Catégorie : Économie

  • CARBURANT – 1 136 milliards d’ariary de taxes non versés par les pétroliers en 2022, selon la ministre des Finances

    CARBURANT – 1 136 milliards d’ariary de taxes non versés par les pétroliers en 2022, selon la ministre des Finances

     

    Antananarivo, 13 Mars, 17h10 – Les pétroliers ont également des dettes à régler envers l’Etat. Si l’on en croit la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ces opérateurs doivent verser 1 136 milliards d’ariary de taxes et 270 milliards d’ariary de redevances, dont 247 milliards d’ariary de Redevance d’entretien routier (RER) et 23 milliards d’ariary de Redevance de développement du secteur (RDS). Les pétroliers n’ont pas versé à l’Etat ce qu’ils lui doivent, confie la ministre en marge de la présentation de la décision du Fonds monétaire (FMI) concernant la troisième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), ce lundi.

    Un accord a cependant déjà été trouvé entre les deux parties sur ce sujet il y a deux mois, souligne le Grand argentier. Cet accord avait été présenté au FMI dans le cadre de la troisième revue de la FEC. Les administrateurs de l’Institution de Bretton Woods indiquent se féliciter « du règlement des dettes croisées avec les distributeurs de pétrole ». La directrice générale adjointe du FMI, Antoinette Sayeh a cependant insisté sur « la mise en œuvre intégrale de l’accord conclu avec les distributeurs de pétrole en décembre 2022 ».

    L’Etat doit aussi de l’argent aux pétroliers suite au non ajustement des prix des carburants à la pompe, alors que les prix à l’international n’ont cessé d’augmenter. Ce passif n’a pas été communiqué par la ministre Rindra Rabarinirinarison. Il a été indiqué lors de la deuxième revue de la FEC qu’après avoir déduit les arriérés des distributeurs pétroliers au Fonds routier et au ministère des Hydrocarbures pour la RDS, le passif net à fin mai 2022 était estimé par les autorités malgaches entre 237 et 347 milliards d’ariary. Ce montant devait encore être approuvé par le Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) à l’époque.

    Les pétroliers comme l’Etat auraient déjà convenu à régler ce qu’ils doivent les uns envers l’autre et « au même moment ». Les distributeurs auraient accepté de régler leurs arriérés, tout comme l’Etat, dont le mode de remboursement de son passif à travers des Bons du trésor spéciaux (BTS), est déjà inscrit dans la Loi des Finances initiale 2023, précise le ministre Rindra Rabarinirinarison. Le ministère en charge des Finances est actuellement en attente de la sortie du décret l’autorisant à émettre ces BTS pour les pétroliers.

    Les autorités locales ont par ailleurs défini une nouvelle structure de prix pour calculer le prix de référence du marché en juillet 2022, en consultation avec les distributeurs pétroliers, et ont augmenté les prix à la pompe de 43 % en moyenne au mois de juillet. Ceci avait permis à l’époque de réduire l’écart de prix à environ 25 %. La structure de prix applicable pour le second semestre 2022 avait fait l’objet de révision à travers l’accord donné par le Conseil de Gouvernement au mois de février sur la révision de l’Arrêté relatif au mécanisme d’ajustement automatique des prix maxima affichés à la pompe pour les six derniers mois de l’année dernière.

  • Axian Telecom signe avec Ericsson pour la modernisation de son réseau à Madagascar et en Tanzanie

    Axian Telecom signe avec Ericsson pour la modernisation de son réseau à Madagascar et en Tanzanie

    Antananarivo, 13 Mars, 10h42 – Axian Telecom entend moderniser ses opérations à Madagascar et en Tanzanie. Pour ce faire, le cluster telecom du groupe Axian s’allie avec le géant suédois Ericsson. Les deux parties se sont engagées dans ce sens lors du Mobile Word Congress 2023 à Barcelone en Espagne. D’après Ericsson, cette collaboration renforcée « permettra de fournir des services de réseau plus rapides et plus fiables à Madagascar, tout en réduisant la consommation d’énergie et en améliorant le réseau 5G ».

    Les activités de Telma Madagascar et Tigo Tanzania sont concernées par ce partenariat. Pour la Grande île, Ericsson prévoit de « déployer des  solutions d’avenir pour la 4G et la 5G, qui font partie portefeuille de réseaux d’accès radio (RAN) ». « Ce qui permettra de fournir des services de réseau plus rapides et plus fiables à Madagascar, tout en réduisant la consommation d’énergie et en améliorant le réseau 5G », indique Axian Telecom dans un communiqué.

    Dans ce sens,  Ericsson utilisera des technologies basées sur l’intelligence artificielle qui, selon le communiqué de Axian Telecom, « évaluent les futures demandes de réseau par le biais d’une surveillance active et prévisionnelle, permettant de répondre à des demandes de performance critiques tout en élevant les performances du réseau et en améliorant les expériences des utilisateurs ».

    Ce partenariat réitéré donne réponse à un besoin de connectivité en hausse. Le communiqué d’Ericson révèle que ces nouveaux investissements « anticipent la demande croissante pour les services mobiles et haut débit », sur les marchés malgache et tanzanien.

     

  • STRATEGIE – « Le principal défi de développement de Madagascar est de rattraper le retard dans la transformation structurelle de son économie », estime la Banque africaine de développement 

    STRATEGIE – « Le principal défi de développement de Madagascar est de rattraper le retard dans la transformation structurelle de son économie », estime la Banque africaine de développement 

     

    Antananarivo, 12 Mars, 17h30 – Pour une croissance plus inclusive et partagée. L’atteinte de cet objectif implique de rattraper le retard dans la transformation structurelle de l’économie, qui est le principal défi de développement de Madagascar. C’est ce qu’expose la Banque africaine de développement (BAD) dans le Document stratégie pays (DSP), le document cadre de partenariat qui la lie avec la Grande île pour la période 2022-2026.

     

    La BAD soulève dans ce document que le modèle actuel de croissance économique présente plusieurs contraintes. Ce partenaire de Madagascar évoque la forte dépendance à l’importation des matières premières et d’intrants, un environnement des affaires difficile, une faible capacité de mobilisation des recettes publiques et une faible efficacité des dépenses publiques.

     

    La Banque africaine réalise que « le modèle basé sur les industries d’exportation mise en œuvre suite à la libéralisation de l’économie a permis le développement des entreprises franches industrielles de la branche textile et l’essor des activités extractives ». Et ce modèle a même permis « d’induire un début de transformation structurelle avec un gain de 8 points du PIB de la valeur ajoutée industrielle entre 2000 et 2019 », indique cette institution financière.

     

    La BAD soutient toutefois que ce modèle n’a pas favorisé la création d’un espace budgétaire suffisant pour permettre à l’Etat de fournir les services publics clés comme les routes, l’énergie, l’eau, l’éducation et la santé. Alors que ce sont des services nécessaires pour soutenir l’accélération du processus de transformation structurelle de l’économie et de création d’emplois décents.

     

    Le modèle de croissance économique actuel a également contribué à entretenir la fragilité et à exacerber les tensions sociopolitiques dans le pays en raison de la précarité d’une bonne partie de la population, estime la BAD. Elle explique cette situation par l’affaiblissement des institutions publiques et de l’augmentation de la pauvreté.

     

    Ainsi, pour que Madagascar puisse faire face à son défi de développement, la BAD avance dans le DSP un nouveau modèle de croissance qui propose six piliers stratégiques. Cette institution parle en premier lieu de l’amélioration de l’environnement des entreprises pour mieux attirer les investissements directs étrangers dans de nouvelles niches industrielles. Elle encourage la promotion de l’innovation, avec un accent particulier sur les ressources énergétiques renouvelables ou encore les infrastructures de transport durables et la productivité de l’agriculture.

     

    Les autres piliers concernent le renforcement de la diversification géographique du commerce, la réforme du système éducatif pour agir significativement sur l’amélioration de la qualité et l’adéquation du capital humain et la promotion de la participation et l’autonomisation des femmes au marché du travail. Et enfin la BAD suggère de mettre l’accent sur le rôle de l’Etat, notamment en ce qui concerne les incitations à l’investissement pour les opérateurs privés.

  • AGRICULTURE – 266 700 tonnes de maïs produits par Madagascar en 2022, un doublement espéré de la production en 2027

    AGRICULTURE – 266 700 tonnes de maïs produits par Madagascar en 2022, un doublement espéré de la production en 2027

     

    Antananarivo, 2 Mars, 16h00 – Une modeste hausse. La production nationale de maïs est passée de 215 000 tonnes en 2018 à 266 700 tonnes en 2022, d’après le ministère de l’Agriculture et de l’élevage. Pour l’année dernière, le rendement moyen obtenu a été encore d’une tonne par hectare, s’expliquant par la capacité limitée de la majorité des producteurs à satisfaire les besoins des cultures en termes d’intrants pour atteindre un rendement maximal.

     

    Les autorités locales soutiennent dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et de la résilience que ce rendement d’une tonne par hectare « se situe encore à moins d’un tiers du rendement optimal susceptible d’être atteint avec les techniques améliorées et les variétés composites produites à Madagascar ». Elles prévoient ainsi de doubler la production de l’année dernière en 2027.

     

    Plusieurs actions sont programmées pour y parvenir. Le pacte avance la diffusion de bonnes pratiques de production, couplée avec la production semencière et le renforcement de la lutte contre la chenille légionnaire. Ce plan prévoit également la facilitation de l’accès des producteurs aux moyens de production et la promotion des coopératives agricoles. Le développement de l’agrégation agricole entre les opérateurs économiques et les producteurs y est aussi programmé.

     

    Avec une prévision de rendement moyen de 1,8 tonne par hectare, Madagascar devra pouvoir produire 728 018 tonnes de maïs en 2025. Pour une totale de consommation estimée à 614 182 tonnes, soit 232 966 tonnes pour la consommation humaine et 381 216 tonnes pour l’utilisation industrielle, le pays devra disposer de 113 835 tonnes de maïs exportables durant l’année mentionnée.

    Photo : Ministère de l’Agriculture et de l’élevage.

  • TRANSPORT AERIEN – L’arrivée de l’Embraer 190-E2 de Madagascar Airlines avant la fin du mois de juin

    TRANSPORT AERIEN – L’arrivée de l’Embraer 190-E2 de Madagascar Airlines avant la fin du mois de juin

    Antananarivo, 11 Mars, 9h25 – Disponible avant la fin du premier semestre. A en croire la communication du ministère des Transports (MTM), l’Embraer 190-E2 de Madagascar Airlines devrait arriver au pays avant la fin du mois de juin de cette année. La nouvelle a été annoncée à l’issue de la rencontre entre le ministre Valéry Ramonjavelo, avec les responsables de la compagnie vendredi.

     

     

    L’aéronef, dont le contrat de location avec l’avionneur brésilien avait été signé en décembre 2022, viendra renforcer la flotte de Madagascar Airlines. Son acquisition permettra de « renforcer la position de Madagascar Airlines sur le marché national et international » ainsi que de « stimuler davantage sa rentabilité à travers l’industrie du tourisme », avance le ministère.

    Photo : Ministère des Transports et de la météorologie

     

    La Présidence de la République avait déjà indiqué que ce nouvel Embraer E190-E2 assurera la liaison aérienne nationale entre Antananarivo et les autres villes de la Grande île comme Nosy-Be, Antsiranana, Taolagnaro, Toliara. Cet appareil sera également utilisé par Madagascar Airlines pour ses vols vers La Réunion, l’île Maurice, les Comores, l’Ethiopie ou encore Dubai.

     

     

    Cet Embraer 190-E2 est loué en dry-lease par Madagascar Airlines. C’est un avion à fuselage étroit d’une capacité de 96 sièges pour deux classes, affaire et économique. Comparé à la génération précédente d’Embraer, celui que va utiliser la compagnie nationale consommera moins de fuel et fera des économies sur les émissions de CO2.

     

  • EMPLOIS – Entreprendre, un choix à oser faire tout en anticipant les risques

    EMPLOIS – Entreprendre, un choix à oser faire tout en anticipant les risques

    Antananarivo, 11 Mars, 7h45 – Des messages réalistes ont été lancés à l’endroit des jeunes qui ont assisté à l’ouverture de la onzième édition de l’Espace jeunes entrepreneurs (EJE). Il y a notamment été relevé que si le salariat ne peut pas satisfaire toutes les demandes d’emplois, entreprendre n’est pas non plus facile. L’entrepreneuriat « n’est pas fait pour tout le monde et encore moins un effet de mode », souligne la directrice générale de la plateforme entrepreneuriale Nexta, Carole Rakotondrainibe. L’entrepreneuriat présente des risques qu’il faut savoir calculer. « C’est pourquoi apprendre le rouage de la gestion d’entreprise, comprendre l’écosystème à Madagascar, le marché local et le marché international s’avèrent indispensable », expose-t-elle.

     

    Les incubateurs de startups prennent actuellement le soin de bien sélectionner les porteurs de projets ou les entrepreneurs qu’ils vont accompagner. Car bien qu’ils soient appuyés, beaucoup échouent à mi-parcours. Nexta a enregistré par exemple un taux de déperdition entre 25 et 30% des porteurs de projets qu’elle a accompagné, depuis son ouverture en 2019. « Ce qui veut dire que pendant et après même la période d’incubation, certains porteurs de projets ou entrepreneurs ont abandonné leurs projets ou ont choisi tout simplement d’être des salariés d’entreprises déjà existantes », confie Carole Rakotondrainibe. N’empêche que cette plateforme a enregistré plusieurs success story, à l’instar de l’entreprise sociale Bôndy ou Andao company. Pour la directrice générale de Nexta, les clés de la réussite en entrepreneuriat c’est de retrousser les manches, continuer à étudier, être curieux et comprendre les marchés. Les incubateurs sont là pour appuyer les entrepreneurs, rassure-t-elle.

     

    Les partenaires de la Grande île apportent leurs contributions. Le Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud) a intégré parmi ses priorités programmatiques le développement de l’entrepreneuriat. « Nous soutenons les initiatives nationales pour l’édification de l’écosystème de l’entrepreneuriat pour créer, d’une part, des conditions favorisant l’accès à des revenus décents et accompagner, d’autre part, la résilience des petites et micros entreprises opérant notamment dans le domaine de l’économie verte et bleue », indique l’économiste national du Pnud, Adamson Rasolofo.

     

    L’EJE est organisé tous les ans par le Club entrepreneurs étudiants du Rendez-vous des entrepreneurs (CEERE), dans le but de rassembler les acteurs de l’écosystème entrepreneurial local autour des activités phares du club. La première journée de l’EJE pour cette année a été dédiée aux jeunes entrepreneurs et la seconde aux porteurs de projets et jeunes étudiants attirés par la culture entrepreneuriale.

  • METIER – Le savoir-faire des artisanes de Madagascar exposé au jardin d’Antaninarenina jusqu’à ce samedi

    METIER – Le savoir-faire des artisanes de Madagascar exposé au jardin d’Antaninarenina jusqu’à ce samedi

    Antananarivo, 11 Mars, 6h45 – Si vous êtes à la recherche de produits artisanaux de qualité, l’événement qui se tient depuis mercredi jusqu’à ce samedi au jardin d’Antaninarenina est fait pour vous. Vous y trouverez des habits et des accessoires, mais aussi des produits alimentaires et cosmétiques fabriqués par des artisans, ou plutôt des artisanes de Madagascar pour la plupart. Il s’agit de la 12ème édition de Kanton’i Gasikara, ouverte depuis le 8 mars.

    Comme depuis la première édition organisée en 2019, Kanton’i Gasikara constitue une opportunité d’exposition et de vente des produits issus du terroir pour leurs producteurs. Mais il s’agit surtout d’une plateforme de mise en valeur du savoir-faire et des talents des artisans malgaches.

    Pour cette première édition de 2023, l’événement reste fidèle à ses principes en mettant en avant les produits d’une quarantaine d’artisans venus des quatre coins du pays. Organisé par Chez’elles Madagascar, Kanton’i Gasikara est aussi l’occasion pour ceux et celles qui y participent de bénéficier de séances de speed-coaching et de réseautage.

     

  • SERVICE – La Jirama inaugure sa première boutique à Antananarivo

    SERVICE – La Jirama inaugure sa première boutique à Antananarivo

    Antananarivo, 10 Mars, 14h45 – Jirama Shop. C’est le nouveau concept de magasin imaginé par la Jirama dont le premier pour Antananarivo a été inauguré à Anosizato ce vendredi par le président de la République Andry Rajoelina. « Cet endroit a été mis en place pour faciliter l’accès de la population aux services de la Jirama », indique Solo Andriamanampisoa ministre de l’Energie et des hydrocarbures.

    Tous les services de la Jirama accessibles au niveau des agences devraient aussi être accessibles au niveau du Jirama Shop comme les paiements des factures, les demandes de branchements électriques et d’adduction d’eau ou encore la collecte des diverses doléances. A part cela, l’on y trouve aussi un guichet unique pour le projet de branchement mora que l’Etat envisage de mettre en place.

    En tant que magasin, Jirama Shop expose et vend aussi tout les accessoires liés aux branchements électriques et hydrauliques tels que les compteurs, les disjoncteurs, les câbles et même les poteaux. L’étage du Jirama Shop Anosizato est quant à lui alloué au call center de la Jirama qui va y prendre ses quartiers.

    A part celui d’Anosizato, la Jirama va installer deux autres Jirama Shop à Anosizato et à Talatamaty. Le concept va ensuite s’étendre dans toute l’île. « Nous allons remplir le pays de Jirama Shop », ajoute d’ailleurs le président Andry Rajoelina. « Ce projet va faciliter et accélérer les branchements pour la population malgache et fournira tous les matériels correspondants », poursuit-il.

    Pour Antananarivo, six autres agences de la Jirama vont aussi voir le jour prochainement. Ils seront installés, entre autres, à Itaosy, Mandroseza, Sabotsy Namehana, Manakambahiny et Ampasampito.

  • ENERGIE – Andry Rajoelina annonce la suspension par l’Etat des subventions des prix du pétrole lampant vers la fin de l’année

    ENERGIE – Andry Rajoelina annonce la suspension par l’Etat des subventions des prix du pétrole lampant vers la fin de l’année

    Antananarivo, 10 Mars, 13h50 – Les prix du pétrole lampant pourraient connaître une hausse. Le président de la République Andry Rajoelina a indiqué ce vendredi que l’Etat prévoit d’arrêter de subventionner les prix du pétrole lampant. « Vers la fin de l’année, le pétrole ne sera plus subventionné », lance-t-il lors de l’inauguration du Jirama Shop a Anosizato ce vendredi.

    ⭕L’Etat prévoit de supprimer les subventions pour le pétrole afin de dégager un budget pour son projet de distribution massive de kits solaires à entendre les explications du président de la République. »Le prix du pétrole est encore subventionné par l’Etat, car les personnes les utilisent pour s’éclairer » explique le président. Une situation qui va changer car l’Etat prévoit de doter de kit solaire à un million de foyers jusqu’à la fin de l’année. « Madagascar sera le premier pays en Afrique qui aura distribué le plus de lumière grâce à cela », indique le chef d’Etat.

    ⭕Les kits solaires distribués par l’Etat seront accessibles en vente location pour 5 000 ariary par mois. Au bout de 18 mois les kits appartiendront définitivement à l’acheteur. « Au lieu de payer 10.000 ariary par mois en bougie ou en pétrole, il ne paiera que 5 000 ar », explique le président. « C’est notre projet, (…) j’ai bâti ma propagande là-dessus », rappelle le locataire d’Iavoloha. « Cela restera dans le coeur des gens que nous leur avons apporté la lumière », conclut-il.

    ⭕Pour l’instant, les modalités qui accompagnent la fin de la suspension de la subvention du pétrole n’ont pas été précisées par les autorités. Le pétrole est le produit le plus subventionné, à en croire Solo Andriamanampisoa, ministre de l’Energie et des hydrocarbures. « Le prix du pétrole est loin de la vérité des prix actuellement, l’Etat fait de gros efforts là- dessus », indique le membre du gouvernement. La vérité des prix va ainsi être appliquée sur le pétrole afin d’acheter les kits solaires selon ses explications.

  • EVENEMENT ECONOMIQUE – Des femmes d’affaires du Comesa attendues au Salon des femmes entrepreneurs à Madagascar

    EVENEMENT ECONOMIQUE – Des femmes d’affaires du Comesa attendues au Salon des femmes entrepreneurs à Madagascar

    Antananarivo, 10 Mars, 12h31 – Une portée internationale. La première édition du Salon des femmes entrepreneures (Safe) sera marquée par la participation des membres de la Fédération des associations nationales des femmes entrepreneures du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMFWB). En plus de la présidente directrice générale de cette fédération, d’autres femmes cheffes d’entreprises issues de ses antennes à Maurice, à Seychelles, aux Comores ou à Djibouti feront également le déplacement à Madagascar pour être de la partie. C’est ce qui a été annoncé durant la présentation de ce salon ce jeudi.

    ⭕Pour la vice-présidente des Femmes entrepreneures d’Analamanga, Sandrine Ratsararay, cette portée internationale du Safe répond aux objectifs de créer des opportunités d’affaires, de représenter et de défendre les intérêts des femmes entrepreneures à travers des réseaux de partenariats régionaux, nationaux et internationaux. « Le salon sera une occasion pour les entreprises malgaches d’être en contact et d’avoir des échanges avec ces entreprises du Comesa et de saisir les opportunités de collaboration qui sont pour le moment peu connues », explique-t-elle.

    ⭕Pour les participantes locales, des femmes entrepreneures issues de cinq régions en dehors d’Analamanga seront également présentes à ce salon. Le Safe leur servira de plateforme pour mettre en avant leur savoir-faire dans différents secteurs, allant de l’agroindustrie au textile, en passant par les technologies de pointe, les prestations intellectuelles ou encore les services financiers, avance la présidente du Groupement des femmes entrepreneurs de Madagascar (GFEM), Fanja Razakaboana.

    ⭕Ce salon englobera plusieurs dimensions, d’après les organisateurs de cet évènement. Il aura d’abord une dimension commerciale et professionnelle valorisée par la mise en place d’une cinquantaine de stands. Puis une dimension de réseautage et une dimension conceptuelle, à travers des pitchs et des rencontres B2B. Des échanges et des discussions de haut niveau seront par ailleurs programmées, via des plateaux tournants, des business talk sur l’innovation dans le secteur de l’énergie, sur le rôle du secteur privé ainsi que sur les leviers offerts par le digital.

    ⭕Le Salon Safe se tiendra du 17 au 19 mars 2023. Il s’inscrit dans la continuité des forums annuels Women in Business pour renforcer la valorisation du savoir-faire féminin et du poids économique grandissant des entreprises promues par des femmes à Madagascar et dans la région océan Indien.