Catégorie : Économie

  • Banque postale – La Paositra Malagasy en attente de son agrément

    Banque postale – La Paositra Malagasy en attente de son agrément

    Antananarivo, 7 Juin, 17h37 – Un projet qui avance. Le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, de la poste et des télécommunications (MNDPT) indique travailler étroitement avec la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) sur la demande d’agréments de la Paositra Malagasy (Paoma) pour son projet de Banque postale. Ces agréments sont indispensables pour la Paoma dans l’exercice de l’activité d’Institution de microfinance (IMF) et d’Etablissement de monnaie électronique (EME) qu’elle prévoit de mener dans un premier temps, explique le directeur général du Développement numérique Frédéric Rajaokarivony, lors d’un atelier sur la digitalisation ce mercredi.

    Le secrétaire général du MNDPT, Andry Rasoanaivo, avait déjà avancé le déploiement de la banque postale une fois les agréments délivrés. Cette filiale va développer des activités au-delà de ses activités postales, et travaillera en étant une institution de microfinance et un établissement d’opérations de monnaie électronique. La Banque postale va être déployée dans 28 agences de la Paoma qui sont dans les grandes villes pour cette année 2023, pour couvrir l’ensemble des 250 agences de la poste vers la fin de l’année 2024, avait-il précisé en marge de la douzième édition des Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA).

    Un changement organisationnel pour gérer au mieux le capital humain de la Paoma doit être engagé selon le secrétaire général du MNDPT. Pareil pour l’indispensabilité de la formation des agents de la poste qui seront redéployés dans cette filiale, ajoute-t-il.

    Le business model de cette Banque postale avait déjà été approuvé par le Gouvernement en Conseil des ministres au mois d’avril. Il avait été souligné que la Paositra Malagasy avait ouvert le capital de sa filiale dont elle actionnaire à 65%. Les 35% restant des actions de la Banque postale sont détenues par la Société nationale de participations (Sonapar). Il avait été aussi indiqué que ce seront les comptes courants d’associés qui financeront son fonctionnement.

  • JIRAMA – 150 millions de dollars de perte l’année dernière, selon la Banque mondiale

    JIRAMA – 150 millions de dollars de perte l’année dernière, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 7 Juin, 11h15 – Un déficit de vente de 0,11 dollar par kWh pour un coût de production moyen de 0,24 dollar par kWh. Pour une production annuelle d’électricité de 1 900 GWh, avec 28% de pertes techniques et un taux de récupération de 98%, la Jirama avait perdu 150 millions de dollars soit environ 604 milliards d’ariary l’année dernière. Ces chiffres sont rapportés dans le document sur le Cadre de partenariat pays (CPF) 2023-2027 qui lie le Groupe de la Banque mondiale et Madagascar.

     

    L’Institution de Bretton Woods soutient que les transferts gouvernementaux d’environ 100 millions de dollars par an à sa société énergétique ne permettent plus à la Jirama de maintenir sa viabilité financière. Alors que cette compagnie avait atteint le seuil de rentabilité en 2009, d’après ce qui y est rappelé.

     

    Dans son document, cette institution de Bretton Woods met en évidence des coûts de production d’électricité élevés pour justifier la situation. La Banque mondiale soutient que la dépendance de la Jirama à l’égard des carburants coûteux pour environ la moitié de sa production d’électricité est symptomatique de son incapacité à développer des ressources nationales à moindre coût, telles que l’énergie hydraulique et solaire. Les producteurs d’électricité indépendants lui fournissent plus de 55 % de sa production. Or la Banque mondiale soutient que ceci se fait dans le cadre de contrats d’achat d’électricité négociés directement à des conditions qui ne sont pas toujours favorables à la compagnie nationale.

     

    Des réformes dans le secteur de l’énergie peuvent être menées, comme l’expose cette institution financière, avec une approche à trois niveaux. Dans le premier scénario, le pays peut entreprendre une réforme de l’ensemble du secteur. Elle comprend entre autres l’accélération de l’accès à l’électricité dans les zones rurales par le développement des activités de densification et d’extension du réseau, les mini-réseaux et les solutions hors réseau.

     

    La Banque mondiale parle également « d’orienter la transition énergétique en s’éloignant des combustibles fossiles importés et coûteux ». Il faudra aussi « approuver les réformes clés nécessaires pour relever les défis de gouvernance et l’interface de la Jirama avec le secteur privé », indique-t-elle. Et reformer l’ensemble du secteur nécessite le renforcement des capacités des institutions clés et la sensibilisation des opérateurs d’électrification rurale, poursuit-elle encore.

     

    Le pays peut également choisir une réforme partielle du secteur. Ce deuxième scénario consiste en la mise en œuvre de réformes axées sur le développement de l’accès à l’électricité dans les zones rurales par le biais de produits hors réseau et de mini-réseaux, y compris l’externalisation des services de la Jirama dans les réseaux isolés, tout en réduisant ses investissements directs ou ses actifs. Cela pourrait inclure des réformes sur la réglementation et le renforcement des capacités dans le secteur, le développement avec l’Agence pour le développement de l’électrification rurale (Ader) et le secteur privé de mini-réseaux dans les zones rurales, ainsi que l’expansion du marché solaire hors réseau dans les zones éloignées et isolées.

     

    Ou le pays peut tout simplement décider de n’entreprendre aucune réforme du secteur. La Banque mondiale insiste toutefois que la viabilité financière et la base d’actifs de la Jirama sont fortement menacées dans un scénario de maintien du statu quo sans réforme substantielle. L’expansion de l’accès devrait également rester lente et incapable de suivre la croissance de la population.

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – Axian s’intéresse au rachat des opérations de MTN en Afrique de l’Ouest

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – Axian s’intéresse au rachat des opérations de MTN en Afrique de l’Ouest

    Antananarivo, 5 Juin, 10h20 – Axian group est candidat à la reprise des opérations des filiales de MTN en Afrique de l’ouest. « Les discussions sont actuellement en cours concernant ce dossier », indique une source auprès du groupe malgache.

     

    Le groupe sud-africain envisage de se séparer de ses trois filiales en Afrique de l’Ouest, notamment en Guinée, Guinée Bissau et au Liberia. Il a déclaré étudier une offre d’Axian Telecom, le cluster telecom du groupe malgache Axian, selon l’agence Ecofin.

     

    « Comme nous n’en sommes qu’au début des discussions, nous insistons sur le fait que tout processus de cette nature impliquera des engagements étendus avec des parties prenantes qui seront informées de manière appropriée dès que le processus d’évaluation aura progressé de manière significative », précise MTN Group, rapporté par cette agence d’information économique.

     

    Le groupe Axian est présent dans plusieurs marchés de télécommunication en Afrique. Après avoir fait son entrée sur le marché réunionnais et mahorais en 2015 par le rachat des activités d’Outremer Telecom, il obtient la deuxième licence télécom aux Comores une année plus tard. Le groupe est parti par la suite à la conquête du continent en rachetant Tigo au Sénégal en 2018, Togocom en 2019 ainsi que les activités de Millicom en Tanzanie en avril 2022. Elles comprennent les opérateurs Tigo Tanzania PLC et Zanzibar Telecom (Zantel).

  • SECTEUR EXTRACTIF – L’administration minière souligne l’importance des investisseurs pour la transformation des potentiels en richesses

    SECTEUR EXTRACTIF – L’administration minière souligne l’importance des investisseurs pour la transformation des potentiels en richesses

    Antananarivo, 5 Juin, 7h40 – Des potentiels qui attendent d’être valorisés. Le directeur général des Mines, Désiré Alphonse Rakotondravaly, a saisi la tenue de la conférence sur les opportunités du secteur minier à Madagascar pour exposer les différentes ressources dont dispose le pays. Mais il a surtout profité de l’occasion pour insister sur le besoin d’investisseurs miniers pour les transformer en richesses.

    ⭕L’administration minière indique que le gouvernement malgache avait déjà procédé à des réformes et des mises à jour pour améliorer le cadre relatif au secteur minier. L’objectif est d’attirer et de convaincre les investisseurs d’investir des capitaux à Madagascar. L’attractivité et la compétitivité, l’instauration d’un climat sain et propice en matière d’investissement avaient d’ailleurs été mis en avant lors de cette conférence sur le secteur minier, un évènement organisé par l’ambassade de Corée, en marge de la deuxième édition du Salon international des acteurs économiques (SIAE).

    ⭕L’attractivité de Madagascar est ainsi à promouvoir. « Les autorités devraient veiller à offrir un environnement incitatif aux investisseurs, notamment étrangers, pour leur permettre d’accompagner le développement de Madagascar », a dernièrement soulevé le juriste international Raphael Jakoba. Celui-ci a noté un certain attentisme des investissements miniers ou encore le mauvais signal envoyé aux potentiels investisseurs privés, notamment avec le gel des permis miniers.

    Photo : MMRS

  • AGRICULTURE – Vers la digitalisation du service de vulgarisation et de conseils agricoles

    AGRICULTURE – Vers la digitalisation du service de vulgarisation et de conseils agricoles

    Antananarivo, 4 Juin, 18h45 – Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage va procéder à la digitalisation du service de conseils agricoles. Dans un communiqué, le ministère explique que « la faible productivité agricole dans la grande île est liée au manque d’efficacité des services de conseils agricoles et à la difficulté d’accès aux conseils agricoles ». La digitalisation servira alors d’outil de vulgarisation pour améliorer l’accès aux conseils agricoles.

    Pour ce faire, la direction de la vulgarisation, formation agricole et rurale au sein du ministère entend pallier, dans un premier temps, le manque de qualification des conseillers agricoles. Dans ce sens, un atelier de réflexion sur le renforcement de compétences et sur la capitalisation des expériences des conseillers agricoles s’est tenu mercredi dernier à Nanisana.

    L’objectif de cet atelier est de recueillir des propositions émanant des agents de vulgarisation agricole pour le renforcement de leur compétence. Ainsi, les conseillers agricoles bénéficieront de renforcement de compétence en matière digitale.

  • CULTURE DE RENTE – 4 910 tonnes de fibres de sisal exportées par Madagascar en 2022

    CULTURE DE RENTE – 4 910 tonnes de fibres de sisal exportées par Madagascar en 2022

    Antananarivo, 4 Juin, 12h28 – La Grande île a exporté 4 190 tonnes de fibres de sisal en 2022. Avec un prix unitaire de 5 295,3 ariary par kilo, la valeur FOB des exportations de ce produit a été de 25,998 milliards d’ariary l’année dernière. Ces chiffres de la Direction générale de la douane ont été rapportés par la Banky foiben’ny Madagasikara (BFM) dans le bulletin qu’elle a récemment publié.

    En 2021, la valeur des exportations de ces fibres a été de 27,108 milliards d’ariary. 5 792 tonnes ont été exportés, pour 4 680,5 ariary le kilo. Le plus gros volume de fibre de sisal exporté enregistré est de 14 477 tonnes en 2006, avec toutefois un prix unitaire de 1 077 ariary par kilo, d’après toujours ce bulletin de la BFM.

    Le sisal, une plante introduite à Madagascar dans les environs des années 30 est cultivée dans le Sud de l’île. Ses fibres sont préparées pour être revendues aux artisans pour la fabrication de cordage, de tissus ou de tapis ou pour l’exportation.

  • FINANCES – Madagascar se trouve 24ème sur 26 pays africains en matière de marché financier

    FINANCES – Madagascar se trouve 24ème sur 26 pays africains en matière de marché financier

    Antananarivo, 4 Juin, 9h50 – Du chemin reste à faire. Evalué pour la première fois, avec un score global de 34 sur 100, Madagascar se trouve au 24ème rang sur 26 pays africains classés dans le rapport Absa Africa financial markets index 2022. L’Indice des marchés financiers en Afrique, devenu une référence pour la communauté des investisseurs, a évalué le développement de ces 26 pays, principalement sur la base de mesures de l’accessibilité, de l’ouverture et de la transparence de leurs marchés financiers.

     

    Comme l’indique ce rapport, les notes ont été déterminées par la performance relative, plutôt qu’absolue, de chaque pays sur six piliers clés. Il s’agit de la profondeur du marché, de l’accès aux devises étrangères, de la transparence du marché, de l’environnement fiscal et réglementaire, de la capacité des investisseurs locaux, de l’environnement macroéconomique et de la transparence, ainsi que des normes juridiques et de leur applicabilité.

     

    Pour Madagascar, il est fait l’observation que son marché financier est « peu profond mais avec des normes économiques qui s’améliorent ». Concernant cette profondeur du marché, la Grande île n’a obtenu qu’un score de 16 sur 100. Ce premier pilier évalue la taille et la liquidité des marchés de capitaux nationaux, ainsi que la diversité des catégories d’actifs cotés et l’existence de caractéristiques standards qui renforcent la profondeur du marché.

     

    Pour l’accès aux devises étrangères, Madagascar a obtenu une bonne note de 72 sur 100. Ce deuxième pilier concerne l’ouverture des marchés aux investissements étrangers. Il examine la sévérité des contrôles de capitaux, la liquidité interbancaire des devises et les normes de déclaration des données relatives aux taux de change. Il évalue également la capacité des banques centrales à gérer la volatilité des flux de capitaux étrangers en examinant l’adéquation des réserves de change.

     

    Le pays est en dessous de la moyenne pour ce qui est de la transparence du marché, de l’environnement fiscal et réglementaire, avec un score de 33 sur 100. Ce troisième pilier examine la transparence des marchés financiers ainsi que l’environnement fiscal et réglementaire, chacun de ces éléments favorisant la confiance des investisseurs locaux et étrangers. Les indicateurs environnementaux, sociaux et de gouvernance sont également pris en compte pour évaluer le développement durable des marchés.

     

    Madagascar obtient son score le plus bas de 10 sur 100 dans la capacité des investisseurs locaux. Ce quatrième pilier évalue le potentiel des investisseurs institutionnels à stimuler la croissance des marchés de capitaux sur la base de la taille des marchés des fonds de pension, à la fois par habitant et par rapport aux titres locaux cotés en bourse. Les stratégies d’inclusion financière sont également examinées.

     

    La Grande île obtient par contre un score au-dessus de la moyenne de 63 sur 100 pour ce qui est de l’environnement macroéconomique et de la transparence. Ce cinquième pilier examine les environnements macroéconomiques sous-jacents des pays et la transparence des données économiques, qui sous-tendent le développement de leurs marchés financiers.

     

    Cependant, le score attribué au pays pour les normes juridiques et leur applicabilité n’a été que de 10 sur 100. Ce dernier pilier prend en compte l’alignement des pays sur les normes juridiques et contractuelles internationales en vigueur sur les marchés financiers, évalué par l’adoption d’accords-cadres standard et l’applicabilité de la compensation avec déchéance du terme et des dispositions en matière de garanties.

     

  • Madagascar souffre de l’insuffisance d’investissements importants pour financer sa croissance, selon Raphael Jakoba

    Madagascar souffre de l’insuffisance d’investissements importants pour financer sa croissance, selon Raphael Jakoba

    Antananarivo, 3 Juin, 14h10 – Une attractivité à promouvoir. Les autorités devraient veiller à offrir un environnement incitatif aux investisseurs, notamment étrangers, pour leur permettre d’accompagner le développement de Madagascar, estime le conseiller juridique international, Raphael Jakoba. L’épargne intérieure brute du pays est pour le moment loin de combler le besoin de financement permettant de parvenir à un niveau de croissance acceptable, expose-t-il face à la presse.

     

    Ce juriste international, qui a élaboré entre autres le code des changes, la loi sur les zones économiques spéciales ou encore la nouvelle loi sur les investissements, regrette qu’il y ait « peu de gros investissements à Madagascar ». L’image du pays envoyée auprès des potentiels investisseurs privés demeure, selon lui, « ternie par le blocage de certains grands projets qui étaient déjà arrivés à maturité depuis plusieurs années ». Il prend l’exemple des projets hydroélectriques comme Sahofika ou encore le projet minier de Base Toliara.

     

    Dans le secteur extractif, il note un certain attentisme des investissements miniers notamment dû à des problèmes de gouvernance, comme le gel des permis miniers depuis 2010. Alors que les projets miniers comme Blackearth Minerals, Akora Iron Ore, Nextsource pourraient investir à Madagascar, a-t-il soulevé.

     

    Raphaël Jakoba insiste alors sur l’intérêt majeur de l’attractivité de Madagascar qui est vital pour le pays. Il plaide également pour la stabilité politique, notamment à l’aube de l’élection présidentielle cette année. Ce juriste international estime par ailleurs que les dirigeants malgaches doivent s’assurer de trouver l’équilibre entre la souveraineté nationale et l’intérêt d’avoir des investisseurs étrangers. Et ce, même si cet équilibre peut ne pas être évident.

     

    Il note néanmoins, pour ce qui est de la question de l’attractivité, l’adoption récente du projet de loi sur les investissements. Le projet de loi sur la programmation industrielle, laquelle sera déclinée sous la forme d’un Pacte sur l’industrie est également en préparation, avance-t-il, optimiste.

     

  • SITUATION ECONOMIQUE – Niveau modéré de l’inflation à Madagascar avec un taux autour de 10%, selon la ministre Rindra Rabarinirinarison

    SITUATION ECONOMIQUE – Niveau modéré de l’inflation à Madagascar avec un taux autour de 10%, selon la ministre Rindra Rabarinirinarison

    Antananarivo, 3 Juin, 10h45 – La population malgache serait encore chanceuse actuellement d’être épargnée d’une inflation significative, confie la ministre de l’Economie et des finances (MEF), Rindra Rabarinirinarison à l’Agence Ecofin, en marge des Assemblées annuelle de la Banque africaine de développement (BAD) en Egypte. Alors que certains pays ont enregistré des taux d’inflation pouvant atteindre jusqu’à 76%, l’inflation « reste modérée » pour Madagascar, comprise entre 10,2% et 10,7%, estime-t-elle.

     

    Le taux d’inflation actuel de la Grande île se situe dans la cible d’inflation de la Banky foiben’ny Madagasikara (BFM) qui est définie entre 8 et 11%, poursuit la ministre. Or comme l’a rapporté l’autorité monétaire dans sa dernière note de conjoncture économique au mois de mai, l’inflation a continué de s’accélérer au premier trimestre de 2023. Au mois de mars de cette année, la variation annuelle de l’Indice des prix à la consommation (IPC) a atteint 12,4 %, dont les hausses les plus élevées enregistrées sont celles de 15,5 % des produits alimentaires. Les prix de l’énergie ont également augmenté, avec une hausse de 13,4 % ; tout comme le riz qui a augmenté de 12,7 %. L’inflation sous-jacente, excluant le riz et l’énergie du panier de consommation, a alors atteint 12,3 %, indiqué la BFM.

     

    L’inflation des prix domestiques devrait en tout cas commencer à diminuer et à s’acheminer vers ont niveau souhaitable à moyen terme à durant le second semestre de cette année, selon les prévisions de la Banque centrale. L’autorité monétaire estime que le taux d’inflation en glissement annuel de fin de période est prévu se décélérer de 8,0 % en 2023 et à moins de 5,0 % à moyen terme.

     

    La ministre Rindra Rabarinirinarison rassure d’ailleurs que l’importante hausse des exportations malgaches ont contribué à soutenir l’ariary. Une croissance de plus de 250% des exportations de certains produits liés à la transition énergétique avait été enregistrée en seulement un an confie-t-elle à l’Agence Ecofin.

     

    Cette dynamique des exportations a contribué à une hausse de 256% du rapatriement de devises y correspondant. « L’impact positif de cette croissance substantielle dans l’exportation se fait ressentir sur notre économie, contribuant ainsi à renforcer notre devise », a-t-elle soutenu.

     

  • INFRASTRUCTURE – Le Japon apporte son expertise dans le développement des capacités de gestion de l’entretien des routes et des ponts à Madagascar

    INFRASTRUCTURE – Le Japon apporte son expertise dans le développement des capacités de gestion de l’entretien des routes et des ponts à Madagascar

    Antananarivo, 2 Juin, 6h30 – Promouvoir la durabilité du patrimoine routier. C’est le principal objectif du Projet de développement des capacités de gestion de l’entretien des routes et des ponts à Madagascar (F3LTM), sur lequel le Japon apporte son expertise. Il s’agit d’un projet mis en œuvre par le ministère des Travaux publics (MTP) avec le concours de ses organismes rattachés, comme l’Agence routière, l’Institut national des infrastructures, le Fonds routier, le Laboratoire national des travaux publics et appuyé par l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica).

     

    Le Comité conjoint de coordination (CCC) de ce projet a déjà travaillé sur les contenus des manuels prévus être livrés vers la moitié de l’année 2024, avec l’appui d’experts japonais. Ce comité a approuvé lors de leur réunion de ce jeudi d’approuver les ébauches de trois manuels, dont celui pour l’inspection et le diagnostic des routes, celui pour la réparation des routes et celui pour l’inspections et le diagnostic des ponts, comme présenté par le secrétaire général du ministère, Emile Joseph Sambisolo.

     

    Ce responsable indique la nécessité d’améliorer la politique mais également les outils d’entretien routier. Un système de gestion et d’entretien des routes et des ponts amélioré assurera la durabilité du patrimoine routier, insiste-t-il. Il a indiqué que l’entretien des 12 000 kilomètres de routes nationales est entrepris, qu’il s’agit d’entretien courant réunissant les tâches à exécuter une ou plusieurs fois par an, ou d’entretien périodique qui est l’ensemble de tâches plus importantes à exécuter à intervalle de quatre, cinq ans ou plus.

     

    Le premier adjoint de la représentante résidente de la Jica, Igawa Haruhiko soutient cette nécessité d’entretenir les ouvrages routiers existant. Il réitère la disponibilité des experts japonais à appuyer Madagascar dans ce sens. Il rappelle d’ailleurs le fort engagement de son pays dans le domaine des infrastructures pour la Grande île, comme les travaux de construction des ponts de Mangoro et d’Antsapazana sur la RN2.

     

    Comme déjà souligné dans le plan d’action du ministère des Travaux publics, ce département entend prioriser les entretiens des routes structurantes qui relient la Capitale à d’autres grandes villes du pays, à savoir la RN2, la RN4, la RN6 ou encore la RN7. Mais il y a également les travaux d’entretien qui seront entrepris pour les chefs-lieux des provinces.

     

    Pour ce qui est de la réhabilitation des routes, le secrétaire général du MTP indique la poursuite des travaux, comme ceux entrepris pour le deuxième lot de la RN44 entre Amboasary et Vohidiala, la RN5 entre Soanierana Ivongo et Vahibe, la RN9 entre Analamisampy et Manja, la RN6 entre Ambanja et Antsiranana ou encore la RN13 entre Ambovombe et Taolagnaro.