Catégorie : Économie

  • AGRICULTURE – Un deuxième hélicoptère bientôt mobilisé pour lutter contre les essaims de criquets

    AGRICULTURE – Un deuxième hélicoptère bientôt mobilisé pour lutter contre les essaims de criquets

    Antananarivo, 1er Mai, 6h35 – Les autorités entendent accélérer la lutte contre l’invasion des criquets. Alors que de nombreuses localités du Sud subissent des attaques d’essaims de criquets, Harifidy Ramilison, ministre de l’Agriculture et de l’élevage annonce la mobilisation prochaine d’un deuxième hélicoptère pour aider à lutter contre ces insectes ravageurs de culture. Il indique que les négociations avec l’armée de l’air ont abouti et vont permettre de déployer ce deuxième aéronef pour accélérer le traitement aérien des zones infestées.

     

    Avec un deuxième hélicoptère, la superficie des terrains traités contre les criquets devrait augmenter assez vite. Du 24 au 28 avril, l’épandage aérien des insecticides a permis d’atteindre 1 300 ha alors que le traitement terrestre n’a touché que 60 ha. Une semaine plus tôt, 1 200 ha ont pu être traités par voie aérienne. Ce qui porte à 3 500 ha la superficie couverte par voie aérienne depuis le début de la campagne, ainsi que le souligne le ministre sur la chaîne de télévision publique lors de l’émission « Lazao ny marina » du 28 avril.

     

    Pour ce qui est du traitement par voie terrestre, Harifidy Ramilison parle d’une superficie de 10 700 ha depuis novembre 2022. A l’entendre, les communautés locales ont été impliquées dans la lutte depuis le début de la campagne. Ainsi, 90 nouveaux pulvérisateurs ont été distribués auprès des localités attaquées par les criquets tandis que des insecticides y ont déjà été prépositionnés. Madagascar s’est, par ailleurs, doté de quatre nouveaux atomiseurs autoportés pour aider à la lutte anti-acridienne, ajoute-t-il.

     

    En décembre 2022, lors de la présentation du plan national pour la lutte antiacridienne et mobilisation des partenaires, le ministère avait estimé que pour la campagne 2022 – 2023, la superficie qui pourrait être infestée par les criquets ravageurs s’élevait à 300 000 ha. Le budget nécessaire à la lutte avait alors été évalué à 12 milliards d’ariary. Le bilan de la campagne anti-acridienne de 2021-2022, pour sa part, avait indiqué que ce sont 150 440 ha environ qui ont pu être traités contre les criquets ravageurs de septembre 2021 à août 2022.

  • DÉVELOPPEMENT NUMERIQUE – Un Orange digital club bientôt déployé à Fianarantsoa 

    DÉVELOPPEMENT NUMERIQUE – Un Orange digital club bientôt déployé à Fianarantsoa 

     

    Antananarivo, 30 Avril, 19h30 – Un partenariat pour développer les compétences numériques des jeunes de la région Haute Matsiatra. La société Orange Madagascar annonce le déploiement prochain d’un Orange digital center club (ODC Club) au sein de l’Université de Fianarantsoa. Un accord en ce sens a été signé vendredi entre le directeur général de la société de télécommunications et le président de l’Université de Fianarantsoa.

     

    Selon le communiqué publié par Orange Madagascar, le futur ODC club de Fianarantsoa comprendra « une École du code, centre à vocation technologique qui propose des formations et des animations, un Fab Lab solidaire, atelier de fabrication numérique qui permet de prototyper les projets et d’apprendre par le « faire » ainsi qu’un accompagnement de start-ups qui accompagne les jeunes pousses et leur permet dedévelopper des partenariats ». L’objectif est de proposer « des programmes de formation dédiés aux métiers du digital aux étudiants, aux personnes sans emploi ou déscolarisés, ou encore aux jeunes entrepreneurs de la région », notamment de Fianarantsoa, « une ville reconnue pour être un vivier de jeunes geeks et de passionnés de digital », comme le souligne la société.

     

  • La mise à l’échelle des chaînes de valeur comme la vanille, la filière bovine ou le textile soutenue par la Société financière internationale

    La mise à l’échelle des chaînes de valeur comme la vanille, la filière bovine ou le textile soutenue par la Société financière internationale

    Antananarivo, 30 Avril, 16h10 – La Société financière internationale (SFI) entend renforcer ses appuis pour les secteurs porteurs de la Grande île. Cette institution du Groupe de la Banque mondiale (GBM), consacrée au secteur privé, rassure sur son soutien à la mise à l’échelle de certaines chaînes de valeur comme la vanille, le bétail ou encore le textile. La SFI participe d’ailleurs, aux côtés de la Banque mondiale et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (Miga) à la mise en œuvre du leur nouveau Cadre de partenariat pays (CPF) avec Madagascar pour la période 2023-2027. Un partenariat qui vise l’accroissement des opportunités économiques, permettant de créer des emplois et d’augmenter les revenus.

     

    Des secteurs clés à fort potentiel de croissance et de création d’emplois bénéficieront également des investissements et de l’assistance technique de la SFI. Cette institution financière soutiendra les institutions de microfinance pour l’amélioration de l’accès de la population aux services financiers numériques. Ce qui va promouvoir l’inclusion financière et soutenir les activités économiques.

     

    La SFI se veut être un partenaire du gouvernement Malgache et du secteur privé du pays, comme l’a tenu à souligner sa responsable des opérations, Marcelle Ayo. « Nous nous appuierons sur le nouveau CPF pour accélérer notre stratégie de financement et de services de conseils afin d’améliorer d’urgence l’accès au financement pour les petites entreprises, de relever les défis en matière d’infrastructures, de renforcer le capital humain et de développer la résilience économique », a-t-elle exposé.

     

    Marcelle Ayo de la Société financière internationale reste persuadée qu’ « un secteur privé fort est essentiel pour une croissance économique durable, la création d’emplois, l’inclusion financière et la reduction de la pauvreté à Madagascar ». Mais comme l’a soutenu la représentante de la Banque mondiale, Marie-Chantal Uwanyiligira, « le secteur privé malgache est petit, très peu compétitif et caractérisé par de faibles niveaux d’investissement. Ce qui l’empêche de créer des emplois, de stimuler la croissance économique et de réduire la pauvreté ».

     

    L’équipe du groupe de la Banque mondiale avait avancé la nécessité de mettre en place une « coalition » en faveur de la croissance. Celle-ci devra créer un cadre institutionnel solide, nécessaire à un secteur privé « dynamique » et « compétitif ». Ce qui implique également « la mise en place d’une administration publique stable, fiable et efficace, capable de fournir les infrastructures et les services nécessaires, tout en n’appliquant que des exigences réglementaires raisonnables », recommande le groupe de la Banque mondiale. Celui-ci salue toutefois les reformes entreprises dans les secteurs des mines, des telecommunications qui, selon lui, «peuvent contribuer à stimuler la croissance dont Madagascar a besoin pour sortir de la spirale de la pauvreté dans laquelle il se trouve ».

  • SECTEUR EXTRACTIF – Les opérateurs miniers soulèvent leurs préoccupations devant l’Assemblée nationale avant l’adoption du projet de loi portant refonte du code minier

    SECTEUR EXTRACTIF – Les opérateurs miniers soulèvent leurs préoccupations devant l’Assemblée nationale avant l’adoption du projet de loi portant refonte du code minier

     

    Antananarivo, 29 Avril, 17h15 – « Quelques points de préoccupations persistent », soulève la Chambre des mines, concernant la révision du code minier. Les membres de cette association pour la promotion de l’investissement minier industriel ont rencontré les représentants de la Chambre Basse, vendredi. Le rendez-vous a eu lieu avant l’adoption du projet de loi portant refonte du code minier par les parlementaires après que celui-ci a été validé par le Conseil des ministres le 12 avril 2023.

    La Chambre des mines indique avoir été « écoutée » par les représentants de l’Assemblée Nationale, dirigée par sa présidente Christine Razanamahasoa, lors de cette réunion. Cette association admet que « des travaux considérables et productifs avaient été menés par les parties prenantes ». Mais qu’une fois encore, elle soutient « qu’ensemble, nous pourrons œuvrer pour un secteur minier malgache fort et responsable, levier de la croissance à Madagascar ».

    Le ministre des Mines et des ressources stratégiques, Herindrainy Rakotomalala, avait souligné l’implication de toutes les parties prenantes dans le processus de révision du code minier. Concernant les attentes des opérateurs miniers, le ministre rappelle que ceux-ci avaient été représentés au sein de la Commission de réforme du droit des affaires (CRDA) qui s’est penchée sur l’avant-projet de loi pour la révision du code minier, à partir de la moitié du mois de septembre 2022 et pendant deux mois. Ces représentants des opérateurs miniers ont émis des réserves concernant certaines dispositions de cette nouvelle loi, et qui ont été reconsidérées, a-t-il confié.

    Lors de la présentation du projet de loi sur la refonte du code minier il y a quelques semaines, le ministre Herindrainy Rakotomalala a énuméré plusieurs nouvelles dispositions, dont l’introduction de la notion de « cahier de charges minières » avant l’octroi de permis minier, la réduction de moitié des limites de la superficie totale couverte par les permis miniers. Il a également parlé du rehaussement à 5% du total des Droits et taxes spéciaux sur les produits miniers (DTSPM) qui est pour le moment de 2% ou encore la mise en place du Fonds minier d’investissement social et communautaire (FMISC).

  • TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines envisage de lancer Antananarivo-Bombay dès l’acquisition de son nouvel avion

    TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines envisage de lancer Antananarivo-Bombay dès l’acquisition de son nouvel avion

     

    Antananarivo, 29 Avril, 14h15 – Madagascar Airlines ne cache pas ses ambitions. Après avoir obtenu son certificat de transport aérien, elle annonce sa volonté de desservir la ligne Antananarivo-Bombay. « Les études de marché que nous avons faites montrent qu’il y a une forte demande sur la ligne Antananarivo-Bombay », confie Rinah Rakotomanga, présidente du Conseil d’administration de la compagnie aérienne. « Beaucoup de Malgaches vont en Inde pour se faire soigner ou pour faire du shopping », poursuit-elle.

    L’ouverture de la ligne devrait cependant attendre l’acquisition du nouvel avion de ligne actuellement en cours de négociations. Même si celles-ci sont un peu dures, la PCA de Madagascar Airlines assure que « la compagnie fait tout pour accélérer l’arrivée de la Dreamliner ».

    Avec le nouvel avion attendu avant la fin de l’année, Madagascar Airlines envisage d’avoir quatre à cinq vols longs courrier par semaine. Outre Bombay, elle entend reprendre la ligne vers la Chine et aller jusqu’en Italie en Europe.

  • PARTENARIAT – Une mission du FMI attendue à partir du 3 mai pour la quatrième revue du programme de Facilité élargie de crédit, selon le ministère des Finances

    PARTENARIAT – Une mission du FMI attendue à partir du 3 mai pour la quatrième revue du programme de Facilité élargie de crédit, selon le ministère des Finances

    Antananarivo, 28 Avril, 9h40 – Le Fonds monétaire international devrait bientôt procéder à sa quatrième évaluation des réformes engagées par Madagascar. Une mission en ce sens est attendue dans la Grande île du 3 au 12 mai pour effectuer cette quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), rapporte le Conseil des ministres de mercredi.

    ⭕L’exécution budgétaire sera un des sujets qui feront l’objet de l’évaluation du FMI, selon le ministère de l’Economie et des finances (MEF). Cette institution de Bretton Woods s’intéressera notamment aux travaux du Bureau de suivi des engagements (BSE), une entité créée auprès de la Présidence de la République qui a pour mission de suivre et de contrôler l’évolution des engagements des dépenses des institutions, des ministères ainsi que des organismes publics. Le FMI va également s’intéresser à la mobilisation des recettes publiques, dont celles attendues des pétroliers, avance le MEF.

    ⭕Mais cette délégation du Fonds monétaire international va certainement évaluer les mesures d’ajustement et de réforme sur lesquelles les autorités malgaches se sont engagées pour le rétablissement de la situation macroéconomique du pays. A l’issue de la troisième revue du programme sur la FEC, les administrateurs de cette institution financière avaient souligné l’importance de nouvelles mesures pour l’amélioration du cadre juridique des marchés publics. Ils ont aussi encouragé la poursuite des efforts de modernisation de la gestion des finances publiques et d’amélioration de l’exécution et de la transparence du budget. Ils n’ont pas non plus oublié de souligner la nécessité de mobiliser les recettes intérieures pour financer des dépenses sociales et d’investissement plus élevées, de préférence en supprimant les exonérations fiscales coûteuses et génératrices de distorsions.

    ⭕L’achèvement de la troisième revue de programme sur la FEC au mois de mars avait permis le décaissement d’environ 32,6 millions de dollars. Ce qui avait porté le total des décaissements en faveur de Madagascar au titre de cet accord à environ 195,5 millions de dollars.

  • ECONOMIE – Démarrage des conférences régionales en vue de l’élaboration du projet de loi de finances initiale 2024 ce vendredi

    ECONOMIE – Démarrage des conférences régionales en vue de l’élaboration du projet de loi de finances initiale 2024 ce vendredi

    Antananarivo, 27 Avril, 17h00 – Top départ de l’élaboration du budget 2024. Le Conseil des ministres valide le calendrier de l’élaboration du projet de loi de finances initiale (LFI) 2024. D’après le rapport de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, le processus débutera par la définition du cadre budgétaire à moyen-terme (CBMT) qui sera terminé le 2 mai. Les conférences budgétaires régionales débuteront quant à elles ce vendredi 28 avril à Tolagnaro.

    ⭕Comme les années précédentes, les conférences budgétaires régionales serviront à “recueillir les avis à la source” en vue de la confection du budget de l’Etat. D’après le compte-rendu du Conseil des ministres, le Chef de l’Etat souhaite que les acteurs locaux aient tout le temps nécessaire pour dire leur souhait afin de les intégrer dans le budget de l’Etat. Le rapport cite entre autres les questions de routes, d’eau potable ou encore d’énergie.

    ⭕Après les conférences régionales, une conférence nationale aura lieu à partir du 20 juin et verra la participation des agents du ministère de l’Economie et des finances et les représentants des divers institutions et ministères. Viendra ensuite l’étape de l’arbitrage budgétaire qui sera dirigé par le Premier ministre. La lettre de cadrage budgétaire sera, pour sa part, rendue publique vers la fin du mois d’août “pour respecter la transparence”. La rédaction de la loi se déroulera au mois de septembre et le projet de loi de finances sera transmis à l’assemblée nationale comme la loi l’indique lors de la session parlementaire d’octobre.

    Photo : MEF

  • TOURISME – Le navire de croisière Island Sky en escale dans les ports malgaches

    TOURISME – Le navire de croisière Island Sky en escale dans les ports malgaches

    Antananarivo, 27 Avril, 16h00 – Enième toucher de bateau de croisière dans les ports malgaches cette année. Avec à son bord 86 passagers, le navire de croisière Island Sky a jeté son ancre dans le plus grand port du pays, à Toamasina, mercredi vers 6 heures du matin. Ce bateau d’une longueur de 91 m et d’une largeur de 15m propose des croisières de luxe dans des destinations exotiques dont Madagascar. Après avoir visité l’île de La Réunion, les touristes anglophones qui sont du voyage vont visiter la beauté de la Grande île.

    ⭕Dès leur arrivée mercredi à Toamasina, les croisiéristes se sont tous rendus au parc zoologique d’Ivoloina. Au cours de leur visite du parc, les voyageurs ont pu admirer les lémuriens de Madagascar et la flore endémique de l’île. Ce jeudi, Island Sky est à Maroantsetra. Il va mettre le cap vers Antsiranana.

    ⭕La flotte Noble Caledonia à laquelle appartient l’Island Sky propose de nouveau la destination Madagascar dès le 10 mai prochain. Au départ de Port Louis, à Maurice, Island Sky fera la partie Nord-Est de Madagascar vec un retour par Toamasina prévu ainsi qu’un passage dans la baie d’Antongil et à Antsiranana.

    Photo : CU Toamasina

  • ELECTRICITÉ – 19 entreprises bénéficient des tarifs préférentiels pour les industries sensibles pendant un an

    ELECTRICITÉ – 19 entreprises bénéficient des tarifs préférentiels pour les industries sensibles pendant un an

    Antananarivo, 27 Avril, 10h05 – C’est accordé. Le Conseil des ministres a approuvé l’application des tarifs préférentiels pour la facturation des consommations d’électricité des industries qualifiées de « sensibles ». Elles sont 19 entreprises à en bénéficier, suivant la liste des entreprises éligibles dressée conjointement par le Syndicat des industries de Madagascar, le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) et le Syndicat des entrepreneurs du BTP (SEBTP), indique le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif, mercredi.

    Il est décidé que contrairement à l’ensemble des abonnés entreprises et industriels de la Jirama, la hausse qui va s’enregistrer dans les factures de consommation de ces 19 industries sensibles avec l’application de l’Optima Business est de 40% de plus que ce qu’elles avaient payé avant l’entrée en vigueur de cette tarification. Pour les autres, les hausses prévues par l’Optima Business s’appliquent déjà à 100% depuis le début de l’année. Comme cela a été le cas pour ces entreprises dites sensibles jusqu’à cette décision.

    Le conseil des ministres souligne d’ailleurs que ces tarifs préférentiels dont bénéficient ces industries sensibles ne s’appliquent que pour leur facture à partir de ce mois d’avril. Ils ne s’appliquent donc pas de manière rétroactive, comme l’avaient espéré les groupements d’entreprises. Ils avaient en effet souhaité que cette décision soit appliquée rétroactivement à juillet 2022. En tout cas, les tarifs préférentiels pour les industries sensibles vont s’appliquer pendant les douze prochains mois, comme il est décidé lors de ce Conseil des ministres.

    L’Etat justifie cette disposition de mettre en place des tarifs préférentiels pour les industries sensibles par la place importante qu’elles occupent dans le développement de l’économie du pays. Ces industries sensibles sont la cimenterie, le textile, la métallurgie, les transformateurs de produits chimiques.

  • La Jirama recherche à nouveau des fournisseurs de fuel lourd pour ses centrales thermiques à l’international

    La Jirama recherche à nouveau des fournisseurs de fuel lourd pour ses centrales thermiques à l’international

    Antananarivo, 26 Avril, 12h15 – La Jirama a lancé un appel d’offres international pour solliciter de la part des candidats intéressés des offres pour la fourniture de fuel lourd destiné à ses centrales thermiques fonctionnant avec ce produit pétrolier. Une démarche entreprise par la société d’État pour trouver des fournisseurs de fuel lourd autres que ses fournisseurs locaux habituels.

     

    La Jirama est depuis un certain temps confrontée à un problème d’approvisionnement en carburants, dans les provinces au départ, mais c’est un problème qui a ensuite affecté la Capitale. Depuis quelques jours, la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité se dit contrainte de recourir au délestage tournant à cause de l’insuffisance de fuel lourd nécessaire à la production d’énergie sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo. La Jirama n’a pourtant pas expliqué les causes de ce problème, si celui-ci est en lien avec un problème de stockage ou s’il s’agit d’un rationnement de livraison effectué par ses fournisseurs.

     

    Le lancement d’un appel d’offres à l’international pour la fourniture de fuel n’est pas une première. Cette démarche avait été déjà entreprise par la Jirama au mois de juillet 2022, dont le principal objectif était de trouver des «offres moins chères». Pour l’instant, ce sont encore ses fournisseurs locaux habituels qui continuent de l’approvisionner en duel lourd jusqu’à ce jour. Le ministre de l’Energie de l’époque avait d’ailleurs laissé entendre qu’approvisionner la Jirama n’était pas sans risque pour les opérateurs, compte tenu de la solvabilité de la compagnie nationale. Des négociations ont par exemple dû être menées avec les banques locales pour les convaincre à avoir confiance en la Jirama.

     

    Bien que ce nouvel appel d’offres soit ouvert à tout le monde, Madagascar Oil qui produit localement du fuel ne sera pas de la partie. Au mois de mars de cette année, cette compagnie pétrolière avait été invitée à récupérer le reste du fuel qu’elle avait livré pour le test d’efficacité de son produit auprès d’une centrale à Mandroseza. « Une bonne quantité a été récupérée », d’après une source proche du dossier.

     

    Les modalités de paiement de la Jirama et la clause de pénalité de Madagascar Oil avaient d’ailleurs été avancées par la compagnie pétrolière exploitant Tsimiroro pour expliquer le non aboutissement du contrat d’approvisionnement entre les deux parties. Madagascar Oil réalisait par ailleurs que sa production de 400 barils/jour soit 2000m3 par mois ne couvrira qu’une partie des besoins d’une centrale thermique à Mandroseza.

     

    Madagascar Oil est quand-même parvenue à signer des contrats de vente et a procédé depuis ces signatures à la commercialisation de son fuel lourd auprès d’industriels opérant dans l’agroalimentaire, le textile ou encore la cimenterie dans la région de Vakinankaratra. Il s’agit selon cette compagnie d’un fuel de qualité « Premium », avec un faible teneur en soufre de 0,3%. Il réduit le coût de maintenance des moteurs et augmentera leur durée de fonctionnement et leur efficacité. Madagascar Oil estime également que l’utilisation de l’huile lourde de Tsimiroro permettra à ces entreprises de faire environ 25% d’économie sur leur achat de carburant.