Catégorie : Économie

  • MONNAIE – Des pièces de 50 ariary en or pour marquer le cinquantenaire de la Banky foiben’i Madagasikara

    MONNAIE – Des pièces de 50 ariary en or pour marquer le cinquantenaire de la Banky foiben’i Madagasikara

    Antananarivo, 18 Mai, 6h15 – Madagascar aura aussi ses pièces en or. Comme l’Eagle US, la Maple leaf canadienne ou encore le Krugerrand sud-africain, la pièce de 50 ariary en or sera une pièce à cours légal et devra être reconnue par un système légal à l’international. Elle sera facile à vendre et à acheter, indique le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi qui a adopté le décret relatif à cette émission de pièces de monnaie en or par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    La valeur de la future pièce dorée de 50 ariary ne sera pas celle de la valeur faciale indiquée étant donné qu’elle est faite en or. Elle sera plutôt déterminée par la quantité du métal jaune que contiendra la pièce. Elle sera donc influencée par le cours mondial de l’or.

    L’émission de pièces en or est une pratique courante des banques centrales pour marquer un évènement important dans un pays, indique le communiqué du Conseil des ministres. Pour l’autorité monétaire malgache, la sortie des 50 ariary dorés se fera dans le cadre de son cinquantième anniversaire, dont la célébration devra démarrer au mois de juin de cette année, précise le compte rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

    Avec ce projet d’émission de pièces en or, la Banky foiben’i Madagasikara pourrait posséder une partie de sa réserve d’or officielle sous formes de monnaies d’or. Elle a d’ailleurs déjà lancé un programme d’achat de dorés auprès d’opérateurs locaux en décembre 2020. Elle dispose actuellement de 1,030 tonne d’or dans sa réserve.

    La banque centrale avait prévu de transformer en lingots London good delivery (LGD) ou or monétaire répondant aux normes du London bullion market association (LBMA) l’or qu’elle avait déjà acheté. La finalisation du contrat avec un affineur Suisse pour cette conversion de dorés en or monétaire reste toutefois sans nouvelle.

     

    L’achat de doré par la BFM est par ailleurs suspendu depuis le mois d’avril 2021 et la reprise de cette opération avait été conditionnée par l’actualisation de la stratégie de gestion de réserves de change prenant en compte l’or. La stratégie opérationnelle d’incorporation de l’or dans les réserves de change a été approuvée par le Conseil d’administration de la BFM en avril 2022.

  • INDUSTRIE HÔTELIÈRE – L’hôtel Colbert racheté par la famille corse Vellutini qui s’engage à en préserver l’essence patrimoniale

    INDUSTRIE HÔTELIÈRE – L’hôtel Colbert racheté par la famille corse Vellutini qui s’engage à en préserver l’essence patrimoniale

     

    Antananarivo, 17 Mai, 17h30 – Changement de propriétaire. La famille Léoni passe les clés de l’Hôtel Colbert aux nouveaux acquéreurs de cet établissement hôtelier, après l’avoir détenu pendant plus d’un demi-siècle. Cet hôtel 4 étoiles, sis à Antaninarenina, appartient désormais à la famille Vellutini, dont le rachat avait été communiqué à la presse lundi.

    C’est donc la famille corse qui va dorénavant s’occuper de cet établissement hôtelier historique. « Nous sommes à la fois honorés et conscients de la responsabilité qui nous incombe en tant que nouveaux propriétaires de l’hôtel Colbert », a déclaré Jacques François Vellutini.

    En plus d’être un symbole de l’excellence hôtelière, l’Hotêl Colbert fait en effet partie intégrante du patrimoine culturel du pays. C’est pourquoi ses nouveaux propriétaires s’engagent à préserver la valeur patrimoniale et à honorer l’importance historique de cet établissement haut de gamme.

    La famille Vellutini entrevoit d’importants travaux de rénovations. Il s’agit d’améliorations qui « permettront d’offrir aux clients une expérience encore plus immersive, tout en préservant le lien avec le patrimoine culturel de Madagascar ». L’authenticité architecturale et le caractère historique de l’établissement de cet établissement seront respectés. « Nous comprenons l’importance de cet établissement, non seulement en tant que fleuron de l’hôtellerie, mais aussi en tant que symbole de l’histoire et de la culture malgache. Nous veillerons à ce que le Colbert continue de briller tout en préservant son essence patrimoniale », rassure Jacques François Vellutini.

    Côté gestion, Eric Koller restera à la direction générale de l’établissement. Il a déjà occupé ce poste depuis plusieurs années de par ses compétences et expériences, mais il est également le fils d’Henri Koller, l’un des fondateurs de l’enseigne et une figure clé dans l’histoire de l’hôtel Colbert.

    C’est une nouvelle étape que l’hôtel Colbert vient en tout cas de franchir. L’établissement fait part de sa détermination à continuer de jouer un rôle central dans l’industrie hôtelière malgache et à contribuer au rayonnement du patrimoine culturel de Madagascar.

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • PARTENARIAT – Une subvention française de 7 millions d’euros pour améliorer la gestion des finances publiques

    PARTENARIAT – Une subvention française de 7 millions d’euros pour améliorer la gestion des finances publiques

    Antananarivo, 17 Mai, 9h40 – Des efforts restent à faire en matière de gestion des finances publiques. La ministre de l’Economie et des finances (MEF), Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, admet que le domaine des finances publiques à Madagascar est encore vulnérable. Elle reconnaît que, « malgré les efforts déjà reconnus par les observateurs, sa gestion peut encore être améliorée en matière de transparence, de redevabilité budgétaire et de mobilisation de ressources intérieures ».

    Selon un communiqué du ministère de l’Economie et des finances, « une dégradation sensible de la Gestion des finances publiques dans le cadre de l’auto-évaluation de Madagascar avec le Programme dépenses publiques et responsabilité financière (PEFA) de 2021 » est notée. Cette auto-évaluation a notamment démontré que « cette gestion a été caractérisée par un faible taux d’exécution budgétaire, une forte centralisation de la préparation budgétaire et le recours à des indicateurs de performance non pertinents ».

    Concernant le processus budgétaire, il est souligné par rapport à ce PEFA de 2021 que la société civile y a été marginalement associée. A cela s’ajoute la faible implication de l’Assemblée nationale dans l’analyse des projets de lois de finances ou des lois de règlement. Les crédits budgétaires sont fréquemment ajustés en cours d’exercice et la gestion des marchés publics tend à l’opacité, ajoute le communiqué.

    En matière d’investissements publics, il est également rapporté que leur gestion était jugée peu performante et que la proportion des provisions avait été non conforme avec les bonnes pratiques internationales. Les rapports d’exécution budgétaire ont été même souvent publiés avec retard et insuffisamment exhaustifs, tout comme le détail des transferts de l’Etat aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD)

    Afin d’améliorer durablement le cadre de gouvernance et de gestion des finances publiques, l’Agence française de développement (AFD) a octroyé une subvention de 7 millions d’euros pour la mise en œuvre du Plan stratégique de modernisation de la gestion des finances publiques (PSMGFP) 2022. Sans une meilleure gouvernance de ce domaine, aucune action publique de développement n’est possible, explique la secrétaire d’Etat française au Développement, à la francophonie et aux partenariats, Chrysoula Zacharopoulou, lors de la cérémonie de signature de la convention de financement du Projet d’accompagnement des réformes et de renforcement de capacités (PARRC), mardi.

    Ce projet vise l’amélioration de l’efficacité et de la transparence de la programmation à l’exécution du budget sur l’ensemble de la chaine de dépense. Le PARRC va également accompagner les services et les directions du MEF et d’autres partenaires dans l’interopérabilité de leur système d’information et de facto la dématérialisation des pièces justificatives, précise la ministre en charge des Finances.

     

  • JEUX DES ILES – Le nombre de vols domestiques et internationaux à augmenter

    JEUX DES ILES – Le nombre de vols domestiques et internationaux à augmenter

    Antananarivo, 16 mai, 11h46 – L’augmentation de la fréquence des vols en question. Durant les Jeux des îles, Madagascar prévoit d’augmenter le nombre de ses vols intérieurs et internationaux selon les explications de Valery Ramonjavelo, ministre des transports et de la météorologie. Ceci afin de pouvoir transporter athlètes, délégations et spectateurs vers la Grande île mais aussi vers les différentes villes où se dérouleront la compétition.
    ⭕“Des dispositions vont être prises pour s’assurer qu’ils puissent venir car c’est un grand évènement durant lequel on va accueillir de nombreux étrangers de l’océan Indien ou d’ailleurs. Mais aussi les Malgaches qui souhaitent rentrer pour assister à la compétition”, a indiqué le ministre en marge de la cérémonie de remise de matériels aux athlètes ce lundi à Mahamasina.
    ⭕Outre le transport aérien, le déplacement terrestre n’est pas en reste. A part la mise en place de comités spéciaux au niveau de chaque commune pour s’occuper de ce point, le membre du gouvernement évoque aussi la mise en service du train urbain pour Antananarivo. Des sensibilisations vont être menées afin d’éviter tout danger avant sa mise en route assure le membre du gouvernement.
    ⭕Finalement “chaque ministère qui veille les différentes disciplines s’assureront du déplacement des différents athlètes et des délégations durant la compétition”, explique encore le ministre. Il assure aussi que des dispositions seront aussi prises pour le déplacement des personnes handicapées.
  • INCLUSION FINANCIERE – La Banque centrale collabore avec la Société financière internationale sur le renforcement du registre public des crédits 

    INCLUSION FINANCIERE – La Banque centrale collabore avec la Société financière internationale sur le renforcement du registre public des crédits 

    Antananarivo, 16 Mai, 8h05 – Améliorer l’information sur les crédits et accroître l’accès au financement pour les particuliers et les petites entreprises. Tels sont les objectifs du partenariat sur le renforcement du registre public des crédits scellés entre la Banque centrale (BCM) et la Société financière internationale (SFI), ce lundi. La collaboration entre les deux parties porte sur ce registre public qui recueille et stocke des informations financières, et qui tient également compte de l’historique des emprunts des particuliers et des entreprises.

     

    D’après ce qui est indiqué sur ce projet, le partenariat contribuera à accroître le partage des données de crédit entre les agences publiques et privées d’information sur le crédit. A cet effet, « la collecte de données et la gestion de l’historique de crédit ou de paiement d’un emprunteur seront soutenues à la fois par des sources publiques et privées et contribueront à améliorer l’accès au financement », précise le communiqué sur ce partenariat.

     

    Aussi, pour y parvenir, la SFI va appuyer la BCM à améliorer le partage des données de crédits entre les banques, les institutions de microfinance et le registre public des crédits. Ce partage devrait se faire en conformité avec les lois en matière de protection des données et de la vie privée. Cette institution financière dispensera également des formations aux employés de la Banque centrale. L’objectif de la SFI est de renforcer la capacité de ces agents de la BCM dans la consolidation des réformes règlementaires et politiques. Ces formations devront également améliorer leur aptitude à protéger les consommateurs et à encourager les banques et les institutions financières à accroître les prêts au secteur privé.

     

    Le gouverneur de la Banque centrale, Aivo Andrianarivelo, se réjouit de la collaboration. « Nous allons, grâce à ce partenariat, améliorer notre mission statutaire qui consiste à renforcer la politique monétaire du pays et la supervision des institutions financières afin d’accroître l’accès au financement et de soutenir l’activité économique », a-t-il soutenu.

     

    Les systèmes d’information sur le crédit sont d’ailleurs un pilier important de l’infrastructure financière et peuvent jouer un rôle clé dans l’expansion de l’inclusion financière à Madagascar, explique la représentante de la SFI à Madagascar, Marcelle Ayo. Le partenariat va donc « soutenir la résilience financière et améliorera l’information sur le crédit afin de faciliter l’accès au financement pour les particuliers et les petites entreprises », ajoute-t-elle.

     

    L’amélioration du fonctionnement du système d’information sur le crédit est prévue permettre à davantage de particuliers et d’entreprises d’obtenir des financements. Celle-ci contribuera aussi à promouvoir la complémentarité entre le registre public du crédit et le Bureau d’information sur le crédit (BIC).

  • COMMERCE – Bilan mi-parcours satisfaisant pour la mission économique commerciale au Canada

    COMMERCE – Bilan mi-parcours satisfaisant pour la mission économique commerciale au Canada

    Antananarivo, 15 Mai, 18h20 – Conquérir le marché canadien. C’est l’objectif principal des entreprises participantes à la quatrième mission économique commerciale au Canada (MECC). Depuis le 9 mai, cette mission a sillonné des villes canadiennes et a participé à des rendez-vous économiques importants. Selon la Chambre de commerce Canada-Madagascar (CanCham), principale organisatrice de ce voyage, la première semaine de la mission a déjà porté ses fruits.

    Durant les trois premiers jours de la mission, la délégation malgache a pris part au Salon International de l’Alimentation (SIAL 2023) à Toronto. La délégation malgache a ainsi pu présenter les produits de la Grande île lors de ce salon considéré comme le principal événement pour l’industrie agricole et alimentaire au Canada chaque année. “Les deux premiers jours du salon ont été prometteurs pour les entrepreneurs en termes de clients potentiels voire des contrats de vente”, indique la CanCham dans un communiqué.

    Après cette première étape, la délégation poursuit sa tournée dans d’autres villes du Canada. La délégation ira à Montréal puis Trois-Rivières et Québec avant de terminer son séjour à Ottawa. La mission s’achèvera le 18 mai.

    La mission économique commerciale malgache (MECC) a été lancée officiellement le 12 avril dernier. Pour cette quatrième mission, 13 entreprises et groupements d’exportateurs membres de la CanCham sont du voyage. L’objectif de la mission reste le même: développer les exportations de produits et services malgaches vers le Canada et percer sur ce marché qui ne représente à ce jour que 2% des exportations de la Grande île. Cette quatrième mission souhaite faire mieux que celle de 2022 et réaliser plus que les 5,2 millions d’euros de contrats de vente réalisés l’an dernier.

  • CONSOMMATION – Plus de 150 000 tonnes de riz importés durant les deux premiers mois de l’année

    CONSOMMATION – Plus de 150 000 tonnes de riz importés durant les deux premiers mois de l’année

    Antananarivo, 15 Mai, 06h30 – Le recours à l’importation de riz a augmenté durant les deux premiers mois de 2023. Les importations cumulées durant les mois de janvier et février 2023 ont été évaluées à 151 322 tonnes contre 113 299 tonnes pour la même période en 2022. Ce qui équivaut à une hausse de 33,55%, d’après ce que rapporte l’Observatoire du riz (ODR) dans son bulletin mensuel n°21.

     

    L’ODR soutient dans son rapport que « ce volume d’importation en hausse devrait alimenter le marché pour atténuer les éventuelles pénuries du marché local de riz ». L’Observatoire indique que les cours mondiaux du riz se sont globalement raffermis de 2% mais avec des évolutions mixtes selon les origines.

     

    La tâche s’annonce ardue pour les agriculteurs. Le gouvernement vise de son côté l’autosuffisance agricole en 2024, à travers son programme de développement de la riziculture, dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar. Dans ce programme, l’Etat vise à augmenter le rendement moyen national qui était de 2,5 tonnes par hectare en 2022 à 3,4 tonnes par hectare en 2027, avec une hausse de 10% de la production annuelle et une réduction des pertes post-récolte, renforcée par une amélioration significative de la qualité du riz.

     

    Dans ce document national, L’Etat insiste qu’un accent devra être mis sur les périmètres irrigués à maîtrise totale de l’eau, qui peuvent offrir une double, voire une triple culture, et des rendements dépassant les 4,2 tonnes par hectare. Dans ce cas, Madagascar devait produire 3,454 millions de tonnes de riz blanc pour une consommation de 3,290 millions de tonnes pour la campagne 2022-2023 selon la projection du ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) dans ce pacte national. Pour la campagne 2023-2024, le Minae avance une production de 4,081 millions de tonnes de riz blanc pour une consommation de 3,389 millions de tonnes.

  • ÉLEVAGE – La filière insecte comestible cherche à se promouvoir à Madagascar

    ÉLEVAGE – La filière insecte comestible cherche à se promouvoir à Madagascar

     

    Antananarivo, 14 Mai, 16h10 – Une filière qui étend ses ailes. Mouches soldats noirs, cafards, criquets et sauterelles, vers de farine ou encore grillons, l’élevage de ces insectes commence à se développer à Madagascar. Une plateforme nationale, dénommée Gasy insectes comestibles (GIC), existe dans la Grande île depuis 2022 pour rassembler les différents acteurs de la filière dont les chercheurs, les producteurs, les transformateurs ainsi que les exportateurs. Une plateforme mise en place ayant pour objectif la transformation des insectes en opportunités nutritionnelles, économiques, sociales et environnementales, d’après l’un de ses membres fondateurs présents à la Foire internationale de Madagascar (FIM).

     

    Les acteurs de la filière insectes comestibles se confrontent toutefois encore à plusieurs obstacles. La considération par la société des insectes comme nuisibles, des ravageurs et une calamité en est l’un des premiers. Et pour beaucoup, ils ne sont pas perçus comme des ingrédients normaux de l’alimentation humaine ou animale. « Les membres du GIC s’activent déjà en vue d’apporter un changement de comportement vis-à-vis de ces insectes afin qu’ils ne soient plus considérés comme insignifiants », indique le représentant de la plateforme. Mais il y a également la règlementation qui reste à revoir surtout que la production, le commerce et l’utilisation des insectes comestibles touchent plusieurs domaines.

     

    Les activités de GIC concernent à la fois les insectes pour la consommation humaine et ceux pour l’alimentation animale. Elles touchent toute la chaine de valeur de la collecte à l’élevage, la commercialisation, la transformation, la consommation, l’importation et l’exportation. Les membres de cette plateforme ne sont pourtant pas dans la commercialisation de leurs produits. Ils disposent pour la plupart de leurs propres fermes. « Ceux qui disposent de fermes avicoles ou ceux dans la pisciculture se contentent par exemple d’une capacité de production adaptée à leurs propres besoins », confie notre interlocuteur.

     

    Cette plateforme entend se lancer prochainement dans la production de protéine en poudre à base d’insecte, qui va être incorporée dans les provendes. Et ce n’est pas la demande qui manque. Elle aurait déjà été rapprochée par des entreprises locales, avec des commandes mensuelles d’environ 50 tonnes de poudre d’insectes par mois déjà reçues, poursuit notre source. La plateforme nationale s’y attelle et mesure actuellement la capacité de production de ses membres en vue de déterminer le tonnage qu’ils peuvent produire sur un deadline précis.

     

    Le GIC insiste sur sa page Facebook que la protéine d’insecte a déjà démontré des qualités remarquables autant sur l’aspect écologique qu’économique. L’insecte est, selon cette plateforme, une source de nouveaux ingrédients, voire même matériaux de haute technologie, biosourcés et biodégradables utilisables dans les industries comme la chimie, la cosmétique ou la santé. Plusieurs personnes s’intéressent alors à l’élevage d’insectes comestibles. Le GIC indique avoir reçu plusieurs demandes de formation sur ce type d’élevage notamment durant la FIM.

  • AGRICULTURE – 15% de la production rizicole perdues après les récoltes

    AGRICULTURE – 15% de la production rizicole perdues après les récoltes

    Antananarivo, 13 Mai, 11h35 – Une problématique majeure. Les pertes post-récoltes dans la production de riz étaient estimées à 11,9% en 2021. En 2022, ces pertes étaient estimées à 15% et l’Etat vise à les réduire à 7% en 2027, si l’on en croit le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar.

    Ces pertes post-récolte figurent parmi les grands problèmes auxquels sont confrontés les acteurs de l’agriculture malgache. Elles ont un impact important, non seulement sur les revenus des producteurs mais également sur la nutrition et la sécurité alimentaire, comme il est exposé dans ce document national.

    Le Fonds international de développement agricole (Fida) avait déjà expliqué en 2019 que dans beaucoup de pays en développement, le manque de moyens financiers dont disposent les petits exploitants agricoles est l’une des principales difficultés qui les empêchent de réduire les pertes. Ceci les empêche d’acquérir des équipements et des installations après récolte de meilleure qualité. Faciliter leur accès aux financements figure donc parmi les moyens pour les aider.

    La formation des agriculteurs au traitement après récolte et à l’entreposage des cultures figure également parmi les pistes qui avaient été avancées par le Fida. Ce fonds avait aussi expliqué que relier les agriculteurs à des marchés rentables constitue une autre étape essentielle pour réduire les pertes. Mais le Fida avait aussi souligné qu’il est essentiel pour les gouvernements d’intégrer la réduction des pertes alimentaires dans leurs stratégies nationales agricoles.

    Dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar, les autorités malgaches annoncent leur objectif de viser l’autosuffisance agricole en 2024. Elles y avancent aussi une entrée dans l’exportation en 2027 et une place de « grenier à riz et modèle de développement rizicole pour l’Afrique subsaharienne » en 2023.

    Ces ambitions s’appuient entre autres que le programme de développement rizicole du pays. Ce programme vise à augmenter le rendement moyen national qui est de 2,5 tonnes/ha en 2022 à 3,4 tonnes/ha en 2027 et à 5 t/ha en 2030. A ceci devrait s’ajouter une hausse de 10% de la production annuelle et une réduction des pertes post-récolte de 15 à 7% en 2027, renforcée par une amélioration significative de la qualité du riz, détaille ce document national.

     

  • CODE MINIER- Les députés adoptent des amendements autour de la répartition des redevances et ristournes proposée par l’administration minière

    CODE MINIER- Les députés adoptent des amendements autour de la répartition des redevances et ristournes proposée par l’administration minière

    Antananarivo, 13 Mai, 15h45 – Le projet de loi portant refonte du code minier a été adopté en séance plénière à l’Assemblée nationale, vendredi. L’adoption de ce texte par les parlementaires de la Chambre basse s’est cependant faite avec des amendements, notamment sur la répartition des Droits et taxes spéciaux sur les produits miniers (DTSPM) d’un taux de 5% de la valeur des produits des mines à l’exportation.

    Alors que l’administration minière propose que « lesdits droits et taxes spéciaux sont composés d’une ristourne minière d’un taux de 1,5% au profit des Collectivités territoriales décentralisées (CTD) et d’une redevance minière d’un taux de 3,5% au profit de l’Etat et de ses démembrements sectoriels », les députés suggèrent que la part de la ristourne des CTD dans le DTSPM soit revue à 2% et le taux de la redevance pour l’Etat central baisse à 3%.

    Les opérateurs miniers comme les organisations de la société civile dans le secteur extractif se sont déjà exprimés par rapport à la formulation de quote-part de ristourne et de redevance minière dans les DTSPM. Ces deux collèges ont estimés que ce sont les CTD qui devraient bénéficier plus que l’Etat.

    La Chambre des mines avait par exemple soutenu que la fiscalité prévue par l’administration minière va à l’encontre de l’intérêt des zones hôtes des projets miniers. Ce groupement des industriels miniers avaient alors proposé de doubler les anciens taux, c’est-à-dire de faire passer la redevance destinée à l’Etat centrale de 0,6% à 1,2% et la ristourne pour les CTD de 1,4% à 2,8%. Ce qui fait un total de DTSPM de 4%.

    L’Organisation de la société civile sur les industries extractives (OSCIE) sa part ne s’est pas opposée à la hausse de 5% mais avait parlé d’une formule de répartition « déraisonnable » et « disproportionnée ». Cette organisation avait insisté à ce que la formulation de quote-part de redevance et redevance minière soit équitable et qu’aussi au moins 50% de leur montant cumulé devrait revenir aux CTD.

    Le projet de loi portant refonte du code minier souligne que les recettes de la ristourne minière sont réparties entre les budgets respectifs de la ou les commune(s), de la ou les région(s), de la ou les province(s) concernée(s) et au Fond National de Péréquation. Leurs taux de répartition sont fixés dans le décret pris en Conseil du Gouvernement. Les recettes de la redevance minière pour leur part sont versées au profit du Budget Général. Une partie peut être réaffectée aux organismes publics œuvrant dans le secteur minier. Les parts du Budget Général sont principalement destinées aux investissements sociaux et communautaires.