Catégorie : Économie

  • MINES – L’Initiative pour la transparence des industries extractives à Madagascar à la recherche de son Directeur exécutif

    MINES – L’Initiative pour la transparence des industries extractives à Madagascar à la recherche de son Directeur exécutif

    Antananarivo, 26 Avril, 9h32 – Le ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS) vient de lancer un appel à candidature pour le poste de directeur exécutif de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar. Ceux qui sont intéressés ont jusqu’au 15 mai 2023 pour soumettre leur candidature, précise dans cet avis l’administration minière.

    Le ministère et l’ITIE Madagascar indiquent être à la recherche d’homme ou femme de plus de 35 ans, ayant au moins une dizaine d’expérience dans le domaine des industries extractives, de la gouvernance et de la transparence ; dont dans des postes de direction. Le ou la candidate doit avoir une compréhension approfondie du fonctionnement, des principes, des normes et des cadres de gouvernance de l’ITIE. Il ou elle doit aussi avoir une bonne connaissance des procédures et du fonctionnement de l’administration publique. L’intégrité personnelle et professionnelle, des solides compétences en communication, en négociation et en plaidoyer sont des qualités qui leur sont demandées pour ce poste.

    Le futur Directeur exécutif dirigera le secrétariat exécutif qui est l’organe de gestion et de coordination de l’ITIE Madagascar. Il sera nommé par décret en conseil des ministres sur proposition du comité national, à la suite de cet appel à candidature. Il aura rang de directeur général de ministère.

    Le directeur exécutif travaillera sous la supervision du Comité national de l’ITIE Madagascar, qui est l’organe décisionnel, présidé par le ministre des Mines et des ressources stratégiques, appelé « Champion ITIE ». Le comité national est également composé de trois collèges dont pour un l’administration, un pour les industries extractives et un pour la société civile.

    Le directeur exécutif aura pour tâches d’assurer la gestion globale de l’organisation, de mettre en œuvre des activités, conformément au plan de travail annuel et au budget ainsi que de renforcer les partenariats avec les parties prenantes clés. Il aura comme principales missions d’assurer la gouvernance stratégique et opérationnelle de l’organisation, de superviser les activités de collecte de données, ou encore d’assurer une gestion financière efficace, transparente et conforme avec les politiques et les procédures financières de l’organisation. Parmi ses missions figurent aussi la préparation des rapports périodiques sur les activités et résultats d’ITIE Madagascar.

    L’ITIE Madagascar est un établissement public administratif à vocation économique, ayant pour mission de mettre en œuvre à Madagascar les normes ITIE concernant la transparence et la bonne gouvernance du secteur extractif. Ses ressources sont constituées par les dotations ou les subventions du budget général de l’Etat, le quote-part sur les frais d’administration minière et pétrolière, le financement des bailleurs de fonds et des autres partenaires. Elle peut également être financée par des dons, legs ou subventions qui ne mettent pas en cause sa crédibilité et son indépendance, nécessitant l’approbation du comité national. Ces ressources serviront à financer les frais de fonctionnement et d’équipement ainsi que toutes les dépenses nécessaires aux activités de l’ITIE Madagascar.

     

  • Le nouveau Cadre de partenariat pays entre Madagascar et la Banque mondiale devant le conseil d’administration de l’institution Bretton Woods ce mardi

    Le nouveau Cadre de partenariat pays entre Madagascar et la Banque mondiale devant le conseil d’administration de l’institution Bretton Woods ce mardi

    Antananarivo, 25 Avril, 5h35 – Un document cadre en attente d’approbation. Le nouveau Cadre de partenariat pays (CPF), qui a été élaboré par la Banque mondiale en consultation avec le gouvernement malgache ainsi que d‘autres parties prenantes du pays, passera devant le Conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods mardi. Comme indiqué par la source proche du dossier qui a fait part de cette nouvelle, c’est ce nouveau document qui définit le cadre de partenariat entre les deux parties pour les cinq prochaines années, de 2023 à 2027.

     

    Comme l’a déjà présenté le ministère de l’Economie et des finances (MEF) durant le lancement des échanges et les travaux pour le nouveau CPP en mai 2022, ce prochain cadre de partenariat entre Madagascar et la Banque mondiale est basé sur une analyse complète effectuée auparavant. Le dernier Diagnostic systématique pays (DSP) table sur l’urgence de la mise en œuvre des réformes à Madagascar.

     

    Ce DSP s’est concentré sur l’identification des contraintes et des opportunités clés pour la Grande île afin d’accélérer la croissance, tout en assurant qu’elle soit inclusive et durable. Ce diagnostic mentionne le peu de progrès en matière de développement et de résultats politiques enregistrés par Madagascar cinq ans après l’achèvement du précédent DSP. Et c’est pourquoi le DSP mis à jour s’est intéressé sur les interventions prioritaires nécessaires à court et moyen terme pour mettre Madagascar sur la voie d’un développement durable, caractérisé par une réduction de l’extrême pauvreté et une plus grande inclusion.

     

    Lors de la rencontre de l’année dernière, les autorités malgaches et les représentants de la Banque mondiale ont convenu qu’il était important pour les deux parties de travailler de concert pour un meilleur résultat dans l’avenir et de mettre en place une stratégie commune. Les représentants de la Banque Mondiale avaient invité à l’époque le gouvernement malgache à mettre en place des projets solides et plus conséquents pour la population.

     

  • AGRICULTURE – Plus de trois millions de tonnes de manioc produits en 2022

    AGRICULTURE – Plus de trois millions de tonnes de manioc produits en 2022

    Antananarivo, 24 Avril, 20h55 – Avec un rendement moyen de 7,5 tonnes par hectare, Madagascar avait produit l’année dernière 3,004 millions de tonnes de manioc en ayant exploité 400 000 hectares. 60% de cette production, soit 1,802 millions de tonnes, ont servi à la consommation animale, d’après les données du ministère de l’Agriculture (Minae), rapportées par les autorités malgaches dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar.

     

    Les 40% restant, soit environ 1,200 millions de tonnes ont été destinés pour la consommation humaine. Avec une consommation per capita de 41 kilos par habitant par an, 1,141 millions de tonnes ont servi à la consommation directe, 600 tonnes à la fabrication de Gari et 60 000 tonnes auxautres produits.

     

    Madagascar entend doubler sa capacité de production actuelle, à près de 7 millions de tonnes, en 2027. Ceci, avec un doublement de rendement à 14 tonnes par hectare pour l’atteinte de cet objectif. Le Pacte pour la souveraineté alimentaire de Madagascar avance également la diffusion de techniques améliorées comme le «basket compost». Ce document parle aussi de la mise en place de parcs à bois pour la multiplication de boutures à variétés hautement productives et des unités mobiles de transformation de manioc en Gari ou en farine mélangée avec de la farine de blé.

     

    Ces dispositions intéressent fortement le secteur privé local, indiquent les autorités malgaches. D’autant plus que la production de farine de manioc a déjà fait l’objet d’investissements privés, même s’ils sont relativement réduits pour l’instant, expliquent-elles.

     

    Par ailleurs, l’amélioration du rendement pour la consommation humaine, notamment pour la consommation directe, la production de Gari et d’autres produits comme la pâte de manioc fermentée et le pudding ainsi que pour la substitution de farine de blé aura des impacts positifs. Si la farine de manioc venait en effet à être mélangée avec la farine de blé d’au moins 20% en 2027, celle-ci permettra de réduire la quantité de farine importée de 20 %.

     

  • CARTONNERIE – Newpack exporte plus de 50% de ses produits

    CARTONNERIE – Newpack exporte plus de 50% de ses produits

    Antananarivo, 24 Avril, 9h50 – « C’est une fierté quand on voit les cartons-présentoir, produits par notre usine, dans les rayons des supermarchés en Europe ». Les propos sont de Patrick Maugé, directeur général de Newpack lors de la journée de célébration du 35ème anniversaire de l’entreprise vendredi. Devant les employés de l’entreprise, aussi bien ceux qui sont basés à Antananarivo que ceux qui sont basés à Antsiranana ou à Maurice, ce responsable met l’accent sur « la réussite d’une entreprise malgache dans un contexte international très compétitif ».

    ⭕« Une grande partie de nos cartons sont exportés », souligne l’entreprise spécialisée dans la fabrication d’emballages en carton ondulé. A l’entendre, « plus de 50% de sa production sont destinées aux entreprises franches ainsi qu’aux entreprises exportatrices de fruits de mer, de fruits et légumes et de produits de rente, mais aussi à l’exportation directe ».

    ⭕En 35 ans, du chemin a été parcouru, souligne Patrick Maugé, rappelant les débuts de l’entreprise où « plus de 70% des opérations étaient faites manuellement ». Aujourd’hui, il évoque une modernisation qui a « amélioré les conditions de travail et apporté de la valeur ajoutée pour que les produits et services soient les meilleurs du marché ».

    ⭕Mais au-delà de la modernisation, l’entreprise assure avoir pu « maintenir sa compétitivité dans l’océan indien, grâce au savoir-faire de ses salariés, de la qualité de ses cartons qui répondent aux normes internationales ». Actuellement certifiée ISO 9001 et FSC, Newpack devrait très bientôt être aussi certifiée ISO 45001.

    Photo : Newpack

  • ENERGIE – La Jirama à la recherche de ceux qui vont aménager et mener les travaux de génie civil pour la mise en place de ses 38 parcs solaires

    ENERGIE – La Jirama à la recherche de ceux qui vont aménager et mener les travaux de génie civil pour la mise en place de ses 38 parcs solaires

    Antananarivo, 24 Avril, 7h05 – La Jirama prépare le terrain pour son projet de mise en place de parcs solaires dans près d’une quarantaine de districts de la Grande île. La compagnie nationale a lancé un appel d’offres à l’endroit des candidats qui comptent décrocher les marchés pour les travaux de génie civil et aménagement de terrains pour les 38 centres solaires prévus dans ce projet. Ces travaux seront menés dans 38 districts dont Befotaka, Vatomandry, Manakara, Ihosy ou encore Ambositra.

     

    En mars, la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, avait fait part de l’existence d’un appel d’offres déjà lancé pour ce projet d’électrification. Les offres reçues n’ont cependant pas été satisfaisantes et qu’il a fallu les relancer, avait-elle confié, sans préciser le genre de travaux auxquels les candidats devaient soumissionner. Le Grand argentier a néanmoins indiqué que ce sera le dernier financement acquis du Fonds monétaire international (FMI) qui va financer ce projet.

     

    Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Solo Andriamanampisoa, avait annoncé lors du premier Conseil des ministres auquel il a assisté, l’opérationnalisation de 36 parcs solaires totalisant 50 mégawatts avant la fin du mois d’août de cette année. Le projet vise à améliorer la capacité de production de la Jirama notamment dans les zones enclavées, avait-il avancé. Et il devra permettre de fournir en 24/7 de l’électricité à la population dans les zones où ces pars seront installés.

     

    La mise en place de ces centrales solaires couplée avec la dotation de kits solaires à un million de foyers ne va pas seulement améliorer le taux d’accès à l’électricité du pays. La ministre Rindra Rabarinirinarison avait expliqué que ces mesures sont prises puisqu’elles permettront également de réduire l’usage du pétrole lampant à Madagascar. L’Etat prévoit de ne plus subventionner ce produit pétrolier à partir de l’année 2024.

  • DESTINATION MADAGASCAR – L’amélioration de l’offre de transport aérien pour booster le tourisme

    DESTINATION MADAGASCAR – L’amélioration de l’offre de transport aérien pour booster le tourisme

    Antananarivo, 21 Avril, 14h30 – Le développement des dessertes domestiques et internationales figure parmi les sujets abordés durant la réunion stratégique entre la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM) et les acteurs principaux du secteur aérien de la Grande île que sont Madagascar Airlines et Ravinala Airports. Ces parties prenantes, qui se sont rencontrées jeudi, sont convaincues que l’amélioration de l’offre de transport aérien contribuera à augmenter le nombre d’arrivées touristiques à Madagascar.

    Comme le rapporte la CTM, Madagascar Airlines et Ravinala Airports ont exposé leur vision et ont mis en exergue les opportunités existantes. Les deux entités n’ont toutefois pas manqué d’exposer les blocages qui empêchent le développement de la destination Madagascar en matière de transport aérien, durant cette rencontre.

    Madagascar Airlines a déjà expliqué que l’obtention de son Certificat de transport aérien (CTA) ainsi que de sa licence d’exploitation lui permettra dorénavant de desservir non seulement les huit aéroports principaux de la Grande île, en plus des lignes régionales et européennes qu’elle a déjà acquises. La compagnie nationale a également annoncé son intention de reconquérir l’Asie dans les prochains mois et de desservir dix nouvelles destinations dans les prochaines années. Le tout, en ambitionnant l’excellence opérationnelle avec une régularité certaine, une ponctualité assurée et une rentabilité pérenne.

    Des propositions de solutions ont par ailleurs été avancées lors de cette réunion stratégique qui entre dans le cadre de la relance du tourisme. Toutes les parties qui ont participé à cette rencontre ont d’ailleurs décidé d’agir ensemble, de manière cohérente et unifiée, pour développer rapidement les arrivées touristiques internationales à Madagascar, d’après la CTM.

     

  • INFRASTRUCTURE – L’insuffisance des taxes pour payer l’entretien du réseau routier évoqué par un responsable de l’Agence routière auprès de la Banque européenne d’investissement

    INFRASTRUCTURE – L’insuffisance des taxes pour payer l’entretien du réseau routier évoqué par un responsable de l’Agence routière auprès de la Banque européenne d’investissement

    Antananarivo, 21 Avril, 12h45 – Le problème de moyen financier avancé. Un responsable auprès de l’Agence routière confie que non seulement « Madagascar est une île très grande, dont beaucoup de surface à couvrir » mais qu’il est également « difficile d’entretenir le réseau routier puisque le pays est assez pauvre » et « qu’il n’y pas assez de taxes pour payer son entretien ». Des propos rapportés par Claire Shirley dans une publication de la Banque européenne d’investissement (BEI), il y a quelques jours.

    Concernant particulièrement la redevance pour l’entretien routier (RER), la ministre de l’Economie et des Finances Rindra Rabarinirinarison, avait indiqué en mars la disponibilité d’un solde de 578 milliards d’ariary que le Fonds routier peut utiliser pour financer les travaux d’entretien routier. A ceci s’ajoutent encore 247 milliards d’ariary que les pétroliers n’ont pas versé à titre de l’exercice 2022, avait-elle également soulevé.

    Par ailleurs, les conséquences du changement climatique ne font qu’intensifier ces problèmes de moyens et d’étendue à couvrir. Le réseau routier malgache est endommagé chaque année par des phénomènes météorologiques. Il est exposé dans cette publication de la BEI que les cyclones frappent Madagascar chaque année, détruisant de larges sections du réseau routier et rendant impraticable un système déjà inadéquat. Elle reprend l’estimation de la Banque mondiale, selon laquelle 17 millions de ruraux malgaches vivent à plus de 2 km d’une route praticable en toute saison.

    Le coût de réparation des routes endommagées ou perdues chaque année nécessite un soutien particulier. Aussi, pour montrer son implication, la BEI rappelle qu’elle a versé 73,6 millions d’euros en décembre 2022 sous la forme d’un prêt de 50,4 millions d’euros et d’une subvention de 23,2 millions d’euros de l’Union européenne à l’Agence routière. Une enveloppe destinée à financer des travaux sur la route nationale RN6 reliant Ambanja et Antsiranana dans l’extrême Nord de l’île, et sur la RN13 entre Ambovombe et Taolagnaro dans l’extrême Sud de Madagascar.

     

  • OPTIMA BUSINESS – L’électricité de la Cimenterie d’Ibity coupée à cause d’un problème de règlement de facture de la Jirama

    OPTIMA BUSINESS – L’électricité de la Cimenterie d’Ibity coupée à cause d’un problème de règlement de facture de la Jirama

    Antananarivo, 21 Avril, 7h45 – Pas d’exception selon la Jirama. Ceux qui ne paient pas leur consommation dans les délais fixés dans les factures qui leur sont envoyées verront leur fourniture d’électricité et d’eau suspendue. Et c’est une décision qui s’applique à « tous les clients, particuliers, petites et moyennes entreprises » de la compagnie nationale, rappelle-t-elle dans une note d’information publiée ce jeudi.

    Deux gros industriels, qui figurent parmi les « plus gros consommateurs » d’électricité du pays en étaient avisés. La Jirama les aurait menacés à plusieurs reprises de couper leur alimentation électrique « si le paiement au tarif Optima business n’était pas effectué », a fait savoir une coalition de groupements d’entreprises malgaches dans un communiqué conjoint publié mercredi. La menace a été mise en application pour l’une de ces industries, dont précisément pour la cimenterie Cementis qui a vu l’alimentation en électricité par la Jirama de son usine à Ibity coupée depuis lundi.

    La Jirama met clairement en avant sa position dans ce genre de situation. La compagnie nationale insiste dans sa note d’information que : « le recouvrement des impayés auprès des clients figure dans sa feuille de route de redressement ». Les abonnés n’ont donc qu’à s’acquitter de ce qu’ils doivent. « L’état des arriérés des clients figure sur leurs factures. Ainsi, tout le monde est appelé à consulter sa facture ».

    C’est la facturation des consommations des industriels concernés par l’Optima Business qui causerait pourtant problème, d’après ce qu’a exposé la coalition des groupements d’entreprises. Ces organisations rappellent qu’il était la décision prise en août 2022 par le Conseil des ministres de créer un tarif Optima Business spécifique pour les industries sensibles comme les cimenteries ou encore les industries de tissage et filature. Selon le communiqué conjoint des groupements, le secteur privé aurait aussi convenu avec le ministère de l’Energie ainsi qu’avec le Conseil d’administration de la Jirama d’une hausse de 40% par rapport à leur tarif avant la mise en place de l’Optima business pour les industries sensibles. Toutes les parties auraient se seraient mis d’accord pour appliquer cette décision rétroactivement à juillet 2022.

    A en croire la coalition des groupements d’entreprises, les industries sensibles auraient ainsi payé leur facture sur la base de cette hausse de 40% convenus. La Jirama, quant à elle, semblerait s’en tenir à ce qu’elle avait programmé dans l’application de l’Optima Business, finalement sans traitement de faveur. Lors du lancement de cette tarification pour les clients entreprises et industriels, la Jirama avait exposé un changement de leur tarification de l’électricité en trois temps : réduire de 40% les hausses durant les mois de juillet et août, réduire de 20% la hausse pour les mois de septembre et octobre et réduire de 10% les hausses pour les mois de novembre et décembre. L’intégralité de la nouvelle tarification devrait être appliquée sur la facture du mois de Janvier 2023.

    Face à cette situation qui pénalise les activités des industries concernées mais également l’approvisionnement du marché, la coalition des groupements d’entreprises demande à la Jirama de rétablir l’approvisionnement en électricité de l’usine de Cementis et d’appliquer le tarif convenu pour les industries sensibles. Ces groupements demandent aussi au Gouvernement d’officialiser ce tarif en Conseil des ministres, avec son application rétroactive à juillet 2022 et de donner des consignes claires à la Jirama sur son application.

     

    Photo d’illustration Présidence de  la République.

  • SERVICES FINANCIERS – L’opérationnalisation de la banque postale prévue au mois de juillet 

    SERVICES FINANCIERS – L’opérationnalisation de la banque postale prévue au mois de juillet 

    Antananarivo, 20 Avril, 10h10 – La Banque postale, dont le business model a été approuvé par le Conseil des ministres de ce mercredi, devrait être opérationnelle à partir du second semestre. Cette filiale de la Paositra Malagasy (Paoma), qui va développer ses activités au-delà des activités postales, travaillera dans un premier temps en étant une institution de microfinance et exercera des opérations de monnaie électronique. Elle deviendra à moyen terme une banque classique, expose le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

     

    La Paoma s’appuie sur son réseau de 250 agences sur l’ensemble du territoire pour ce projet. La Banque postale va être déployée dans 28 de ces agences qui sont dans les grandes villes pour cette année 2023. La couverture de l’ensemble des agences de la poste est prévue vers la fin de l’année 2024.

     

    La création de cette banque postale avait été approuvée en Conseil des ministres en mai 2022. Les travaux de préparation de sa mise en place ont depuis été entrepris non seulement par la Paoma mais ont également impliqué le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT), la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) et des partenaires comme la Société nationale de participations (Sonapar).

     

    Compte tenu des grands investissements nécessaires pour son opérationnalisation, la Paoma a dû mobiliser d’autres fonds que ses ressources propres. La Paositra Malagasy a ouvert le capital de sa filiale dont elle est actionnaire à 65%. Les 35% restant des actions de la Banque postale sont détenues par la Sonapar. Il est par ailleurs prévu que ce seront les comptes courants d’associés qui financeront son fonctionnement.

     

    Le secrétariat général du MNDPT avait rassuré l’année dernière sur le fait qu’il n’y aura pas de privatisation de la Banque postale puisqu’elle sera la filiale qui gèrera le volet financier de la Paoma. Il reste toutefois encore à savoir si la mise en place de cette banque nécessitera le recrutement de nouveaux employés ou la réorganisation au niveau des services de la Poste.

  • Madagascar Airlines prévoit son adhésion au « Billing and settlement plan »  en juin

    Madagascar Airlines prévoit son adhésion au « Billing and settlement plan »  en juin

    Antananarivo, 20 Avril, 8h05 – « Madagascar Airlines entend rentrer au Billing and settlement plan (BSP) à mi-juin ». L’annonce a été faite par le directeur général de la compagnie nationale, Thierry De Bailleul, mardi. Cette décision intervient après l’obtention par Madagascar Airlines de son certificat de transport aérien (CTA) ainsi que de sa licence d’exploitation. L’obtention de ces attestations est une condition préalable à l’adhésion d’une compagnie à cette caisse de compensation créée par l’Association du transport aérien international (Iata), explique-t-il.

     

    C’est un retour d’une compagnie malgache auprès du BSP qui s’organise donc. Cette caisse de compensation de l’Iata encaisse chaque mois à date fixe les montants des billets d’avion vendus par les agences de voyage. Elle les reverse ensuite aux compagnies aériennes membres.

     

    Air Madagascar avait été suspendu du BSP après l’annonce de son redressement judiciaire en octobre. La suspension au BSP intervient généralement « lorsqu’il existe un risque que la compagnie fasse faillite ou cesse ses activités ». C’est pourquoi les agences des voyages avaient été appelées à cesser toutes activités de billetterie, documents électroniques à usages multiples (EMD) et remboursement au nom d’Air Madagascar et à retirer tous les montants liés à Air Madagascar de leurs versements au BSP.

     

    Être exclu de la BSP n’est pas sans impact. Les voyagistes ne connaissent pas les vols proposés par les compagnies dont les informations n’y figurent pas. Mais adhérer à cette caisse a un coût. L’ancien ministre des Transports Rolland Ranjatoelina qui avait travaillé sur ce sujet avait indiqué au mois de septembre de l’année dernière que l’Iata avait demandé à Air Madagascar une caution de 5 millions de dollars si elle entrevoyait de revenir membre du BSP.

     

    Cette adhésion à la BSP fait en tout cas partie du plan d’affaire et justifie le besoin de financement de départ de Madagascar Airlines, avance son directeur général Thierry De Bailleul. La compagnie nationale entend d’ailleurs faire des ventes performantes. Cet objectif l’amène à moderniser son site internet pour avoir un site web attractif mais également à opter pour la manière classique des agences de voyages pour la vente des billets.

     

    Le directeur général de Madagascar Airlines rappelle que la BSP est l’intermédiaire où on passe pour acheter et vendre des billets aux compagnies aériennes. Il se trouve qu’il y a en France une BSP où tous les tours opérateurs et les agences voyages achètent leurs billets d’avion sauf pour quelques compagnies comme Madagascar Airlines. La donne changera une fois que la compagnie malgache sera membre de cette caisse de l’Iata, lance-t-il, optimiste.