Catégorie : Économie

  • La réduction du délai moyen de création d’entreprise à un jour parmi les challenges de l’EDBM pour cette année

    La réduction du délai moyen de création d’entreprise à un jour parmi les challenges de l’EDBM pour cette année

    Antananarivo, 10 Avril, 19h30 – Une société formellement créée en un jour. C’est un des défis que l’Economic development board of Madagascar (EDBM) se fixe de relever pour cette année dans son rôle de guichet unique pour la création d’entreprises au pays. « Le délai moyen de création d’entreprises pour le premier trimestre 2023 était déjà de deux jours ouvrés. L’objectif pour cette année est de parvenir à formaliser la création d’une entreprise en fin d’après-midi pour un dossier déposé la matinée du même jour», avance le directeur des réformes et du développement du secteur privé de l’EDBM, Tojo Ramamonjisoa.

     

    L’Agence national de promotion des investissements entend y parvenir avec sa plateforme digitalisée « Orinasa.edbm.mg ». C’est un projet de dématérialisation des services de l’EDBM, initié à partir de 2020 et qui a enregistré des résultats probants, rapporte Tojo Ramamonjisoa lors de la session sur le Désenclavement numérique et impacts sur les investissements durant le Business forum régionaux à Toamasina.

     

    Ce responsable indique que la mise en service de cette plateforme a permis de réduire le délai de traitement des demandes de création d’entreprises. « Les créateurs de sociétés se déplaçaient auparavant deux fois à l’EDBM, d’abord pour déposer leurs dossiers et revenir après pour les paiements nécessaires une fois que ces dossiers sont jugés conformes. Ils devaient ensuite attendre pour avoir les documents définitifs pour la création de sociétés », rappelle-t-il.

     

    La création de société prenait en moyenne 5,3 jours en 2020. A ce rythme, l’EDBM avait enregistré 1 203 sociétés formellement créées. Avec la possibilité pour les créateurs de sociétés d’uploader leur dossier en ligne, le délai moyen de création d’entreprise était de 4,9 jours en 2021, avec 1 393 sociétés créées. En 2022, le délai moyen de création d’entreprise était encore réduit à 3 jours pour tous statuts risques de sociétés confondus, avec 1 525 sociétés créées, continue encore ce responsable de l’EDBM.

     

    Le projet de digitalisation de l’EDBM a pour objectif de mettre à la disposition des investisseurs ainsi que des créateurs d’entreprises une interface claire, simple et rapide en intégrant tous les services disponibles au sein de son guichet unique. L’opérationnalisation de sa plateforme digitale vise à réduire les coûts, les délais et le nombre d’étapes dans la procédure de création d’entreprises. La plateforme « Orinasa.edbm.mg » va être déployée dans les régions, dont notamment dans l’Atsinanana où l’EDBM dispose d’une antenne régionale, dans un premier temps, annonce Tojo Ramamonjisoa.

     

     

  • ALIMENTATION – Le tilapia vendu jusqu’à 24 000 ariary par kilo à Antananarivo contre 6 000 à 9 000 ariary en Afrique 

    ALIMENTATION – Le tilapia vendu jusqu’à 24 000 ariary par kilo à Antananarivo contre 6 000 à 9 000 ariary en Afrique 

     

    Antananarivo, 10 Avril, 14h50 – Le tilapia proposé à Antananarivo figurerait parmi les plus chers en Afrique. Ce poisson d’eau douce est actuellement vendu entre 20 000 et 24 000 ariary dans la Capitale, alors que le prix moyen du tilapia en Afrique est compris entre 1,5 et 2 dollars soit environ entre 6 000 et 9 000 ariary par kilo. Ces chiffres ont été rapportés par le ministre de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB), Paubert Mahatante, durant la présentation des opportunités d’investissements dans le secteur halieutique à Toamasina, la semaine dernière.

     

    Le ministre de la Pêche réalise donc que les prix des poissons à Madagascar restent globalement élevés. Raison pour laquelle les produits halieutiques sont devenus des « produits de luxe », et « ne sont accessibles qu’à une infime partie de la population », expose-t-il. Paubert Mahatante avance que la consommation de poissons ne se fait qu’une fois par semaine, voire toutes les deux semaines pour certains ménages. Un kilo de poissons est pourtant l’équivalent en rotéine de sept à dix kilos de viandes.

     

    La consommation de poissons reste faible à Madagascar. Elle n’est que de 4,26 kilos par malgache pour une année, indique le ministre de la Pêche. C’est largement en dessous de la moyenne annuelle mondiale qui est de 20 kilos, ou encore celle de l’Afrique estimée à 11 kilos par an. Un Seychellois mange jusqu’à 60 kilos de poissons chaque année si un Maldivien en mange jusqu’à 146 kilos annuellement, poursuit-il.

     

    Le ministre Paubert Mahatante soutient que la pêche est une filière qui n’échappe pas à la règle de l’offre et de la demande. Ainsi, c’est à partir de l’augmentation de l’offre que les prix pourront baisser, a-t-il expliqué. Son département avait en tout cas déjà travaillé dans la promotion de cette filière, en mobilisant notamment les jeunes et les femmes à s’intéresser davantage à la pisciculture. Le MPEB indique travailler avec le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle ainsi qu’avec le programme Fihariana dans la formation de ces jeunes et ces femmes dans sept régions. L’initiative a déjà permis de former environ 2 100 nouveaux pisciculteurs, a-t-il indiqué.

     

    Les prix proposés aux consommateurs dépendent également du coût de production des pisciculteurs. L’alimentation des poissons représente entre 25 à 45 % des investissements en pisciculture, détaille le ministre Paubert Mahatante. Et à celle-ci s’ajoute encore d’autres charges, dont entre autres les obligations fiscales. La production locale de l’alimentation des poissons réduira donc d’une manière significative le cout de production des pisciculteurs, soutient-il. Les opérateurs privés dans la filière ont déjà avancé des solutions pour produire de la protéine pour l’alimentation des poissons comme le lombricompost ou les mouches soldats noirs.

  • ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES – L’Economic development board of Madagascar renforce ses actions pour la rétention des Investissements directs nationaux

    ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES – L’Economic development board of Madagascar renforce ses actions pour la rétention des Investissements directs nationaux

    Antananarivo, 8 Avril, 18h05 – Les actions de rétention des Investissements directs nationaux (IDN) seront renforcées au même titre que la facilitation des Investissements directs étrangers (IDE). C’est ce qu’a avancé le président du Conseil d’administration de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Lantosoa Rakotomalala, à Toamasina, jeudi, lors de l’ouverture du business forum des régions à Toamasina. L’agence nationale de promotion des investissements entend tout mettre en œuvre pour appuyer le secteur privé local, notamment ceux qui sont déjà installés depuis des décennies à Madagascar, soutient-elle. L’objectif est que ces investisseurs puissent avoir une chance de croissance et de diversification, de régionalisation et même d’internationalisation, explique-t-elle.

     

    Lantosoa Rakotomalala souligne la révision de la Loi sur les investissements qui prévoit de nouvelles dispositions, comme le traitement équitable des investissements, qu’ils soient de nature nationaux ou étrangers. L’harmonisation de cette loi, avec les autres textes déjà existants régissant des secteurs d’activités à Madagascar est également prévue.

     

    Le PCA de l’EDBM avance que les IDN pourraient avoir tendance à « s’expatrier » davantage s’il n’y a pas de climat d’affaire favorable pour eux. Elle indique de que des grands groupes malgaches s’internationalisent déjà en Afrique.

     

    La mise en place d’une stratégie de rétention des IDN est par ailleurs une priorité pour tous les pays dans le monde, expose pour sa part le directeur général de cette agence de promotion des investissements, Josielle Rafidy. « Au-delà de l’attraction des IDE, il faut voir comment retenir les investissements nationaux qui ont des besoins particuliers d’accompagnement », martèle-t-elle.

     

    D’après les explications du DG de l’EDBM, plusieurs IDN sont enregistrés dans différents secteurs, dont dans l’agribusiness en particulier. « Nous sommes en train d’identifier l’ensemble des secteurs clés et leurs zones d’implantation. Nous allons voir après comment les accompagner par rapport à l’amélioration de leur environnement des affaires », annonce-t-elle. L’EDBM se mobilise actuellement pour disposer des données sur les IDN, en collaboration avec la Banque centrale de Madagascar (BCM) et la direction générale de l’Economie.

     

    Concernant la promotion des investissements, l’EDBM s’orientera désormais vers une promotion ciblée des opportunités d’investissements, à travers la définition des stratégies sectorielles plus cohérentes, en matière d’attraction et de ciblage d’IDE et d’IDN, dans une démarche orientée résultats. Lantosoa Rakotomalala rappelle que l’EDBM a trois missions principales, à savoir la facilitation, la promotion et être le guichet unique pour les investissements.

     

    Photo : EDBM

  • TRANSPORT AERIEN – Un Airbus A330 en deuxième choix pour les vols longs courriers de Madagascar Airlines

    TRANSPORT AERIEN – Un Airbus A330 en deuxième choix pour les vols longs courriers de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 7 Avril, 17h40 – Madagascar Airlines à l’heure du choix. Bien que l’acquisition d’un Dreamliner 787-900 soit déjà dans les projets de Madagascar Airlines pour assurer ses vols longs-courriers, un plan B est déjà prêt le cas échéant. Le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo, confie en marge de l’ouverture du business forum à Toamasina, qu’un Airbus A330 constitue le deuxième choix de la compagnie si la première option venait à ne pas aboutir.

    L’acquisition d’un aéronef pour assurer les vols longs-courriers devrait intervenir dans la foulée de l’arrivée des Embraer qui sont censés assurer les vols domestiques et régionaux. Le premier d’entre eux est prévu entrer en service à partir du second semestre de cette année. « Nous aurons assez d’aéronefs pour répondre aux attentes pour le réseau domestique ainsi que pour les liaisons régionales et internationales », assure le ministre.

    L’Etat s’est déjà porté garant de Madagascar Airlines pour l’acquisition en dry lease des Embraer 190-E2 ainsi que d’un Dreamliner dont les négociations ne semblent donc pas encore avoir abouti. La loi des finances 2023 prévoit une garantie souveraine de 20 millions de dollars pour la location de ces nouveaux appareils prévus être utilisés par Madagascar Airlines.

    Valery Ramonjavelo indique par ailleurs être en train de travailler avec le cluster du transport aérien ainsi que celui du tourisme, pour voir avec ces acteurs les moyens de répondre à l’engouement qu’il y aurait actuellement pour la destination Madagascar. Le ministre des Transports annonce parallèlement que Madagascar va commencer à ouvrir son ciel. C’est une disposition qui entre dans le plan de Madagascar Airlines et sur laquelle la compagnie nationale malgache pourrait tirer profit, avance-t-il.

  • INVESTISSEMENTS – Les opportunités de développement économique des régions Atsinanana, Analanjirofo et Alaotra-Mangoro promues au Business forum régionaux de Toamasina

    INVESTISSEMENTS – Les opportunités de développement économique des régions Atsinanana, Analanjirofo et Alaotra-Mangoro promues au Business forum régionaux de Toamasina

    Antananarivo, 7 Avril, 7h10 – Mobilisation générale dans la Capitale économique de la Grande île. Décideurs du secteur public, opérateurs du secteur privé, investisseurs directs nationaux et internationaux ou encore les Partenaires techniques et financiers (PTF) sont réunis sur un même plateau, durant la deuxième édition du Business forum régionaux (BFR) qui se tient à Toamasina, depuis ce jeudi. Objectif de la rencontre : transformer les potentialités économiques des régions d’Atsinanana, d’Analanjirofo et d’Alaotra-Mangoro en opportunités d’investissements, comme l’indique le directeur général de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Josielle Rafidy.

     

    Les trois régions de la province de Toamasina sont ainsi mises en avant durant ce business forum. Celui-ci devrait notamment permettre d’identifier les synergies, les intégrations commerciales et productives qui permettraient, à terme, aux régions concernées d’accélérer leur développement en tirant partie de leurs forces et atouts respectifs, ajoute la responsable.

     

    Le gouverneur de l’Atsinanana, Richard Theodore Rafidison, rappelle que sa région est déjà reconnue comme étant un des pôles les plus importants et reste une région d’avenir et d’opportunité. Mais elle regorge encore d’énormes potentialités sectorielles ainsi que de nombreuses opportunités d’investissements privés qui ne demandent qu’à être exploitées et mobilisées. Ce gouverneur avance entre autres les cultures de rente pour la transformation locale ou l’exportation ou encore les nombreux sites touristiques auprès desquels les intéressés peuvent investir.

     

    Analanjirofo, pour sa part, présente une forte potentialité dans les domaines agricoles, forestiers, miniers ou touristiques, d’après son gouverneur Marcellin Randriamanantena. Ces secteurs constituent des leviers de développement pour la région, assure-t-il. Les opportunités sur place peuvent d’ailleurs être exploitées par le secteur privé, notamment avec le développement d’un partenariat public-privé, avance-t-il encore.

     

    L’Alaotra Mangoro, pour sa part, avec sa vocation agricole, n’a pas caché son ambition d’augmenter sa surface cultivée de 188 600 hectares à 200 000 hectares. Un objectif visant à maintenir son titre de grenier à riz de Madagascar, si l’on en croit le gouverneur de cette région Guy Ramarosandratana. L’Alaotra-Mangoro a encore differents secteurs à exploiter, comme le tourisme, l’agriculture, l’industrie, la foresterie et les mines, énumère ce représentant de l’Etat.

     

    Connu surtout pour la promotion des Investissements directs étrangers (IDE), l’EDBM met également les Investissements directs nationaux (IDN) au cœur des réflexions et des préoccupations, comme le soutient la présidente de son conseil d’administration, Lantosoa Rakotomalala. « D’où l’intérêt de cette rencontre qui est régionale mais qui se veut également nationale, à travers notamment les différentes résolutions prises durant le dialogue public-privé est programmé dans le cadre de ce forum », explique-t-elle. Outre la session sur la promotion des opportunités économiques de ces trois régions, des sessions plénières et des sessions en side-events sont aussi programmés.

     

    Le directeur général de l’EDBM, Josielle Rafidy, a par ailleurs rassuré que le cadre de suivi de ce forum a été déjà initié avec les gouverneurs de ces trois régions. Des points focaux sur place sont en contact avec les responsables des investissements de l’agence national des investissements pour accompagner les projets d’investissements concrets issus de ce forum. «Un certain nombre de bailleurs vont nous accompagner dans la réalisation de quelques projets qui vont être ciblés à l’issue de ce Forum» indique-t-elle.

     

    Photo. : Commune urbaine de Toamasina

     

     

  • CLIMAT DES AFFAIRES – Le Syndicat des industries de Madagascar plaide pour une taxation raisonnable et intelligente

    CLIMAT DES AFFAIRES – Le Syndicat des industries de Madagascar plaide pour une taxation raisonnable et intelligente

    Antananarivo, 6 Avril, 18h55 – Veiller à la « poule aux œufs » et en prendre soin. L’Etat ne devrait pas « traire » le secteur privé jusqu’à ce qu’il meure et jusqu’à ce que tout le monde y perde finalement, estime le Syndicat des industries de Madagascar (SIM). Ce groupement professionnel n’entend pas rester parmi les seuls qui paient chaque fois. C’est la raison pour laquelle il appelle à une « taxation raisonnable», comme rapporté par son nouveau président Tiana Rasamimanana lors de l’ouverture de la deuxième édition du Business forum régionaux (BFR) à Toamasina ce jeudi.

    C’est sur l’élargissement du taux de pression fiscale qui est faible que l’Etat devrait considérer sa stratégie. Il y a également la formalisation des activités économiques puisque 75% d’entre elles sont dans l’informel à Madagascar, estime le président du SIM. « Nous ne voulons pas rester continuellement les seuls qui paient et que ça se retourne après contre les industriels et le secteur privé en général », lance-t-il.

    Le Syndicat des industries plaide aussi pour une « taxation intelligente ». Cette taxation devrait se baser sur une taxation juste et loyale pour tout le monde, explique Tiana Rasamimanana. « Ce qui sous-entend que le secteur privé accepte de payer ce qu’il doit à l’Etat. Les opérateurs économiques qui les versent s’attendent en retour à voir où vont réellement aller les taxes, quelles sont les réalisations de l’Etat avec les recettes pour que tout le monde puisse en bénéficier », poursuit-il.

    Le président du SIM estime que l’Etat devrait considérer les attentes du secteur privé si l’intention réelle des deux parties est de développer le secteur économique à Madagascar. Il trouve « incompréhensible » que le pays dispose de toutes les ressources nécessaires alors que le taux d’industrialisation est encore en dessous de 15%.

    Bien qu’il se réjouisse d’un dialogue public-privé franc depuis ces quatre dernières années, notamment dans le processus d’élaboration des Lois des finances, le nouveau président du SIM regrette que seules deux doléances sur les dix soumises pare secteur privé aient été satisfaites . « Ce qui n’est pas juste à notre avis car ce que nous demandons n’est pas quelque chose d’irréalisable », avance-t-il.

    Le SIM admet toutefois que l’Etat n’est pas le seul à avoir un rôle à jouer dans le développement économique de Madagascar. Il y a également le secteur privé dont il reconnaît le rôle. L’Etat doit, selon Tiana Rasamimanana, garantir la mise en place des infrastructures routières ou énergétiques. Il doit également garantir la sécurité des biens et personnes et mettre en place les cadres réglementaires adaptés. Le secteur privé, dont les industriels pour leur part doivent produire, transformer, innover, distribuer, exporter. Ces membres doivent assurer une bonne gestion, dont entre autres le paiement de taxes.

    Pour le président du SIM, l’Etat et le secteur privé doivent se mettre d’accord sur une feuille de route. Chacune des deux parties doit respecter ses engagements, en tenant compte de la continuité de l’Etat, conclut-il.

     

    Photo : Governora Faritra Atsinanana

  • AIDE FINANCIERE – Un crédit de 600 millions de dollars approuvé par la Banque mondiale pour soutenir l’agriculture, l’énergie et les télécommunications

    AIDE FINANCIERE – Un crédit de 600 millions de dollars approuvé par la Banque mondiale pour soutenir l’agriculture, l’énergie et les télécommunications

    Antananarivo, 6 Avril, 8h10 – Un appui important pour les secteurs considérés comme porteurs de croissance. La Banque mondiale annonce l’approbation d’un financement de 600 millions de dollars pour soutenir l’agriculture, l’énergie et les télécommunications à Madagascar.

    Avec le projet Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (DECIM) à hauteur de 400 millions de dollars, l’objectif est de doubler l’accès à l’énergie, qui passera de 33,7 % à 67 % à Madagascar et d’ajouter 3,4 millions d’utilisateurs de l’internet. Il soutiendra, entre autres, le déploiement d’infrastructures et la mobilisation de capitaux privés pour améliorer et étendre l’accès à l’énergie et aux services numériques dans les zones mal desservies.

    Le projet de Productivité et de résilience des moyens de subsistance en milieu rural, à hauteur de 200 millions de dollars, entend, pour sa part financer la réhabilitation de 30 000 ha de périmètres irrigués, de 30 000 ha de bassins versants et de 150 kilomètres de routes rurales pour améliorer l’accès aux marchés. Il vise également à soutenir les investissements des agriculteurs dans la micro-irrigation et la gestion durable des paysages par les communautés sur 61 000 hectares. Il concernera en particulier les régions d’Alaotra-Mangoro et de Sofia.

  • FINANCEMENT – Le portefeuille de la Banque mondiale à Madagascar s’élève à 4,2 milliards de dollars en mars 2023

    FINANCEMENT – Le portefeuille de la Banque mondiale à Madagascar s’élève à 4,2 milliards de dollars en mars 2023

    Antananarivo, 3 Avril, 16h50 – 26 projets nationaux et deux opérations régionales. La Banque mondiale indique qu’en mars 2023, son portefeuille à Madagascar s’élève à 4,2 milliards de dollars. Plusieurs domaines bénéficient de ce partenariat, détaille cette institution financière sur son site officiel.

    ⭕La grande partie de ce financement est allouée aux infrastructures. Ce secteur bénéficie de 35% du portefeuille de la Banque mondiale, soit 1,495 milliard de dollars. Il est suivi par le développement durable avec 31%, équivalant à 1,302 milliard de dollars. Le développement humain vient en troisième position avec 25% du financement, soit 1,045 milliard de dollars. Et enfin, la croissance équitable, la finance et les institutions ont bénéficié de 393 millions de dollars, soit 9% du financement.

    ⭕La Banque mondiale parle de projets phares, dont ceux approuvés dernièrement. Il y a par exemple le projet « Connecter Madagascar pour une croissance inclusive », approuvé au mois de mars 2022 pour un montant de 400 millions de dollars. Il vise à améliorer la connectivité, la résilience et la gestion des routes principales dans certaines zones rurales de Madagascar, comme la RN10 et la RN31, rappelle la Banque mondiale.

    ⭕L’institution de Bretton woods a aussi approuvé au mois de juin 2022 le « Programme de résilience des systèmes alimentaires pour l’Afrique de l’Est et Australe », dont 158,1 millions de dollars pour Madagascar. C’est un projet qui soutient, entre autres, la remise en état des infrastructures d’irrigation et de commercialisation ainsi que la restauration des bassins versants.

    ⭕D’autres, comme le « Projet de filets sociaux de sécurité et de résilience à Madagascar » financé à hauteur de 250 millions de dollars ont été approuvés ces trois dernières années. Le dernier, le « Projet de productivité et de résilience des moyens de subsistance en milieu rural », avec un financement prévu de 200 millions de dollars devait être approuvé le 30 mars 2023.

    ⭕La Banque mondiale indique qu’elle fournit également des services d’analyse et de conseil. Ils visent à « soutenir la prise de décision fondée sur des données probantes et la mise en œuvre plus efficace du développement ».

    Photo : Banque mondiale

  • TOURISME – 138 touristes transportés par le paquebot Bougainville passent la journée à Mahajanga

    TOURISME – 138 touristes transportés par le paquebot Bougainville passent la journée à Mahajanga

    Antananarivo, 3 Avril, 10h45 – Le paquebot Bougainville est de retour à Mahajanga. Après son passage le 16 Février dernier, il vient à nouveau d’accoster ce lundi matin dans cette ville de l’Ouest du pays avec 138 nouveaux touristes à bord. Les acteurs touristiques se réjouissent du retour de ce paquebot et entendent élargir les activités proposées aux touristes pour que ces derniers reviennent eux aussi.
    ⭕« L’arrivée de ces touristes profitent déjà aux agences de location de voitures et aux artisans qui exposent leurs œuvres au port. Maintenant, pour inciter ces touristes à revenir avec leur famille, pour un plus long séjour, nous profiterons des sorties pour parler des autres sites touristiques », souligne Eric Razafimaitra président de l’Office Régionale du Tourisme Boeny.
    ⭕Durant l’escale, la visite du lac sacré ou encore du cirque rouge est prévue. Après Mahajanga, le Bougainville mettra le cap sur Nosy-Be.
    Photo : ORT Boeny
  • INDUSTRIE – Une nouvelle usine de transformation de poivre vert implantée à Nosy Varika

    INDUSTRIE – Une nouvelle usine de transformation de poivre vert implantée à Nosy Varika

    Antananarivo, 2 Avril, 12h45 – Une troisième usine de transformation de produits locaux pour le district de Nosy Varika. Les autorités locales viennent d’inaugurer la nouvelle usine de transformation de poivre vert, située dans la commune d’Ambandrika Vohilava, ce samedi.  »Cette nouvelle usine, dont la capacité de production journalière est estimée à une tonne, va non seulement appuyer les agriculteurs, mais elle va également créer de l’emploi pour la population locale. En effet, environ 200 employés de l’usine viennent de cette localité. », souligne le Docteur Lucien Randriarison, gouverneur de la région Vatovavy.

     

    L’entreprise va assurer la collecte des produits auprès des agriculteurs jusqu’à leur commercialisation.  » L’objectif étant d’arriver à faire concurrence sur le marché international. », précise le directeur général de l’entreprise, dans un communiqué rapporté par le gouvernorat de la région Vatovavy.

     

    L’entreprise entend également étendre ses activités à d’autres produits locaux, à l’instar du café. Cette usine, implantée à Nosy Varika, est la troisième usine de l’entreprise Queen Spices à Madagascar, après Farafangana et Vavatenina.