Catégorie : Économie

  • EXPORTATION – Les pièces d’or commémoratives de 50 ariary de la Banque centrale à confectionner en Turquie

    EXPORTATION – Les pièces d’or commémoratives de 50 ariary de la Banque centrale à confectionner en Turquie

    Antananarivo, 31 Mai, 20h30 – C’est en Turquie que seront envoyés les dorés de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) pour la confection des pièces d’or commémoratives de 50 ariary de l’autorité monétaire. Le Conseil des ministres de ce mercredi avait donné son accord sur les procédures d’exportation de l’or à utiliser pour ce projet.

    D’après le compte rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, la BFM va procéder à une exportation temporaire pour perfectionnement passif des dorés à transformer en pièces d’or. Selon le Code des douanes malgaches, le perfectionnement passif est un régime qui permet d’exporter des marchandises d’origine malgache, en vue leur faire subir une ouvraison, une transformation ou une réparation à l’étranger et de les réimporter par la suite en exonération totale ou partielle des droits et taxes à l’importation.

    Le Conseil d’administration de la BFM avait fait part, par le biais du Conseil des ministres du 17 mai 2023, de son projet d’émission de pièces de monnaies de 50 ariary en or. Ces pièces en or sont confectionnées dans le cadre de son cinquantième anniversaire, dont la célébration devra démarrer au mois de juin de cette année.

    Le Conseil des ministres de ce mercredi rappelle que les pièces de 50 ariary en or seront des pièces à cours légal et devront être des pièces reconnues par un système légal à l’international. Leur vraie valeur ne sera pas celle de la valeur faciale indiquée, mais sera déterminée en fonction de la quantité du métal jaune qu’elles contiendront. Aussi le cours mondial de l’or influera la valeur réelle de ces pièces que la BFM compte émettre.

    La Banque centrale dispose d’un stock de 1,030 tonne d’or dans sa réserve, qu’elle a achetée auprès d’opérateurs locaux à partir du mois de décembre 2020. La transformation de ce stock de doré en or monétaire était censée être l’objectif premier de cet achat d’or par la BFM. Le projet est toutefois en suspens bien que la finalisation du contrat avec un affineur Suisse pour cette conversion de dorés en or monétaire ait été annoncée depuis déjà plusieurs mois. Le programme d’achat de dorés par la BFM a par ailleurs été suspendu depuis le mois d’avril 2021.

     

  • MONNAIE – Plus de 177 millions de billets de 20 000 ariary en circulation en 2022

    MONNAIE – Plus de 177 millions de billets de 20 000 ariary en circulation en 2022

    Antananarivo, 31 Mai, 16h50 – 177 021 237 billets de 20 000 ariary ont circulé sur le territoire malgache l’année dernière. En faisant le calcul, ces billets émis équivalent à plus de 3 540 milliards d’ariary. Le nombre de cette coupure la plus élevée de la Grande île avait également augmenté puisque 156 831 234 billets de 20 000 ariary ont circulé dans le pays en 2021, comme rapporte la Banky foiben’ny Madagasikara (BFM) dans le dernier bulletin qu’elle a publié.

    ⭕L’autorité monétaire a émis les premiers billets de 20 000 ariary en juillet 2017. 36 387 673 billets de cette coupure avaient été mis en circulation durant cette première année. D’après ce qui a été indiqué à l’époque, les gammes de billets de banque dans lesquelles figuraient les 20 000 ariary avaient été imprimées principalement en Europe et en Chine. Les travaux avaient été confiés notamment à la Banque de France et la société Oberthur ainsi qu’aux sociétés Giesecke & Devrient en Allemagne. Le coût d’impression avancé à l’époque était de 250 ariary pour la coupure de 20 000 ariary.

    ⭕Les billets de 20 000 ariary ont été coupures les plus utilisées l’année dernière de par leur nombre. S’ensuivent les 100 ariary avec les 127 206 544 qui ont circulé et les 94 601 151 billets de 10000 ariary en circulation en 2022.

    ⭕Les pièces de monnaies circulent toujours au sein de la société malgache. Pour preuve, il y avait encore 135 171 370 pièces de 2 ariary, 123 974 431 pièces de 10 ariary, 94 875 996 de 20 ariary et 44 555 600 de 50 ariary.

    Photo d’illustration

  • RECETTES PUBLIQUES – Recouvrement de 1 101,5 milliards d’ariary par l’administration douanière durant les quatre premiers mois de l’année 2023

    RECETTES PUBLIQUES – Recouvrement de 1 101,5 milliards d’ariary par l’administration douanière durant les quatre premiers mois de l’année 2023

    Antananarivo, 31 Mai, 13h50 – L’administration douanière a fait rentrer 1 101,5 milliards à la caisse de l’Etat durant les quatre premiers mois de cette année. Cette direction a réalisé 92% de l’objectif de recouvrement qu’elle prévoyait d’atteindre sur cette période, qui était fixé à 1 192,5 milliards d’ariary. Cette performance de la douane figure parmi les réalisations du ministère de l’Economie et des finances que la ministre Rindra Rabarinirinarison a présentées devant l’Assemblée nationale mardi.

    ⭕Les prévisions de recettes douanières pour la loi des Finances initiale 2023 se chiffrent à 4 236,1 milliards d’ariary, dont 97,6% attendues des importations et 2,4% des exportations de ressources non renouvelables à travers le droit de sortie. Il est par exemple question de recouvrement de 1 946,9 milliards d’ariary de TVA, de 937,4 milliards de droit de douane ou encore de 905,2 milliards d’ariary de TVA sur les produits pétroliers durant toute l’année.

    ⭕La ministre Rindra Rabarinirinarison se veut optimiste quant à l’atteinte des prévisions de recettes douanières pour cette année. Face aux députés, elle rapporte que les réalisations de la direction générale des douanes pour l’année dernière ont dépassé les prévisions de 3 394,2 milliards d’ariary. Elle fait notamment part d’un recouvrement de 3 465,6 milliards d’ariary par l’administration douanière en 2022.

    ⭕Mis à part les importantes saisies suites à des contrôles douaniers effectués l’année dernière, ce membre du gouvernement rapporte également plusieurs trafics déjoués cette année. Elle cite, entre autres, une tentative d’exportation illégale de 1,491 kilo de substances aurifères, des trafics de 952 grammes de métamphétamines, de 1013 grammes des cocaïnes, de 9,174 kilos de marijuanas, de 2,250 kilos d’héroïnes, de 2,350 kg d’amphétamines ou encore de rhum pesant 2300 kilos en contrebande.

    Photo : MEF

  • RELATIONS ÉCONOMIQUES – Près d’un milliard de dollars d’échanges commerciaux entre Madagascar et les États-Unis en 2022

    RELATIONS ÉCONOMIQUES – Près d’un milliard de dollars d’échanges commerciaux entre Madagascar et les États-Unis en 2022

    Antananarivo, 31 Mai, 10h32 – Un partenariat en forte croissance. Les échanges commerciaux entre les Etats-Unis et la Grande île ont atteint, pour la première fois, près d’un milliard de dollars l’année dernière. C’est ce que rapporte fièrement l’ambassade des États-Unis à Madagascar en marge de la Conférence « One country One day-Journée des affaires des Etats-Unis », mardi. Dans un communiqué rapportant cet évènement, l’ambassade précise que Madagascar est le quatrième exportateur non pétrolier vers les Etats-Unis dans le cadre de l’African growth an opportunities act (AGOA) et que grâce à cette loi commerciale, des produits phares malgaches comme le textile et la vanille sont exportés sur le marché américain en franchise de droit.

    ⭕La stratégie nationale Agoa 2022-2025 de Madagascar a ainsi été lancée officiellement en vue de développer les relations commerciales qui lie les deux parties. Il s’agit, selon l’ambassade américaine, d’une feuille de route « visant à accroître davantage les exportations de Madagascar vers les Etats-Unis et à améliorer le climat des investissements dans la Grande île ».

    ⭕Le commerce entre les deux pays repose d’ailleurs sur les avantages offerts par l’Agoa ainsi que le Système généralisé de préférences (SGP). Aussi, « la mise en œuvre de la nouvelle stratégie nationale Agoa, élaborée avec le soutien de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) devrait renforcer les échanges commerciaux et consolider les liens économiques entre les deux parties », soutient de son côté le ministère des Affaires étrangères (MAE) de Madagascar qui a été représenté durant cette conférence.

    ⭕Les Etats-Unis assurent être engagés à accompagner Madagascar à développer son économie d’une manière durable, ouverte aux investissements américains et bénéfique pour le peuple Malgache. La conférence « One country, One day » a été ainsi une opportunité pour les représentants des gouvernements des deux pays ainsi que ceux du secteur privé de discuter des opportunités et des défis liés au développement du commerce et de l’investissement bilatéraux. Ce fut, selon le MAE, « une occasion pour le secteur privé malgache de mieux comprendre le marché américain, tandis que les investisseurs américains explorent les opportunités commerciales offertes par Madagascar ».

    Photo : Ambassade des Etats-Unis à Madagascar

  • LUTTE ANTIÉROSIVE – 45.000 ha de terres cultivables réparties dans 20 communes à restaurer d’ici 2027

    LUTTE ANTIÉROSIVE – 45.000 ha de terres cultivables réparties dans 20 communes à restaurer d’ici 2027

    Antananarivo, 31 Mai, 7h37 – Pour sa sixième phase d’exécution, le programme de lutte antiérosive (PLAE) vise 20 communes. Ce programme a été mis sur pied pour lutter contre l’érosion des terres cultivables à Madagascar. Ces communes ont été choisies principalement pour leur vulnérabilité.

     

    « Dans le cadre de la sixième phase du PLAE, le ministère entend restaurer 45.000 ha de superficie réparties dans vingt communes, de cinq régions, notamment l’Amoron’ i Mania, le Betsiboka, le Boeny, la Haute Matsiatra et l’Ihorombe d’ici 2027. Plus de 150.000 individus sont prévus être touchés directement par ce projet », précise Harifidy Ramilison, ministre de l’Agriculture et de l’élevage, en marge du lancement de la sixième phase de ce programme ce vendredi à Anosy.

     

    Compte tenu du contexte environnemental auquel la Grande île fait face ces dernières années, l’exécution de la sixième phase de ce programme sera axée sur quatre actions. Il s’agit de la foresterie qui mobilise toute la communauté locale, l’agroforesterie, l’amélioration des pâturages individuels durables et la sécurisation foncière.

     

    Ainsi, le programme prévoit d’aménager 6 950 ha de reboisement villageois individuels, installer et aménager 7 550 ha de forêt communale, installer et préserver 7900 Ha de zone de mise en défense, 18 000 Ha en agroforesterie, 8150 Ha de pâturage amélioré durable .

     

    Depuis sa première phase, il y a 25 ans, plus de 100 communes dans neuf régions ont bénéficié de ce programme. Ce projet résulte de la coopération entre le ministère de l’agriculture et le gouvernement allemand. Le PLAE est cofinancé par la banque allemande KFW.

  • MONNAIE – Dépréciation nominale de 20,9% de l’ariary sur les trois dernières années,

    MONNAIE – Dépréciation nominale de 20,9% de l’ariary sur les trois dernières années,

    Antananarivo, 30 Mai, 11h04 – L’ariary a affiché une dépréciation nominale de 20,9% et une dépréciation réelle de 10,2% sur les trois dernières années, c’est-à-dire de décembre 2019 à décembre 2022. Il s’agit de la situation de la monnaie locale durant cette période, rapportée par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans un bulletin qu’elle a publié la semaine dernière. Le taux de change publié par l’autorité monétaire indiquait par ailleurs que le dollar qui valait encore 3 627 ariary à la fin de l’année 2019 a valu 4 462 ariary vers la fin de l’année dernière.

    ⭕En glissement annuel, l’euro et le dollar ont valu respectivement 4 470 ariary et 3 956,7 ariary à fin décembre 2021. Comparées à leur valeur à fin 2022, l’ariary s’est déprécié de 5,8% face à l’euro et de 12,8% face au dollar, indique la BFM.

    ⭕L’année dernière, la monnaie malgache s’est dépréciée de 16% vis-à-vis de l’euro entre le troisième trimestre et le quatrième trimestre. L’euro valait 4 048,7 ariary à fin septembre pour valoir 4 728,6 ariary à fin décembre 2022. L’ariary s’est également déprécié de 6,8% vis-à-vis du dollar durant cette période. Le billet vert s’échangeait à 4 179,6 ariary à fin septembre, contre 4 462 ariary à fin décembre 2022.

    ⭕Dans la dernière note de conjoncture qu’elle a publiée le 9 mai 2023, la Banque centrale soutient que la monnaie nationale s’est relativement stabilisée sur le marché interbancaire de devises (MID). L’ariary s’est apprécié de 0,7 % par rapport à l’euro en passant de 4 728,6 à fin décembre 2022 à 4 697,5 à fin mars 2023. Par rapport au dollar, le taux de change est passé de 4 462,0 ariary à fin décembre 2022 à 4 335,1 ariary à fin mars 2023, soit une appréciation de 2,8 % sur les trois premiers mois de l’année.

    ⭕D’après l’évolution du taux de change publiée par la BFM, l’euro valait 4 694,45 ariary le 26 mai. Le dollar, de son côté, valait 4 391 ariary à la même date.

  • SECTEUR EXTERIEUR – Le déficit commercial de Madagascar continue de se creuser pour atteindre 6 722 milliards d’ariary en 2022

    SECTEUR EXTERIEUR – Le déficit commercial de Madagascar continue de se creuser pour atteindre 6 722 milliards d’ariary en 2022

    Antananarivo, 30 Mai, 6h20 – La balance commerciale de Madagascar a continué de se dégrader l’année dernière. Son déficit a atteint 6 722 milliards d’ariary en 2022, s’il était encore à 4 290 milliards d’ariary en 2019, pour être à 4 617 milliards d’ariary en 2020 et à 5 633 milliards d’ariary en 2021. Ce sont des chiffres de l’administration douanière, rapportés dans un récent bulletin de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

     

    La balance commerciale de Madagascar a à nouveau été déficitaire en 2022 puisque la valeur de ses exportations a été largement inférieure à celle de ses importations. La valeur FOB des exportations du pays a été de 14 470 milliards d’ariary contre une valeur CAF de ses importations qui s’est élevée à 21 192 milliards d’ariary. Ce qui a contribué à ce déficit commercial de 6 722 milliards d’ariary rapporté par la BFM.

     

    La valeur des exportations de Madagascar n’a cessé de croître ces trois dernières années selon ce bulletin de l’autorité monétaire. Elle est passée de 7 359 milliards d’ariary en 2020 à 10 409 milliards d’ariary en 2021 pour se situer à 14 470 milliards d’ariary en 2022. Mais les importations, elles aussi, ont été sur une courbe ascendante. Elles valaient 11 976 milliards d’ariary en 2020, pour augmenter à 16 043 milliards d’ariary en 2021, pour finir à 21 192 milliards d’ariary l’année dernière.

     

    Concernant la répartition géographique du commerce extérieur de Madagascar, les Etats-Unis ont été les premiers clients de Madagascar, avec des produits malgaches exportés dans ce pays d’une valeur de 2 385 milliards d’ariary. La balance commerciale avec les Etats-Unis a été excédentaire pour Madagascar puisque la Grande île n’a importé que 587 milliards d’ariary de produits américains.

     

    La France se positionne deuxième client de Madagascar, en ayant importé 2 180 milliards d’ariary de produits malgaches. La balance commerciale de la Grande île avec ce pays est également excédentaire puisque les produits français arrivés à Madagascar en 2022 valaient 1 033 milliards d’ariary.

     

    La Chine qui arrive troisième en tant que client de Madagascar, en ayant importé 2 052 milliards d’ariary de produits malgaches. Ce pays reste cependant le numéro un des fournisseurs de la Grande île. Des produits chinois d’une valeur de 4 864 milliards d’ariary ont été envoyés à Madagascar l’année dernière. Ce qui fait que la balance commerciale de Madagascar avec la Chine est largement déficitaire.

     

    L’Inde pour sa part se place second fournisseur de Madagascar, avec les 2 265 milliards d’ariary de produits indiens envoyés à Madagascar en 2022. La balance commerciale de la Grande île avec ce pays est également déficitaire puisque la valeur des produits malgaches qui ont été envoyés en Inde n’a été que de 441 milliards d’ariary.

     

  • HYDROÉLECTRICITE – Un nouveau constructeur à trouver en remplacement d’Eiffage pour Sahofika

    HYDROÉLECTRICITE – Un nouveau constructeur à trouver en remplacement d’Eiffage pour Sahofika

    Antananarivo, 28 Mai, 18h00 – Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) annonce le lancement d’un appel d’offres international pour trouver le remplaçant d’Eiffage en tant que constructeur pour le projet hydroélectrique de Sahofika. Ce sera un appel d’offres restreint puisque ce département a déjà présélectionné huit candidats en mesure de mener à bien les travaux, confie le ministre Solo Andriamanampisoa à Iavoloha, vendredi.

     

    Mais il faudra, avant de lancer le processus, formaliser la sortie du groupe Eiffage du capital de la société Nouvelle énergie hydroélectrique de l’Onive (Neho), soutient le membre du gouvernement. Ce groupe français était l’un des actionnaires de ce consortium, en plus d’être l’entreprise chargée au départ de l’étude, de la fourniture d’équipements et des constructions d’infrastructures dans le projet Sahofika.

     

    Eiffage a été écarté du projet suite à sa proposition d’augmenter de 40% les coûts de construction compte tenu de l’évolution des prix à l’international, indique le ministère de l’Energie et des hydrocarbures. Le ministre Solo Andriamanampisoa souligne avoir été au courant de cette disposition au mois de juillet de l’année dernière. Il confie alors avoir mandaté un expert international pour faire l’analyse de l’évolution de ces prix et d’avancer ce que devrait être leur impact sur les couts des travaux. « Cette expertise ressortait que la hausse du cout des travaux que nous pouvons accepter ne devait pas dépasser 21% », rapporte le ministre.

     

    Avec la sortie d’Eiffage du capital de Neho, le MEH prévoit de lancer l’appel d’offre international pour son remplacement en tant que constructeur pour Sahofika entre les mois de juin et juillet. Le nouveau constructeur sélectionné ne sera pas forcément un actionnaire du consortium. Dans cet actionnariat « c’est l’Etat qui remplace Eiffage », indique Solo Andriamanampisoa.

     

    La Banque africaine de développement (BAD) a déjà appuyé l’acquisition par l’Etat d’actions nouvellement émises à hauteur de 30 millions d’euros, équivalent à environ 10-15% de participation au capital de Neho. Cette participation de l’État malgache dans cet actionnariat est prévue être financée par des allocations d’environ 4,03 millions d’euros du Fonds africain de développement (FAD). D’autres partenaires de développement ont également été mobilisés par la BAD, à savoir l’Union européenne (UE) et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), pour un montant supplémentaire total de 26 millions d’euros.

     

    « Le projet se poursuit même si nous pourrions perdre un an avec cette nouvelle donne. Nous nous assurons à avoir un bon projet pour les générations futures », rassure le ministre Solo Andriamanampisoa. Si on s’en tient à l’étude d’impact environnemental et social du projet Sahofika, le calendrier de sa réalisation parle d’une période de développement s’étalant sur 3 ans, démarrant à la signature de l’accord projet et clôturée au closing financier. S’en suit une période de construction étalée sur 5 ans démarrant avec le closing financier et prenant fin lors de la mise en service industriel de l’aménagement.

  • INFRASTRUCTURES – Le port de Toamasina dans le top 20 africain

    INFRASTRUCTURES – Le port de Toamasina dans le top 20 africain

    Antananarivo, 28 Mai, 10h15 – Dans le top 20. D’après l’Indice mondial des ports à conteneurs (CPPI) 2022, publié il y a quelques jours, Madagascar, avec le port de Toamasina, dispose du 16ème port le plus performant du continent africain. Le grand port de l’Est se place derrière le port de Freetown, du Sierra Leone et devant le port de Takoradi du Ghana. Le même port malgache est classé 227 ème mondial du fait de la durée excessive des cycles de chargement et déchargement pesant grandement sur la logistique des ports.

     

    Dans ce classement, c’est le port de Tanger Med au Maroc qui est le port africain le plus performant. Ce port se classe également au quatrième rang mondial. Le premier port du monde de l’année 2022 est le port chinois de Yangshan pour son efficacité. Ce port est passé du quatrième rang à la tête du classement entre 2021 et 2022, au sortir d’une crise internationale liée à la pandémie de COVID.

     

    Le rapport Indice mondial des ports à conteneurs (CPPI) 2022, fait état d’une amélioration progressive des performances portuaires à travers le monde. Suggestion y a été faite entre autres de dématérialiser les procédures et de modernisation des infrastructures. Selon la société du port autonome de Toamasina ( SPAT), le port de Toamasina, actuellement en cours d’extension, suit la cadence d’un accroissement de l’efficacité et de la capacité avec des aménagements comme une brise-lames, un nouveau quai à conteneur, une aire de stockage et un approfondissement des quais existants.

     

  • PRODUCTION D’ELECTRICITE – 29 millions de dollars pour installer la nouvelle centrale thermique de 105 mégawatts

    PRODUCTION D’ELECTRICITE – 29 millions de dollars pour installer la nouvelle centrale thermique de 105 mégawatts

    Antananarivo, 27 Mai, 13h30 – Investissements dans une solution d’urgence. La nouvelle centrale thermique en cours d’installation actuellement à Ambohimanambola coûte 29 millions de dollars, indique le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Solo Andriamanampisoa devant l’Assemblée nationale, vendredi. Cette centrale thermique de 105 mégawatts tournant avec du fuel est notamment destinée à combler le gap de production qu’occasionnera l’arrêt de production d’un prestataire de la Jirama dont le contrat devrait bientôt arriver à terme et que le ministère n’entend pas renouveler.

     

    Ces 29 millions de dollars proviendraient du budget du ministère, confie le ministre. Il assure que cet investissement vaut le coût. A l’entendre, l’opérationnalisation de la nouvelle centrale générera un gain de 90 milliards d’ariary, comparé à la reconduction du contrat du prestataire qu’elle va suppléer, expose le ministre de l’Energie.

     

    Au début de ce mois de mai, le MEH avait indiqué que la majeure partie des gros œuvres permettant d’installer cette nouvelle centrale thermique à Ambohimanambola était déjà prête. Selon les informations communiquées par ce département sur ce projet, il est prévu la mise en place de 7 groupes de 15 mégawatts chacun fonctionnant avec du fuel, permettant d’avoir une centrale thermique de production d’électricité d’une puissance de 105 mégawatts. L’opérationnalisation de cette centrale est prévue avant la fin de cette année.

     

    Cette nouvelle centrale servira à augmenter la capacité de production de la Jirama pour combler le gap dû à l’augmentation de la consommation d’énergie du Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) et en attendant l’entrée en fonction des futures centrales hydroélectriques. Et compte tenu de l’urgence de la situation, il avait été annoncé l’opérationnalisation de cette centrale de manière progressive. Elle va ainsi fonctionner par tranche notamment avec deux groupes au départ, puis avec les autres groupes suivant l’évolution des travaux avait expliqué un responsable qui se charge des travaux de mise en place de cette centrale.