Catégorie : Économie

  • TRANSPORT AERIEN – Ethiopian Airlines annoncé un quatrième vol sur Nosy Be à partir de juin 2023

    TRANSPORT AERIEN – Ethiopian Airlines annoncé un quatrième vol sur Nosy Be à partir de juin 2023

     

    Antananarivo, 2 Avril, 11h20 – Ethiopian Airlines poursuit sa conquête du ciel malgache. Alors que son septième vol sur Antananarivo vient de se mettre en place le 27 mars, la compagnie aérienne éthiopienne annonce un quatrième vol vers et depuis Nosy Be à partir de juin. « Ethiopian Airlines a le plaisir d’annoncer qu’à partir du mois de juin 2023, elle rajoute un vol supplémentaire vers/depuis Nosy be reliant Madagascar au reste du monde quatre fois par semaine », communique la compagnie jeudi.

     

    Avec les vols quotidiens vers et depuis Antananarivo, Ethiopian Airlines devrait bientôt desservir la Grande île via 11 vols. Tous les jours sur Antananarivo, les mardis, jeudis, samedis et dimanches sur Nosy Be.

     

  • TELECOMMUNICATIONS – Orange Madagascar lance officiellement le Wifiber à Antalaha et à Sambava

    TELECOMMUNICATIONS – Orange Madagascar lance officiellement le Wifiber à Antalaha et à Sambava

    Antananarivo, 2 Avril, 9h05 – La connexion internet illimitée sans limitation de volume et sans réduction de débit d’Orange débarque dans le Nord-Est de Madagascar. Une délégation d’Orange Madagascar, conduite par son directeur général, Frédéric Debord, était dans la région de la Sava du 30 mars au 1er avril pour, entre autres, y lancer officiellement le Wifiber.

     

    ⭕Les équipes d’Orange Madagascar ont notamment organisé un colloque avec les opérateurs économiques d’Antalaha le 31 mars au soir pour présenter officiellement le service qui offre le service de connexion illimitée. Dans la journée, elles ont rencontré les autorités, les opérateurs économiques, ainsi que les populations, « afin de recueillir directement leurs besoins en vue d’apporter les meilleures solutions pour le développement de leurs activités », indique un communiqué de la société de télécommunications.

     

    ⭕Pour Orange Madagascar, les services qu’elle offre devraient permettre à ses clients corporate de « communiquer avec le monde entier en temps réel », et ainsi contribuer à la redynamisation et à la stimulation du développement économique de la région de la Sava. « Sambava et Antalaha disposent d’une belle potentialité économique qui va être bonifiée par les solutions de connectivités apportées par Orange Madagascar », souligne encore le communiqué de la compagnie. Mais les particuliers devraient également bénéficier des avantages du Wifiber, celui-ci permettant « de visionner les contenus en streaming ou télécharger rapidement des fichiers en ligne », comme le souligne Orange Madagascar.

     

    ⭕Outre Sambava et Antalaha, sont déjà connectés via le Wifiber les villes de Tolagnaro, d’Antananarivo, de Mahajanga, de Toamasina, de Fianarantsoa, d’Antsirabe, de Nosy Be et d’Antsiranana.

     

    Photo : Orange Madagascar

  • PRIX A LA POMPE – Tout savoir sur la structure des prix du carburant

    PRIX A LA POMPE – Tout savoir sur la structure des prix du carburant

    Antananarivo, 1er Avril, 10h45 – 12 ariary de plus par litre. Dans la composante « distribution », les frais et marges des « distributeurs gros », c’est-à-dire ce que tirent les compagnies pétrolières de distribution de carburant auprès des stations-services durant le second semestre 2022, ont été révisés à 380 ariary. C’est l’une des deux modifications apportées dans l’arrêté relatif au mécanisme d’ajustement automatique des prix maxima affichés à la pompe du 6 octobre 2022. La valeur initialement appliquée à ce poste était de 368 ariary dans cette structure de prix.

     

    Les frais et marges fixes minima à allouer et à reverser aux gérants des stations-service en fonction de leurs volumes de ventes mensuelles de super carburant, pétrole lampant et gasoil sont restés inchangés à 71,73 ariary par litre. Pareil pour les frais des livraisons, qui était fixé à 22 ariary par litre pour les zones situées aux alentours de 15 km du dépôt.

     

    Une autre modification a également été apportée, mais cette fois-ci dans la composante « Prix de référence frontière » (PRF). Le PRF résulte de l’addition du prix CAF calculé avec les frais d’approche. Le prix CAF calculé, qui tient compte du coût assurance et fret, est la somme du prix FOB et du Premium DAP (Deliver at place).

     

    C’est ce Premium DAP, qui est défini dans le contrat des importateurs et le fournisseur issu des appels d’offres, qui avait été révisé. Initialement, il a été de 36,60 dollars par tonne métrique pour le super carburant, 27,60 dollars pour le pétrole lampant et 29,10 dollars pour le gasoil. Dans la structure de prix du second semestre révisée, le Premium DAP est de 37,75 dollars par tonne métrique pour le super carburant, 51,95 dollars pour le pétrole lampant et 48,20 dollars pour le gasoil.

     

    Les autres postes du PRF restés inchangés. Le frais de débarquement était fixé à 13 ariary par litre, le droit de port versé à la Société de port à gestion autonome de Toamasina (SPAT) à 4,2 ariary par litre et les frais d’inspection de Gasynet qui était fixé à 0,5 dollar par tonne métrique.

     

    Rien n’avait été changé dans la composante « Stockage et transport » qui englobe les frais de stockage et le transport massif de produits entre dépôts. Le poste « passage au Terminal Importation Toamasina » couvre les coûts des prestations dus par les pétroliers à l’exploitant du terminal Toamasina. Il concerne toutes les opérations effectuées à partir du déchargement du navire jusqu’au chargement des moyens de transport comme les camions citerne, les wagons citerne, les caboteurs et les barges destinés à acheminer les produits vers leurs destinations respectives. Ce poste est fixé à 42,50 ariary par litre.

     

    Les frais et marges des logisticiens sur l’ensemble des volumes de passage pour le super carburant, le pétrole lampant, et le gasoil hors soutes avaient également été fixés parallèlement. Cette mesure concerne le stockage et le transport massif. Pour le second semestre 2022, le taux logistique moyen national applicable dans la structure de prix est de 277 ariary par litre.

     

    Et il y a la composante « taxes et redevances ». La taxe sur les produits pétroliers (TPP) est une taxe spécifique appliquée sur les importations de produits pétroliers et collectée par l’administration douanière. Elle a été fixée à 503 ariary pour le super carburant, à 10 ariary pour le pétrole lampant et à 228 ariary pour le gasoil. Le taux de TVA douane en vigueur était de 20% pour le super carburant et le gasoil et 0% pour le pétrole lampant.

     

    Il y a également les redevances, dont 01 ariary par litre des trois produits pétroliers pour le fonds environnement, la contribution des usagers dans le budget de l’Organe de Lutte contre l’Evènement de Pollution marine (OLEP). Vient ensuite la redevance OMH qui a été fixée à 8,6 ariary par litre.

     

    La redevance allouée au Fonds routier (RER) est fixée à 288 ariary par litre pour le super carburant, à 134 ariary par litre pour le gasoil et à 0 ariary par litre pour le pétrole lampant. La redevance de Développement du secteur (RDS), créée au profit du Ministère en charge des Hydrocarbures (MEH) pour renforcer ses moyens à mettre en œuvre la politique sectorielle déclinée en contrat de performances. Elle a été fixée par la Loi de finances à 10 ariary par litre pour le super carburant et le gasoil et à 0 ariary par litre pour le pétrole lampant.

     

    C’est cette structure des prix révisée qui est tenue en compte pour la vente des carburants dans les stations-services durant le second semestre de l’année dernière. La disponibilité d’une structure de prix permet entre autres d’avoir une idée de ce que devait être les Prix de référence calculé (PRC) et d’estimer l’écart entre ces prix et les prix affichés à la pompe (PMAP). Ce calcul est très important pour le règlement des dettes croisées entre l’Etat et les pétroliers.

  • INFRASTRUCTURE ROUTIÈRE – La base vie du chantier de la portion Ambovombe – Tolagnaro bientôt prête  

    INFRASTRUCTURE ROUTIÈRE – La base vie du chantier de la portion Ambovombe – Tolagnaro bientôt prête  

    Antananarivo, 31 Mars, 8h30 – « Les travaux avancent ». Bien que le chantier des travaux de réhabilitation de la portion Ambovombe – Tolagnaro de la route nationale 13 (RN13) en soit encore à ses phases préliminaires, le ministère des Travaux publics ne cache pas sa satisfaction face à leur avancée. Parallèlement à la construction de la base-vie du chantier, des activités de terrassement, débroussaillage et décapage ont eu lieu entre le PK 55+000 et le PK70+000. La production des pierres nécessaires aux travaux a déjà aussi pu commencer.

     

    Ces travaux de réhabilitation de cette portion de la RN13 font intégralement partie du projet de modernisation du réseau routier de Madagascar qui prévoit également la réhabilitation de la RN 6 entre Diégo-Suarez et Ambanja. Un projet financé à hauteur de 235,5 millions d’euros par la Banque Européene d’Investissement (BEI) composé entre autres d’un don de 116 millions d’euros de l’Union Européenne, de 110 millions de prêt à la BEI, d’un don de 4,7 millions d’euros de la BEI et d’une participation de 4,8 millions de la République de Madagascar à en croire le communiqué de la BEI sur le projet.

     

    La construction de la RN13 de Ihosy à Tolagnaro, dont la première section Ambovombe-Tolagnaro a commencé, fait partie des promesses présidentielles les plus importantes. En mois de février l’ancien ministre des travaux publics, Jerry Hatrefindrazana promettaient la construction de cette route de plus de 500 km en goudron en évoquant entre autres les difficultés rencontrées par la population et les opportunités qu’une telle route offrirait à la région.

     

    Photo : MTP

  • SECTEUR AURIFERE – La suspension des exportations légales de l’or levée

    SECTEUR AURIFERE – La suspension des exportations légales de l’or levée

    Antananarivo, 31 Mars, 6h15 – L’exportation légale du métal jaune peut reprendre. Le Conseil des ministres de mercredi abroge la note du ministère des Finances qui suspend depuis le 23 septembre 2020 les activités relatives à l’exportation de l’or. Cette levée de la suspension des exportations a également été décidée après des révisions apportées sur le régime de l’or. Cette disposition entre dans le cadre de la réforme de la gouvernance du secteur aurifère sur laquelle l’Etat avait travaillé avec les partenaires de la Grande île pendant trois ans, rapporte le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

     

    Les autorités malgaches ont déjà prévu, par rapport à ses engagements envers le Fonds monétaire international (FMI) la reprise de l’exportation légale de l’or au mois d’août 2022. Le ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS) s’était alors efforcé de faire appliquer la réglementation pour assurer la viabilité et la traçabilité de la production d’or et avait procédé au recensement des opérateurs agréés.

     

    L’administration minière travaillait ainsi non seulement sur la traçabilité de l’or et le respect des droits humains et de l’environnement, mais également sur la formalisation des exportations pour contribuer à améliorer le balance des paiements via le rapatriement de devises, et à augmenter la liquidité sur le marché des changes.

     

    L’administration minière avait justifié en 2020 sa décision de suspendre des exportations de l’or par sa volonté d’assainir et de mettre en œuvre la réforme de la gouvernance de la filière aurifère. Le Conseil des ministres de mercredi rappelle que le volume de l’or légalement exporté n’a été que de 3,051 tonnes en 2018, alors que selon les investigations menées à Dubai où est expédiée la grande partie de l’or malgache, entre 12 et 15 tonnes ont été exportés illicitement dans ce pays.

     

    Mais la décision de suspendre les exportations légales de l’or avait surtout été prise par rapport au manque à gagner généré par le non-rapatriement de devises des opérateurs miniers. En 2020, le ministre des Mines à l’époque avait indiqué qu’avant la suspension des opérations, 1,3 tonnes d’or avaient été exportés par les opérateurs dont la valeur était estimée à 280 millions de dollars. La valeur des devises rapatriées par ces opérateurs n’avait même pas dépassé le 1% pour ces opérations.

     

    Plusieurs dispositions ont donc été prises dans le nouveau régime de l’or pour pallier ces défaillances. Le compte rendu du Conseil des ministres parle du renforcement des conditions et des critères pour la mise en place du comptoir de l’or et les sanctions pour le non-respect de ces conditions. Les cas du promoteur du comptoir et de l’agrément de comptoir de l’or pour les opérateurs souhaitant exporter de l’or sont également considérés. L’obligation de rapatriement de devises et leur cession sur le Marché interbancaire de devises (MID) sont prises en compte. Tout comme la mise en place d’un guichet unique où seront traités dans un même endroit tous les documents nécessaires à l’exportation de l’or.

     

    Photo : Pixabay

  • SECTEUR EXTRACTIF – L’Etat s’engage à soumettre le projet de code minier au Parlement d’ici juin 2023

    SECTEUR EXTRACTIF – L’Etat s’engage à soumettre le projet de code minier au Parlement d’ici juin 2023

    Antananarivo, 29 Mars, 10h50 – Le projet de loi sur le nouveau code minier devrait être soumis pour adoption du Parlement lors de la prochaine session parlementaire de mai. C’est du moins ce que prévoient les autorités malgaches dans le Mémorandum de politique économique et financière (MPEF). Ce document détaille les mesures correctives et les politiques publiques qui contribueront à la réalisation des objectifs du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI).

    Dans ce mémorandum, les autorités malgaches soulignent qu’elles se sont engagées « à finaliser une révision du code minier en étroite consultation avec la Banque mondiale, le FMI et les représentants du secteur minier ». Elles s’engagent en même temps « à la soumettre au Parlement d’ici juin 2023 ».

    Le FMI rappelle dans son rapport sur la troisième revue du programme soutenu par la FEC que les autorités malgaches ont relancé depuis août 2022 les consultations en vue de la révision du code minier de 2005. Le Gouvernement aurait procédé à cette révision dans le but d’assainir la fiscalité du secteur minier et de mobiliser des recettes supplémentaires.

    Dans son rapport, le FMI soutient qu’étant donné la suspension de l’application des dispositions légales de 2005, un cadre juridique actualisé est nécessaire pour développer les activités du secteur minier. Cela implique toutefois que ce cadre garantisse la transparence et la stabilité juridique et fiscale, et que le nouveau régime reste attractif pour les investisseurs.

    Le nouveau code devrait inclure des dispositions visant à faciliter le contrôle des activités minières par le Gouvernement et à renforcer la protection de l’environnement, les règles de santé et de sécurité, ainsi que les droits des travailleurs. Le nouveau code minier devrait également garantir la stabilité du cadre juridique et fiscal et la transparence fiscale. Et il devrait s’appliquer systématiquement à tous les nouveaux projets miniers et éviter le recours à des conventions bilatérales qui rendent le cadre juridique et fiscal moins transparent, plus difficile à administrer et plus propice à la corruption, indique ce rapport du FMI.

  • ENERGIE – Le kilowattheure coûte plus cher dans les zones rurales qu’en zones urbaines

    ENERGIE – Le kilowattheure coûte plus cher dans les zones rurales qu’en zones urbaines

    Antananarivo, 29 Mars, 9h40 – Un écart significatif. Si le prix de l’électricité dans les zones urbaines et périurbaines varie entre 0,03 et 0,22 dollar le kilowattheure, la population dans les zones rurales achète ce kilowattheure entre 0,11 dollar et 0,80 dollars. Cette situation a été soulevée par le secrétaire exécutif de l’Agence de développement de l’électrification rurale (ADER), Mamisoa Rakotoarimanana, durant la dixième édition de la Plateforme d’échanges public-privé (PEPP), organisée récemment dans l’Atsimo Andrefana.

    20% de la population malgache vivent dans les zones urbaines et périurbaines. Et comme l’a exposé le secrétaire exécutif de l’ADER qui indique rapporter des chiffres de l’Institut national de la statistique (Instat), le taux de pauvreté dans ces milieux est de 50% avec un taux d’accès à l’électricité de 74% bénéficiant d’un mix énergétique de thermique, hydroélectrique et solaire.

    Dans les milieux ruraux où vivent 80% de la population, le taux de pauvreté rapporté est de 78%, le taux d’accès à l’électricité de 15%. Ces zones ne bénéficient de mix énergétique mais seulement de l’électricité généralement produite par des mini-réseaux, déplore Mamisoa Rakotoarimanana.

    L’électrification rurale devra ainsi être une priorité nationale qui est une affaire de tous, soutient ce responsable de l’Ader. L’Etat et les partenaires du pays ont leur rôle à jouer par rapport à la capacité à payer des 20 millions d’habitants dans les zones rurales et le profit recherché par la trentaine d’opérateurs privés qui y produisent de l’électricité. C’est seulement l’équilibre entre les deux qui permet la réussite d’un projet en électrification rurale. Et ce n’est pas une mince affaire, admet Mamisoa Rakotoarimanana.

    En matière d’amélioration du taux d’accès à l’électricité, le président de la République avait annoncé l’installation de parcs solaires dans 37 districts. Le financement de ce projet est assuré par le dernier financement acquis du Fonds monétaire international (FMI) selon la ministre des Finances Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison.

    Il y a parallèlement la dotation de kits solaires à un million de foyers. Ce projet est, pour sa part, financé par la Banque mondiale à travers le projet de développement à moindre coût de l’accès aux services électriques (Lead), avec une enveloppe de 150 millions de dollars.
    Photo : ADER
  • TELECOMMUNICATIONS – La concurrence entre les opérateurs et la protection des consommateurs au centre des discussions

    TELECOMMUNICATIONS – La concurrence entre les opérateurs et la protection des consommateurs au centre des discussions

    Antananarivo, 21 Mars, 15h05 – Les discussions autour de la réforme du cadre régissant le secteur des télécommunications se poursuivent. Le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT), les opérateurs de la téléphonie mobile ainsi que la Banque mondiale se réunissent ce mardi pour aborder les thématiques qui devront être prises en compte dans cette réforme. La concurrence entre les opérateurs et la protection des consommateurs figurent parmi les points mis en avant lors de cette rencontre qui s’est tenue au bureau de l’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec).

    Il avait été souligné que « le régime des licences et des déclarations des opérateurs ne permettent pas encore d’instaurer une libre concurrence sur tous les segments du secteur de la télécommunication », rapporte le ministère en charge des Télécommunications dans son compte-rendu de la réunion. Il évoque également plusieurs « lacunes dans le secteur », qu’il faut combler.

    La Banque mondiale, dans sa note sur les perspectives économiques de Madagascar, avait déjà encouragé le gouvernement malgache à prendre des mesures immédiates pour favoriser une plus grande concurrence sur le marché et pour promouvoir l’accessibilité des services. Dans ce document, l’institution de Bretton Woods recommande la facilitation de l’accès ouvert au backbone et la suppression des contraintes restantes pour la mise en place et la commercialisation de la fibre pour tous les opérateurs. La Banque mondiale insiste également sur le renforcement des règles de concurrence et règlementation concernant les situations de positions dominantes ainsi que sur la nécessité de disposer d’un régulateur des télécommunications fort, efficace et indépendant, capable de travailler sans ingérence.

    Parmi ses propositions, le ministère soulève notamment le régime d’interconnexion et de l’accès pour renforcer la régulation des tarifs de l’interconnexion et de l’accès, mais aussi pour faciliter le déploiement des infrastructures de télécommunications sur le territoire.

    La question des licences qui permettent aux opérateurs de se mettre en concurrence ainsi que leur déclaration de cahiers des charges pour plus de transparence dans le secteur ont alors été discutées entre les parties ayant participé à cette réunion de travail. Il en est de même du principe de la permanence des réseaux et de la qualité de service pour la protection des consommateurs. Les parties prenantes se sont également accordées à admettre que la protection des usagers nécessite le renforcement des pouvoirs et des capacités de l’Artec.

     

  • TRANSPORT AERIEN – Une dizaine de compagnies aériennes étrangères desservent Madagascar

    TRANSPORT AERIEN – Une dizaine de compagnies aériennes étrangères desservent Madagascar

    Antananarivo, 21 Mars, 11h40- Dix compagnies aériennes assurent actuellement les liaisons entre Madagascar et d’autres pays dans le monde. Le ministère des Transports et de la météorologie cité notamment Madagascar Airlines, Air France, Air Mauritius, Air Austral, Ethiopian Airlines, Turkish Airlines, Airlink, Kenya Airways, Neos Air et Ewa Air. La compagnie Corsair devrait s’ajouter à cette liste à partir du 27 juin.

    Les dix compagnies opèrent principalement des vols entre des aéroports malgaches et des aéroports en Europe, en Afrique ou encore dans la zone Océan Indien. Ces destinations sont notamment Paris (France), Saint Denis (La Réunion, Port-Louis (Maurice), Addis Abeba (Ethiopie), Istanbul (Turquie), Nairobi (Kenya), Milan (Italie), Dzaoudzi (Mayotte), Johannesburg (Afrique du Sud).

    En Europe, Madagascar Airlines avait été autorisée à opérer deux vols hebdomadaires pour relier Antananarivo et Paris jusqu’au mois de janvier de cette année. Air France assure cette liaison à raison de quatre vols par semaine, avec un cinquième vol qui devrait déjà être autorisé. Neos Air relie pour sa part Milan à des villes de Madagascar, que sont Nosy-Be, Mahajanga et Antsiranana, avec un vol par semaine autorisé. Et puis, il y a Turkish Airlines qui relie à raison de deux vols hebdomadaires Antananarivo et Istanbul, la grande ville turque à cheval entre l’Europe et l’Asie.

    En Afrique, Ethiopian Airlines est autorisée à opérer sept vols hebdomadaires entre Addis-Abeba et Antananarivo, et quatre vols par semaine entre Addis-Abeba et Nosy-Be. Mais il y a également Kenya Airways qui relie Nairobi avec la Capitale de la Grande île à raison de neuf vols par semaine. Et puis il y a Airlink qui est autorisée à relier quotidiennement Antananarivo et Johannesburg.

    Pour la zone Océan Indien, la compagnie nationale malgache avait été autorisée à opérer deux vols hebdomadaires entre la Réunion et Antananarivo jusqu’au mois de janvier 2023. Air Austral dessert cette liaison à raison de cinq vols par semaine. Mais cette compagnie réunionnaise avait également été autorisée à opérer trois vols hebdomadaires pour la liaison Nosy-Be-Saint Denis, deux vols sur Toamasina, et un vol par semaine pour Toliara et Taolagnaro.

    Puis il y Air Mauritius qui relie l’île Maurice et Antananarivo à raison de six vols par semaine. Et enfin Ewa Air sur les liaisons Dzaoudzi-Antsiranana, Dzaoudzi Mahajanga et Dzaoudzi-Nosy-Be, avec des vols effectués trois fois par semaine pour chacune d’entre elles.

     

  • SECTEUR EXTRACTIF –  Le ministère des mines ferme des sites d’exploitation aurifère illégale à Maevatanana

    SECTEUR EXTRACTIF – Le ministère des mines ferme des sites d’exploitation aurifère illégale à Maevatanana

    Antananarivo, 21 Mars, 8h30 – L’extraction illicite d’or dans le fleuve de Kamoro est loin d’être éradiquée. Une descente effectuée par une délégation du ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS) dans la commune de Marokoro, à Maevatanana, a permis de découvrir des sites d’exploitation aurifère illégale en pleine activité, la semaine dernière. Dans le premier site, le fokontany Madisovato où s’est rendue la délégation ministérielle, trois ressortissants étrangers ont été arrêtés, les engins d’extraction d’or qu’ils ont utilisés ont été scellés, rapporte le MMRS.

    Ces personnes interpellées opéraient sans permis d’exploitation à Marokoro. Et ils étaient visiblement là pour extraire de l’or en grande quantité à voir les moyens qu’ils ont utilisés. Drague à godets, tapis pour tamisage, d’autres engins d’extraction et du carburant pour les faire fonctionner ont été découverts sur place. Ils ont utilisé du mercure dans leur opération, signale le ministère. L’usage de ce produit dans l’exploitation aurifère est pourtant interdit par la loi car il nuit à l’environnement mais également à la santé humaine.

    A part le fokontany Madisovato, le ministère relève également la découverte de sites à ciel ouvert illicites et de gros engins d’extraction d’or dans d’autres zones de la commune de Marokoro. L’administration minière n’a pourtant pas apporté plus de précision sur ces autres découvertes.

    Au mois de juillet 2022, le ministère en charge des Mines avait indiqué avoir fermé quatre sites d’exploitations aurifères sauvage dans les fokontany de Tsiandrarafa et Antsira de la même commune de Marokoro du district de Maevatanana. A l’époque, des engins d’extraction dont une drague, des excavateurs et chargeurs ont été déjà mis sous scellés.

    Le ministère fait part de sa détermination à renforcer son contrôle des exploitations aurifères ainsi que la formalisation des acteurs dans cette filière. L’objectif, martèle-t-il, est de permettre aux exploitants et aux opérateurs, à la population et aux collectivités territoriales décentralisées ainsi qu’à l’Etat central d’en tirer profit.