Catégorie : Économie

  • INCLUSION FINANCIERE – Plus de 21 000 Malgaches formés à l’éducation financière à travers le programme Harivola

    INCLUSION FINANCIERE – Plus de 21 000 Malgaches formés à l’éducation financière à travers le programme Harivola

     

    Antananarivo, 10 Mars, 7h45 – Pour une meilleure inclusion financière. Plus de 21 000 Malgaches seront formés à gérer au mieux leur argent grâce au programme d’éducation financière Harivola. Les premiers bénéficiaires de cette éducation financière de base seront les populations de Moramanga, d’Ambatondrazaka et des environs de ces deux localités. Mais le programme sera aussi déployé dans d’autres régions comme Analamanga, Boeny, Bongolava, Itasy ou encore Vakinankaratra. Au total, le programme durera 12 mois pour 21 641 cibles envisagées.

    Selon les initiateurs de ce programme, l’objectif est d’améliorer les compétences des « simples citoyens, entreprises ou entrepreneurs de petite taille ou de taille moyenne dans tous les secteurs, par rapport au développement des rentrées d’argent, son utilisation et sa gestion ». Dans leur communiqué, les organisateurs regrettent un taux de bancarisation insuffisant à Madagascar est espèrent, par ce programme, faire avancer l’inclusion financière.

    Plusieurs acteurs se donnent la main dans ce programme de formation hybride. L’Institut supérieur des affaires, de la communication et du management (Iscam) et des banques sont parmi les parties prenantes de ce projet. Les formations seront véhiculées par les médias audiovisuels mais se feront aussi en présentiel. Aucun frais n’est à prévoir pour les futurs bénéficiaires, la formation étant entièrement gratuite.

  • EVENEMENT – L’édition 2023 de l’Espace jeunes entrepreneurs (EJE) donne rendez-vous aux plus jeunes pour leur faire découvrir l’entrepreneuriat

    EVENEMENT – L’édition 2023 de l’Espace jeunes entrepreneurs (EJE) donne rendez-vous aux plus jeunes pour leur faire découvrir l’entrepreneuriat

     

    Antananarivo, 10 Mars, 6h55 – Vous êtes jeune et vous souhaitez entrer ou renforcer votre présence dans l’écosystème entrepreneurial ? L’événement qui se tient ce vendredi et ce samedi au Carlton Anosy est fait pour vous. Vous pouvez y découvrir le monde entrepreneurial et apprendre à travers l’expérience d’entrepreneurs et professionnels chevronnés. Pour les organisateurs de la onzième édition de l’Espace Jeune entrepreneur (EJE), celui qui participera aux diverses activités qui y sont proposées sortira « gagnant soit en mindset, soit en pratique, soit en connaissance, soit en réseau ».

     

    Pour cette année, le Club Entrepreneurs Etudiants du Rendez-vous des entrepreneurs (CEERE) entend avoir plus d’impacts auprès de plus de jeunes. Les organisateurs ciblent un millier de participants contre 500 participants lors de la dernière édition. Le thème de cette année, « Entrepreneuriat, un choix de vie » dit clairement la volonté de susciter des vocations et d’effectuer des orientations.

     

    Une journée entière, celle du samedi, sera ainsi consacrée aux plus jeunes, notamment les lycéens et les étudiants, et éventuellement ceux qui sont en reconversion professionnelle. La journée du vendredi, elle, est pour ceux qui comptent finaliser leur projet. Ils pourront participer à des activités interactives de façon à pouvoir vivre « une expérience unique, enrichie et palpable en terme d’entrepreneuriat ». Outre les conférences thématiques ou autres réseautages classiques, des laboratoires d’idées et de produits seront au programme pour des tests en temps réel.

  • RELATIONS ECONOMIQUES – Le cap du milliard d’euros dépassé pour le commerce bilatéral entre Madagascar et la France

    RELATIONS ECONOMIQUES – Le cap du milliard d’euros dépassé pour le commerce bilatéral entre Madagascar et la France

    Antananarivo, 9 Mars, 9h35 – 1,2 milliard d’euros. C’est la valeur du commerce bilatéral entre Madagascar et la France pour l’année 2022. Elle représente une hausse de 28% par rapport à la valeur des échanges commerciaux entre les deux pays, d’après ce qu’avait indiqué l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, en marge du lancement la célébration du vingtième anniversaire de la Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar (CCIFM).

    Dépasser ce cap du milliard d’euros est une toute première dans les relations économiques entre Madagascar et la France. « C’est un chiffre dont nous pouvons tous nous féliciter. Il témoigne que les relations en matière d’affaires entre nos deux pays sont non seulement saines mais elles sont également fortes et se développent », soutient ce diplomate français.

    La France a été le premier client de Madagascar en 2022, avec des importations qui se structurent principalement autour des produits agricoles et du textile. L’Hexagone s’est parallèlement placé troisième fournisseur de la Grande île, en exportant également vers Madagascar du textile mais aussi des produits agroalimentaires, des produits pharmaceutiques ou des équipements mécaniques, détaille l’ambassadeur Arnaud Guillois.

    La France serait par ailleurs le premier investisseur, représentant 40% des Investissements directs étrangers de la Grande île. 55 filiales d’entreprises françaises et dix entreprises du CAC, c’est-à-dire des importantes sociétés françaises cotées à la bourse de Paris, sont présentes à Madagascar.

    La France entend rester un partenaire privilégié de la Grande île, surtout que le pays est particulièrement affecté par les bouleversements internationaux dans les organisations des chaines d’approvisionnement, les difficultés logistiques maritimes, ou avec l’augmentation des prix des matières premières. « Ces difficultés nous obligent à resserrer les rangs, à faire front commun dans les défis qui sont les nôtres », soutient Arnaud Guillois.

    La CCIFM contribuera à relever ces défis. Ce groupement a indiqué avoir déjà permis de mettre à profit la relation bilatérale entre le France et Madagascar pour la relance et le renforcement des échanges entre les communautés d’affaires française et malgache. La CCIFM est en effet reconnue dans ses missions d’accompagnement et d’appui aux entreprises. Dans le volet formation, cette chambre de commerce a formé près de 1 250 salariés d’entreprises issus de 150 entreprises membres en 2022. Elle étend également son réseau à l’international, en étant reconnue comme partenaire exclusif de Business France à Madagascar, mais également référencée « Team France Export » depuis 2019.

    La CCIFM renforce également ses relations avec la CCI France International qui compte désormais 125 Chambres réparties dans 95 pays du monde. Celles-ci regroupent près de 33 000 entreprises partenaires, et plus de 150 000 contacts professionnels. Enfin, en 2022, la CCIFM a été choisie comme prestataire agréé de Bretagne Commerce International (BCI), une structure qui compte plusieurs centaines d’entreprises partenaires en Bretagne.

  • EXPORTATION – L’Union Européenne renforce son contrôle sur les black eyes en provenance de Madagascar envoyés sur son territoire

    EXPORTATION – L’Union Européenne renforce son contrôle sur les black eyes en provenance de Madagascar envoyés sur son territoire

    Antananarivo, 8 Mars, 12h05 – Vigilance renforcée en Europe. L’Union Européenne (UE) a adopté un règlement d’exécution instituant le renforcement temporaire des contrôles officiels et les mesures d’urgence régissant l’entrée dans son territoire du niébé en provenance de Madagascar. Elle s’est convenue de fixer à 10% la fréquence des contrôles d’identité et des contrôles physiques des envois de ce produit. Une telle disposition est prise face à l’émergence de nouveaux risques pour la santé humaine « en raison d’une contamination possible par des résidus de pesticides », avise-t-elle en indiquant s’être notamment référée aux données issues des notifications du Réseau d’alerte rapide européenne pour l’alimentation humaine et animale (RASFF).

    Les autorités malgaches en sont déjà avisées et toutes les parties prenantes ont été mobilisées. L’objectif est de trouver des solutions urgentes pour « éviter toute éventuelle sanction vis-à-vis de l’accès des produits végétaux de Madagascar sur le marché européen », rapporte le ministère de l’Agriculture (Minae) lors d’une réunion de concertation des acteurs nationaux et internationaux du black eyes, mardi.

    Cette réunion visait à informer les sociétés exportatrices de black eyes sur les mesures de contrôles renforcées aux frontières prises par l’UE. Ils ont saisi l’occasion pour présenter et valider conjointement les mesures urgentes permettant de sécuriser l’accès des produits végétaux aux marchés européens. Sur les 20 000 à 25 000 tonnes de black eyes exportés par Madagascar, une partie est envoyée en Europe et c’est donc une part de marché à sauvegarder selon le Minae. Ce ministère indique alors l’existence d’une feuille de route en cours de validation par les représentants des sociétés exportatrices de black eyes.

    Côté production, le ministre de l’Agriculture Harifidy Ramilison indique que son département avait déjà procédé à des améliorations notamment pour les semences, l’utilisation des engrais et des produits phytosanitaires. Ceci entre dans une approche participative et inclusive avec les acteurs de la filière. Le but étant de « valoriser la chaîne de valeur et de booster la production », exposait-il.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Des recettes importantes réalisables avec la réforme de la fiscalité minière, selon le Fonds monétaire international

    SECTEUR EXTRACTIF – Des recettes importantes réalisables avec la réforme de la fiscalité minière, selon le Fonds monétaire international

    Antananarivo, 7 Mars, 10h40 – Une question de conception. Le Fonds monétaire international (FMI) estime qu’une révision bien conçue du code minier et une réforme de la fiscalité minière pourraient générer des recettes importantes. Mais ces réformes peuvent également stimuler la croissance et les exportations, fait remarquer cette institution financière, dans son rapport sur la troisième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec Madagascar.

    La Grande île avait bénéficié d’une assistance technique du FMI pour la révision de la fiscalité minière au mois de juin 2021. Les objectifs de la réforme à finaliser, avancés par les autorités malgaches notamment lors de la deuxième revue de la FEC, sont d’abord de stabiliser les grands investissements miniers, notamment dans le cadre des contrats existants, éventuellement renégociés, afin de réduire les risques perçus par les investisseurs et d’encourager ainsi le développement du secteur.

    La révision de la fiscalité vise également à étendre les mesures anti-abus du Code général des impôts à la Loi sur les grands investissements miniers(LGIM). Elle veut aussi s’assurer que toutes les recettes soient collectées par l’intermédiaire de la direction des grandes entreprises (DGE) de la direction générale des impôts (DGI) et versées sur le compte unique du Trésor, en application du principe d’unité budgétaire.

    La DGI est donc amenée à travailler avec le ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS) pour proposer des modifications suivant les recommandations de la mission d’assistance technique du FMI. Ils auront à élaborer un projet de codification de nouvelles dispositions fiscales dans les lois spécifiques comme le Code minier, la LGIM et la Convention d’établissement.

    Concernant le code minier, le FMI avait soutenu, toujours lors de la seconde revue de la FEC, que les consultations entamées pour sa révision pourraient procurer des revenus importants à moyen terme. La Chambre des mines et le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) ont pourtant craint que l’avant-projet de loi portant code minier soit une menace pour le secteur minier malgache. Ces groupements ont dénoncé des concepts juridiques qu’ils contestaient, comme les notions de « substances stratégiques », « convention minière », « part de production de l’Etat » ou encore « bonus de signature » dans cet avant-projet de loi.

  • MONNAIE – Le Fonds monétaire international encourage la Banque centrale de Madagascar à se tenir prête à relever à nouveau ses taux d’intérêts au cas où les pressions inflationnistes l’imposent

    MONNAIE – Le Fonds monétaire international encourage la Banque centrale de Madagascar à se tenir prête à relever à nouveau ses taux d’intérêts au cas où les pressions inflationnistes l’imposent

    Antananarivo, 4 Mars, 10h25 – Des ajustements à prévoir. La Banque centrale de Madagascar (BCM) est encouragée à se tenir prête à relever à nouveau ses taux d’intérêts pour contenir les pressions inflationnistes « si nécessaire ». Cette disposition est à prendre, non seulement pour contenir ces pressions, mais également pour limiter les interventions de change de la BCM au lissage de la volatilité et à la constitution de réserves de change. C’est un des points rapporté par la directrice générale adjointe du FMI, Antoinette Sayeh, à l’issue de la discussion du Conseil d’administration de cette institution financière lors de la troisième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec Madagascar.

     

    Lors de la revue trimestrielle de la politique monétaire au mois de février de cette année, le comité monétaire de la BCM avait décidé de maintenir le taux des facilités de dépôt à 8,10% et le taux des facilités de prêt marginal à 10,10%. L’autorité monétaire malgache indique avoir pris cette décision après le constat que le resserrement de sa politique monétaire entre mai 2021 et octobre 2022 a contribué à limiter la progression de l’inflation.

     

    Les banques commerciales se sont pourtant plaintes des problèmes de liquidité avec la montée très importante des taux directeurs de refinancement, opérée par la Banque centrale, notamment en 2022. Le taux des facilités de prêt marginal, c’est-à-dire le taux que les banques commerciales doivent payer si elles empruntent auprès de la Banque centrale, était passé de 7,2% au mois de novembre 2021, à 8,9% au mois d’août 2022 et à 10,10% au mois d’octobre.

     

    Le vice-président de l’Association professionnelle des banques, Alexandre Mey, n’avait alors pas manqué d’appeler l’autorité monétaire à un dialogue « pour qu’il y ait une amorce de détente de ces taux ». Il avait expliqué que c’est la disponibilité de liquidité qui permettrait, dans le contexte actuel, aux banques commerciales de continuer à accompagner la consommation et contribuer à la lutte contre l’inflation qui est importée avec une devise plus forte.

     

    La Banque centrale avait cependant déjà expliqué que des effets plus significatifs du resserrement de sa politique monétaire sur les prix, qui se situent encore à un niveau élevé, sont attendus pour les prochains mois. L’autorité monétaire avait alors indiqué qu’elle suivra attentivement l’évolution de la situation économique et se tiendra constamment prête à apporter les éventuels ajustements nécessaires.

     

    Le Fonds monétaire international a par ailleurs insisté sur l’importance de l’adoption d’une loi sur la stabilité financière. Cette loi contribuerait à renforcer le rôle de réglementation et de surveillance de la banque centrale et à améliorer davantage la stabilité financière, selon Antoinette Sayeh du FMI.

     

  • TOURISME – Madagascar prend la présidence tournante de l’Association Îles vanille et ambitionne d’attirer plus de bateaux de croisière dans l’océan Indien

    TOURISME – Madagascar prend la présidence tournante de l’Association Îles vanille et ambitionne d’attirer plus de bateaux de croisière dans l’océan Indien

    Antananarivo, 3 Mars, 18h09 – Madagascar prend le relais. Après la Réunion c’est au tour de la Grande île de prendre les rênes de l’Association Îles vanille pendant un an. La passation s’est tenue durant une réunion par visioconférence ce vendredi. Le pays a de grands projets durant son mandat à présidence de l’association. L’objectif numéro un est d’augmenter le nombre de bateaux de croisières qui visitent les îles membres et bien sur la grande île. “Il faut attirer de nouveaux bateaux et non ceux qui passent déjà régulièrement par ici”, explique Joël Randriamandranto, ministre du tourisme et représentant de Madagascar auprès de l’association.
    ⭕Parmi les autres projets importants, la poursuite du projet de facilitation de la mobilité entre les îles membres, que ce soit en termes de transport aérien ou la question du visa. Ce projet a débuté mais n’est pas encore atteint, précise le membre du gouvernement. Celui-ci engage aussi les membres à mettre en place des évènements d’envergure pour promouvoir les îles Vanilles à l’instar du salon international du tourisme (ITM). “Chaque île doit avoir son évènement auquel les autres îles peuvent aussi participer”, ajoute-t-il.
    ⭕Le renforcement des capacités des professionnels via l’échange d’expérience et de savoir est aussi dans les plans. Pour le ministère du Tourisme, l’objectif de Madagascar est d’attirer un million de touristes dans la région en 2028, et l’idée est que les touristes qui passent dans l’une des îles Vanille visite aussi la Grande île. “L’objectif est qu’un touriste visite au minimum deux îles et non une seule durant son passage”, indique Joel Randriamandranto.
    ⭕Créé en 2010, l’Association Iles Vanilles a pour but de développer la notoriété de ses îles membres à savoir La Réunion, Maurice, Madagascar, Les Seychelles, Les Comores et Mayotte afin d’attirer plus de touristes dans la région.
  • TRANSPORT FERROVIAIRE – le ministère des transports et de la météorologie prendra en charge le paiement de deux mois de salaire pour le personnel de la ligne Fianarantsoa Côte-Est

    TRANSPORT FERROVIAIRE – le ministère des transports et de la météorologie prendra en charge le paiement de deux mois de salaire pour le personnel de la ligne Fianarantsoa Côte-Est

    Antananarivo, 3 Mars, 10h31- Une solution provisoire. Dans l’objectif de relancer les activités de la société ferroviaire Fianaratsoa Côte-Est (FCE), le ministère des Tansports et de la météorologie indique vouloir payer  »deux mois de salaires » des employés de cette société.  »Bien que le paiement des salaires des employés ne relève pas du ressort de l’Etat malgache, le ministère va payer deux mois de salaires », rapporte un communiqué du ministère ce jour.
    ⭕Dans ce communiqué, le ministère évoque une réunion fructueuse entre Valery Ramonjavelo, ministre des transports et de la météorologie, les autorités locales, et les anciens de la FCE, jeudi à Fianarantsoa.  »Toutes les manifestations vont désormais s’arrêter. Les banderoles de revendications érigées devant la FCE ont été retirées, à l’issue de la réunion entre la délégation ministérielle, les autorités locales et les retraités de la FCE », précise le communiqué.
    ⭕Le personnel de la FCE était entré en grève depuis juillet 2022. Dans la continuité des revendications, depuis deux semaines, une manifestation syndicale a eu lieu dans l’enceinte de la FCE pour réclamer des salaires impayés depuis novembre 2021, selon un président d’un syndicat des salariés.
  • PERSPECTIVES ECONOMIQUES – Le Fonds monétaire international avance une inflation moyenne au-dessus de 10%

    PERSPECTIVES ECONOMIQUES – Le Fonds monétaire international avance une inflation moyenne au-dessus de 10%

    Antananarivo, 3 Mars, 8h51 – Madagascar devra s’attendre à une inflation à deux chiffres. L’inflation moyenne pour 2023 accélérerait jusqu’à au-dessus de 10% pour la Grande île, indiquent les prévisions du Fonds monétaire international (FMI). L’institution de Bretton Woods avance cette projection à l’issue de la troisième revue du programme de réformes de Madagascar dans le cadre de l’accord sur la Facilité élargie de crédit (FEC).

    Cette projection du FMI est en hausse par rapport à celle des autorités malgaches. Celles-ci ont prévu dans la Loi des finances (LFI) 2023 que la politique monétaire désinflationniste qui a été menée par la Banque centrale de Madagascar (BCM) devrait conduire à une projection du taux d’inflation moyenne de 8,6% cette année. La BCM, elle aussi, avait soutenu au mois de février que les effets de cliquet, les effets d’entrainement de la hausse des prix de l’énergie, les éventuelles hausses retardées des prix du riz conduiront à un taux d’inflation de l’ordre de 8,5% en glissement annuel de fin de période et de 9,2% pour la variation des moyennes des indices de prix à la consommation (IPC)

    La croissance de Madagascar devrait parallèlement stagner à 4,2% comme en 2022, dans un contexte de croissance mondiale plus faible et de prix internationaux élevés, d’après le FMI. Or, l’objectif de croissance économique dans la LFI 2023 est de 4,9%. Cette projection dans la loi des Finances tient compte du contexte inflationniste qui perdurera cette année, ainsi que du niveau de la demande mondiale. Celle-ci serait certes en hausse pour certains produits, mais serait à un niveau inférieur aux prévisions d’avant la guerre en Ukraine.

    Le ministère de l’Economie et des finances souligne que son objectif de croissance pour 2023 sera soutenu par des investissements à hauteur de 25,3% du PIB. Ce qui se départagerait en 12,2% du PIB d’investissements publics et 13,1% du PIB d’investissements privés.

    Les perspectives sont pourtant loin d’être prometteuses. Le Fonds monétaire international soutient que les risques liés à la situation politique intérieure, les faibles taux de vaccination contre la Covid-19 et les évolutions mondiales défavorables les assombrissent. Néanmoins, la mise en œuvre de l’ensemble du programme de réformes envisagé dans le Plan Emergence Madagascar (PEM) pourrait avoir des effets significatifs sur la productivité et la croissance, soutient cette institution financière.

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • ECONOMIE : Les investissements privés en baisse continue ces cinq dernières années, selon le GEM

    ECONOMIE : Les investissements privés en baisse continue ces cinq dernières années, selon le GEM

    Antananarivo, 2 Mars, 13h17 – La part du secteur privé dans l’investissement brut serait passée de 14% à 8% du Produit intérieur brut (PIB). Le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Thierry Rajaona, parle d’une baisse continue. « Le constat est que le secteur privé investit de moins en moins dans l’économie depuis les cinq dernières années », regrette-t-il durant l’assemblée générale de ce groupement, mercredi. Pour freiner cette tendance à la baisse et pour parvenir à faire repartir les investissements à la hausse, il évoque la nécessité d’un cadre et des conditions qui permettent au secteur privé d’investir.

    L’Etat indique néanmoins qu’avec l’intensification des efforts pour la mise en œuvre du Plan Emergence Madagascar (PEM), les investissements devraient connaitre une croissance significative à partir de cette année. Cette hausse des investissements concerne à la fois le secteur public et le secteur privé.

    Dans le document de performance annexé au projet de loi des Finances 2023, l’Etat estime que le taux d’investissement global devrait être de 25,3% du PIB. Les investissements publics augmenteraient jusqu’à 12,2% du PIB et ceux du secteur privé atteindraient à 13,1% du PIB, portés notamment par les investissements directs étrangers. Ce document prévoit qu’à moyen terme, les investissements devraient augmenter à un rythme soutenu pour atteindre 30,2% du PIB en 2025, dont 13% du PIB pour le secteur public et 17,1% du PIB pour le secteur privé.

    Le GEM reste cependant perplexe et s’interroge même sur la volonté politique de l’Etat, en prenant l’exemple du secteur de l’énergie. « Nous savons les problèmes de l’électricité à Madagascar qui impactent les activités des entreprises du pays. C’est le secteur privé qui investit dans les barrages hydroélectriques », rappelle-t-il. Il se demande alors « pourquoi, le projet Sahofika qui est là depuis plus de six ans et qui a fait l’objet d’une signature en 2021 n’est toujours pas finalisé en termes d’accord, deux ans après ?». Pour Thierry Rajaona, « le secteur privé est prêt mais il faut que les autorités s’y impliquent réellement également ».

    Par ailleurs, économiquement parlant, l’année 2023 présente un contexte qui « n’est pas vraiment favorable pour le développement du secteur privé », d’après le président du GEM. Selon ses explications, le contexte lié à l’élection va créer beaucoup d’incertitudes. Il anticipe que « les autorités auront d’autres priorités, à savoir l’organisation de l’élection présidentielle en fin d’année ». Il n’écarte également pas non plus les éventuelles troubles pré-électorales ou post-électorales. Ainsi, bon nombre d’investisseurs privés, locaux comme étrangers, attendent que les élections se fassent avant d’engager de nouveaux projets, confie-t-il.