minerai. En 2020, les activités minières enregistrées en Mozambique ont contribué à 11% de la production mondiale. La contribution à la production mondiale a été de 6% pour l’Ukraine, 5% pour la Norvège, 4% pour le Sénégal et également 4% pour Madagascar.

    La Chine dispose par ailleurs de la plus grande réserve mondiale de titane, représentant 21% et contribue à 34% de la production mondiale. Ce pays ne met néanmoins pas en œuvre et ne soutient pas non plus l’ITIE. Elle est suivie par l’Australie, un pays qui soutient pour sa part l’ITIE, représentant 24% des réserves et 8% de la production mondiale, d’après toujours cette cartographie.

    Pour ce qui est du commerce de minerais de titane, les importateurs majeurs en 2021 étaient la Chine, les Etats-Unis, l’Allemagne et le Japon. Les plus gros exportateurs parmi les pays mettant en œuvre l’ITIE sont la Mozambique, l’Ukraine, le Sénégal, l’Indonésie et la Tanzanie. Les principaux flux commerciaux sont intervenus entre le Mozambique et la Chine qui représente 5% du commerce mondial en moyenne de 2015 à 2021, entre le Sénégal et la Norvège (3%), entre Madagascar et les États-Unis (3%) et entre Madagascar et le Canada (2,5%).

    L’ITIE indique que la majorité du titane métallique est utilisée dans le secteur de l’aérospatiale. Le titane est utilisé pour produire les alliages résistants à la corrosion, principalement en Chine, qui sont requis dans les éoliennes et la génération d’énergie géothermique, d’hydroélectricité et d’énergie nucléaire, détaille cette organisation dans la transparence minière.

     

    Photo : Base Toliara

  • TRANSFORMATION DIGITALE – Madagascar ambitionne de relever à 6% la part du numérique dans son PIB d’ici 2028

    TRANSFORMATION DIGITALE – Madagascar ambitionne de relever à 6% la part du numérique dans son PIB d’ici 2028

    Antananarivo, 12 Juin, 11h09 – Faire du digital et du numérique un levier de croissance économique. Madagascar se fixe de relever la part du numérique qui était de seulement 1,5% du PIB en 2019 à 6% en 2028. Bien que cet objectif soit encore faible par rapport à la contribution de ce secteur dans l’économie des pays de l’Afrique subsaharienne, c’est déjà très ambitieux pour la Grande île, expose un représentant du ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, de la poste et des télécommunications (MNDPT). Celui-ci avait fait la synthèse du Plan stratégique du numérique durant l’atelier de haut niveau sur la digitalisation et les réformes, la semaine dernière.
    Ce responsable du MNDPT a avancé que la part des Postes et des télécommunications sur le PIB devrait également passer de 3% en 2019 à 12% en 2028. 137 000 emplois potentiels peuvent par ailleurs être créés en trois ans grâce au numérique et 122 000 emplois pourraient être transformés en emplois numériques si Madagascar pouvait accélérer sa transformation numérique, avance-t-il.
    Plusieurs défis, qui doivent prendre en considération l’écosystème numérique, restent à relever, admet-il. Il évoque le cadre légal qui nécessite la mise en place d’un corpus législatif adapté au besoin du numérique et du commerce électronique. Il y a également les volets infrastructures et services qui impliquent la consolidation et le déploiement au niveau national des infrastructures techniques ainsi que le développement d’un catalogue proches des citoyens. Et pour ce qui est du capital humain, ce responsable du MNDPT insiste sur le développement des programmes de formations pour augmenter l’offre de compétences numériques et promouvoir la vulgarisation du numérique auprès des citoyens.
    Le Plan stratégique du numérique vise entre autres le désenclavement, en facilitant l’accès à Internet dans les zones rurales et difficiles d’accès, en renforçant la régulation du secteur de la télécommunication et en stimulant la mutualisation. Il devra également faciliter l’accès au financement des acteurs économiques ainsi que promouvoir l’éducation numérique, l’entrepreneuriat et l’employabilité pour tous. Ce plan permettra aussi de renforcer la lutte contre la corruption puisqu’il aide à tracer l’ensemble des transactions, dématérialiser l’ensemble des supports, et automatiser le processus de gestion. Et enfin, il contribuera à la modernisation de l’administration par l’usage du numérique.
    Photo : Image par Simon de Pixabay
  • PRODUITS MINIERS – Madagascar a exporté 34 173 tonnes de pierres fines industrielles en 2022

    PRODUITS MINIERS – Madagascar a exporté 34 173 tonnes de pierres fines industrielles en 2022

    Antananarivo, 12 Juin, 7h25 – Des centaines de milliards d’ariary générés par l’exportation de pierres fines. Selon le bulletin publié en mai par la Banque centrale, Madagascar a exporté 34 173 tonnes de pierres fines industrielles en 2022. Le prix à l’exportation de ces produits miniers a été de 11 015,2 ariary par kilo. Ce qui fait que la valeur FOB des exportations de ces pierres fines avait été de 378,471 milliards d’ariary l’année dernière, rapporte la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM).

     

    Les opérations ont connu des hausses considérables dans toutes les rubriques durant les trois dernières années, que ce soit pour la quantité exportée mais également pour les prix unitaires ainsi que la valeur totale des exportations. Pour ce qui est de la quantité exportée, elle était passée de 16 375 tonnes en 2020, et a augmenté à 22 424 tonnes en 2021 pour être à 34 173 tonnes en 2022.

     

    Pour ce qui est de leur prix, ces pierres fines industrielles avaient été exportées à 6 095,7 ariary le kilo en 2020 pour augmenter à 6 998,7 ariary en 2021. La hausse avait été très conséquente en 2022 puisqu’elles avaient été exportées à 11 101,5 ariary par kilo durant cet exercice. Multipliés par les volumes des exportations, la valeur FOB des exportations de ces pierres fines avait été de 99, 820 milliards d’ariary en 2020, 156,940 milliards d’ariary en 2021, et 378,471 milliards d’ariary en 2022.

     

    Au mois de février 2023, le ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS) avait sorti un communiqué, évoquant l’existence d’un bloc de pierre fine à caractère industriel pesant 109 kilos qui avait été extrait à Fotadrevo et exporté en Slovénie en mai 2020. A l’époque, l’administration minière avait soutenu que celui-ci ressemblait « à peu près » à la photo de la « Priceless Sapphire » pesant 140 kilos qui, elle, était prétendue avoir été « déterrée à Mananjary » en 2019 et devait être exposé à Dubaï comme étant « officiellement le plus grand saphir bleu et blanc 100% naturel du monde ».

     

    Le MMRS avait cependant mis la Priceless Sapphire dans la catégorie des « pierres fines à caractère industrielle » et non dans la catégorie des « pierres précieuses » incluant le rubis, le diamant, le saphir et l’émeraude.

     

  • CARBURANT – Le montant du passif de l’Etat envers les pétroliers généré par le maintien des prix à la pompe ne devrait pas dépasser les 100 milliards d’ariary 

    CARBURANT – Le montant du passif de l’Etat envers les pétroliers généré par le maintien des prix à la pompe ne devrait pas dépasser les 100 milliards d’ariary 

    Antananarivo, 11 Juin, 7h05 – Aucun ajustement des prix à la pompe n’est à prévoir. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Solo Andriamanampisoa, évoque l’accord donné lors du Conseil de gouvernement du 5 juin au mécanisme d’ajustement automatique des Prix maxima affichés à la pompe (PMAP) applicable pour cette année. Le montant du passif qui pourrait être généré par cette disposition devrait être supportable pour l’Etat puisqu’il ne devrait pas dépasser les 100 milliards d’ariary. C’est la projection exposée par ce membre du gouvernement en marge de l’ouverture de la deuxième édition du Salon de l’électricité, des énergies renouvelables et des hydrocarbures, jeudi.

     

    Le MEH base cette projection sur l’évolution du cours du pétrole brut mais également par rapport à la situation de la monnaie locale face au dollar. En considérant même la volatilité de ces deux facteurs influant sur les prix du carburant sur le marché local, ce département estime que le passif généré par le maintien des PMAP sera largement en dessous du passif de l’année dernière qui, comme l’a rappelé le ministre Solo Andriamanampisoa, dépassait les 700 milliards d’ariary.

     

    Lors de la présentation du rapport d’activité de son département devant l’Assemblée nationale vers la fin du mois de mai, le ministre des hydrocarbures avait indiqué que la fixation par l’Etat du prix des carburants a généré un passif de plus de 1 200 milliards d’ariary envers les pétroliers l’année dernière. L’ajustement tarifaire entrepris au mois de juillet 2022 avait cependant permis de le réduire à 793 milliards. Lors de cette rencontre avec les députés, le ministre Solo Andriamanampisoa avait avancé que la moitié de ce passif était déjà en cours d’apurement.

     

    Cet ajustement entrepris au premier trimestre de l’année dernière aurait également permis de se rapprocher de la vérité des prix à l’époque, soutient le ministre des hydrocarbures durant le salon de l’Electricité, des énergies renouvelables et des hydrocarbures. « Nous espérons nous rapprocher davantage de cette vérité de prix l’année prochaine », avance-t-il. Ce membre du gouvernement se veut confiant par rapport à l’évolution du cours du brut, qui même si celui-ci a récemment amorcé une hausse, est encore loin du niveau inquiétant au lendemain du début de la crise en Ukraine. Son département veillera continuera en tout cas de « suivre de près l’évolution des variables pouvant influencer les prix », rassure-t-il.

     

    Les autorités malgaches ont par ailleurs réitéré leur détermination à mettre en œuvre un mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants à partir du premier trimestre 2024 ainsi que des filets de sécurité sociale renforcés. Il s’agit d’un engagement de l’Etat dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), avec le Fonds monétaire international (FMI).

  • ENTREPRENEURIAT – Des pistes de solutions aux problèmes essentiels rencontrés par les entreprises proposées au Business Talk de la JCI Ilon’Iarivo 

    ENTREPRENEURIAT – Des pistes de solutions aux problèmes essentiels rencontrés par les entreprises proposées au Business Talk de la JCI Ilon’Iarivo 

    Antananarivo, 10 Juin, 11h35 – A qui s’adresser pour avoir des financements? Comment les crédits bancaires fonctionnent-ils? A quel moment investir ? Autant de questions soulevées vendredi lors de la première journée du Business Talk organisé par la JCI Ilon’Iarivo qui s’est tenue vendredi à Andranomena. Questions auxquelles les invités et les intervenants aussi bien durant la séance « entreprises anonymes » ou business workshop ont tenté d’apporter des réponses.

     

    Oreille attentive durant la séance du « club des des entrepreneurs anonymes », Simon Rakotondrahova, PDG du groupe Scrimad et sénateur de la JCI, a soulevé que « le principal problème est le manque de confiance, les jeunes hésitent à se lancer ». A l’entendre, ceux-ci « ne savent pas toujours à quel moment commencer à investir ».

     

    D’autres solutions encore plus pratiques sur les différentes thématiques ont été proposées par les autres experts intervenant lors des séances de business workshop. Comment avoir un dossier en béton à présenter aux banques qui souhaitent avant tout récupérer leur argent, a par exemple été parmi les solutions proposées par les différents intervenants. Quatre thèmes sont abordés durant les deux jours de rencontre : trésorerie et rentabilité, optimisation de processus, produits et services et stratégie de marché.

  • PARTENARIAT : La Banque mondiale accorde une aide budgétaire de 100 millions de dollars à l’Etat Malgache

    PARTENARIAT : La Banque mondiale accorde une aide budgétaire de 100 millions de dollars à l’Etat Malgache

    Antananarivo, 9 Juin, 19h15 – C’est finalement acquis. Le Conseil d’administration de la Banque mondiale vient d’approuver un crédit de 100 millions de dollars d’aide budgétaire à l’Etat malgache. Ce financement venant de cette institution de Bretton Woods, dans le cadre de son appui aux politiques de développement (DPO) de Madagascar, est destiné à « soutenir les réformes pour libérer les moteurs d’une croissance inclusive et résiliente », précise-t-elle dans un communiqué publié ce vendredi.

     

    La Banque mondiale avait prévu trois aides budgétaires. Ce premier DPO que son conseil d’administration vient d’approuver s’appuie sur deux piliers, dont le premier vise le renforcement de la gouvernance et des cadres macro-budgétaires. Le second pilier contribuera à « améliorer l’environnement propice aux investissements et à approfondir les réformes structurelles dans les secteurs d’infrastructure essentiels, notamment l’exploitation minière, l’énergie et la connectivité numérique », détaille cette institution financière.

     

    Les autorités malgaches avaient été appelées depuis des mois à entreprendre plusieurs réformes et actions préalables pour pouvoir bénéficier de cette première aide budgétaire. Le ministre de l’Economie et des Finances, Rindra Rabarinirinarison, félicite l’ensemble du Gouvernement d’avoir parachevé toutes les réformes requises dans le cadre de ce premier appui. Le Grand Argentier rappelle que « pour y parvenir dans les contextes national et international très difficiles, le Président de la République, le Premier ministre ainsi que les ministres ont dû déployer « un effort particulier ».

     

    Le Gouvernement malgache a adopté plusieurs mesures de réformes essentielles, selon la Banque Mondiale. Ce partenaire de la Grande île parle entre autres du soutien à la Jirama en matière d’accords d’achat d’énergie pour l’orienter dans la production d’électricité recourant aux énergies renouvelables et pour impliquer davantage le secteur privé dans le secteur de l’énergie. L’Etat avait également pris des dispositions pour la levée du gel des permis miniers et la suspension des exportations de l’or. Tout comme l’amélioration du cadre règlementaire du secteur des télécommunications pour encourager les investissements compétitifs dans l’infrastructure numérique afin de rendre les services à large bande plus abordables.

     

    Il s’agit d’efforts décisifs, à en croire la responsable des opérations de la Banque mondiale à Madagascar, Marie-Chantal Uwanyiligira. « Le gouvernement a pris les premières mesures pour mettre en œuvre des réformes attendues depuis longtemps en améliorant la compétitivité et la transparence dans le secteur minier, et en favorisant les secteurs de croissance tels que l’énergie et le numérique », lance-t-elle. Ce responsable de la Banque mondiale insiste d’ailleurs que « le maintien de ces réformes dans le temps permettra au pays de sortir du piège de la pauvreté ».

  • Ambatovy prévoit d’aller au-delà d’une production de 40000 tonnes de nickel cette année, selon Sumitomo Corporation

    Ambatovy prévoit d’aller au-delà d’une production de 40000 tonnes de nickel cette année, selon Sumitomo Corporation

    Antananarivo, 9 Juin, 14h55 – Une production de nickel supérieure à 40 000 tonnes. C’est la capacité qu’Ambatovy prévoit d’atteindre pour 2023, selon Sumitomo Corporation, l’actionnaire majoritaire de cette compagnie minière. Ambatovy devrait y parvenir grâce à la stabilité de ses opérations, même si un arrêt total de son usine est prévu au troisième trimestre de cette année, souligne l’entreprise nippone dans son rapport de résultats annuels pour l’exercice 2022, publié en mai.

     

    Cette capacité de production d’au-delà des 40 000 tonnes devrait être maintenue au cours des exercices 2024 et 2025, avec une réduction du seuil de rentabilité. Ce seuil, qui est le niveau de production auquel les coûts de production sont égaux aux recettes, devrait être de 8,8 dollars/lb (1lb=0,453 kilogramme). Pour l’année fiscale 2023, Sumitomo Corporation prévoit une baisse des prix du nickel, du soufre et du charbon.

     

    Pour 2022, la production d’Ambatovy a diminué en glissement annuel, en raison de la réparation de certaines installations entreprises au premier trimestre et de l’arrêt total de l’usine au troisième trimestre de l’année dernière.

     

    Concernant les coûts de production, ils ont augmenté en glissement annuel en raison des prix élevés du soufre et du charbon au cours du premier semestre de l’année 2022. Il y a également les coûts d’amortissement plus élevés pour le remplacement d’une partie du pipeline à boues qui sert à transporter le minerai extrait et hydraté de la mine à l’usine de traitement et de raffinage, ou encore les dépenses accrues pour l’arrêt total de l’usine. En outre, le quatrième trimestre a été affecté par une chute du prix du cobalt, qui est un sous-produit d’Ambatovy. Le seuil de rentabilité a augmenté jusqu’à 13,6 dollars/lb dans ce contexte, indique Sumitomo Corporation dans son rapport financier.

     

    Dans son rapport intégré 2022, un autre document publié par Sumitomo Corporation, ce conglomérat japonais indique que les mesures prises par chaque site de travail ont généré des résultats stables pour 76 de ses entreprises classées comme projets de redressement. « En particulier, nous avons amélioré les résultats de l’entreprise d’extraction et de raffinage du nickel à Madagascar, de l’entreprise de vente au détail et en gros de pneus aux États-Unis et de l’entreprise de produits frais en Europe et aux Amériques, grâce à la révision de la stratégie commerciale, du système de gestion et des opérations de chaque entreprise », souligne Sumitomo Corporation.

     

    Dans ce deuxième rapport, Sumitomo Corporation parle d’amélioration de résultats d’environ 38 milliards de yens pour l’extraction et raffinage de nickel pour Ambatovy. L’amélioration est de 8 milliards de yens pour Fyffes pour son activité de produits frais en Europe et les Amériques et de 4 milliards de yens pour TBC qui est dans la vente en gros et au détail de pneus aux Etats-Unis.

  • ÉNERGIE – Les camions supplémentaires de la LPSA qui transporteront le fuel lourd vers les réservoirs de la Jirama opérationnels depuis jeudi, selon le ministre Solo Andriamanampisoa

    ÉNERGIE – Les camions supplémentaires de la LPSA qui transporteront le fuel lourd vers les réservoirs de la Jirama opérationnels depuis jeudi, selon le ministre Solo Andriamanampisoa

    Antananarivo, 9 Juin, 13h10 – La rencontre entre le ministère de l’Energie et des hydrocarbures et les transporteurs a porté ses fruits. Selon Solo Andriamanampisoa, les camions supplémentaires qui vont transporter le fioul lourd à destination des centrales thermiques de la Jirama sont opérationnels depuis jeudi soir. “Nous coopérons avec le LPSA qui nous a octroyé plus de camions”, indique le ministre de l’Energie et des hydrocarbures en marge de l’ouverture du salon de l’Electricité, des Energies Renouvelables et des Hydrocarbures à Mahamasina ce jeudi. Selon lui, ces camions, qui ont servi à transporter du pétrole, de l’essence et du gasoil, ont été préparés pour transporter du fuel lourd, ce qui est chose faite.

    ⭕L’ajout de ces camions devrait contribuer à mettre un terme au délestage tournant à Antananarivo, faute de stock suffisant de carburant. “Actuellement avec les partenaires on transporte le carburant avec six à sept camions par jour alors qu’il nous en faut 15”, explique à nouveau le ministre. “Si nous ajoutons sept à dix camions à partir de demain (vendredi) le stock sera reconstruit dès ce vendredi et dès ce samedi, les délestages causés par le manque de carburant prendra fin”, annonce le ministre, optimiste.

    ⭕Même si les délestages prennent fin, le ministre explique que des coupures pourront toujours survenir à tout moment. Ces coupures seront provoqués entre autres par « les travaux d’entretien ou de remplacement de câble ou encore d’élagage”, conclut-il.

    Photo : MEH

  • Le revenu actuel d’un Malgache inférieur d’environ 45% à son niveau de 1960, selon la Banque mondiale

    Le revenu actuel d’un Malgache inférieur d’environ 45% à son niveau de 1960, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 8 Juin, 8h45 – Après être tombé à des niveaux historiquement bas en 2020, le revenu par habitant de Madagascar est actuellement inférieur d’environ 45% à son niveau de 1960. Cette situation résulterait d’une « succession d’épisodes de faible croissance et de crises profondes », expose la Banque mondiale dans son document sur son Cadre de partenariat pays (CPF) 2023-2027 avec Madagascar.

     

    La Grande île est par ailleurs l’un des six pays au monde où le revenu réel par habitant a baissé sur une période aussi longue. Or Madagascar est le seul pays de ce groupe à ne pas avoir été confronté à une guerre civile prolongée ou à un conflit armé, précise l’institution de Bretton Woods.

     

    Ce déclin à long terme des niveaux de vie, la fécondité élevée et l’expérience récente d’épisodes de croissance en dents de scie expliquent pourquoi 81,6 % de la population en 2022 vivent encore sous le seuil international de pauvreté de 2,15 dollars par jour. Ce taux était de 80,7 % en 2012 et de 74,2 % en 2005.

     

    Cette situation avait déjà été soulevée par les autorités malgaches dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar. Elles indiquent dans ce document que l’augmentation des taux de malnutrition et des maladies associées aura pour effet de fragiliser davantage le tissu social à Madagascar. « Les faibles productions agricoles réduiront la disponibilité alimentaire et induiront une inflation plus accentuée sur les prix des produits. Dans un contexte de faiblesse du pouvoir d’achat de la population, de sous-emploi et de pauvreté, tous ces effets pourront générer de l’instabilité politique », précisent les dirigeants malgaches dans ce Pacte.

     

    Le défi premier de Madagascar est actuellement de satisfaire les besoins alimentaires de sa population en croissance continue. On estime qu’en 2027, la pays aura autour de 33,6 millions d’habitants. Les dirigeants malgaches réalisent alors que l’inaction aura d’ailleurs par conséquence l’aggravation de la sous-alimentation et de la paupérisation de la population.

     

  • FORMATION PROFESSIONNELLE – Une hausse de 20% du nombre des jeunes qui s’inscrivent à l’Institut national du tourisme et d’hôtellerie

    FORMATION PROFESSIONNELLE – Une hausse de 20% du nombre des jeunes qui s’inscrivent à l’Institut national du tourisme et d’hôtellerie

    Antananarivo, 8 Juin, 10h08 – Une filière qui attire de plus en plus de jeunes. Accueillant annuellement environ 1 000 étudiants, l’Institut national du tourisme et de l’hôtellerie (INTH) rapporte, pour cette année, l’inscription de 1 200 étudiants cette année, que ce soit pour les formations en cycle court ou celles en cycle long. Ce qui correspond ainsi à une hausse de 20%, indique Johann Pless, réélu récemment président du Conseil d’administration de cet institut de formation.

    L’INTH s’efforce d’atteindre son objectif qui est de dispenser des formations qui convergent avec les besoins du métier du tourisme et les différents opérateurs. Ces formations devraient assurer une employabilité avoisinant les 100%, pour que les étudiants qui sortent de l’institut puissent trouver du travail au sein des entreprises de THR, soutient Johann Pless. Il ajoute que l’INTH attend d’ailleurs le décret sur l’alternance qui permettra aux étudiants de travailler à mi-temps en société tout en poursuivant leurs études.

    ⭕Cet institut prévoit de s’attaquer cette année à la rénovation de ses infrastructures existantes, notamment son bâtiment à Ampefiloha ainsi que la construction d’un autre bâtiment sur place. Le projet de construction de l’INTH à Antsiranana concocté depuis 2021 pourrait démarrer l’année prochaine, avance-t-il.

    ⭕La création, avec le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP) de nouveaux référentiels notamment sur les métiers de billettiste, de la vente en agence et tour operating, ainsi que le guidage est également un des grands chantiers pour l’institut. Pareil pour le rebranding que l’INTH mène actuellement, impliquant entre autres un nouveau site internet, un nouveau logo ou encore la creation d’un bureau d’orientation et d’employabilité qui réunira les employeurs et les étudiants avec les offres d’emplois, de stage et d’alternance.

    ⭕Dans son nouveau mandat de PCA de l’INTH, Johann Pless mise sur la poursuite des travaux entrepris en 2022 suite à la crise du Covid19, en rappelant les trois objectifs. Le premier est de contribuer à la redynamisation du tourisme, en dispensant divers programmes de formation pour tous les métiers du tourisme. Le second objectif c’est de rehausser l’image de l’institut par le renforcement des relations avec des partenaires ou la participation à différents salons sur la formation. « Ceci permettra de nouer des relations avec d’autres instituts dans le monde et d’envoyer éventuellement des élèves dans des instituts à l’étranger. Ils pourront ainsi revenir au pays avec d’autres connaissances et tisser des liens avec des sociétés nationales et internationales pour les stages ou pour développer l’alternance », explique-t-il. Le troisième objectif c’est de garantir la bonne gouvernance, conclut-il.

    Photo d’illustration