Catégorie : Économie

  • Programme FEC : Rencontre entre Christina Ntsay et les missionnaires du FMI

    Programme FEC : Rencontre entre Christina Ntsay et les missionnaires du FMI

    Antananarivo, 6 Mai, 16h35 – Le Premier ministre Christian Ntsay a reçu vendredi une délégation du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Fréderic Lambert. La rencontre entre les deux parties entre dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Mais c’était également une occasion de préparer le programme sur la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) dont pourra bénéficier le pays avec cette institution de Bretton Woods, rapporte la cellule communication du bureau de Mahazoarivo.

    Le FMI procède à des consultations bilatérales avec ses pays membres. Cette institution financière envoie ses missionnaires, comme ceux qui se sont déplacés à Madagascar, pour recueillir des données économiques et financières, et s’entretenir avec les responsables nationaux sur les politiques économiques du pays. De retour au siège, les membres de cette mission rédigent un rapport qui sert de cadre aux délibérations du conseil d’administration.

    Aucun détail n’a filtré concernant la FRD, qui est l’autre programme sujet de discussion entre le Premier ministre et la délégation du FMI. Toutefois, il y plus d’un an, au mois d’avril 2022 plus précisément, le Président de la République Andry Rajoelina avait indiqué que Madagascar bénéficiera du Fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité (FFRD) de 500 millions de dollars de la part du FMI. La directrice générale de cette institution, Kristalina Georgieva que le Chef de l’Etat malgache a rencontré à Washington à l’époque devait même se déplacer dans la Grande île pour l’officialiser.

    La directrice generale du FMI Kristalina Georgieva avait expliqué que le FFRD, créé l’année dernière, est le troisième pilier des mécanismes de prêts de l’institution, en plus du Compte des ressources générales et du Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et la croissance. « Le fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité fournira un appui stratégique ainsi qu’un financement abordable et à plus long terme, avec une échéance de 20 ans et un délai de grâce de 10 ans et demi », avait-elle souligné. Il devrait aider « à accroître la résilience des pays face aux risques à long terme qui pèsent sur la stabilité de la balance des paiements », avait-elle détaillé.

  • Océan Indien : Près de la moitié de la pêche thonière potentiellement illégale ou non règlementée

    Océan Indien : Près de la moitié de la pêche thonière potentiellement illégale ou non règlementée

    Antananarivo, 6 Mai, 13h30 – Une perte énorme. 48,7% da la pêche thonière dans cinq pays de la région océan Indien occidental sont potentiellement considérées comme « illégales » ou « non réglementées » entre 2015 et 2021. Madagascar fait partie de ces pays qui ont fait l’objet d’une étude commissionnée par le Fonds mondial pour la nature (WWF). Les pertes potentielles relatives à la pêche illégale, non rapportée et non réglementée sont estimées à environ 95.8 millions de dollars par an, selon le rapport de cette étude rapporté par cette organisation environnementale.

    Les enjeux de la pêche thonière, tant au niveau national que régional, avaient été soulevés durant le dialogue national sur cette filière qui a eu lieu du 3 au 4 mai. La concertation avait été initiée par le WWF en collaboration avec le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB). Elle a permis entre autres de « préparer la position de Madagascar sur les propositions de mesures de conservation et de gestion qui seront discutées à la prochaine réunion de la Commission des thons de l’océan Indien (CTOI) qui aura lieu à l’Ile Maurice du 8 au 12 mai », indique le WWF dans le communiqué rapportant ce dialogue national.

    Concernant cette prochaine réunion de la CTOI, le WWF a déjà formulé quelques recommandations. Parmi celles-ci, l’adoption d’un plan de reconstitution pluriannuel du stock d’albacore de l’Océan Indien dans la zone de compétence de la Commission est proposée. Il y a également la réduction de l’impact environnemental des Dispositifs de concentration de poisson (DCP) par l’utilisation obligatoire de DCP à suivi électronique, non emmêlant et biodégradables. Le WWF recommande aussi l’amélioration des mesures de conservation et de gestion des espèces en voie de disparition, menacées et protégées.

    Photo : WWF

  • APPUI FINANCIER – L’Etat va prêter de l’argent à la Jirama au lieu de la subventionner

    APPUI FINANCIER – L’Etat va prêter de l’argent à la Jirama au lieu de la subventionner

     

     

    Antananarivo, 6 Mai, 6h50 – Des appuis financiers à rembourser. Pour être plus précis, l’Etat a décidé de prêter de l’argent à la Jirama au lieu de lui donner de la subvention. La décision devrait s’appliquer dès cette année, confie la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, dans son intervention sur la chaîne de télévision publique vendredi soir.

     

    La compagnie nationale d’eau et d’électricité aura pour obligation de rembourser l’argent public qui lui sera prêté. Ses biens non stratégiques ou hors production, comme ses terrains ou immeubles, serviront de garantie de paiement. Ainsi, en cas de défaillance dans le remboursement, ces biens deviendront des propriétés de l’Etat, expose la ministre en charge des Finances.

     

    La Jirama demeure sous perfusion et c’est l’Etat qui doit payer en partie les frais. Selon le Grand Argentier, les appuis qui ont été apportés à la compagnie nationale en une année étaient en moyenne de 1 000 milliards d’ariary. Cette somme équivaut aux investissements internes de trente ministères composant le Gouvernement, fait-elle savoir. Aussi, l’Etat doit amputer une partie de ces investissements internes pour aider la Jirama. Et pourtant, comme l’a insisté la magistrate, l’Etat central et cette société d’Etat sont deux personnalités juridiques distinctes ayant chacune leur propre compte.

     

    Le transfert budgétaire consacré au secteur de l’énergie dans la loi de finances 2023 s’élève à 637 milliards d’ariary. Il s’agit de la ligne budgétaire affectée pour la subvention de la Jirama, le règlement de la facture en eau et en électricité de l’Administration ainsi que le paiement des arriérés envers les pétroliers.

     

    La Jirama estime, pour sa part, à 305 milliards d’ariary le montant des factures d’électricité que le gouvernement lui doit, comme rapporté par les autorités malgaches dans le Mémorandum de politique économique et financière (MPEF), préparé dans le cadre de la troisième revue de la FEC. Il y est indiqué que le règlement de ces arriérés est conditionné par la présentation de factures auditées.

     

    Par ailleurs, tous les clients de la Jirama de la catégorie « Administration » ont dorénavant l’obligation de basculer et de remplacer leurs compteurs d’électricité basse tension en compteurs prépayés. Ils auront jusqu’à la fin de cette année pour le faire.

  • INSTITUTION FINANCIÈRE – L’Indo-américain Ajay Banga succède à David Malpass à la tête de la Banque mondiale

    INSTITUTION FINANCIÈRE – L’Indo-américain Ajay Banga succède à David Malpass à la tête de la Banque mondiale

    Antananarivo, 4 Mai, 10h04 – Une élection sans surprise. Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a choisi Ajay Banga pour être à la tête de cette institution de Bretton Woods pour un mandat de cinq ans. Celui-ci succède à David Malpass qui a déjà fait part, au mois de février, de son intention de quitter ce poste dès le 30 juin, près d’un an avant la fin prévue de son mandat.
    ⭕Comme son prédécesseur, Ajay Banga est un candidat qui avait été présenté par les Etats-Unis pour présider la Banque mondiale. La Maison-Blanche avait justifié son choix en soutenant que son candidat « dispose de l’expérience nécessaire pour mobiliser les ressources privées comme publiques afin de faire face aux défis les plus urgents de notre époque, dont le réchauffement climatique ».
    ⭕Né en Inde et âgé de 63 ans, le nouveau président de la Banque mondiale avait entre autres travaillé auprès des filiales des entreprises agroalimentaires Nestlé et PepsiCo. Il a rejoint ensuite Mastercard pour être son directeur des opérations, directeur général puis président du Conseil d’administration. Dernièrement, il a été désigné vice-président du fonds de capital-investissement General Atlantic et président du conseil d’administration du groupe italien Exor.
    Photo : World Bank
  • CARBURANTS – 1,237 million de m3 de produits pétroliers consommés par Madagascar en 2022

    CARBURANTS – 1,237 million de m3 de produits pétroliers consommés par Madagascar en 2022

    Antananarivo, 4 Mai, 8h45 – La consommation de carburants de Madagascar en hausse. La Grande île a consommé 1,237 million de m3 de produits pétroliers en 2022, indiquent les chiffres de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), rapportés par l’Institut national de la statistique (Instat) dans son tableau de bord économique publié en avril. Ce qui constitue une hausse de 6,9% par rapport à la consommation nationale en 2021, durant laquelle le volume des carburants consommés était de 1,157 million de m3.

    Le gasoil (GO) a été le produit pétrolier le plus consommé par le pays. Ce produit a constitué plus de la moitié de la consommation nationale, en s’établissant à 734 429 m3 en 2022. Une augmentation de 12,4% a également été enregistrée puisque le gasoil consommé en 2021 était de 653 467 m3. Le gasoil est suivi par le super carburant (SC) avec 174 543 m3, puis par le pétrole lampant (PL) dont la consommation était de 49 817 m3 l’année dernière. Le tableau de l’Instat ne mentionne cependant pas ce qui avait complété les volumes de ces trois produits pour parvenir au total de 1,237 million de m3 indiqué.
    Concernant les prix de ces produits, il y est rappelé que les prix à la pompe avaient connu des ajustements au mois de juillet 2022. Le supercarburant qui était auparavant à 4 100 ariary avait augmenté à 5 900 ariary à partir du second semestre de l’année dernière. Pareil pour le gasoil qui était passé de 3 400 ariary à 4 900 ariary et le pétrole lampant de 2 130 ariary à 2 140 ariary. Ce qui correspond à une hausse moyenne de 43% des prix des carburants à Madagascar.

    En prenant connaissance de ces données, les consommateurs peuvent avoir quelques idées sur la contribution ainsi que sur les problèmes du secteur pétrolier aval. En considérant par exemple que la redevance pour l’entretien routier (RER) est de 288 ariary par litre vendu pour le supercarburant, la contribution des usagers dans le budget du Fonds routier avec les 174 543 m3 ou 174 543 000 litres qu’ils ont achetés l’année dernière totalise environ 50,268 milliards d’ariary.

    La quantité des produits vendus est également tenue en compte dans le calcul du passif de l’Etat envers les pétroliers, dans lequel s’applique le système de lissage. Ce système consiste à reporter une partie des fluctuations des Prix de référence calculés (PRC) sur les mois ultérieurs, afin d’amortir les variations en cours ou futures. La somme des écarts entre les PRC et les Prix maxima affichés à la pompe (PMAP), multipliée par les volumes des produits vendus dans les stations-service pendant le mois considéré, constitue le solde du lissage des prix.

     

  • ELECTRICITE – Basculement obligatoire en compteurs prépayés pour l’Administration

    ELECTRICITE – Basculement obligatoire en compteurs prépayés pour l’Administration

    Antananarivo, 4 Mai, 6h30 – Tous les clients de la Jirama de la catégorie « Administration » ont dorénavant l’obligation de basculer et de remplacer leurs compteurs d’électricité basse tension en compteurs prépayés. Ils auront jusqu’à la fin de cette année pour le faire, comme précisé dans le décret fixant les modalités de ce basculement publié par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) mardi.

    Il est souligné dans cet acte administratif que les compteurs de l’Administration doivent être remplacés par des systèmes prépayés. Les capacités de puissance de ces compteurs ainsi que les calibrages de leur protection doivent être maintenus, « sauf en cas de demande d’augmentation de puissance accordée par le gestionnaire du réseau ». Ce sera la Jirama qui se chargera des travaux de remplacement des compteurs. Pour ceux qui n’ont pas besoin d’être remplacés, ils seront modifiés en mode prépayé.

    Pratiquement, ce mode prépayé contraint le client à payer avant de consommer. Il doit acheter en avance les crédits de kilowattheure de son numéro de compteur. Le décret publié par le MEH souligne que « les dépenses relatives aux achats de recharges sont supportées par les crédits respectifs des institutions de l’Etat et des départements ministériels ».

    Cette disposition est un des engagements des autorités malgaches envers les institutions de Bretton Woods. Elle figure parmi les actions préalables pour l’obtention de l’aide budgétaire de 100 millions de dollars de la Banque mondiale, mais fait aussi partie de leurs engagements dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI).

    La Jirama estime à 305 milliards d’ariary le montant des arriérés que le gouvernement lui doit, comme rapporté par les autorités malgaches dans le Mémorandum de politique économique et financière (MPEF), préparé dans le cadre de la troisième revue de la FEC. Le règlement de ces arriérés est toutefois conditionné par la présentation de factures auditées. Le gouvernement s’est néanmoins engagé à payer, en plus de la subvention de fonctionnement, ses factures d’eau et d’électricité reçues et auditées qui sont estimées à 30 milliards d’ariary en 2022.

    Il est en tout cas insisté dans ce MPEF que les compteurs d’électricité prépayés qui seront déployés pour toutes les agences gouvernementales d’ici fin décembre 2023 permettra de limiter les risques futurs d’impayés et d’assurer une meilleure gestion de la consommation du gouvernement.

  • L’approbation des 100 millions de dollars d’aide budgétaire de la Banque mondiale par son Conseil d’administration attendue avant fin juin

    L’approbation des 100 millions de dollars d’aide budgétaire de la Banque mondiale par son Conseil d’administration attendue avant fin juin

     

    Antananarivo, 3 Mai, 21h00 – Un appui particulièrement attendu. Après quelques semaines de mobilisation pour mettre en œuvre les actions préalables conditionnant l’octroi de l’aide budgétaire de 100 millions de dollars par la Banque mondiale, le gouvernement espère une approbation du dossier correspondant par le Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods le 30 mai.

    Le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 26 avril qui avait donné cette date avait également indiqué que dès cette approbation, les parties prenantes prévoient de travailler sur les détails le 5 juin pour permettre le décaissement de cette aide budgétaire qui s’élève à 100 millions de dollars. Le dossier devrait, sauf changement, être examiné avant la fin du mois de juin.

     

    Lors du Conseil des ministres du 23 mars, tous les membres du Gouvernement avaient été invités à prendre leurs responsabilités dans la mise en œuvre de toutes les actions préalables exigées par la Banque mondiale, en vue du décaissement de cette aide budgétaire. Il était alors indiqué dans le compte rendu de ce Conseil que certaines de ces mesures sont déjà entreprises ou en cours de mise en œuvre avec la sortie des décrets correspondants. D’autres par contre attendaient encore leur démarrage.

     

    Mis à part celles qui visent à renforcer la gouvernance macro-budgétaire, des actions permettant d’améliorer le climat des investissements ainsi que d’accélérer les réformes structurelles dans les secteurs critiques comme les mines ou encore l’énergie doivent être entreprises. Il est, entre autres, évoqué la nécessité de travailler le cadre régissant le secteur minier, dont le code minier révisé qui devra passer devant le Parlement lors de l’actuelle session ordinaire.

     

    La Banque mondiale attendrait également des mesures pour le redressement de la viabilité financière de la Jirama ou encore celles qui encourageront les investissements dans les infrastructures numériques. L’équipe du Groupe de la Banque mondiale a d’ailleurs expliqué dans une tribune libre en date du 25 avril que « les réformes audacieuses » dans ces secteurs « qui renforcent la concurrence et la transparence du marché, sont essentielles pour remédier à l’accaparement des élites et ouvrir la voie à l’emploi et à l’investissement du secteur privé ».

    Ce n’est pas seulement vis-à-vis de la Banque mondiale que les autorités malgaches se sont engagées à entreprendre des réformes structurelles. Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est attendue dans la Grande île du 3 au 12 mai pour effectuer la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Ce sera une occasion pour cette institution financière d’évaluer les mesures d’ajustement et de réforme sur lesquelles les autorités malgaches se sont engagées pour le rétablissement de la situation macroéconomique du pays.

     

  • BNI Lovainjafy – Jusqu’à 200 millions d’ariary de prêt à taux zéro pour les projets à fort impact

    BNI Lovainjafy – Jusqu’à 200 millions d’ariary de prêt à taux zéro pour les projets à fort impact

    Antananarivo, 2 Mai, 16h08 – Soutien aux entrepreneurs sociaux. La banque BNI Madagascar, sous le parrainage du ministère de l’Environnement et du développement durable, lance officiellement le programme BNI Lovainjafy. Il s’agit d’un projet d’accompagnement technique et financier à l’endroit “des acteurs économiques innovants et engagés dans un modèle durable à fort impact social et environnemental”.

    ⭕L’objectif du programme est de soutenir les initiatives à fort impact social et environnemental afin que celles-ci puissent impacter encore plus les zones où elles sont implantées mais aussi afin que les entrepreneurs se lancent dans ce genre d’initiative. Le programme est ainsi ouvert aux entreprises ou porteurs de projets dont les activités contribuent à la lutte contre la pauvreté, contre la dégradation de l’environnement ou encore contre le changement climatique. “Ce programme est une vitrine à destination des acteurs et entrepreneurs économiques qui veulent se lancer dans la protection de l’environnement et le développement durable”, indique Marie Orléa Vina, ministre de l’Environnement et du développement durable.

    ⭕Pour chaque édition du programme, la BNI ambitionne de soutenir quatre projets ou entreprises fortement impactant qui seront soutenus financièrement à hauteur de 15 millions d’ariary en forme de dons offerts par les partenaires du projet à l’instar du PNUD, du WWF, de Ciel ou encore de la fondation Axian et jusqu’à 200 millions d’ariary sous forme de prêt à taux zéro octroyé par BNI Madagascar. “Si un financement supplémentaire est nécessaire au delà des fonds octroyé à travers le programme, la BNI peut mettre à disposition un prêt classique à l’endroit des entreprises”, explique Mialy Rasoanarivony, Manager Impact E&S de BNI Madagascar. Afin de sélectionner les 4 projets lauréats, un concours est lancé et la soumission des dossiers est ouverte jusqu’au 21 juillet prochain.

  • L’Etat s’engage à affecter au moins 10% de son budget dans l’agriculture, l’élevage et la pêche

    L’Etat s’engage à affecter au moins 10% de son budget dans l’agriculture, l’élevage et la pêche

    Antananarivo, 2 Mai, 8h30 – Plus d’investissements publics dans le secteur primaire. Le gouvernement malgache s’engage à investir au moins 10% de son budget dans l’agriculture, l’élevage et la pêche (AEP) dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et de la résilience de Madagascar. Ce niveau d’investissement devrait être maintenu au moins pendant les cinq prochaines années. Cet engagement représente un total de 350 millions de dollars, avancent les autorités malgaches dans ce document national.

     

    Il est rapporté dans ce Pacte sur la souveraineté alimentaire que la part des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche dans le budget national n’était que de 6,35% dans la Loi des finances initiale (LFI) 2020, soit 703,591 milliards d’ariary sur 11 085 milliards d’ariary. Cette part a été réduite à 4,37% dans la LFI 2021, soit 544,933 sur 12 483 milliards d’ariary.

     

    Ce n’est pas la première fois que l’Etat malgache prend un tel engagement. En s’alignant sur le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA), Madagascar s’est par exemple engagé à atteindre une croissance agricole de 6% par an et d’allouer au moins 10% de son budget national au secteur agricole, selon la Déclaration de Maputo en 2003, confirmée ensuite à Malabo en 2014.

     

    Madagascar s’est également doté d’un Programme sectoriel de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (PSAEP) en 2015. Et le Plan national d’investissement dans ces secteurs (PNIAEP) avait été élaboré pour matérialiser la mise en œuvre de ce programme. Ce plan national d’investissement « devait fixer les principaux indicateurs et quantifie les actions prioritaires à mener avec les budgets requis par le secteur agriculture-élevage-pêche (AEP) pendant dix ans, soit 2016-2025 », rappellent les autorités qui avaient élaboré le Pacte sur la souveraineté nationale.

     

    L’objectif de croissance prévu pour ces secteurs est loin d’être atteint. Dans le document de performance qui est annexé au projet de Loi des finances (PLF) 2023, l’estimation de croissance du secteur primaire en 2022 a été revue. Il est indiqué dans ce document budgétaire qu’après l’analyse des données fournies par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le taux de croissance pour le secteur primaire pour l’année dernière était de 0,9% contre les 3,8% prévus dans la loi des Finances rectificatives 2022.

     

    Pour cette année, le gouvernement avait annoncé sa détermination à renforcer ses actions pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Les investissements dans la mécanisation agricole, l’aménagement des périmètres agricoles, la professionnalisation des filières d’élevage et le développement de la pêche devraient permettre au secteur primaire d’atteindre une croissance de 2,3%, d’après les estimations dans la loi des finances 2023.

  • TOURISME – Escale du jet privé touristique de luxe de TCS World Travel à Nosy Be ce week-end 

    TOURISME – Escale du jet privé touristique de luxe de TCS World Travel à Nosy Be ce week-end 

    Antananarivo, 1er Mai, 8h30 – L’agence de voyage TCS World Travel continue de faire de Madagascar une de ses destinations de luxe. Un de ses jets privés a atterri à Nosy Be ce week-end pour y amener une cinquantaine de touristes. Le voyage fait partie de l’itinéraire de 21 jours « Wildlife & Natural Wonders of the World: A Luxury Tour by Private Jet » dont le départ a eu lieu le 15 avril à Londres et qui compte neuf escales. Outre Nosy Be, les 48 passagers de l’avion ont pu ou vont pouvoir visiter Cappadoce, Jaipur, Ranthambore, les Maldives, la réserve naturelle privée de Grootbos , Cape Winelands, Okavango Delta et Victoria Falls.

     

    Outre l’excursion de 21 jours pour découvrir les merveilles de la faune et de la flore dans le monde, TCS World Travel offre plusieurs voyages de découverte sur les cinq continents, ainsi qu’un tour du monde. Pour 2024, Madagascar est encore sur la liste des destinations prévues. Comme il s’agit de longs voyages de plus de deux semaines, ses avions sont aménagés de façon à offrir le maximum de confort à leurs passagers.

     

    Selon l’agence, un jet est « configuré pour seulement 52 invités et comprend des sièges en cuir fabriqués sur mesure en Italie, un système d’inclinaison électrique et des toilettes extra-larges avec des miroirs pleine longueur ». Le personnel et l’équipage comptent pour leur part 18 membres et comprennent un chef et un médecin.

     

    Photo : Ravinala Airports