Catégorie : Économie

  • SECTEUR EXTRACTIF – Le projet de loi sur la refonte du code minier finalisé et adopté en Conseil des ministres

    SECTEUR EXTRACTIF – Le projet de loi sur la refonte du code minier finalisé et adopté en Conseil des ministres

    Antananarivo, 14 Avril, 10h54 – Feu vert de l’Exécutif. Le Conseil des ministres de mercredi vient d’adopter le projet de loi portant refonte du code minier. Le texte est justifié par la volonté de l’Etat de s’armer des dispositifs juridiques nécessaires pour faire du secteur minier un pilier de l’émergence du pays et de donner une réponse aux multiples enjeux et aux niveaux de ce secteur, rapporte le compte-rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

    ⭕Selon ce rapport, le code minier actuellement en vigueur « apparait obsolète sur certains aspects et ne pourra plus servir les objectifs de l’Etat pour le secteur minier ». Les consultations relatives à la révision du Code minier avaient été relancées depuis août 2022. Et le Gouvernement avait entrepris sa révision dans le but d’assainir la fiscalité du secteur et de mobiliser des recettes supplémentaires, avait déjà signalé le rapport de la troisième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI).

    ⭕Ce rapport du FMI avance que le nouveau code minier devrait inclure des dispositions visant à faciliter le contrôle des activités minières entre autres. Il devrait aussi garantir la stabilité du cadre juridique et fiscal du secteur minier. Et ce nouveau code minier devrait s’appliquer à tous les nouveaux projets miniers.

    ⭕Dans le cadre de ce programme sur la FEC, les autorités malgaches se sont engagées à finaliser la révision du code minier, en consultation avec le FMI et la Banque mondiale et les représentants du secteur minier. Ceci étant fait, il reste à honorer un autre engagement dans ce processus, celui de soumettre le texte au Parlement d’ici juin 2023.

  • ENERGIE – Madagascar classé 13ème pays le moins électrifié

    ENERGIE – Madagascar classé 13ème pays le moins électrifié

    Antananarivo, 14 Avril, 8h55 – Plus de 18 millions de Malgaches n’auraient pas actuellement à l’électricité. Cette estimation place Madagascar au 13ème rang des pays au monde avec la plus forte proportion de population n’ayant pas accès à l’électricité, d’après ce que rapporte la Banque mondiale. Cette institution de Bretton Woods rappelle également que le taux d’accès à l’électricité de la Grande île était estimé à 33,7% en 2020. Ce qui est en dessous des 48,4% qui constitue la moyenne pour l’Afrique subsaharienne.

    La Banque mondiale entend aider Madagascar à doubler son taux d’accès à l’électricité, en approuvant un crédit de 400 millions de dollars pour le financement du projet Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (Decim). Il est, entre autres, attendu de ce projet l’accès à l’électricité de 10 millions de personnes supplémentaires, dont 2 millions de ménages et plus de 150 villages de communautés mal desservies, détaille le communiqué de la Banque mondiale sur ce projet.

    La Banque mondiale rappelle que ce sont des opérateurs privés qui se chargent d’électrifier les zones non desservies par la Jirama. Cette institution financière soutient toutefois que « les faibles densités de population et les niveaux élevés de pauvreté dans la plupart des zones mal desservies empêchent le secteur privé de fournir des services sur une base purement commerciale». Aussi, il est prévu dans le cadre de ce projet un financement public pour combler l’écart entre les coûts de la fourniture de services et les niveaux d’accessibilité financière de la population cible.

    Le projet Decim concerne également le secteur du numérique et prévoit l’ajout de 3,4 millions d’utilisateurs d’internet supplémentaires pour promouvoir l’inclusion socio-économique. La Banque mondiale soutient que malgré les efforts déployés par Madagascar, ayant permis d’augmenter le nombre des utilisateurs d’internet de 5,1% de la population en 2016 à 22% en 2021, ce dernier taux de pénétration reste en dessous de la moyenne de 33% de l’Afrique subsaharienne.

    Ce projet se concentrera donc sur le déploiement d’infrastructures et la mobilisation des capitaux privés pour l’amélioration de l’accès à l’électricité et aux services numériques. Il s’attaque aux obstacles à la fourniture des services et soutient les réformes sectorielles essentielles dans les deux secteurs pour favoriser la transparence, l’efficacité et la viabilité.

    Pour la responsable des opérations de la Banque mondiale Marie-Chantal Uwanyiligira, ce projet « se situe au premier plan de l’objectif de fournir de l’énergie et des services numériques à tous, bien au-delà du réseau et des environnements urbains ». Le Président de la République, Andry Rajoelina, en est reconnaissant. « L’accès à l’énergie et aux télécommunications est une priorité absolue pour notre gouvernement. Ce projet s’inscrit pleinement dans notre vision de développement de Madagascar. Il permettra une augmentation significative de notre accès à l’énergie et aux services numériques », déclare le Chef de l’Etat.

  • DÉPLACEMENT – Andry Rajoelina dans la Sava pour rencontrer les opérateurs de la filière vanille

    DÉPLACEMENT – Andry Rajoelina dans la Sava pour rencontrer les opérateurs de la filière vanille

    Antananarivo, 13 Avril, 14h10 – Le président de la République de retour dans la Sava. Andry Rajoelina rencontre ce jeudi les opérateurs de la vanille selon le programme officiel diffusé par la Présidence de la République.

    Le président de la République est sur place pour essayer de trouver des solutions face à la crise de la vanille. “Nous sommes les plus grands producteurs de vanille au monde et pourtant la filière rencontre actuellement des problèmes”, écrit le Président sur sa page Facebook. “Je ne vais pas rester simple spectateur mais je vais me rendre sur place ce matin pour écouter et rencontrer les différents acteurs et proposer des solutions concertés”, écrit-il.

    Il ne s’agit pas du premier déplacement de l’actuel locataire d’Iavoloha dans cette région productrice de vanille. En octobre 2021, il a fait le tour à Sambava et Antalaha pour rencontrer les différents acteurs de ce secteur pourvoyeur de devise. Plusieurs solutions ont été déjà annoncées pour remercier cette filière qui était déjà mal en point à l’époque. Il y a par exemple la digitalisation de la filière, l’octroi d’une carte biométrique aux paysans producteurs afin de faciliter la traçabilité des marchandises, la mise en place d’une brigade spéciale pour assurer la sécurité des champs de vanille. Il y a également la mise en place de la maison de vanille à Antalaha.

    Photo : Présidence de la République

  • TRANSPORT – Les procédures de certification de l’aéroport de Toliara en tant qu’aéroport international par l’OACI bientôt lancées

    TRANSPORT – Les procédures de certification de l’aéroport de Toliara en tant qu’aéroport international par l’OACI bientôt lancées

    Antananarivo, 13 Avril, 12h40 – Bonne nouvelle pour la région d’Atsimo Andrefana. Le conseil des ministres a adopté mercredi via une ordonnance l’inscription de l’aéroport de Toliara sur la liste des aéroports internationaux de Madagascar. Cette inscription donne le coup d’envoi de la certification de cet aéroport par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) en tant que tel, indique Jean Germain Andrianiaina, directeur général de la société Aéroports de Madagascar (Adema). “Pour l’instant, l’aéroport n’est pas encore classé aéroport international auprès de l’OACI mais cette décision du conseil des ministres va enclencher les procédures de certification en tant qu’aéroport international”, explique-t-il.

     

    Actuellement Madagascar dispose sept aéroports internationaux certifiés par l’OACI. Il s’agit des aéroports de Nosy Be, d’Ivato, de Sainte Marie, d’Antsiranana, de Mahajanga, de Toamasina et de Tolagnaro. Depuis 2019 l’Adema effectue les mises aux normes de l’aéroport de Toliara afin de répondre aux critères exigés par l’OACI.

     

    Après la certification en tant que aéroport international, l’aéroport de Toliara pourra recevoir des vols en provenance de l’étranger sans autorisation spéciale comme c’est le cas actuellement. Il pourra aussi être un point de départ vers des vols moyen ou long courrier internationaux. “Après les travaux qui sont actuellement entrepris nous pourrons y faire décoller des vols longs courrier” indique-t-il. Actuellement, Air Austral assure déjà une desserte entre La Réunion, Toliara et Tolagnaro.

     

    Cette certification apportera un grand plus pour la région Atsimo Andrefana ajoute Jean Germain Andrianiaina. Cela permettra aussi de progresser vers l’atteinte du million de touristes que vise l’Etat, ajoute-t-il. “Cela passe nécessairement par l’augmentation des dessertes des vols long courrier”, conclut-il.

     

     

  • ENTREPRENEURIAT – Les membres du Club africain des entrepreneurs à Madagascar se redynamisent

    ENTREPRENEURIAT – Les membres du Club africain des entrepreneurs à Madagascar se redynamisent

     

    Antananarivo, 13 Avril, 6h20 – Ils étaient une trentaine d’opérateurs économiques malgaches, anciens et nouveaux membres du Club africain des entrepreneurs, à se rencontrer mardi. Cette rencontre a été pour eux une occasion pour échanger mais également pour nouer des nouvelles relations entre adhérents. Ce qui s’aligne avec l’objectif du Club de « créer des synergies entre les différents membres », soutient son secrétaire général, Ranto Andriambololona.

    Ces entrepreneurs sont accompagnés par le fonds d’impact Investisseurs et partenaires (I&P) et le fonds d’investissement Miarakap. Ils sont ou ont été membres de ce Club africain, qui est une organisation panafricaine rassemblant des hommes et des femmes investis dans l’aventure entrepreneuriale et fédérés par un engagement commun en faveur d’un développement durable et responsable en Afrique.

    Le Fonds I&P se dit en tout cas disposer à soutenir les PME « rentables » et réitère son engagement à appuyer les entrepreneurs malgaches qui apportent des solutions durables, rassure sa directrice d’investissement Mialy Ranaivoson. Le modèle de ce Fonds repose sur quatre gammes, dont une dénommée « I&P Développement » qui finance, à travers un réseau de fonds africain comme Miarakap des petites entreprises à fort potentiel.

    Dans cette optique, Miarakap s’est donnée comme mission de financer des entrepreneurs talentueux et responsables à très fort potentiel de croissance. Ce fonds d’investissement entend accompagner plus d’entrepreneurs, avec des programmes d’appui orientés vers des objectifs d’impacts économiques, sociaux et environnementaux directs ainsi que promouvoir le modèle entrepreneurial comme levier de réduction de la pauvreté, de croissance économique, d’innovation sociale et de conservation de l’environnement. C’est pourquoi d’ici 2030, Miarakap se fixe l’objectif de financer et d’accompagner 300 entreprises à Madagascar et en dehors, contribuer à créer 30 000 emplois directs et impacter positivement la vie d’un million de personnes vulnérables.

    Cette récente rencontre a par ailleurs été synonyme de remobilisation de ces entrepreneurs malgaches membres du Club africain des entrepreneurs qui prépare son séminaire annuel, prévu se tenir à Paris du 14 au 17 juin 2023. Les entrepreneurs africains membres de ce Club discuteront du «digital comme outil de performance de l’entreprise » choisi comme thème pour ce séminaire.

     

    Photo fournie

  • TRANSPORT MARITIME – Le coût des transbordements des marchandises conteneurisées auprès d’autres ports avant leur acheminement au port de Toamasina estimé entre 200 à 300 dollars par conteneurs EVP

    TRANSPORT MARITIME – Le coût des transbordements des marchandises conteneurisées auprès d’autres ports avant leur acheminement au port de Toamasina estimé entre 200 à 300 dollars par conteneurs EVP

    Antananarivo, 12 Avril, 17h05 – La majeure partie des marchandises à destination du Port de Toamasina passe d’abord par d’autres ports, notamment de la région Océan Indien, avant de débarquer sur la Grande île. « Les transbordements sont incontournables, compte tenu de la capacité encore très limitée du port principal de Madagascar », explique le directeur général de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT), Christian Eddy Avellin. Cette voie pour faire transiter les marchandises pénalise toutefois les opérateurs, comme il a été exposé lors d’une discussion autour des enjeux et opportunités offertes par l’extension de ce port malgache, la semaine dernière.

    Comme la capacité d’accueil du port de Toamasina est encore limitée, les navires long-courriers ne peuvent pas y accoster. Ce port de la Côte Est de la Grande île a un problème d’infrastructures, expose, de son côté, le directeur de développement du Madagascar international container terminal services Ltd (MICTSL), Michael Ratrimo. La longueur du quai de Toamasina n’est que 287 mètres alors que celle du port de La Réunion est de 640 mètres et celle de Port Louis à 800 mètres. Le Port de Toamasina a également un souci avec son tirant d’eau, dont le niveau est moins élevé de ceux de ces autres ports de l’océan Indien.

    La plupart des navires long-courriers qui transportent des marchandises conteneurisées pour Madagascar effectue ainsi des transbordements, au niveau de ces deux ports entre autres. En 2021 par exemple, seuls plus de la moitié des marchandises conteneurisées qui arrivaient au Port Louis étaient pour l’île Maurice. Le reste a été transbordé pour d’autres pays, et 80% des conteneurs transbordés étaient envoyés à Madagascar, rapporte ce responsable du concessionnaire du Teminal à conteneurs au port de Toamasina.

    Ces transbordements conduisent au rallongement du transit time. Les conteneurs sont bloqués durant une semaine voire plus au niveau de ces ports de transbordement. Ce responsable du MICTSL trouve désolant que les opérateurs doivent parfois attendre jusqu’à trois semaines pour qu’un conteneur qui part de Durban arrive à Toamasina alors que la distance n’est que de trois jours de mer normalement. Ce qui a un impact sur le coût, puisqu’il y aurait 200 à 300 dollars de plus par conteneur EVP (Equivalent vingt pied) à payer sur le taux de fret entre Maurice et Toamasina. Ce montant aurait dû être économisé par les opérateurs s’il n’y avait pas transbordement, poursuit encore Michael Ratrimo.

    D’où en tout cas l’intérêt du projet d’extension du port de Toamasina, qui une fois achevé présente plusieurs avantages, soutient le directeur général de la SPAT, Christian Eddy Avellin. Il parle par exemple de l’augmentation de la productivité portuaire, de l’augmentation du nombre des touchers de navires porte-conteneurs de type Panamax et Post-Panamax, ou encore la réduction de moitié des temps d’attentes des bateaux.

    La première phase de ce projet d’extension qui consiste au remblayage de 10ha sur le récif Hastie et la confection de plus de 3 400 pièces de bloc de béton Dolos est déjà achevée à 100% indique-t-il. Pour la deuxième phase du projet, le directeur général de la SPAT avance qu’une première portion du quai à conteneur est prévue être achevée vers la fin de cette année. Une première portion du terminal à conteneurs devra également être achevée au mois de juillet de cette année et pourra être exploitée. Christian Eddy Avellin rappelle par ailleurs que tous les travaux d’extension du port de Toamasina devront être achevés au mois de février 2026.

  • COMMERCE EXTERIEUR – Le droit de sortie des ressources minières maintenu sauf pour les contrats signés avant la promulgation de la loi de finances 2023

    COMMERCE EXTERIEUR – Le droit de sortie des ressources minières maintenu sauf pour les contrats signés avant la promulgation de la loi de finances 2023

    La loi de finance 2023 a mis en place une disposition du droit de sortie pour les ressources naturelles non renouvelables, à hauteur de 15 à 20%. Une mesure qui avait levé un tollé auprès des exportateurs miniers. La mesure est cependant salutaire selon Ernest Lainkana Zafivanona, directeur général de la Douane, au vu du faible taux de redevances perçues par l’Etat en termes d’exportation de produits miniers. Après plusieurs tables rondes entre les différentes parties prenantes une clause transitoire a été adoptée et actuellement l’exportation minière reprend normalement à en croire le directeur général de la Douane malgache.
  • Lancement officiel de trois projets d’amélioration du système douanier à Madagascar financé par le gouvernement coréen

    Lancement officiel de trois projets d’amélioration du système douanier à Madagascar financé par le gouvernement coréen

    Antananarivo, 11 Avril, 15h10 – Une coopération bilatérale pour l’amélioration du système douanier à Madagascar. Trois projets du Programme de modernisation de la douane malgache inscrit dans le plan stratégique 2020-2023 ont été lancés officiellement ce lundi à Ankorondrano. Ces trois projets ont été entièrement financés par le gouvernement coréen à hauteur de 20 milliards d’ariary et seront mis en œuvre grâce au partenariat de la douane malgache et de la douane sud-coréenne.

    “Ces trois projets font partie des 31 projets du programme de modernisation de la douane”, indique Ernest Lainkana Zafivanona, directeur général de la douane. “Ils ont été validés et seront financés par le gouvernement coréen qui à travers cela ont affirmé leur volonté d’aider la douane malgache”, poursuit-il.

    Le premier projet concerne la modernisation du cadre de gestion des risques. Il s’agit de mettre en place un système de sélectivité automatique et dynamique afin de gérer plus rapidement les flux de marchandises. Cela permettra, entre autres, de détecter et cibler plus facilement les fraudes ou encore d’accélérer le dédouanement des marchandises qui passera de jours en seulement quelques heures.

    Le deuxième projet consiste en la mise en place d’un entrepôt de données (Data Warehouse) pour la douane. Il s’agira non seulement de stocker les données mais aussi de modéliser la façon de les recueillir et les stocker. Dans le cadre de ce projet, des serveurs entièrement dévolus aux besoins de la douane vont être installés. Les données stockées serviront aux besoins de l’administration et de ses partenaires.

    Finalement, le dernier projet consiste à mettre en place un système de gestion des ressources humaines au niveau de la douane. Il s’agira de développer une application afin de gérer automatiquement les données personnelles des agents et ainsi mieux gérer les carrières.

    Toujours selon Ernest Lainkana Zafivanona, la mise en place des différents services dans le cadre de ces trois projets se fera dès cette année. Les systèmes, quant à eux, seront tous opérationnels dès le début de l’année 2024.

  • DOUANE – 23 kilos de pierre précieuse saisis à Mahajanga et des armes en provenance de la Réunion saisies à Toliara lundi

    DOUANE – 23 kilos de pierre précieuse saisis à Mahajanga et des armes en provenance de la Réunion saisies à Toliara lundi

    Antananarivo, 11 Avril, 12h55 – Les saisies se multiplient aux frontières de Madagascar. Selon Ernest Lainkana Zafivanona, directeur général de la Douane, “23 kilos de pierres précieuses” ont été saisis lundi 10 Avril à Mahajanga. Ces marchandises non déclarées prévues à l’exportation ont été cachées avec des pierres industrielles, selon les explications du numéro un de l’administration douanière.

    A part cela, le DG de la douane rapporte aussi la saisie de “plusieurs armes” sur un vol en provenance de la Réunion à Toliara. Ces armes ont été saisies avec de nombreuses munitions, indique-t-il. Dans les deux cas, les services de la douanes sont encore entrain de collecter d’informations. Des informations qui devraient tomber dans le cours de la journée, explique le service de communication de la douane.

    Ces saisies sont, entre autres, les fruits de la mise en place de la nouvelle direction de la surveillance douanière, précise Ernest Lainkana Zafivanona. Le directeur a été nommé il y a tout juste un mois et le service est actuellement toujours en structuration dans le but de booster la surveillance des côtes malgaches.

    Outre ces différentes prises du week-end pascal, les saisies de drogues au niveau des aéroports et ports se multiplient aussi selon le DG notamment plusieurs kilos de méthamphétamine il y a tout juste deux semaines. “Madagascar est aujourd’hui une plaque tournante de la drogue” précise le DG. Les saisies et les arrestations se multiplient d’où le renforcement de la surveillance douanière

  • Le sénégalais Atou Seck succède à Marie-Chantal Uwanyiligira pour représenter la Banque mondiale à Madagascar

    Le sénégalais Atou Seck succède à Marie-Chantal Uwanyiligira pour représenter la Banque mondiale à Madagascar

     

     

    Antananarivo, 11 Avril, 9h05 – Le mandat de Marie-Chantal Uwanyiligira arrivera bientôt à son terme. Son successeur est déjà connu. Ce sera l’actuel responsable des opérations de la Banque mondiale au Bénin, Atou Seck, qui prendra le relais dans la représentation de l’institution de Bretton Woods à Madagascar, d’après ce qu’a annoncé la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, sur sa page Facebook.

    Madagascar sera le troisième pays africain auprès duquel cet économiste sénégalais va représenter la Banque mondiale. Avant d’être responsable des opérations au Bénin, il avait été le représentant résident de cette institution financière à Djibouti.

    Atou Seck s’est par ailleurs consacré à d’autres pays d’Afrique, du Moyen-Orient et du Maghreb, puis à la Région Amérique latine et Caraïbes auparavant. Mais il a particulièrement été chargé du volet éducation dans certains pays, dont en tant qu’économiste spécialisé en éducation au Mali ou encore spécialiste sénior en éducation au Cameroun.

    Atou Seck va ainsi succéder à Marie-Chantal Uwanyiligira, spécialisée dans le domaine du développement. Celle-ci arrivera bientôt au terme de son mandat de responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar qui a débuté en septembre 2019. Marie-Chantal Uwanyiligira s’est surtout illustrée durant son mandat à Madagascar par sa forte implication dans le secteur de l’énergie et du développement humain du pays.

    Crédit Photo : Ministre de l’Economie et des Finances.