Catégorie : Économie

  • FACTURES IMPAYEES – La Jirama entend confier le recouvrement de ses créances  à un prestataire privé

    FACTURES IMPAYEES – La Jirama entend confier le recouvrement de ses créances à un prestataire privé

    Antananarivo, 23 Mai, 15h40 – Externalisation en vue. La Jirama vient de lancer un avis de concours de projet, à l’intention des candidats en mesure d’assurer à sa place le recouvrement des créances auprès de ses abonnés « grands comptes » et particuliers. Le prestataire aura pour tâche de recouvrer les créances durant l’année 2022 ainsi que celles des années précédentes, indique cet avis publié par la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité lundi.
    ⭕La Jirama souligne que cette démarche entre dans la stratégie pour sa « renaissance ». L’objectif de la compagnie nationale dans cette affectation de tâche à un prestataire est d’intensifier et de perfectionner le recouvrement des impayés. Et dans ce genre de mission, le prestataire devra trouver tous les moyens légaux pour s’assurer que les abonnés s’acquittent de ce qu’ils doivent.
    ⭕Le montant des factures que les abonnés de la Jirama n’avaient pas payé depuis 2017 jusqu’au mois de juillet 2022 s’élevait à 210 milliards d’ariary, d’après ce qu’avaient rapporté les hauts cadres de cette compagnie vers le début du second semestre de l’année dernière. Ces responsables avaient exposé à l’époque que 30% des 600 000 clients de la Jirama ne payaient pas convenablement leurs factures. Ce qui constituait un grand trou dans la caisse puisque les 210 milliards d’ariary d’impayés évoqués équivalaient à 30% des 750 milliards d’ariary du chiffre d’affaires annuel de cette entreprise d’Etat.
    ⭕Mais il n’y a pas que les entreprises ou les particuliers qui doivent de l’argent à la Jirama. La compagnie nationale estime à 305 milliards d’ariary le montant des arriérés que le Gouvernement lui doit. Il avait déjà été expliqué dans le cadre des discussions entre les autorités locale et le Fonds monétaire international (FMI) que le règlement de ces arriérés se fera mais est conditionné par la présentation de factures auditées. Le gouvernement s’est néanmoins engagé à payer, en plus de la subvention de fonctionnement, ses factures d’eau et d’électricité reçues et auditées qui sont estimées à 30 milliards d’ariary en 2022.
    ⭕Tous les clients de la Jirama de la catégorie « Administration » ont d’ailleurs l’obligation, jusqu’à la fin de cette année, de basculer et de remplacer leurs compteurs d’électricité basse tension en compteurs prépayés. C’est une disposition pour limiter les risques futurs d’impayés et pour assurer une meilleure gestion de la consommation du Gouvernement.
  • VOYAGE –  Plus de 50 000 touristes  ont été enregistrés par le ministère du Tourisme durant les quatre premiers mois de 2023

    VOYAGE – Plus de 50 000 touristes ont été enregistrés par le ministère du Tourisme durant les quatre premiers mois de 2023

    Antananarivo, 23 Mai, 11h05 – En hausse. Depuis le début de l’année, le nombre des arrivées touristiques sur la Grande île affiche une courbe ascendante. Au mois d’avril, ils étaient 18 657 touristes à avoir visité la beauté du pays au mois d’avril contre 12 442 touristes au mois de mars selon les chiffres du ministère du Tourisme. Au total, le pays a accueilli 50 447 touristes au cours des quatres premiers mois de l’année soit environ 78% de touristes de plus qu’à la même période en 2022.

    ⭕Bien que le nombre de touristes enregistrés par le ministère du tourisme, durant ces quatre premier mois, ait connu une hausse comparé à celui de 2022 à la même période, ces chiffres restent inférieurs à ceux d’avant la pandémie en 2019. À la même période, en 2019, le ministère avait enregistré 65.065 touristes.

    ⭕Le gouvernement malgache s’est fixé comme objectif d’atteindre le million d’arrivées touristiques en 2028. Jusqu’à ce jour, l’année 2008 reste le record en matière d’arrivées touristiques. Il s’agit de la seule année où Madagascar a réussi à dépasser la barre de 375.000 d’arrivées de touristes.

  • PRODUITS PETROLIERS – 29 jours d’autonomie en gasoil pour Antananarivo avec les 16 047 millions de litres stockés dans ses dépôts

    PRODUITS PETROLIERS – 29 jours d’autonomie en gasoil pour Antananarivo avec les 16 047 millions de litres stockés dans ses dépôts

    Antananarivo, 23 Mai, 10h00 – L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) écarte toute éventualité de pénurie. L’organe de régulation du secteur pétrolier aval rassure que « les stocks disponibles dans les dépôts dans toute l’île sont suffisants pour faire face à la demande dans chaque circonscription pétrolière ». Antananarivo dispose par exemple de 16 047 millions de litres de gasoil (GO) qui lui assurera une autonomie de 29 jours en ce produit pétrolier et de 3 101 millions de litres de supercarburant (SC) pour 15 jours d’autonomie.

    ⭕Il s’agit de la situation de stock publiée par l’OMH, lundi soir. Les stocks disponibles sont également amplement suffisants pour d’autres villes de Madagascar que cet organe a également cité comme exemple. Antsirabe a une autonomie de 35 jours en gasoil et 26 jours en supercarburant. Fianarantsoa dispose d’un stock de 30 jours de gasoil et de 22 jours de supercarburant. Les dépôts côtiers sont également approvisionnés régulièrement par les caboteurs et barges habituels, rassure l’OMH.

    ⭕Alors que ces stocks permettront encore donc de couvrir plusieurs jours en produits pétroliers, l’OMH annonce déjà l’arrivée du prochain tanker qui livrera les commandes en carburants du pays. Ce bateau est prévu les livrer vers la fin de ce mois de mai ou au début du mois de juin. L’Office des hydrocarbures compte également suivre de près la chaîne d’approvisionnement du pays en collaboration avec les opérateurs pétroliers, rassure-t-il.

  • DETTES PUBLIQUES – 15 conventions de prêts d’un montant total de 837,38 millions de dollars conclues par l’Etat malgache en 2022

    DETTES PUBLIQUES – 15 conventions de prêts d’un montant total de 837,38 millions de dollars conclues par l’Etat malgache en 2022

    Antananarivo, 22 Mai, 14h25 – 837,38 millions de dollars. C’est le montant total des 15 conventions de prêts que l’Etat malgache a conclu durant l’année 2022. Il s’agit de chiffres rapportés dans le dernier Bulletin statistique de la dette (BSD) publié par la direction générale du Trésor (DGT).

    ⭕Parmi ces conventions figurent celles qui ont été conclues entre le gouvernement malgache et ses partenaires financiers entre septembre et décembre 2022. Il s’agit notamment de la convention de prêts à hauteur de 100 millions de dollars avec la Banque mondiale pour le financement du Projet de développement durable du secteur routier (PDDR) ainsi que de la convention de prêts de 42,9 millions de dollars conclue avec l’Agence française de développement pour le Programme intégré d’assainissement d’Antananarivo (PIAA2).

    ⭕Ce bulletin de la DGT rapporte par ailleurs que le stock de la dette publique a été de 5 444,7 millions de dollars soit 24 176,6 milliards d’ariary à fin décembre 2022. Il était composé à 83,9% de dette extérieure et de 16,1% de dette intérieure.

    ⭕Concernant cette dette extérieure qui a été donc de 20 273 milliards d’ariary à la fin de l’année dernière, l’encours est constitué de 66,7% de dette envers les organisations multilatérales, 15,5% de dette envers les créanciers bilatéraux, 12,4% envers les institutions financières et 0,7% envers les banques commerciales. Les 4,6% restants représenteraient des paiements qui n’ont pas été réclamés par les créanciers.

    ⭕Pour ce qui est de la dette intérieure, l’encours total à fin décembre 2022 s’élève à 3 903,63 milliards d’ariary. Elle est constituée à 76% par les titres d’emprunt intérieur, par les dettes envers la Banque centrale de Madagascar qui constituent 23% et 1% par les dettes envers des sociétés.

  • ÉLEVAGE – Un million de ruches modernes à distribuer dans tout Madagascar pour promouvoir la filière apicole

    ÉLEVAGE – Un million de ruches modernes à distribuer dans tout Madagascar pour promouvoir la filière apicole

    Antananarivo, 21 Mai, 10h15 – « Les abeilles sont une richesse et sont nos amis ». Fort de ce slogan, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage entend prioriser la filière apicole. Ses objectifs sont alors, pour commencer, de préserver les abeilles de l’extinction et de pérenniser leur existence. « Sauvons les abeilles à travers une production respectueuse des insectes pollinisateurs », soutient le ministère à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des abeilles.

     

    Dans sa politique de développement de l’apiculture, le ministère prévoir d’installer un site d’élevage de reines d’abeilles, de distribuer un million de ruches modernes dans tout Madagascar, de favoriser l’utilisation de ruches et d’équipements modernes, de former des apiculteurs, et de lutter contre la maladie de la  »varroa ». Pour pérenniser l’existence des abeilles, les apiculteurs sont également appelés à produire du miel biologique. Dans ce sens, le ministère indique que la loi relative à cette production biologique est actuellement en cours d’adoption.

  • SECTEUR PORTUAIRE – Le port de Toamasina améliore sa performance et se trouve 227ème dans le classement mondial des ports à conteneurs

    SECTEUR PORTUAIRE – Le port de Toamasina améliore sa performance et se trouve 227ème dans le classement mondial des ports à conteneurs

    Antananarivo, 21 Mai, 12h15 – Un classement en amélioration. Le port de Toamasina se trouve au 227ème rang sur 348 dans le classement mondial des ports à conteneurs. Ce classement est établi sur la base du rapport de l’Indice de performance des ports à conteneurs (CCPI) 2022, mis au point par la Banque mondiale et l’entreprise spécialisée dans l’analyse financière S&P Global market intelligence. Ce rapport été publié le 18 mai 2023.

     

    L’indice CCPI permet selon la Banque mondiale de comparer les performances de ces 348 ports à conteneurs dans le monde selon leur efficacité. Ces performances sont mesurées sur la base du temps écoulé entre l’arrivée en rade d’un navire et son départ du poste d’amarrage, une fois l’échange de cargaison effectué. Il vise également à identifier les lacunes des infrastructures portuaires commerciales et à formuler des recommandations qui profiteraient à tous les acteurs clés du commerce mondial.

     

    Le port de Toamasina a amélioré son classement l’année dernière, puisqu’en 2022, il se trouvait encore 279ème selon l’approche administrative et 280ème selon l’approche statistique de la CCPI 2021. Ce port principal de la Grande île s’est aussi trouvé 10ème port à conteneur de la région d’Afrique subsaharienne en 2022.

     

    Les ports de Djibouti et de Berbera sont les plus performants de cette zone. De nombreux ports de la région pâtissent de la durée excessive des cycles de chargement/déchargement, faisant peser un risque constant de perturbation sur la chaîne logistique, indique le rapport récemment publié.

     

    Les acteurs locaux sont conscients des grands défis que le port de Toamasina doit encore relever, notamment en matière d’infrastructures. Plusieurs points ont été soulevés durant la discussion autour des enjeux et opportunités offertes par son extension au mois d’avril, comme sa capacité d’accueil limitée ne permettant pas aux navires long-courriers de s’y accoster. Cette capacité limitée fait que la plupart des navires long-courriers qui transportent des marchandises conteneurisées pour Madagascar effectue des transbordements au niveau des ports de la Réunion et de Port Louis.

     

    En 2021 par exemple, seulement plus de la moitié des marchandises conteneurisées qui arrivaient au Port Louis étaient pour l’île Maurice. Le reste a été transbordé pour d’autres pays, et 80% des conteneurs transbordés étaient envoyés à Madagascar, avait rapporté un responsable du concessionnaire du Terminal à conteneurs au port de Toamasina. Ce responsable avait exposé que ces transbordements ont un impact sur le coût, puisqu’il y aurait 200 à 300 dollars de plus par conteneur EVP (Equivalent vingt pied) à payer sur le taux de fret entre Maurice et Toamasina.

     

    Le projet d’extension du Port de Toamasina revêt ainsi plusieurs enjeux. Il permettra d’augmenter la productivité portuaire, l’augmentation du nombre des touchées de navire porte-conteneurs de type Panamax et Post-Panamax, tout comme la réduction de moitié des temps d’attentes des bateaux, ainsi que l’expose le directeur général de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT) Christian Eddy Avellin. Les travaux d’extensions sont prévus être achevés au mois de février 2026. Une nette amélioration du classement du port de Toamasina au niveau mondial est à prévoir.

     

  • TRANSFORMATION DIGITALE – La mise en place du marché unique numérique africain au cœur des discussions

    TRANSFORMATION DIGITALE – La mise en place du marché unique numérique africain au cœur des discussions

     

    Antananarivo, 20 Mai, 14h25 – Faire du marché unique une réalité. C’est un sujet discuté par le Conseil des ministres de l’Alliance Smart Africa, en marge de la douzième édition des Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA). Une occasion pour les ministres membres de cette alliance de se concerter une nouvelle fois sur les manières de travailler et de mutualiser les efforts pour la mise en place de ce marché unique du continent africain, a expliqué le ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique du Congo, Léon Juste Ibombo, lors de l’ouverture de ces Assises à Ivandry, vendredi.

    Les infrastructures, étant un des éléments indispensables pour le secteur du numérique, sont parmi les points abordés lors de la réunion de ce Conseil des ministres. Le ministre congolais insiste en effet qu’il faut non seulement une interconnexion mais également une interopérabilité entre les pays africains pour la réussite de ce projet. A celle-ci s’ajoute la nécessité de politique qui va favoriser l’inclusion au niveau des télécommunications du continent africain, a-t-il ajouté.

    Le spécialiste en développement du numérique de la Banque mondiale, Baidy Si a déjà souligné que le financement et l’investissement dans les infrastructures qui assurent la connectivité sont essentiels pour ce projet de marché unique numérique. Il estime aussi que ces investissements doivent s’accompagner de réformes politiques et règlementaires qui créent un environnement sûr et attrayant pour les investisseurs privés. Le continent devra par ailleurs se doter d’une cyber-résilience pour instaurer et garantir le bon fonctionnement de ce marché numérique africain.

    Madagascar s’y est déjà préparé, selon son ministre de Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications, Tahina Razafindramalo. Ce membre du Gouvernement insiste pour sa part sur la nécessité de former la jeunesse, la première richesse du continent africain, sur l’usage du numérique. Il parle notamment de formation sur l’ingénierie informatique, le traitement des données, l’intelligence artificielle ou encore l’expérience client sur lesquels des pays comme Madagascar vont conforter leur présence.

  • INTERNET – Une baisse du coût du gigaoctet de data à 1 dollar attendue avec la libéralisation du secteur telecom

    INTERNET – Une baisse du coût du gigaoctet de data à 1 dollar attendue avec la libéralisation du secteur telecom

    Antananarivo, 20 Mai, 7h45 – Entre 25 et 50% d’économie. Même si Madagascar se place déjà parmi les pays d’Afrique où le prix du data mobile figure parmi les moins chers avec 1,35 dollar pour 1 gigaoctet de données, les usagers devraient voir ce coût réduit avec la libéralisation du secteur des télécommunications. Cette libéralisation permettra de baisser ce coût à 1 dollar par gigaoctet de data à partir de l’année prochaine, indique le ministre en charge des Télécommunications, Tahina Razafidramalo, en marge de l’ouverture de la douzième édition des Assises de la transformation digitale en Afrique, ce vendredi.

     

    Le ministre Tahina Razafindramalo avance cette marge, en tenant compte du temps qu’il faudra aux opérateurs pour les investissements et pour mettre en place leur cahier de charges. L’Etat a également besoin de ce temps pour bien réguler le marché et pour parvenir d’être un bon «gendarme des télécommunications» afin que le partage de la valeur puisse se faire en faveur de la population, a-t-il soutenu.

     

    La libéralisation du secteur des télécommunications décidée par l’Etat, il y a quelques semaines devrait permettre à tous les opérateurs « d’avoir les mêmes armes pour se battre et d’avoir les mêmes avantages pour pouvoir travailler et développer leurs infrastructures », avance le ministre des Télécommunications. Il rappelle que « les autres opérateurs dépendaient auparavant d’un ou de deux opérateurs simplement ». Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui puisque « ces autres opérateurs peuvent désormais investir massivement et ils pourront également avoir leur propre structure de tarification », d’après ses explications.

     

    Ce membre de gouvernement soutient aussi que les autres opérateurs vont pouvoir introduire Internet par les câbles sous-marins à Madagascar et pourront transporter la partie « data » dans les grandes villes. Ces changements vont s’opérer dès cette année et se poursuivra l’année prochaine, lance-t-il.

     

    Dans cette démarche de libéralisation, l’Etat devrait sortir des actes administratifs pour encourager l’investissement dans l’infrastructure numérique et pour rendre les services à large bande plus abordables. Parmi eux, le décret sur les licences et les déclarations introduisant des licences unifiées et mettant fin aux droits exclusifs sur tous les segments de la chaine de valeur. Il y a également le décret sur l’interconnexion et l’accès, qui traite la position dominante et les pratiques anti-concurrentielles. Sans oublier l’arrêté ministériel fixant les plafonds de prix révisés pour le backbone.

     

    L’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) devrait pour sa part publier des règles pour un marché concurrentiel. Un décret fixant les redevances de licence et un autre fixant les droits de licence dans le cadre d’un nouveau système d’octroi avait été demandé. Il a par ailleurs été imposé l’utilisation de nouvelles procédures pour l’attribution des fonds gérés par le Fonds pour le développement des technologies de l’information et de la communication (FDTIC).

     

    Et enfin pour assurer la pérennité des principes de concurrence, une nouvelle loi sur les télécommunications devait être soumis au Parlement, suivi des décrets d’applications correspondants.

     

  • FACILITÉ ÉLARGIE DE CRÉDIT – La décision du conseil d’administration du FMI sur un éventuel décaissement de 32 millions de dollars en faveur de Madagascar attendue au mois de juin

    FACILITÉ ÉLARGIE DE CRÉDIT – La décision du conseil d’administration du FMI sur un éventuel décaissement de 32 millions de dollars en faveur de Madagascar attendue au mois de juin

     

    Antananarivo, 19 Mai, 20h30 – Un accord a été trouvé entre les missionnaires du Fonds monétaire international (FMI) qui se sont rendus récemment à Madagascar et les autorités malgaches, à l’issue de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit. Le conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods va se pencher sur cet accord au mois de juin. C’est lui qui statuera sur le décaissement ou non du montant d’environ 32 millions de dollars en faveur de Madagascar pour permettre au pays de couvrir les besoins de financement extérieur et budgétaire, communique le FMI ce vendredi.

     

    Dans son rapport de mission, Fréderic Lambert, le chef de délégation du FMI parle de performances mitigées des autorités malgaches par rapport aux cinq objectifs macroéconomiques à atteindre. Il salue les progrès qui se sont poursuivis dans la mise en œuvre du programme de réformes structurelles. Fréderic Lambert cite par exemple la finalisation et la publication du manuel des investissements publics par les autorités. Le projet de code minier révisé qui est soumis au Parlement est conforme aux recommandations du FMI et de la Banque mondiale. Le cadre juridique des marchés publics a été modifié. Ce sont des critères sur lesquelles les autorités malgaches ont eu des points lors de cette quatrième revue du programme sur la FEC.

     

    Au final, trois sur les cinq objectifs qui ont été fixés ont été atteints par les autorités malgaches. Parmi les mauvaises performances figure la faible collecte des taxes douanières pétrolières qui a fait que le critère de solde primaire intérieur a été plus largement dépassé à fin décembre 2022. Frédéric Lambert rapporte également que le plancher des avoirs extérieurs nets de la Banque centrale de Madagascar a été « manqué de peu ».

     

    Les autorités malgaches se sont en tout cas engagées à « revenir à la discipline budgétaire ». Celle-ci est indispensable pour « financer davantage de dépenses propices à la croissance », soutient ce missionnaire du FMI. L’amélioration de l’exécution des dépenses sociales et d’investissements figure également dans leurs engagements. Tout comme le contrôle de la gestion des entreprises publiques comme la Jirama pour réduire les risques budgétaires.

     

  • MOBILE MONEY : 639 millions de dollars de transactions effectuées en 2020

    MOBILE MONEY : 639 millions de dollars de transactions effectuées en 2020

    Antananarivo, 19 mai, 16h08 – La société financière internationale (SFI) parle d’un boom de l’argent mobile. Rien qu’entre 2016 et 2020, la valeur des transactions effectuées par téléphone portable a plus que doublé, pour atteindre 639 millions de dollars, rapporte cette institution du groupe de la Banque mondiale dans une publication au mois de février.

    ⭕Dans son diagnostic du secteur privé, la SFI soutient que « la dynamique à Madagascar suit la tendance observée en Afrique subsaharienne, où les gains de l’inclusion financière ont été tirés par l’argent mobile ». Il est d’ailleurs rapporté dans ce document que la demande d’argent mobile n’a cessé d’augmenter avec les trois fournisseurs de mobile money présents dans le pays. Les comptes de leurs abonnés servent principalement à faire des transferts d’argent et à payer les services publics de base comme l’électricité et l’eau.

    ⭕L’expansion des services financiers numériques comme les services d’argent mobile, constitue selon la SFI un nouveau moyen d’assurer l’inclusion financière à Madagascar, en particulier pour les résidents les plus pauvres et mal desservis des zones reculées. Plusieurs contraintes sont toutefois encore à levées pour encourager le développement des services financiers numériques. La SFI parle entre autres dans son diagnostic du cadre juridique et règlementaire, du coût d’entrée sur le marché élevé pour les nouveaux concurrents ou encore de la nécessité de formation en finance et d’un cadre de protection des consommateurs.