Catégorie : Économie

  • ELECTION – Le GEM sollicite ses membres à publier ses apports au financement d’un candidat à la prochaine présidentielle

    ELECTION – Le GEM sollicite ses membres à publier ses apports au financement d’un candidat à la prochaine présidentielle

    Antananarivo, 2 Mars, 7h10 – Le secteur privé appelle ses membres à faire preuve de transparence. Thierry Rajaona, président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), reconnaît l’implication du secteur privé dans le financement de la campagne électorale des candidats à la présidentielle. « Ce sont nos membres qui sont les principaux financiers d’un candidat à la présidentielle », déclare-t-il en marge de l’assemblée générale du groupement, mercredi à Ambodivona. Il invite ainsi ses pairs à afficher publiquement les apports financiers aux candidats qu’ils soutiennent.

     

    A Madagascar, la loi n’interdit pas le financement des campagnes par des entreprises privées ou d’une personne étrangère mais elle interdit le financement par des États étrangers ou des sociétés nationales à participation publique. Les candidats devraient, par ailleurs, déposer leur compte de campagne auprès de la commission de la commission de contrôle du financement de la vie politique (CCFVP) pour que celle-ci puisse vérifier le caractère licite ou pas de leurs dépenses et de leurs sources de financement.

     

    A l’approche de l’échéance électorale, la question de financement des partis politiques revient sur le tapis surtout sur le plafonnement des fonds de campagne. Dans ce sens, le GEM, selon son président, dit vouloir travailler avec le bureau indépendant anti-corruption (Bianco) et la Transparency international pour que le décret pour la limitation des fonds de campagne utilisé par un candidat voie le jour.

     

    Cela a des impacts au niveau de la concurrence entre les entreprises, souligne le patron du GEM. Il estime que cela ne permet pas de faire une concurrence loyale entre les entreprises.

  • Programme FEC – Un éventuel décaissement de 31,9 millions de dollars de la part du FMI attendu dans les prochains jours 

    Programme FEC – Un éventuel décaissement de 31,9 millions de dollars de la part du FMI attendu dans les prochains jours 

    Antananarivo, 2 Mars, 6h25 – La quatrième tranche des appuis du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de l’accord de Facilité élargie de crédit (FEC) avec Madagascar devrait bientôt être décaissée. Il s’agit d’un prêt de 24,44 millions de DTS, soit 31,9 millions de dollars, destinés à couvrir les besoins de financement extérieur et budgétaire de la Grande île. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) annonce mercredi soir l’approbation par le Conseil d’administration du FMI de la troisième revue du programme économique de Madagascar dans le cadre du FEC. Ce qui devrait ouvrir la voie au décaissement du soutien correspondant, souligne-t-il.

     

    Si l’emprunt venait réellement à être autorisé par le conseil d’administration, il portera le total des décaissements au titre de l’accord FEC à 191,6 millions de dollars, soit 146,64 millions de DTS. En septembre 2022, après la deuxième revue du programme, Madagascar s’est déjà vu accorder un prêt du même montant. Les deux premières tranches accordées respectivement en mars 2021 lors de l’approbation de l’accord, et en mai 2022, à l’issue de la première revue, s’élevaient chacune à 48,88 millions de DTS, soit 69,4 millions de dollars.

     

    La troisième revue du programme sur la FEC a été combinée avec la consultation au titre de l’Article IV du statut du FMI. Cette consultation consistait à faire des rapports sur la situation dans chaque pays, en sus du programme sur la. Pour Madagascar, le FMI s’est intéressé sur la situation environnementale, la sécurité alimentaire, la protection sociale ou encore le potentiel de croissance issu du Plan émergence Madagascar (PEM).

     

    Dans le cadre de la troisième revue de la FEC, l’Etat était surtout amené à se rattraper par rapport au retard dans la mise en œuvre de réformes structurelles qu’il s’est engagé à entreprendre, dont celles censées être entreprises lors de la seconde revue de ce programme. Les autorités malgaches avaient été encouragées à redoubler d’effort pour l’efficacité de la politique budgétaire, l’amélioration de la gouvernance et le soutien à l’investissement privé.

  • MANAGEMENT – Participation de sept chefs d’entreprise malgaches au programme Stanford Seed de la prestigieuse université américaine

    MANAGEMENT – Participation de sept chefs d’entreprise malgaches au programme Stanford Seed de la prestigieuse université américaine

    Antananarivo, 1er Mars, 18h45 – Une première cohorte de chefs d’entreprise malgache au programme Stanford Seed. Après la présentation du programme en juin 2022, 25 dirigeants d’entreprise ont répondu à l’appel de la prestigieuse université américaine. Sur les 25 candidatures reçues, sept ont été retenues pour participer à l’aventure, souligne Jeff Prickett, directeur global de Stanford Seed de retour sur la Grande île, ce mercredi.

    Le programme Stanford Seed existe depuis 13 ans, mais c’est la première fois que des Malgaches y participent. Les chefs d’entreprise malgaches ont ainsi pu suivre des formations en ligne et en présentiel dans le cadre du programme, dont un regroupement qui s’est tenu au Kenya.

    L’expérience a été unique, témoignent certains d’entre eux, ce mercredi à Anosy. Claudia Rabetsivoh, directrice général de la société Imex et seule femme malgache de cette cohorte rapporte que le programme a bénéficié à toute son équipe. “ Ce n’est pas une formation uniquement pour les leaders, mais une formation pour toute l’équipe et c’est ce qui est le plus important”, confie-t-elle.

    Le programme vise à former les dirigeants des PMI et PME avec des chiffres d’affaires annuels entre 300.000 et 15 millions de dollars dans le but de développer leurs entreprises et augmenter leurs chiffres d’affaires. Cette tranche d’entreprises est visée spécialement par Stanford pour leur capacité à créer des emplois et à apporter des changements dans la communauté. Le programme de formation dure 11 mois à temps partiel pour les directeurs d’entreprises et les membres de son équipe managériale pour une modique somme de 6000 dollars de frais de scolarité.

    L’autre avantage du programme est le réseautage qu’il permet de développer. Les participants sont des entreprises issues de nombreux pays du continent africain et de l’Asie du Sud dans la même tranche de revenus. L’échange d’expérience et de partage fait partie de l’expérience et il permet aussi pour aux leaders participants de trouver des opportunités afin de développer leurs activités à l’étranger.

    « On a parlé du networking en Afrique. On a discuté ouvertement de nos problématiques, il y a eu un sentiment de confiance qui s’est installé rapidement et on a parlé de nos expériences », raconte Hassan Meralli Ballou, directeur général de Madécasse qui a aussi pris part à l’aventure.

    Outre le programme Stanford seed, le programme Aspire toujours proposé par Stanford a aussi été présenté ce jour. Ce programme de formation vise le développement des petites entreprises avec un chiffre d’affaires entre 20 000 et 400 000 $. D’une durée de six mois, à raison de trois à quatre heures par semaine, le programme se tient exclusivement en ligne. Il vise à développer les petites entreprises à travers un réseau de managers et d’experts en Afrique. Une des leaders malgaches ayant postulé pour le programme Seed a d’ailleurs été prise dans le programme Aspire et a bénéficié de la formation.

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  • SECTEUR EXTRACTIF – NextSource Materials termine l’installation de l’usine de traitement de graphite de Molo

    SECTEUR EXTRACTIF – NextSource Materials termine l’installation de l’usine de traitement de graphite de Molo

    Antananarivo, 1er Mars, 18h27 – Les constructions avancent. Les travaux de la première phase de l’usine de production de la mine de graphite de Molo par la société canadienne NextSource Materials se sont achevés la semaine dernière. “La mise en service de l’usine sera suivie d’une période de montée en puissance pouvant aller jusqu’à trois mois avant d’atteindre la production commerciale”, indique la société dans un communiqué. Toute la flotte minière est ainsi sur place.

    L’installation permet déjà une production nominale de 17 000 tonnes de graphite de haute qualité « Superflake ». Ce qui lui permet de traiter 240 000 tonnes par an de minerai. Et avec la phase 2 du projet, elle passe à une production nominale de 45 000 tonnes avant de culminer à 150 000 tonnes. Ce qui permet à NextSource Minerals, le porteur du projet Molo, de devenir le plus grand producteur de graphique de la Grande Île, selon l’Economic development board of Madagascar (EDBM).

    Pour cette première phase, les investissements s’élèvent à 21 millions de dollars. D’après les études financières pour la phase 2 du projet, ces fonds ont été apportés par Vision Blue Ressources qui financera tous les travaux. L’EDBM justifie cette extension et l’obtention de ces fonds par « l’essor du marché des véhicules électriques ces dernières années ». Des besoins que les économistes ont déjà annoncé des années auparavant en prévoyant la période de transition énergétique dans laquelle l’économie mondiale entre actuellement.

    La mine de Molo se trouve dans la région Atsimo Andrefana, à 11,5 km à l’Est de Fotadrevo. Elle s’étend sur plus de 60 hectares. Elle a été découverte par NextSource en 2011 et les études de faisabilité ont été bouclées en octobre 2019.

  • AGRICULTURE – Le Gouvernement vise l’autosuffisance rizicole en 2024 et l’entrée dans l’exportation de riz en 2027

    AGRICULTURE – Le Gouvernement vise l’autosuffisance rizicole en 2024 et l’entrée dans l’exportation de riz en 2027

     

    Antananarivo, 1er Mars, 10h45 – Un programme ambitieux. Le gouvernement fait part de son objectif de parvenir à l’autosuffisance rizicole en 2024 et d’entrer dans l’exportation de riz en 2027, dans son programme de développement de la riziculture. Ce programme figure dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar présenté par les autorités malgaches en marge du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine en février.

    Face au défi qu’il s’est fixé de relever, le Gouvernement avance que ce programme de développement de la riziculture consiste en l’augmentation du rendement moyen national qui était de 2,5 tonnes par hectare en 2022, à 3,4 tonnes en 2027 et à 5 tonnes par hectare en 2030. Une hausse de 10% de la production annuelle et une réduction des pertes post-récolte de 15% à 7% en 2027 est aussi avancée. Le gouvernement avance même que les producteurs malgaches ont la capacité de dépasser les rendements visés, en se référant aux expériences des projets comme Papriz ou le projet d’Appui au développement du Menabe et du Melaky (AD2M).

    Le programme est ambitieux et nécessite des investissements colossaux. Dans le pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience, le développement de la riziculture nécessite jusqu’à plus de 2,6 milliards de dollars. 520 millions de dollars sont pour le moment acquis auprès des partenaires techniques et financiers (PTF). Le pacte national indique également 230 millions de dollars d’investissements privés et 25,5 millions de dollars de la part de l’Etat. Un gap de 1,831 milliards de dollars reste donc à combler pour le développement de cette filière.

    En attendant d’atteindre l’autosuffisance et d’exporter, Madagascar continue d’importer du riz. Les importations ont connu une augmentation continue ces dernières années. Elles sont passées de 479 359 tonnes en 2020, à 629 414 tonnes en 2021, pour se situer à 744 846 tonnes en 2022. Il s’agit là de chiffres de l’Institut national de la statistique (INSTAT) repris par l’Observatoire de riz.

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  • ENERGIE – Le ministre Solo Andriamanampisoa réitère la nécessité de temps pour bien étudier et ficeler des contrats avantageux pour le pays dans les projets Sahofika et Volobe

    ENERGIE – Le ministre Solo Andriamanampisoa réitère la nécessité de temps pour bien étudier et ficeler des contrats avantageux pour le pays dans les projets Sahofika et Volobe

     

    Antananarivo, 1er Mars, 6h15 – Des points qui restent toujours à affiner. Le ministre de l’Energie Solo Andriamanampisoa évoque, à son tour, une « nécessité de temps » pour permettre à l’Etat de parvenir à des contrats qui seront « bénéfiques pour les générations futures » avec les promoteurs des projets hydroélectriques de Volobe et de Sahofika. Des discussions, notamment sur le volet financier de ces projets, doivent encore être poursuivies, a-t-il indiqué en marge du lancement de la deuxième phase du Projet de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique à Madagascar (Prirtem II), lundi.

     

    « Laissez-nous le temps de bien étudier les bases de ces contrats. Notre objectif actuel n’est pas de nous précipiter mais de parvenir à ces bases et d’accélérer, ensuite, leur mise en œuvre », expose Solo Andriamanampisoa. « Bien que nous soyons prudents, nous pensons toutefois que ces projets ne vont pas tarder à démarrer », rassure-t-il.

     

    Ces projets restent en suspens, alors que le contrat de concession pour Sahofika avait officiellement été signé au Palais présidentiel d’Iavoloha au mois de novembre 2021. L’Etat s’est même félicité d’avoir arraché des clauses plus avantageuses, dont la réduction de la durée de ce contrat de concession qui était initialement de 35 ans à 25 ans. Pour l’achat de l’énergie, le coût moyen du kilowattheure de l’électricité qui sera produite par Sahofika est également passé à 5,13 centimes d’euros au lieu des 5,85 centimes d’euros initialement prévus.

     

    Pour le cas de Volobe, l’ancien ministre de l’Energie Andry Ramaroson a exposé au mois d’octobre de l’année dernière qu’au-delà de la durée de la concession et du prix du kilowattheure, d’autres points font également l’objet de surenchères. Il a évoqué le coût de la construction de cette centrale, l’absorption de la capacité produite, ou encore l’intention de l’Etat à entrer dans le capital de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV).

     

    Les centrales hydroélectriques de Volobe avec ses 120MW et de Sahofika avec ses 192 MW figurent parmi les infrastructures énergétiques prévues être opérationnelles d’ici cinq ans. Le président Andry Rajoelina a fait part de l’objectif de l’Etat de produire 502 mégawatts supplémentaires jusqu’à ce délai, avec les autres projets comme Antetezambato, Mandraka III et Farahantsana qui a été inaugurée au mois de décembre 2022.

     

    Sahofika et Volobe et d’autres encore sont des projets très importants pour Madagascar, soutient le représentant de la Banque africaine de développement (BAD) Adam Amoumoun. Ce missionnaire de la BAD se dit optimiste quant à l’engagement du Gouvernement dans ces grands projets d’investissements. Il indique par ailleurs que plusieurs partenaires de Madagascar se sont engagés à appuyer le développement de ces projets.

  • ELECTRICITE – Une ligne de 220 kV pour interconnecter les réseaux d’Antananarivo et d’Antsirabe Vakinankaratra pour se départager les énergies produites

    ELECTRICITE – Une ligne de 220 kV pour interconnecter les réseaux d’Antananarivo et d’Antsirabe Vakinankaratra pour se départager les énergies produites

    Antananarivo, 28 Février, 8h35 – Interconnecter les réseaux d’Antananarivo et d’Antsirabe. C’est l’objectif de la deuxième phase du Projet de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique à Madagascar (Prirtem II) qui vient d’être lancé ce lundi. Ce projet permettra d’accroître la capacité de transport et d’évacuation de la production d’énergie et ambitionne de fiabiliser et de sécuriser les réseaux électriques pour ces deux grandes villes, indique le représentant de la Banque africaine de développement (BAD), Adam Amoumoun. 

    Plusieurs travaux sont à entreprendre pour ce faire, souligne le coordonnateur du Prirtem, Rivo Raharison. Il parle d’abord de la construction d’une ligne d’interconnexion de 220 kV à double ternes de 135 kilomètres entre les postes de Tana Sud III à Behenjy et Vinanikarena, via le poste d’Antanifotsy. Cette ligne aura une capacité de 300 MW. Il avance également la construction de postes de transformation 220/90/20 kV du poste d’Antanifotsy et celui de 220/63/20 kV de Vinaninkarena.

    Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Solo Andriamanampisoa soutient que plus de 40 000 habitants dans les communes de Soanindrariny, d’Ambohidranandriana, d’Ambatomena et d’Ambohimiarivo dans la région Vakinankaratra auront gratuitement accès à l’électricité grâce à ce projet. Le Prirtem va également développer l’entrepreneuriat rural, avec une prévision de 300 000 emplois directs et indirects créés grâce à la disponibilité de l’énergie sur place.

    Mais ce projet va surtout contribuer considérablement à l’amélioration de la situation financière de la Jirama, grâce à la réduction significative des coûts de production par l’interconnexion de ces réseaux.  La ligne va, en effet, transporter les productions hydroélectriques existantes et futures, avance le ministre Solo Andriamanampisoa.

    L’agenda est déjà défini après ce lancement officiel. Parmi les étapes annoncées figure le lancement de l’enquête commodo in commodo, l’établissement de l’état et du plan parcellaires ou encore le lancement des appels d’offres. Il est envisagé que les marchés de la mise en place des lignes et des postes soit réalisée avant la fin de cette année, précise le coordonnateur de ce projet Rivo Raharison.

    Le Prirtem II comporte parallèlement d’autres composantes institutionnelles. Il y a entre autres les activités d’appui à l’égalité des genres, la sensibilisation à l’utilisation productive de l’électricité et à l’efficacité énergétique dans les zones rurales. Le projet tient également compte de la réforme de la politique de santé, de sécurité et de l’environnement pour la Jirama ou encore des études de faisabilité pour des projets d’extension de réseau électrique.

  • SOCIETE D’ETAT – Le ministre Solo Andriamanampisoa annonce l’assainissement de la comptabilité de la Jirama

    SOCIETE D’ETAT – Le ministre Solo Andriamanampisoa annonce l’assainissement de la comptabilité de la Jirama

     
    Antananarivo, 27 Février, 18h30 – Confronter les chiffres. L’idée est de sortir la valeur de ce que doit réellement la Jirama à ses prestataires et fournisseurs. Pour y parvenir, le ministre Solo Andriamanampisoa entend collationner les montants avancés par la compagnie nationale avec les sommes réclamées par ses prestataires mais également avec ce que le ministère de l’Economie et des finances (MEF) a indiqué avoir déjà décaissé. Il a évoqué cette disposition en marge du lancement de la deuxième phase du Projet de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique à Madagascar (Prirtem II).
     
    La Jirama avance une dette de plus de 1000 milliards d’ariary, indique le ministre, qui était auparavant président du Conseil d’administration de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Or ce que réclament les prestataires sont bien en deçà de cette somme, fait-il remarquer. Et encore, le MEF a déjà donné des détails sur les appuis financiers de ce département en faveur de la Jirama, c’est-à-dire les subventions dont la société a bénéficié depuis des années, ajoute-t-il.
     
    Le ministre Solo Andriamanampisoa parle donc d’une somme « théorique » en se référant à ces 1000 milliards d’ariary avancés par la Jirama et entend entreprendre l’assainissement de la comptabilité de la société d’État. « Ce qui va non seulement permettre de vérifier que ce que le MEF a décaissé a bien été reçu par la Jirama mais également de nous aider à sortir des « vrais chiffres » cette année », expose-t-il.
    « Nous sommes en tout cas persuadés que la dette de la Jirama ne devrait pas être si colossale », avance Solo Andriamanampisoa. Il soutient que c’est une fois la valeur réelle de la dette définie que la compagnie nationale réglera ce qu’elle doit.
     
    Dans le mémorandum de politique économique et financière (MPEF) avec le Fonds monétaire international (FMI), les autorités malgaches avaient indiqué qu’un plan de remboursement des arriérés de la société d’État, qui s’élevaient à 1 257 milliards d’ariary au 31 décembre 2021, sera mis en œuvre au cours des trois prochaines années. Il est mentionné dans ce document que le remboursement des arriérés aux fournisseurs associés à la renégociation des contrats à des conditions plus favorables pour la Jirama reste un élément important de la stratégie de l’Etat malgache.
     
  • ALIMENTATION – Six filières priorisées dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar

    ALIMENTATION – Six filières priorisées dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar

     

    Antananarivo, 26 Février, 6h15 – Les priorités définies. Le gouvernement malgache a arrêté six filières prioritaires dans son Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience. Il s’agit de quatre filières dans l’agriculture de production végétale que sont le riz, le maïs, le manioc et les oléagineux et deux filières dans l’élevage que sont les petits ruminants et les bovins. Madagascar se fixe comme objectifs d’augmenter la production, d’améliorer la conservation et de promouvoir la transformation des produits pour augmenter leur valeur ajoutée d’ici à 2028, d’après un document publié par la Banque africaine de développement (BAD).

     

    Le pacte national sur l’alimentation et l’agriculture figure parmi les engagements des dirigeants africains qui ont participé au deuxième Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur la souveraineté alimentaire de Dakar pour l’atteinte de l’objectif d’éradication de l’extrême pauvreté et la faim d’ici 2030. Il définit les travaux que chaque pays aura à entreprendre pour assurer sa sécurité alimentaire.

     

    Selon le document partagé par la BAD, le Pacte de Madagascar est décliné sur une période de dix ans, avec des investissements déjà planifiés pour les cinq premières années. 3,114 milliards de dollars sont nécessaires pour sa mise en œuvre. Mais selon ce document 2,125 milliards restent encore à chercher.

     

    Pour le développement de la riziculture, ce document fait état d’un besoin de 2,608 milliards de dollars, dont 520 millions de dollars acquis auprès des partenaires techniques et financiers (PTF), 230 millions de dollars d’investissements privés et juste 25,5 millions de dollars de la part de l’Etat. 1,831 milliards de dollars sont donc encore à trouver pour le développement de cette filière.

     

    Pour les autres programmes inclus dans ce pacte national, il faudra 60,6 millions de dollars pour le développement des cultures vivrières, 21,15 millions de dollars pour le développement des cultures industrielles, dont le soja et l’arachide. Il y a également le développement de la filière bovine à viande qui nécessite 32,44 millions de dollars, les petits ruminants pour 30 millions de dollars, le développement de l’agribusiness qui nécessite 341,3 millions de dollars et 19,9 millions de dollars pour la mise en place d’usines d’engrais.

     

    D’après ce document, le gouvernement de Madagascar s’engage à investir au moins 10% de son budget dans le secteur de l’agriculture, l’élevage et la pêche, pendant les cinq prochaines années au moins. Cet engagement pour le Pacte national représente un total de 350 millions de dollars.

     

    Du côté des PTF, le groupe de la BAD contribuera à hauteur de 200 millions de dollars au cours des trois prochaines années. Le FIDA, en plus des 200 millions de dollars en cours d’investissement dans les programmes, investira plus de 250 millions de dollars supplémentaires pour le Pacte et soutiendra l’attraction de 750 millions de dollars supplémentaires.

     

    La Banque mondiale pour sa part contribuera pour plus de 250 millions de dollars dans le Projet d’appui aux moyens de subsistance résilients dans le sud de Madagascar et le Programme de résilience des systèmes alimentaires pour l’Afrique de l’Est et australe sur lequel la Grande île est prévue bénéficier 158,1 millions de dollars. Le gouvernement va par ailleurs mobiliser le soutien de l’Union européenne, de l’Agence française de développement (AFD), de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), du secteur privé ou encore de la société civile.