Catégorie : Économie

  • HYDROCARBURES – Des subventions de 88 milliards d’ariary pour le pétrole lampant en 2022

    HYDROCARBURES – Des subventions de 88 milliards d’ariary pour le pétrole lampant en 2022

     

    Antananarivo, 18 Mars, 17h15 – Un gap à supprimer. L’Etat n’entend plus combler la différence entre le prix à la pompe du pétrole lampant et son prix réel. A en croire la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, l’Etat avait alloué une moyenne annuelle de 1 806 ariary par litre pour les subventions qui étaient allouées au pétrole lampant en 2022. En les multipliant par une consommation mensuelle de 4 millions de litre, l’Etat a affecté 88 milliards d’ariary de subvention pour ce produit l’année dernière, livre-t-elle.

     

    En juillet 2022, le prix du pétrole lampant fixé à l’époque à 2430 ariary était largement en dessous de la vérité de prix qui dépassait en ces temps les 4100 ariary, avait déjà indiqué L’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Pour 2023, la ministre souligne que cette subvention pour le pétrole lampant tourne autour de 1 600 ariary par litre. C’est à cette subvention que l’Etat entend mettre fin dans le cadre de la mise en place d’un mécanisme de tarification automatique des carburants suivant la vérité des prix d’ici le premier semestre de l’année prochaine, précise la ministre Rindra Rabarinirinarison, au cours de l’émission hebdomadaire Tsy Ho Tompon-trano Mihono sur la chaîne de télévision publique à laquelle elle était invitée dimanche.

     

    Le président de la République, Andry Rajoelina, a déjà annoncé l’intention de l’Etat de ne plus subventionner le pétrole lampant à partir de l’année 2024. Mais « nous ne pouvons pas arrêter de subventionner ce produit sans prendre les mesures d’accompagnement de cette décision », poursuit la ministre. C’est pourquoi les autorités malgaches se sont engagées auprès du Fonds monétaire international à travailler sur l’élaboration de mesures visant à atténuer l’impact d’une éventuelle hausse de prix sur les personnes les plus vulnérables, dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).

     

    La ministre Rindra Rabarinirinarison indique que parmi les mesures déjà avancées par le Chef de l’Etat figure l’installation de parcs solaires dans 37 districts où l’usage de pétrole lampant est encore conséquent. Un appel d’offres pour ce projet d’électrification a déjà été lancé, mais les offres n’ont pas été satisfaisantes et les autorités ont décidé de le relancer. D’après la ministre des Finances, c’est le dernier financement acquis du FMI qui sera utilisé pour ce projet. Il y a parallèlement la dotation de kits solaires à un million de foyers. Ce projet est financé par la Banque mondiale à travers le projet de développement à moindre cout de l’accès aux services électriques (LEAD), avec une enveloppe de 150 millions de dollars.

     

    « Une fois les parcs solaires installés et les kits solaires distribués, il n’y a plus de raison de subventionner le pétrole lampant car le nombre de personnes utilisant ce produit pétrolier aurait déjà beaucoup diminué », avance la ministre Rindra Rabarinirinarison. L’Etat va travailler jusqu’à la fin de cette année pour y parvenir. Mis à part l’usage du pétrole lampant pour l’éclairage, ce produit est également utilisé pour la cuisson, pour l’élevage notamment pour les couveuses à pétrole. Des organisations l’utilisent également pour faire fonctionner les réfrigérateurs à pétrole.

  • EMPLOIS – Les groupements patronaux appelés à appliquer l’égalité de rémunération entre leurs salariés hommes et femmes pour le même travail

    EMPLOIS – Les groupements patronaux appelés à appliquer l’égalité de rémunération entre leurs salariés hommes et femmes pour le même travail

     

     

    Antananarivo, 18 Mars, 11h45 – A travail égal, salaire égal. La représentante de la Banque mondiale à Madagascar, Marie Chantal Uwanyiligira plaide pour l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes pour les mêmes fonctions ou pour le même travail. Un écart important est encore constaté, et les groupements patronaux sont appelés à prendre les dispositions afin de le combler. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) en serait déjà avisé. Mais cette situation a également été exposée par la missionnaire de l’institution de Bretton Woods au président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM) durant l’ouverture du Salon des femmes entrepreneurs (SAFE), vendredi.

     

    C’est sur l’indicateur « rémunération » que Madagascar a obtenu son plus faible score dans le rapport « Les femmes, l’entreprise et le droit 2023 » de la Banque mondiale, qui expose les disparités juridiques dans le traitement des hommes et des femmes à différentes étapes de leur vie professionnelle. Dans cet indicateur, ou les lois et les règlementations qui affectent la rémunération des femmes avaient été mesurées, la Grande île n’a obtenu qu’un score de 25 sur 100.

     

    Marie Chantal Uwanyiligira indique avoir reçu également des témoignages des femmes qui auraient mis jusqu’à dix ans à épargner de l’argent pour leur permettre de commencer leur business. Or ces femmes auraient pu mettre moins de temps et auraient pu avoir moins de mal à y parvenir si ces femmes étaient payées comme les hommes, explique la représentante de la Banque mondiale.

     

    Les entreprises malgaches sont donc appelées à payer le même salaire pour les femmes et les hommes pour les mêmes fonctions. Et elles ne devraient pas attendre que le Gouvernement fasse une régulation et vienne les contrôler pour le faire, poursuit-elle.

     

    « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2023 » est la neuvième d’une série d’études annuelles qui mesure les avancées vers la parité dans 190 économies, au travers des lois et réglementations qui affectent les opportunités économiques des femmes. Madagascar a obtenu une note globale de 69,4 sur 100. Cette note est en dessous de la moyenne de l’Afrique qui est de 72 sur 100, mais la Grande île peut faire mieux et c’est possible, selon Marie Chantal Uwanyiligira.

     

    Le projet présente huit indicateurs, structurés autour des interactions des femmes avec la loi au cours de leur vie et leur carrière. Outre la « rémunération » dans laquelle Madagascar a obtenu le score de 25 sur 100, il y a l’indicateur « mobilité » qui examine les entraves à la liberté de circulation dans lequel le pays a eu le score de 75 sur 100.

     

    Pour les autres indicateurs, il y a le « travail » qui analyse les lois qui affectent la décision des femmes de travailler (100/100), le « mariage » qui évalue les contraintes juridiques associées (80/100), la « parentalité » qui examine les lois qui affectent l’emploi des femmes après avoir eu des enfants (40/100). Viennent ensuite « l’entrepreneuriat » qui analyse les entraves à la création et la gestion d’entreprises pour les femmes (75/100), les « actifs » qui considèrent les différences entre les sexes en matière de droit matrimonial et successoral (60/100) et la retraite qui évalue les lois qui affectent le montant des prestations de retraite d’une femme (100/100).

  • MANIFESTATION ECONOMIQUE – Un salon pour permettre aux femmes entrepreneures de faire une démonstration de force 

    MANIFESTATION ECONOMIQUE – Un salon pour permettre aux femmes entrepreneures de faire une démonstration de force 

    Antananarivo, 18 Mars, 07h20 – Effervescence au Novotel. Les femmes entrepreneures saisissent la tenue sur place de l’édition internationale du Salon des femmes entrepreneurs (Safe) pour démontrer leur force. L’évènement constitue une occasion pour renforcer la valorisation du savoir-faire féminin et du poids économique grandissant des entreprises promues par des femmes à Madagascar et dans la région Océan Indien.

     

    Pour la ministre de l’Economie et des finances (MEF), Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ce salon « casse les codes et les stéréotypes ». Elle soutient durant l’ouverture du Safe, vendredi, que « les femmes sont là pour démontrer qu’elles font partie intégrante de la machine du développement à Madagascar ».

     

    Le Groupement des femmes entrepreneures de Madagascar (GFEM) a consolidé ses acquis dans l’organisation de cet évènement, dont l’objectif est de mettre la lumière sur les entreprises dirigées par des femmes pour qu’elles aient plus de visibilité. Plus d’une cinquantaine d’exposants venant des quatre coins de l’île, de la région Océan Indien ainsi que des exposants issus du Comesa federation of women in business (COMFWB), y sont représentées. Des entreprises incubées prennent également part au salon, indique la vice-présidente des Femmes entrepreneures d’Analamanga (FEA), Sandrine Ratsararay.

     

    Le salon SAFE est une plateforme de référence pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin. Une multitude de secteurs y est représentée, dont entre autres le textile, l’agroalimentaire, l’artisanat, les services financiers, la construction, le bien-être ou encore les technologies. Des conférences et des partages d’expériences avec un « plateau tournant », deux « business talks », un concours de « pitchs » et des rencontres B2B essentielles pour tisser les liens et concrétiser les opportunités de marché sont par ailleurs programmés.

     

    Les femmes entrepreneures ont déjà prouvé de quoi elles sont capables, selon la présidente du GFEM, Fanja Razakaboana. « Ce sont des innovatrices qui ont le pouvoir de transformer les modes de production et de consommation en de modèles plus durables et respectueux de l’environnement », soulève-t-elle. Elles doivent pourtant être prêtes à relever les nouveaux défis et être en mesure de naviguer dans des environnements incertains et de saisir les opportunités qui se présentent, poursuit la présidente du GFEM.

     

    Les femmes entrepreneures doivent surtout être soutenues par des politiques publiques favorables, des investissements et des partenariats durables, plaide Fanja Razakaboana. « Le vrai challenge est d’offrir un environnement économique idéal pour permettre aux femmes de s’épanouir », lance-t-elle. Elle insiste que l’entrepreneuriat féminin est un levier important pour booster les emplois, pour réduire les inégalités encore persistantes entre les hommes et les femmes et pour autonomiser davantage celles qui désirent entreprendre.

  • ENTREPRENEURIAT – L’Agence japonaise de coopération internationale lance la deuxième édition de la « Jica Ninja Cup » pour les start-ups de Madagascar

    ENTREPRENEURIAT – L’Agence japonaise de coopération internationale lance la deuxième édition de la « Jica Ninja Cup » pour les start-ups de Madagascar

    Antananarivo, 17 Mars, 13h58 – Les porteurs de projets appelés à se préparer. L’agence japonaise de coopération internationale (JICA) annonce le lancement de la deuxième édition de son concours « Ninja Cup » cette année. La « Jica Ninja Cup – Mizunami Africa Foundation pour les start-ups de Madagascar 2023 » est organisée, dans son ambition d’encourager les entrepreneurs qui proposent des solutions aux problèmes socioéconomiques et qui sont capables de créer des emplois de qualité et répondant aux objectifs de développement durable (ODD).

    ⭕L’appel à manifestation d’intérêt pour ce concours sera lancé le 6 avril prochain. La Jica indique déjà dans son communiqué que les secteurs privilégiés sont principalement centrés sur l’agriculture, la nutrition, la santé, l’éducation, l’infrastructure, la gestion de déchets et le recyclage. L’agence japonaise justifie ses choix dans l’idée de développer des synergies avec ses projets à Madagascar.

    ⭕Pour cette deuxième édition de la « Ninja Cup », la Jica est rejointe par l’organisation japonaise Mizunami Africa Foundation et la plateforme entrepreneuriale Nexta. Une série de présélection et la sélection des finalistes auront lieu après la clôture des soumissions de candidatures fixée le 10 mai 2023. Trois startups seront confiées à l’incubateur d’entreprises NextA et la startup la plus méritante bénéficiera d’un financement de la part de la Mizunami Africa Foundation.

  • CARBURANT – Reprise des paiements des taxes par les pétroliers à partir de la semaine prochaine

    CARBURANT – Reprise des paiements des taxes par les pétroliers à partir de la semaine prochaine

    Antananarivo, 17 Mars, 09h15 – Un accord à mettre en œuvre entre l’Etat et les pétroliers. Les deux parties se sont convenues de régler ce qu’elles doivent l’une envers l’autre. Si l’Etat va émettre les Bons du trésor spéciaux (BTS) pour régler ses passifs envers les membres du Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM), les compagnies pétrolières vont, de leur côté, reprendre le paiement des taxes et redevances sur les carburants à partir de la semaine prochaine. C’est ce qui a été conclu lors de la rencontre entre le Gouvernement, représenté par le Premier ministre Christian Ntsay et la ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison, et les représentants du GPM, ce jeudi.

    ⭕Ces dispositions s’apparentent bien à la mise en œuvre de l’accord qui était déjà trouvé entre les deux parties et qui a été présenté au Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la troisième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Le rapport de cette revue avait souligné que les administrateurs de l’Institution de Bretton Woods se félicitent du règlement des dettes croisées avec les distributeurs de pétrole. La directrice générale adjointe du FMI, Antoinette Sayeh avait toutefois insisté sur « la mise en œuvre intégrale de l’accord conclu avec les distributeurs de pétrole en décembre 2022 ».

    ⭕La ministre Rindra Rabarinirinarison avait déjà indiqué que les pétroliers doivent 1 136 milliards de taxes à l’Etat. Et qu’à ces taxes s’ajoutent encore 247 milliards d’ariary de Redevance d’entretien routier (RER) et 23 milliards d’ariary de Redevance de développement du secteur (RDS). Le Grand argentier n’a toutefois pas indiqué le montant du passif de l’Etat envers les pétroliers, résultant du non ajustement des prix à la pompe, et encore moins ce que la Jirama doit à des compagnies pétrolières.

    ⭕Lors de la deuxième revue de la FEC, par exemple, il était indiqué qu’après avoir déduit les arriérés des distributeurs pétroliers au Fonds routier et au ministère des Hydrocarbures pour la RDS, le passif net de l’Etat à fin mai 2022 était estimé par les autorités malgaches entre 237 et 347 milliards d’ariary. Cette seconde revue de la FEC avait par ailleurs indiqué qu’un plan de remboursement des arriérés de la JIRAMA, qui s’élèvent à 1257 milliards d’ariary au 31 décembre 2021, sera mis en œuvre « au cours des trois prochaines années ».

    ⭕L’ancien ministre de l’Energie avait néanmoins toujours insisté sur la nécessité d’un audit, notamment des factures de carburant présentées à la Jirama. Ce, en pointant du doigt les dépenses excessives en carburant de la compagnie nationale d’eau et d’électricité.

  • CONJONCTURE – Les minerais stratégiques comme le nickel et le graphite portent l’économie malgache

    CONJONCTURE – Les minerais stratégiques comme le nickel et le graphite portent l’économie malgache

    Antananarivo, 16 Mars, 10h05 – C’est l’exportation des minerais stratégiques comme le nickel, le cobalt et le graphite qui porte l’économie malgache ces derniers temps. C’est ce qu’a laissé entendre la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, lundi. La hausse importante de la demande de ces minerais, provoquée par l’accélération du mouvement des pays développés vers la transition énergétique a profité au secteur extractif de la Grande île qui en exporte. Et « les recettes générées par ces exportations ont largement contribué à l’économie et ont épargné Madagascar de la récession économique comme cela est enregistré dans d’autres pays voisins, rapporte le grand argentier.

    La ministre Rindra Rabarinirinarison indique que selon les données officielles disponibles, l’exportation de ces minerais stratégiques a augmenté de 73%. Mais plus de 70% des devises rapatriées à Madagascar proviendraient également de leurs exportations. A titre de comparaison, les devises rapatriées de l’exportation de vanilles n’en constituaient que 17%, détaille-t-elle.

    La Banque centrale de Madagascar (BCM) souligne dans sa note de conjoncture économique publiée au mois de février de cette année, que les exportations de biens ont rebondi de 31,0 % par rapport à 2021. Cette hausse est notamment due aux produits miniers, tels que le nickel et le cobalt, ainsi qu’aux exportations de la zone franche. Le prix du nickel avait augmenté de 36,3 %, accompagné de l’accroissement de 27,4 % du volume exporté. Les exportations du cobalt pour leur part se sont améliorées de 67,1 % en termes de volume et le prix s’est accru de 25,3 %, détaille ce document de la BCM.

    En termes de perspectives, le ministère de l’Economie et des finances (MEF) prévoit dans le document de performance, annexé au projet de Loi des finances 2023, une croissance du secteur secondaire qui devrait atteindre 8,6% cette année. Et le secteur extractif contribuera grandement à cette performance avec une demande mondiale soutenue pour les minerais concourant à la transition énergétique, et cela malgré un ralentissement attendu de la croissance économique mondiale.

    La BCM prévoit pour sa part que les exportations de la Grande île seront encore stimulées par le développement des produits phares tels que les produits minier. Et la hausse de la demande et de leur prix sur le plan international en sera encore la raison.

    Le MEF estime que les pays développés ne devraient pas faire machine arrière concernant la transition énergétique vers laquelle ils se sont déjà basculés. Selon la projection de ministère, la demande de ces minerais ne va pas cesser de croitre, tout comme les exportations malgaches de ces produits qui vont également augmenter. « Si cette prévision venait à se confirmer, il n’y a pas de risque que Madagascar plongera dans une récession économique », rassure la ministre Rindra Rabarinirinarison.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Corsair reprend sa desserte de Madagascar à partir du 27 juin 2023

    TRANSPORT AÉRIEN – Corsair reprend sa desserte de Madagascar à partir du 27 juin 2023

     

    Antananarivo, 15 Mars, 19h20 – Corsair parle d’un « retour d’une liaison historique ». Son président directeur général, Pascal de Izaguirre, annonce le grand retour de cette compagnie française à Antananarivo à partir du 27 juin 2023. Celle-ci programme deux vols hebdomadaires depuis Paris-Orly et La Réunion qu’elle opérera tout au long de l’année avec ses appareils de nouvelles générations A33neo, livre ce haut responsable de la compagnie sur son compte Linkedin.

    Les vols de Corsair depuis la Réunion vers Antananarivo sont programmés tous les mercredi et samedi à partir du 28 juin. Mais ils sont décalés tous les mardi et samedi à partir du 10 octobre, avec les mêmes heures de départ à 12h30 à Saint Denis et des arrivées à Ivato à 13h20.

    Pour ses vols depuis Antananarivo vers La Réunion, Corsair les programme tous les mercredi et samedi à partir du 28 juin puis tous les mardi et samedi à partir du 10 octobre. Les départs à Ivato sont fixés à 17h00 pour des arrivées à Saint Denis à 19h35.

    Dans son communiqué, Corsair rassure qu’avec les A330neo, « les clients pourront apprécier le confort d’une cabine ultra-moderne et la moins bruyante de sa catégorie, avec une connexion WIFI pendant tout le vol ». La compagnie indique qu’elle porte également « une attention toute particulière au confort et à la qualité de service, au sol et à bord ».

    Corsair se réjouit de renouer de nouveau sa desserte d’Antananarivo. «Cette desserte fait partie de l’histoire de Corsair. Nos équipes se réjouissent de retrouver leurs clients sur cette destination, et notamment les populations locales auxquelles nous souhaitons offrir des voyages de qualité à des prix compétitifs », déclare son PDG Pascal de Izaguirre.

    Cette ligne avait été opérée pour la dernière fois par Corsair au mois de février 2019 avec un Airbus A330-200. Cette compagnie française avait perdu ses droits de trafic entre Saint-Denis et Antananarivo en 2018, et s’est vue également contrainte d’abandonner sa ligne Paris-Madagascar après 21 ans de présence sur la Grande Île.

     

    Photo : CORSAIR

  • APPUI AUX ENTREPRISES – Miarakap Investissements augmente jusqu’à 25 milliards d’ariary son capital pour doubler ses capacités d’investissements en faveur des PME à impacts

    APPUI AUX ENTREPRISES – Miarakap Investissements augmente jusqu’à 25 milliards d’ariary son capital pour doubler ses capacités d’investissements en faveur des PME à impacts

    Antananarivo, 15 Mars, 10h45 – Miarakap relève ses ambitions et s’en donne les moyens. Neuf nouveaux contributeurs viennent de rejoindre les investisseurs historiques de ce fonds d’investissement dédié aux petites et moyennes entreprises (PME) à impacts, mardi. Avec un tour de table total de 25 milliards d’ariary, ce fonds entrevoit de financer jusqu’à quatre nouvelles PME annuellement, avec environ 2 milliards d’ariary par investissement.

    ⭕Avec cette capacité d’investissement revue à la hausse, Miarakap investissements entend également étendre ses activités, qui sont pour l’instant concentrées à Antananarivo, ainsi qu’il a été exposé durant la célébration du cinquième anniversaire d’opérationnalisation de ce fonds.

    ⭕Ce fonds d’investissement se donne comme mission de financer une nouvelle génération d’entrepreneurs ambitieux et responsables, à fort potentiel de croissance et d’impact environnementaux, sociétaux et de gouvernance (ESG). Il cible des entreprises qui existent déjà, qui sont rentables et qui sont en mesure de multiplier au moins par cinq leur taille pour les cinq prochaines années, a entre autres souligné le président directeur général de Miarakap Investissements, Emmanuel Cotsoyannis.

    ⭕Miarakap admet avoir eu des difficultés à « trouver des bons projets » et suffisamment d’entrepreneurs capables de développer des business forts, à l’échelle et à impact. Mais ce fonds dresse un bilan satisfaisant de ses cinq premières années d’existence. La première amorce de 11,5 milliards d’ariary lui a permis de financer en capital dix sociétés dans des secteurs d’activités diversifiés.

    ⭕Ce fonds d’investissement a déjà financé Vatel dans l’éducation, l’APEM-PAIQ dans la microfinance, Malakass et Exa dans l’agroindustrie, Hairun technologie, SmartPredict et Supermarché.mg dans le digital. Il a également appuyé Le Complexe et Chicky qui sont dans la restauration ainsi que Stephaina Beauty. Ces sociétés du premier portefeuille de Miarakap ont créé pas moins de 1 000 emplois aujourd’hui et elles auraient enregistré une croissance de 50% de leur chiffre d’affaires en 2022.

    ⭕Emmanuel Cotsoyannis a par ailleurs rappelé que Miarakap contribue à des programmes de Blended finance à destination des entrepreneurs. Il s’agit de Mitsiry, un programme financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et le secteur privé, ainsi que le programme d’Assistance technique aux entrepreneurs qui est financé par le Gouvernement de Monaco. Ce sont au total plus de 35 entrepreneurs à impacts sociaux et environnementaux qui ont été accompagnés par ces programmes, a-t-il indiqué.

  • SITUATION ECONOMIQUE – Accélération de l’inflation à 11,5% pour Madagascar au mois de janvier 2023

    SITUATION ECONOMIQUE – Accélération de l’inflation à 11,5% pour Madagascar au mois de janvier 2023

    Antananarivo, 14 Mars, 14h10 – Des pressions inflationnistes importantes. Si le niveau de l’inflation était déjà à 10,8% à fin décembre 2022, il s’est accéléré à 11,5% au mois de janvier de cette année. L’évaluation a été faite par le Fonds monétaire international (FMI), et exposée par son représentant à Madagascar Mokhtar Benlamine durant la présentation du rapport de la troisième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), lundi.

    Cette situation peut s’expliquer par plusieurs facteurs, selon ce responsable du FMI. Il évoque des facteurs externes comme l’augmentation des prix à l’international ou encore les problèmes des frets et de logistique. L’effet de la hausse des prix à la pompe, les perturbations de l’acheminement des marchandises ou l’impact de l’augmentation des salaires opérée l’année dernière pour le secteur public et le secteur privé sont également des facteurs internes à prendre en compte, explique-t-il.

    Le FMI estime que la Banque centrale de Madagascar (BCM) devrait rester alertée par rapport à la situation de l’inflation et prendre les mesures nécessaires lorsqu’elle le jugera adéquat pour pouvoir contenir les pressions. L’autorité monétaire malgache, pour contenir l’inflation et dans sa mission de stabilisation des prix, devra revoir ces taux de refinancement. Mokhtar Benlamine soutient qu’ « il faut augmenter les taux pour pouvoir faire baisser l’inflation ». Il ajoute que « c’est le moyen et peut-être le seul moyen que le pays a actuellement pour y parvenir avec son régime monétaire ».

    Le FMI souligne toutefois qu’il se limite à conseiller. « Nous conseillons l’Etat, en fonction des évolutions que nous constatons. C’est à la BCM et son comité monétaire d’en décider », lance le représentant de l’institution de Bretton Woods.

    Le comité monétaire de la BCM avait décidé de maintenir le taux des facilités de dépôt à 8,10% et le taux des facilités de prêt marginal à 10,10% au mois de février de cette année. Pour l’autorité monétaire malgache, la décision a été prise du fait que le resserrement de sa politique monétaire entre mai 2021 et octobre 2022 a contribué à limiter la progression de l’inflation.

    La Banque centrale avait toutefois déjà avancé que des effets plus significatifs du resserrement de sa politique monétaire sur les prix, qui se situent encore à un niveau élevé, sont attendus pour les prochains mois. Elle a alors rassuré qu’elle suivra attentivement l’évolution de la situation économique et se tiendra constamment prête à apporter les éventuels ajustements nécessaires.

  • DETTES – Le ministère des Finances indique avoir reçu 4,168 milliards de dollars d’offre de financement

    DETTES – Le ministère des Finances indique avoir reçu 4,168 milliards de dollars d’offre de financement

    Antananarivo, 14 Mars, 7h15 – Il semblerait que les prêteurs se bousculent pour prêter de l’argent à Madagascar et pour financer ses projets. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) indique avoir reçu 4,168 milliards d’offres de financement à l’heure actuelle. Mais ce département assure ne pas avoir l’intention de dépasser le plafond de dette que Madagascar peut contracter et qui a été convenu avec le Fonds monétaire international (FMI). Ce plafond est fixé à 800 millions de dollars par an depuis la mise en œuvre du programme sur la Facilité élargie crédit (FEC) avec cette institution de Bretton Woods, rappelle la ministre Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, en conférence de presse, lundi.

     

    Madagascar a convenu avec le FMI, dans le cadre de ce programme triennal, de maintenir le « plafond des nouvelles dettes extérieures contractées ou garanties par le Gouvernement et la Banque centrale de Madagascar (BCM) à 800 millions de dollars, vu la situation de la Grande île, considérée comme « plus vulnérable aux emprunts extérieurs ». Le MEF estime dans le document budgétaire annexé au projet de Loi des finances 2023 que le respect de ce plafond d’endettement devrait permettre à Madagascar de maintenir son risque de surendettement à un niveau « modéré ».

     

    La gestion de la dette publique est une des critères sur lesquelles les autorités malgaches auraient enregistré leur meilleure performance dans le cadre de la troisième revue de la FEC, précise la ministre Rindra Rabarinirinarison. Le FMI suit d’ailleurs de près ce volet dans son évaluation, insiste-t-elle. Aussi, « nous ne pouvons pas contracter des prêts comme bon nous semble. Il y a des engagements à tenir, que ce soit en termes de plafond qu’en termes de condition », a-t-elle exposé. Le non-respect des conditions imposées par le FMI pourrait d’ailleurs conduire à la suspension de la coopération avec cette institution financière, lance Rindra Rabarinirinarison.

     

    Le MEF indique dans sa stratégie de la dette à moyen terme (SDMT) 2023-2025, que pour ce qui est des sources de financement extérieur, les bailleurs de fonds traditionnels, comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne d’investissement (BEI) ou encore le FIDA restent les « partenaires privilégiés » de Madagascar pour la mobilisation des prêts concessionnels et semi-concessionnels. Pour ce qui est de ses partenaires bilatéraux, Madagascar mise sur le Japon, la France, l’Inde ou la Chine.

     

    Mais le recours davantage aux prêts non concessionnels est également inévitable, d’après ce document, compte tenu de « l’importance des investissements nécessaires à l’émergence de Madagascar ». Le MEF s’appuie sur la notation de l’agence Standard and Poor’s qui a attribué la note B-/B avec une perspective positive pour accéder aux marchés des capitaux internationaux.

     

    Pour ce qui est des sources de financement intérieures, les Bons de trésor par adjudication (BTA), les avances statutaires et les titres de bon de trésor constituent les principaux instruments de financement. L’émission de nouveaux titres à plus longue maturité, allant jusqu’à dix ans, est même avancée.