Catégorie : Économie

  • CARBURANT – La moitié des 793 milliards d’ariary de dettes de l’Etat envers les pétroliers en 2022 en cours d’apurement

    CARBURANT – La moitié des 793 milliards d’ariary de dettes de l’Etat envers les pétroliers en 2022 en cours d’apurement

     

    Antananarivo, 27 Mai, 9h45 – La fixation par l’Etat du prix des carburants a généré un passif de plus de 1 200 milliards d’ariary envers les pétroliers en 2022. L’ajustement tarifaire entrepris au mois de juillet 2022 a néanmoins permis de réduire ces dettes à 793 milliards, d’après ce qu’a confié le ministre des Hydrocarbures Solo Andriamanampisoa, lors de la séance de présentation du rapport de mise en œuvre du programme de son département devant l’Assemblée nationale, vendredi. Et sur ces 793 milliards d’ariary que l’Etat doit encore aux compagnies pétrolières, la moitié serait en cours d’apurement dès ce mois de mai, poursuit le ministre, évoquant les « efforts continus des responsables concernés ». A en croire le membre du gouvernement, ces efforts ont même déjà contribué à apurer complètement un passif de 167 milliards d’ariary que l’Etat devait aux pétroliers en 2021.

    Parallèlement, les pétroliers qui devaient aussi de l’argent à l’Etat, notamment des taxes qu’ils n’ont pas versées depuis un certain temps, se sont engagés à payer ses dettes envers les dettes. Les deux parties se sont mis d’accord en décembre 2022 que les compagnies paient en 2023 les taxes pétrolières dues de novembre 2021 à décembre 2022, tandis que le gouvernement règle ses dettes liées à la subvention implicite du prix du carburant. En mars de cette année, la ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison avait fait part de 1136 milliards de taxes non versées, auxquelles s’ajoutaient encore 247 milliards d’ariary de Redevance d’entretien routier (RER) et 23 milliards d’ariary de Redevance de développement du secteur (RDS).

    Le Fonds monétaire international (FMI) avait récemment soutenu que le critère de solde primaire intérieur de Madagascar a été plus largement dépassé à fin décembre principalement en raison de la faible collecte des taxes douanières pétrolières et ce, malgré les efforts des autorités pour contenir les dépenses. Ce solde devrait s’améliorer cette année suite à la conclusion de cet accord sur le règlement des dettes croisées entre le gouvernement et les pétroliers.

  • PROJET HYDROELECTRIQUE – Les contrats de concession et d’achat d’énergie de Volobe signés

    PROJET HYDROELECTRIQUE – Les contrats de concession et d’achat d’énergie de Volobe signés

    Antananarivo, 26 Mai, 20h30 – Une étape décisive. Le contrat de concession ainsi que le contrat d’achat d’énergie pour le projet hydroélectrique de Volobe ont été signés ce vendredi, au Palais d’Iavoloha. Cette étape permettra à la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV), de s’attaquer à d’autres chantiers pour la mise en place de sa centrale d’une capacité 120 MW sur le fleuve d’Ivondro, à 40 kilomètres de Toamasina.

     

    Le directeur de la CGHV, Rémy Huber, indique que son consortium et l’Etat étaient finalement parvenus à un accord « équilibré ». La durée de concession avait été fixée à 25 ans pour permettre à la CGHV d’amortir l’investissement et de céder l’infrastructure à l’Etat si celui-ci le demande. Il est également convenu la participation de l’Etat jusqu’à 20% dans l’actionnariat du promoteur de projet.

     

    Pour ce qui est des engagements, la CGHV devra par exemple développer des partenariats avec des fournisseurs locaux et nationaux dans le respect des réglementations relatives à l’approvisionnement pendant la phase de construction. Elle devra aussi, à travers son programme RSE, produire de l’électricité pour le réseau local de la JIRAMA une fois la centrale en service, avec les communautés riveraines de la centrale de Volobe amont pour bénéficiaires.

     

    La signature de ces contrats de concession et d’achat d’énergie de ce vendredi est certes une grande étape mais plusieurs actions doivent encore être menées, souligne le directeur général de la CGVH Rémy Huber. Il parle entre autres de la réactualisation des données socioéconomiques pour le bon avancement du processus de la sécurisation foncière, la conclusion des travaux et le bouclage financier avec les prêteurs.

     

    Ce projet hydroélectrique, comme l’indique ple ministre Solo Andriamanampisoa est un investissement de près de 550 millions d’euros. Le barrage, avec une puissance installée de 120 mégawatts, produira à lui seul une moyenne de 750 gigawattheures par an. Il permettra un accès à moindre coût à l’électricité à deux millions de personnes, précise-t-il.

     

    Pour le président de la République Andry Rajoelina, cette capacité est largement suffisante pour répondre aux besoins croissants de la ville du Grand port. Ce projet sortira également la Jirama de la dépendance aux énergies fossiles qui sont à la fois coûteuse et polluante. Le Chef de l’Etat indique que la compagnie nationale débourse annuellement 1 100 milliards d’ariary pour ses dépenses en fuel. C’est qui est inconcevable, surtout que seuls 23% de la population ont accès à l’électricité, martèle-t-il.

     

    Le directeur général de la CGHV souligne que ce projet permet de construire un ouvrage hydroélectrique pour les générations futures. Le consortium qu’il dirige restituera d’ailleurs cette infrastructure énergétique aux autorités en parfait état de fonctionnement à l’issue des 25 années de concession.

     

    Concernant le prix auquel le kilowattheure de l’énergie produite par Volobe sera vendu à la Jirama, une source proche du dossier confie qu’il sera inférieur à la fois au prix de vente actuel de la Jirama mais aussi au coût de production moyen de cette société d’Etat. Comparé à la production thermique qui est en moyenne entre 30 à 40 cents le kilowattheure, Volobe pourrait le proposer à moins de 10 cents.

     

  • MOBILE MONEY – MVola ouvre sa première agence à Andraharo

    MOBILE MONEY – MVola ouvre sa première agence à Andraharo

    Antananarivo, 26 Mai, 16h55 – Une agence bancaire digitale. C’est en ces termes que Louis Olivier Favot, directeur général par intérim de la société MVola définit le PoP MVola. Il s’agit de l’appellation de son agence dont la première a ouvert ses portes ce vendredi 26 mai au Galaxy Andraharo. “Nous réalisons un pas de plus vers l’inclusion financière avec ce premier PoP MVola », déclare-t-il à la presse. Il ajoute qu’avec cette agence digitale « le client vivra une expérience bancaire innovante et sera assisté plus rapidement afin de l’aider à mieux gérer son argent ». Il évoque, par ailleurs, « un traitement confidentiel et rapide de chaque cas pour mieux assister les clients dans leur utilisation de MVola ».

    Plus de dix ans après sa mise en service sur le marché malgache, MVola dispose ainsi d’une agence floquée à sa marque. Les dirigeants de la société prévoient de déployer d’ici quelques mois d’autres PoP MVola conformément au plan d’expansion de la société. Et ce en plus du réseau Telma Shop ou encore du réseau cashpoint dans tout le pays. Selon les explications de Louis Olivier Favot, à la différence d’un Telma Shop où les produits téléphoniques sont mis en avant, PoP MVola est une agence dédiée aux opérations, aux usages et aux services MVola.

    A Madagascar, le mobile money s’est incrusté très vite dans le quotidien des Malgaches. “Plus d’un tiers de la population effectue toutes sortes de transactions, depuis le règlement de factures jusqu’aux virements entre particuliers, l’épargne et l’obtention de prêts, par le biais de son téléphone”, indique un rapport de la Société financière internationale (SFI). Cette branche du groupe de la Banque mondiale avance même que la Grande île est souvent citée parmi les exemples de réussite de l’Afrique dans ce domaine. “Rien qu’entre 2016 et 2020, la valeur des transactions effectuées par téléphone portable a plus que doublé, pour atteindre 639 millions de dollars”, mentionne le document du SFI.

     

  • ENERGIE – Le groupe Eiffage écarté du projet hydroélectrique de Sahofika

    ENERGIE – Le groupe Eiffage écarté du projet hydroélectrique de Sahofika

    Antananarivo, 26 Mai, 16h00 – Un actionnaire de moins. Eiffage est écarté du projet hydroélectrique de Sahofika, indique Solo Andriamanampisoa, ministre de l’Energie et des hydrocarbures durant la séance de présentation du rapport de mise en oeuvre du programme de son département devant l’Assemblée nationale ce vendredi. A l’entendre, cette décision a été prise suite à la demande d’augmentation de 40% des coûts de construction faite par le groupe français. Le ministre indique même dans son rapport que cette hausse n’a pas été discutée avec l’Etat. Une source proche du dossier confie que la hausse convenue de ces coûts était de 21%.

    Selon Solo Andriamanampisoa, ce sont les autres actionnaires membres qui vont se charger des modalités liées à la sortie du groupe Eiffage du capital de la société Nouvelle énergie hydroélectrique de l’Onive (Neho). La société Neho est née initialement du consortium rassemblant Themis Energy qui est l’actionnaire majoritaire, Eiffage, Hier et Eranove.

    Alors qu’Eiffage ne devrait donc plus faire partie de ce projet, l’Etat, de son côté, planifie son entrée dans le capital de la compagnie concessionnaire de Sahofika. En juin 2022, les députés avaient déjà adopté le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de financement relatif à cet actionnariat. L’accord en question avait été conclu entre la République de Madagascar et le Fonds africain de développement (FAD) en 2020, et porte sur un financement qui s’élève à environ 4 millions d’euros.

    Comme l’a déjà exposé la Banque africaine de développement (BAD) à l’époque, le projet de prise de participation de la République de Madagascar au capital de Neho prévoit l’acquisition par l’Etat d’actions nouvellement émises à hauteur de 30 millions d’euros. D’un montant équivalent à environ 10-15% de participation au capital, l’investissement servira à financer une partie des coûts du projet de centrale hydroélectrique de Sahofika, explique la BAD.

    Il était alors proposé de financer la participation de l’État malgache au capital par les montants restants des allocations du FAD estimés à 4,03 millions d’euros. Le financement devait également se faire par l’intermédiaire d’autres partenaires de développement mobilisés par la BAD, à savoir l’Union européenne (UE) et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), pour un montant supplémentatire total de 26 millions d’euros.

    Lors de la signature des contrats de concession et d’achat d’énergie de la centrale hydroélectrique de Sahofika au mois de novembre 2021, il était rapporté par la direction communication de la Présidence de la République une prise de participation stratégique de l’Etat malgache qui aurait été consentie à hauteur de 20%.

    La signature de ces contrats de concession et d’achat d’énergie il y a un an et demi devait servir de base à la finalisation du bouclage financier qui est la dernière ligne droite pour le déblocage des fonds et le démarrage des travaux. Devant les députés mercredi, le Premier ministre avait expliqué le retard de la signature des contrats avec les co-contractants de l’Etat par la nécessité de veiller au contenu et au détail de ces contrats. Il avait soulevé que « ces contrats ont été à l’origine de la détérioration de la gouvernance » de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité.

     

  • INFRASTRUCTURE – La Banque mondiale parle d’un triplement de son investissement dans les projets routiers à Madagascar d’ici 2024

    INFRASTRUCTURE – La Banque mondiale parle d’un triplement de son investissement dans les projets routiers à Madagascar d’ici 2024

    Antananarivo, 26 Mai, 14h47 – Intensification des interventions. Marie-Chantal Uwanyiligira annonce sur Twitter que l’investissement de la Banque mondiale dans les projets routiers à Madagascar sera triplé d’ici 2024. L’institution de Bretton Woods réitère sa volonté de contribuer à l’amélioration de la connectivité dans la Grande île. Et, ce dans l’objectif d’augmenter l’accès aux routes rurales de 11,4% actuellement à 30%.

    ⭕Dans sa publication au mois de février, la Banque mondiale souligne que le réseau routier de Madagascar est l’un des moins développés au monde. La densité routière n’est que de 5,4 kilomètres pour 100 km2. La plupart des routes nationales et locales sont en terre et en mauvais état. L’indice d’accessibilité rurale, qui est mesuré par le pourcentage de la population rurale qui vit à moins de 2 kilomètres d’une route praticable en toute saison, est de 11,4 %. Ce qui signifie, selon cette institution financière, que pas moins de 17 millions d’habitants ne sont pas connectés au réseau routier.

    ⭕La Banque mondiale avait annoncé que son portefeuille à Madagascar s’élevait à 4,2 milliards de dollars en mars 2023, et comprenait 26 projets nationaux et deux opérations régionales. 35% de ce financement, soit 1,495 milliards de dollars étaient destinés aux infrastructures. Ce secteur est suivi à 31% par le développement durable pour 1,302 milliards de dollars. 25% sont consacrés pour le développement humain, équivalant à 1,045 milliards de dollars. Et les 393 millions de dollars restant sont consacrés à la croissance équitable, la finance et les institutions, et constituent 9% de ce portefeuille.

    Photo d’illustration Banque mondiale.

  • TRANSPORT AERIEN – Corsair met en avant la destination Madagascar dans son programme été 2023

    TRANSPORT AERIEN – Corsair met en avant la destination Madagascar dans son programme été 2023

    Antananarivo, 25 Mai, 21h30 – Corsair parle de Madagascar comme étant sa belle nouveauté cet été. La compagnie française annonce fièrement aux amoureux du voyage le retour de sa ligne historique Paris Orly – Antananarivo, interrompue en 2019, dès le 27 juin 2023. A celle-ci s’ajoutera la desserte La Réunion – Antananarivo, présente-t-elle dans un communiqué publié ce jeudi.

    Comme déjà annoncé, Corsair programme ainsi deux vols hebdomadaires sur la destination Madagascar tout le long de l’année. Ce qui offrira aux voyageurs dès cet été « l’opportunité de découvrir à nouveau un territoire d’une biodiversité exceptionnelle, riche en activités et ensoleillé », lance cette compagnie de transport aérien.

     

    Les liaisons sur Antananarivo s’effectueront par ailleurs avec les nouveaux appareils de nouvelle génération A330neo. Avec cet aéronef, Corsair promet à ces clients le confort d’une cabine ultra-moderne et la moins bruyante de sa catégorie, avec une connexion wifi pendant tout le vol. Cette compagnie indique avoir porté une attention toute particulière au confort et à la qualité de service, au sol et à bord, qui selon elle est sa marque de fabrique.

     

    Corsair annonce également le renouvellement intégral de sa flotte d’ici 2024. Elle espère disposer ainsi de l’une des flottes les plus jeunes du marché avec une performance environnementale considérablement améliorée.

    Outre la reprise de sa ligne sur Antananarivo, Corsair indique qu’il y également aujourd’hui plus d’anticipation dans les réservations de ses vols. Cette compagnie met la Guadeloupe, La Réunion et la Martinique dans le top 3 des destinations plébiscitées pour cet été sur son réseau.

  • ENERGIE – La signature du contrat de concession de la centrale hydroélectrique de Volobe amont attendue ce vendredi

    ENERGIE – La signature du contrat de concession de la centrale hydroélectrique de Volobe amont attendue ce vendredi

    Antananarivo, 25 Mai, 16h55 – Un pas de plus vers la fin des délestages. La signature du contrat de concession de la centrale hydroélectrique de Volobe amont entre le gouvernement malgache et la Compagnie Générale d’Hydroélectricité de Volobe (CGHV) se tiendra ce vendredi à Iavoloha, confirme une source autorisée auprès de la Présidence de la République. La signature de ce contrat actera le début de la construction de la centrale hydroélectrique de Volobe, soit plus de six ans après la signature du mémorandum d’entente entre les deux parties en 2016.

    La signature du contrat de concession a été annoncée depuis quelques années déjà mais n’a pas pu se concrétiser faute d’accord entre les deux parties. CGHV avait communiqué l’an dernier les différents points de négociations notamment la durée de la concession, l’actionnariat ou encore le prix d’achat de l’électricité. Pour l’instant, aucun détail de l’accord final n’a été révélé par les différentes parties.

    D’après les projections, la production de la centrale hydroélectrique de Volobe devrait atteindre les 750 GWH par an, soit près de 40% de la production électrique actuelle de Madagascar. La construction de la centrale ne devrait pourtant pas être achevée avant 2028.

    Photo : CGHV

  • ENERGIE – Un prestataire privé à recruter pour gérer les pertes techniques d’électricité de la Jirama

    ENERGIE – Un prestataire privé à recruter pour gérer les pertes techniques d’électricité de la Jirama

    Antananarivo, 25 Mai, 14h40 – La Jirama à la recherche d’un autre prestataire. Les tâches de ce prestataire consistent à gérer les pertes techniques à travers un système digitalisé de suivi de la production, du transport et de la distribution d’électricité, si l’on se réfère au compte rendu du Conseil des ministres de mercredi.

    ⭕Ces pertes techniques de la Jirama avaient également été évoquées durant cette réunion de l’Exécutif. La moyenne mondiale est autour de 15%. Pour la Jirama, ce taux est de 30%. Ce qui constitue un manque à gagner de 150 milliards d’ariary par an pour la Jirama.

    ⭕Pour l’Etat, cette perte technique devrait être réduite. La mise en place d’un système digitalisé et de logiciels pour contrôler la production, le transport et la distribution de l’électricité devrait permettre d’y parvenir. La Jirama va donc lancer un appel à manifestation d’intérêt afin de sélectionner la société qui disposera de la technologie, de l’expérience, et de la meilleure offre répondant au besoin de Madagascar.

    ⭕D’après les explications, il n’y aura pas d’argent public qui sera versé dans ce projet. L’Etat opte pour le mécanisme Ingénierie, approvisionnement et construction-financement (EPC-F). La spécificité de ce type de contrat réside dans le fait que c’est le co-contractant qui s’occupe de l’ensemble de la prestation et porte la responsabilité du projet. La société sélectionnée exploite elle-même le système qu’elle a mis en place. “Une fois le contrat arrivé à son terme, ce système digitalisé ainsi que les logiciels qu’elle a utilisés reviendront à l’Etat”, rapporte le compte rendu conseil des ministres.

  • CONSOMMATION – 207 428 tonnes de riz importés par Madagascar durant le premier trimestre de 2023

    CONSOMMATION – 207 428 tonnes de riz importés par Madagascar durant le premier trimestre de 2023

    Antananarivo, 25 Mai, 12h30 – Poursuite de la tendance haussière durant le premier trimestre de 2023. Les importations de riz cumulées sur les trois premiers mois de de l’année 2023 ont été évaluées à 207 428 tonnes contre 160 813 tonnes pour la même période de l’année derrière. Ce qui équivaut à une hausse 46 615 tonnes, soit 29% en plus de ce que Madagascar a importé durant le premier trimestre 2022, d’après ce qu’avait rapporté l’Observatoire du riz dans son bulletin mensuel n°22.

    ⭕L’ODR expose dans son bulletin que cette hausse du volume du riz importés « peut être attribuée au gap à combler ». Les importations ont notamment servi à « pallier les éventuels désordres du marché local de riz », durant une période où la campagne rizicole n’était pas encore achevée.

    ⭕Durant le mois de mars, les cours mondiaux du riz avaient affiché une baisse. Ils avaient toutefois connu un raffermissement à la fin de ce mois cité. Et la tendance haussière des cours devaient se poursuivre pour les mois qui suivaient.

    ⭕Concernant le marché national, l’ODR rapporte des baisses des prix du riz local, toujours au mois de mars. C’est surtout grâce au début de la récolte de grande saison dans quelques régions de la Grande île. Ces baisses du prix local ont influé sur les prix du riz importé qui avait également diminué progressivement de 3,6%. Les prix du riz ont cependant augmenté si on les compare aux prix durant la même période en 2022. Selon l’ODR, les différentiels de prix ont été de 207 ariary par kilo pour le riz blanc local, et 150 ariary de plus pour le riz importé.

  • SECTEUR PETROLIER – Les chargements des camions des transporteurs d’hydrocarbures reprennent au niveau du terminal d’import de Toamasina

    SECTEUR PETROLIER – Les chargements des camions des transporteurs d’hydrocarbures reprennent au niveau du terminal d’import de Toamasina

    Antananarivo, 25 Mai, 7h20 – La situation débloquée. La Logistique pétrolière SA (LPSA) annonce la reprise des chargements des camions des transporteurs de carburants au niveau du terminal d’import de Toamasina depuis mercredi matin. Une rencontre entre cette société qui opère dans le segment logistique de l’approvisionnement de carburant et des représentants de l’Association professionnelle des transporteurs d’hydrocarbures (APTH) mardi leur aurait permis d’ »aborder les différentes problématiques évoquées et d’y apporter des solutions concrètes », indique la LPSA dans un communiqué publié mercredi soir.

     

    L’APTH avait annoncé lundi la suspension des chargements de ses camions depuis samedi. Cette décision a été prise suite au problème auquel étaient confrontés certains de ses membres ayant effectué des livraisons de carburant auprès du dépôt d’Alarobia. Selon l’association, dix camions citernes y auraient été bloqués. Elle avait fait part d’une suspicion de vol et de frelatage de carburant à leur encontre. Une situation qu’elle considérait « injuste ». Cette association a alors insisté pour que les procédures de contrôle qualité et de mesure de volume des carburants à livrer soient claires, que ce soit au niveau du terminal d’import de Toamasina qu’au niveau des dépôts réceptionnaires des produits à Alarobia.

     

    La LPSA souligne dans son communiqué que sa priorité est « d’assurer la mise à disposition de produits de qualité pour tous ses clients et pour l’ensemble de la population de la Grande île ». Le logisticien ajoute que la gestion de la qualité et de la quantité des produits qu’elle met à la disposition des consommateurs sont ses préoccupations quotidiennes pour l’atteinte de cet objectif.

     

    La Logistique Pétrolière s’explique alors face à la demande de l’APTH sur la clarification des procédures du contrôle de qualité et de quantité des produits que les transporteurs auront à livrer. Concernant la qualité, elle parle de contrôle qui se fait en trois étapes. Lors des importations, les produits sont analysés avant leur déchargement pour vérifier leur conformité par rapport aux normes définies par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Il y a ensuite la certification par un laboratoire agréé, assisté par un inspecteur indépendant, de la qualité des produits avant la mise à disposition des produits pour chargement des camions citernes au dépôt à Toamasina. Des analyses sont enfin réalisées par un laboratoire indépendant à l’arrivée des produits dans les dépôts de la LPSA.

     

    Pour ce qui est du contrôle de la quantité des produits, les camions citernes sont chargés au dépôt d’importation à Toamasina et déchargés aux dépôts d’Antananarivo au travers d’ensembles de comptage calibrés, étalonnés et certifiés régulièrement par le service de métrologie légale. L’objectif est de garantir aux consommateurs la précision des quantités chargées et déchargées.