Catégorie : Économie

  • ÉNERGIE – La Jirama annonce l’ouverture des inscriptions pour pouvoir bénéficier du branchement mora

    ÉNERGIE – La Jirama annonce l’ouverture des inscriptions pour pouvoir bénéficier du branchement mora

     

    Antananarivo, 19 Avril, 14h45 – Ouverture des inscriptions au branchement « mora ». Ceux qui souhaitent se connecter au réseau de la Jirama à petit prix peuvent s’inscrire auprès des agents de proximité de la Jirama ou des agents recenseurs ou auprès des fokontany, annonce la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité dans un communiqué ce mercredi.

     »Après le processus d’élaboration du devis, des agents de la Jirama contacteront le bénéficiaire ou déposeront le devis auprès du fokontany. Le paiement de la somme de 30 000 ariary ne pourra se faire qu’auprès d’une caisse de la Jirama », précise la compagnie dans son communiqué.

    Les 30 000ariary permettent d’obtenir un raccordement au réseau, un kit branchement incluant un compteur prépayé de 1,1 kW avec limitateur de puissance, un kit éclairage composé de deux ampoules LED et un kit ready board.

    Parmi les conditions fixées pour pouvoir bénéficier du branchement mora figurent le niveau de vie des bénéficiaires et l’emplacement de leur maison. « Les foyers vulnérables situés à moins de 35 mètres des poteaux Jirama bénéficieront de ce projet. La vulnérabilité des foyers doit être justifiée par le Fokontany », poursuit la Jirama.

    « Le branchement mora peut-être effectif une semaine après le dépôt de dossier, si celui-ci est complet », annonce Andry Rajoelina, lors de l’inauguration de la Jirama Shop à Anosizato.

  • Madagascar Airlines – Un objectif de rentabilité et d’autofinancement d’ici trois ans au maximum

    Madagascar Airlines – Un objectif de rentabilité et d’autofinancement d’ici trois ans au maximum

    Antananarivo, 19 Avril, 6h00 – Une rentabilité à atteindre d’ici trois ans. Parvenir à être une société rentable et capable de financer seule son avenir est un des grands défis à relever pour Madagascar Airlines qui vient récemment de recevoir son Certificat de transport aérien (CTA) ainsi que sa licence d’exploitation. C’est le principal objectif même du plan d’affaire de cette compagnie, confie son directeur général, Thierry De Bailleul ce mardi. Madagascar Airlines devra y parvenir d’ici trois ans au maximum, soutient-il face à la presse.

    Thierry De Bailleul se veut réaliste. « Nous ne pouvons pas nous autofinancer avec notre situation de départ », soulève-t-il. Il explique que Madagascar Airlines a besoin « d’un peu d’aides » pour prendre son envol. Et c’est « normal » pour toute entreprise qui démarre, ajoute ce directeur général qui compte plusieurs années d’expériences dans le secteur aérien.

    Celui qui est aux manettes de la compagnie aérienne nationale justifie ce besoin de financements au démarrage par rapport à la faible marge dans l’industrie du transport aérien. Selon lui, les compagnies de l’Association du transport aérien international (IATA) font un profit moyen de 1,5% depuis ces vingt dernières années. Aussi, 1,5% sur un billet de 1000 euros n’équivaut qu’à 15 euros de profit par passager, a-t-il pris comme exemple. Madagascar Airlines va également, selon lui, opérer dans une industrie mondialisée et globalisée et très exposée à la concurrence. C’est pourquoi la compagnie nationale malgache va devoir se battre dans un environnement international difficile, notamment pour ses vols internationaux.

    « Nous avons certes besoin de cet appui financier ou de ce financement de départ. Mais ils n’ont toutefois pas vocation à être permanents », rassure-t-il. Ces financements devront aussi permettre à la compagnie d’avoir un retour sur investissement, insiste-t-il. « Si ce sont par exemple des emprunts privés, ils devraient être remboursés avec les bénéfices que nous allons faire », a-t-il exposé.

    Le temps de démarrage de Madagascar Airlines ne devra en tout cas pas durer trop longtemps, précise son directeur général. Thierry De Bailleul demeure persuadé que cette compagnie enregistra un résultat opérationnel positif dès la troisième année de son opération. Mais il est conscient qu’il devra veiller à maitriser les couts d’exploitation, notamment pour la flotte et le carburant, pour y parvenir.

    La situation de la compagnie aérienne nationale reste par ailleurs considérée comme un risque budgétaire important que le Gouvernement entend contrôler. C’est pourquoi les autorités malgaches se sont toujours engagées à consulter le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque Mondiale avant tout financement public de l’entreprise.

  • Thierry de Bailleul : “L’objectif de Madagascar Airlines est de devenir rentable d’ici 3 ans”

    Thierry de Bailleul : “L’objectif de Madagascar Airlines est de devenir rentable d’ici 3 ans”

    Thierry de Bailleul, le directeur général d’Air Madagascar s’est présenté devant la presse pour la première fois ce mardi après que la compagnie aérienne ait obtenu son certificat de transport aérien faisant de lui officiellement un transporteur. L’obtention de ce certificat permettra à la compagnie de prendre son envol et de prendre le chemin de la rentabilité indique le dirigeant français. Cela commencera par la mise en place d’un business plan qui devrait permettre à la compagnie de s’autofinancer et d’être auto subsistant d’ici trois ans. Explications.
  • AGRICULTURE – Plus de 70% des terrains certifiés bio localisés dans les régions Atsinanana et Alaotra Mangoro

    AGRICULTURE – Plus de 70% des terrains certifiés bio localisés dans les régions Atsinanana et Alaotra Mangoro

    Antananarivo, 18 Avril, 8h25 – La partie Est de l’île est actuellement la zone la plus propice à l’agriculture biologique. C’est dans les régions d’Atsinanana et d’Alaotra Mangoro que sont localisés plus de 70% des terrains certifiés bios, rapporte le président du Syndicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio), Heriniaina Ramboatiana en marge des Business forums régionaux à Toamasina. Et ce sont dans ces zones que proviennent les produits bios destinés à l’exportation, ajoute-t-il.

    L’agriculture biologique malgache représentait juste 30 000 hectares en 2013. Les surfaces exploitées pour cette filière à Madagascar ont augmenté jusqu’à à 68 000 hectares en 2020 et engagent près de 70 000 exploitants agricoles. Et c’est en raison du potentiel de ces deux régions de l’Est du pays que le projet pilote de mise en place de Territoires à vocation biologique (TVAB) y sera lancé. L’objectif est d’élargir l’étendue des parcelles certifiées bios et de développer la production biologique.

    La mise en place des TVAB est appuyée par l’Agence française de développement (AFD), dont la convention sera signée prochainement, confie Heriniaina Ramboatiana. Un appel aux opérateurs et investisseurs sera ensuite lancé en marge du salon Biolojika, prévu se tenir au mois de juin, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de l’élevage.

    La filière bio est en plein essor à Madagascar. Le chiffre d’affaires annuel qu’elle génère est passé de 22,6 millions d’euros en 2012 à 110 millions d’euros en 2020. Les volumes exportés en 2019, de l’ordre de 5 600 tonnes contre 800 tonnes en 2009, sont dominés par le cacao (35%), les légumes (20%), les fruits tropicaux (12%), les épices et condiments (22%), les huiles essentielles et végétales (6%) et la vanille (3%). Les produits bios rapporteraient par ailleurs entre 5% à 20% de plus que les produits conventionnels pour les producteurs comme pour les exportateurs.

  • TRANSPORT – Madagascar Airlines obtient son certificat de transporteur aérien et sa licence d’exploitation

    TRANSPORT – Madagascar Airlines obtient son certificat de transporteur aérien et sa licence d’exploitation

    Antananarivo, 18 Avril, 6h15 – « Madagascar Airlines opèrera dorénavant comme compagnie nationale à part entière ». C’est ce qu’annonce fièrement la compagnie qui vient d’obtenir son Certificat de transport aérien (CTA) ainsi que sa licence d’exploitation de la part de l’Aviation civile de Madagascar (ACM) lundi. Après près d’une année à se soumettre aux phases obligatoires en matière de réglementation, de sécurité et de sureté, « Madagascar Airlines remplit désormais toutes les conditions requises pour pouvoir exploiter et assurer librement toutes les liaisons aériennes malgaches », annonce-t-elle dans un communiqué annonçant la nouvelle.

    Madagascar Airlines qui, jusqu’ici, devait se contenter d’exploiter les actifs d’Air Madagascar et de Tsaradia, dispose donc désormais de son CTA, un agrément d’une validité de deux ans. Ce document atteste de sa capacité à assurer des vols en tout sécurité et lui permet de réaliser des opérations de transport commercial. L’obtention de ce CTA permet également à la compagnie de louer et d’acquérir des aéronefs.

     

    La licence d’exploitation établit pour sa part le périmètre commercial d’exploitation qui est alloué à Madagascar Airlines. Elle est initialement octroyée pour une année à compter de sa date de délivrance, et renouvelée par la suite pour une période de trois ans

     

    Madagascar Airlines annonce déjà un programme de vols ambitieux avec ces certifications. En plus des vols domestiques, les vols régionaux ainsi que les liaisons avec l’Europe, la compagnie nationale malgache parle de la reconquête de l’Asie dans les prochains mois. Elle prévoit également déjà dix autres destinations à desservir dans les prochaines années.

     

    Pour ces dessertes, la compagnie nationale avait déjà avancé l’acquisition en dry lease de deux avions, sur lequel l’Etat a déjà prévu une garantie souveraine de 20 millions de dollars dans la loi des Finances 2023. Bien que les négociations autour de la location d’un Dreamliner n’aient pas encore abouti, l’arrivée de l’Embraer 190-E2 qu’utilisera Madagascar Airlines pour les vols domestiques et régionaux est prévue à la fin du mois de juin de cette année, a réaffirmé dernièrement le ministre des Transports Valéry Ramonjavelo.

     

    Madagascar Airlines admet que beaucoup restent à faire et plusieurs défis sont à relever. La compagnie nationale assure néanmoins tout mettre en œuvre en vue d’atteindre une « excellence opérationnelle, avec une régularité certaine, une ponctualité assurée et une rentabilité pérenne ».

     

  • HÔTELLERIE – Soanambo monte en gamme et devient Mantis Soanambo Hôtel& Spa Sainte-Marie

    HÔTELLERIE – Soanambo monte en gamme et devient Mantis Soanambo Hôtel& Spa Sainte-Marie

    Antananarivo, 16 Avril, 18h55 – Rebranding. L’hôtel qui portait autrefois le nom de Soanambo Sainte-Marie devient depuis jeudi Mantis Soanambo Hotel&Spa. Cet écolodge de luxe est le troisième hôtel du groupe Accor dans la Grande île aux côtés de l’Ibis Hôtel et du Novotel Convention &Spa.

     

    « Nous sommes ravis de nous étendre à Madagascar et ravis que notre partenaire ait choisi Accor et Mantis pour faire revivre le magnifique hôtel Soanambo », déclare Adrian Gardiner, président exécutif de Mantis Collection dans un communiqué. Son ouverture est prévue au mois de mai.

     

    L’île Sainte Marie, située à l’Est du pays bénéficie ainsi d’un service d’un hôtel de marque internationale pour attirer des visiteurs et dynamiser le tourisme dans cette localité. The Mantis Collection, qui fait partie du groupe Accor, est une société hôtelière de premier plan axée sur la conservation, réputée pour son engagement en faveur de la préservation des communautés environnantes, de la faune et de l’environnement.

     

    Cet écolodge de luxe compte 48 chambres au bord de la mer. Et l’établissement saura répondre aux attentes des clients à la recherche du concept hôtel durable, selon la

    Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (FHORM) après l’annonce de Accor de son arrivée à Sainte Marie. « L’hôtel y répond parfaitement étant donné que la collection Mantis se démarque des autres par ses pratiques et son engagement en faveur de la préservation des communautés environnantes, de la faune et de l’environnement », souligne le groupement professionnel.

     

    Photo : Accor

  • SECTEUR EXTRACTIF – L’étendue du carré minier couverte par un permis minier réduite de moitié

    SECTEUR EXTRACTIF – L’étendue du carré minier couverte par un permis minier réduite de moitié

     

    Antananarivo, 15 Avril, 12h30 – L’Etat prévoit de réduire de moitié les limites de la superficie totale couverte par les permis miniers. C’est une des nouvelles dispositions avancées dans le projet de loi sur la refonte du code minier qui avait été présenté par le ministre des Mines et des ressources stratégiques, Herindrainy Rakotomalala, vendredi. Cette réduction de périmètres pouvant être exploitée vise avant tout à prévenir les spéculations des permis miniers, explique-t-il.

     

    Désormais, la superficie maximale couverte par le permis de recherche (PR) qui pouvait aller jusqu’à 10 000 km2 a été réduite à 5 000 km2 soit environ 12 800 carrés miniers. Un permis d’exploitation ne devra plus couvrir que 500 km2, soit 1280 carrés miniers s’il couvrait 1 000 km2 dans le code minier non révisé. Pareil pour le permis réservé aux exploitants artisanaux (PREA) qui ne couvrira que 50 km2 soit 128 carrés miniers s’il couvre pour le moment 100 km2.

     

    Dans son rapport assoupli 2019-2020 publié au mois de juin 2022, l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) Madagascar indique que la Grande île peut être divisée en 1 702 544 carrés miniers, dont 17% sont localisés dans des zones protégées. L’ITIE Madagascar rapporte que selon le Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM), 31% des carrés miniers étaient occupés en 2019. Cette occupation de carrés était descendue à 29% en 2020. Le BCMM a par ailleurs enregistré 5 227 permis valides en 2019 et 5 003 permis valides en 2020 et au premier semestre 2021.

     

    L’administration minière a déjà annoncé son intention de reprendre « d’une manière graduelle » le traitement des demandes de permis miniers en suspens auprès du BCMM. Un plan de priorisation avait été dévoilé et qui traitera dans un premier temps les demandes de renouvellement de PREA. Ils seront priorisés puisqu’ils seraient les plus nombreux à vouloir opérer. C’est après que les demandes de permis de recherche (PR) seront traités. Et ce sont les demandes de permis d’exploitation (PE) pour les industriels miniers qui seront traitées en dernier.

     

    Le ministère des Mines a fait remarquer qu’une reforme introduisant la notion de « cahier de charges minières » avait été menée avant la reprise du traitement de ces demandes de permis. Ce cahier des charges contient les différents engagements des opérateurs, pour permettre de disposer d’un canevas de suivi de leurs activités minières. Aussi, toute délivrance de permis miniers sera assortie du cahier de charges minières correspondant.

     

    Dans le projet de loi sur la refonte du code minier, le PR confère à son titulaire le droit exclusif de faire la prospection et la recherche de la ou des substances pour laquelle ou lesquelles son permis a été octroyé. La durée de validité du PR est de cinq ans, renouvelable deux fois pour une durée de trois ans à chaque renouvellement.

     

    Photo d’illustration : Ministère des Mines et des ressources stratégiques

  • Le Syndicat des industries de Madagascar dit toujours attendre le décret d’application de la LDIM

    Le Syndicat des industries de Madagascar dit toujours attendre le décret d’application de la LDIM

     

    Antananarivo, 15 Avril, 8h25 – « Nous en sommes encore là », se désole le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana. Le secteur privé, dont les industriels en particulier, attend toujours le décret d’application de la Loi sur le développement de l’industrie à Madagascar (LDIM). C’est une loi qui avait pourtant été déjà votée par le Parlement en 2017 et qui a été promulguée en 2018, rappelle le nouveau président du SIM durant sa prise de fonction officielle, vendredi.

     

    Dans son allocution, Tiana Rasamimanana insiste sur l’intérêt pour les industriels de maintenir le dialogue avec l’administration. Mais l’Etat devra également de son côté respecter la continuité qui doit exister, insiste-t-il.

     

    En 2019, par exemple, les industriels étaient invités à s’armer de patience avant que cette loi soit appliquée. La raison avancée par l’Etat à l’époque était que des ajustements devaient être apportés à la LDIM pour que celle-ci cadre avec sa politique générale et par extension avec l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar.

     

    Tiana Rasamimanana explique que la LDIM devait offrir le cadre pour le développement de l’industrie à Madagascar. Si on se réfère d’ailleurs à ce texte, son objectif est de transformer la structure de l’économie, en augmentant le poids de l’industrie, qui ne dépasse pas 16% actuellement, à plus de 25% du PIB. Aussi, la LDIM fixe les règles techniques et financières adéquates, conformes aux principes et aux accords de partenariat ratifiés et adaptés au développement des industries locales et des IDE.

     

    Photo : EDBM

  • FORMATION – L’Ecole 42 de Xavier Niel ouvre un campus à Antananarivo

    FORMATION – L’Ecole 42 de Xavier Niel ouvre un campus à Antananarivo

    Antananarivo, 14 Avril, 6h15 – L’Ecole 42 de Xavier Niel, le patron de Free, jette son ancre à Madagascar. Cet établissement qui forme gratuitement des développeurs informatiques vient d’ouvrir un campus à Antananarivo. Il s’agit du quatrième de ce nom en Afrique. Les trois premiers sont implantés au Maroc. Madagascar devient ainsi le deuxième pays africains à rejoindre ce plus grand réseau d’écoles informatique gratuites, innovantes et ouvertes à tous.

     

    Fondé en 2013, l’Ecole 42 est réputée être un établissement d’excellence dans la formation des développeurs informatiques grâce à ses concepts très innovants. Outre sa gratuité, la formation met l’accent sur les projets et le travail de groupe plutôt que sur l’enseignement théorique. « Les enseignements sont pratiques et reposent sur des principes de partage, de collaboration et d’entraide », explique le site de l’Ecole 42. En d’autres termes, il n’y a pas de cours, ni de professeur. L’apprentissage se fait au travers de développement de projets.

     

    Grâce à son partenaire, Axian, le campus sera installé à Andraharo sur une surface de 1000m2. Les deux parties ont signé le partenariat dans ce sens cette semaine. « En ouvrant un campus à Madagascar, nous allons booster les compétences de nos talents locaux et contribuer à répondre aux besoins croissants du marché dans le secteur du numérique », a déclaré Hassanein Hiridjee, le CEO de Axian.

     

    L’ouverture de 42 Antananarivo, puisqu’elle sera appelée ainsi, est prévue au quatrième trimestre de cette année. Mais déjà les inscriptions au test de présélection en ligne ouvriront courant mai. Ce qui ouvrira aux candidats l’accès à la fameuse piscine. Cette étape ultime de sélection se déroulera au mois de septembre. Les promoteurs de 42 Antananarivo prévoient de recruter début 2024 150 étudiants qui devraient pouvoir débuter le tronc commun du cursus.

     

    Photo :  StockSnap de Pixabay

  • CODE MINIER : L’Etat entend porter le total des redevances et des ristournes minières à 5% 

    CODE MINIER : L’Etat entend porter le total des redevances et des ristournes minières à 5% 

    Antananarivo, 14 Avril, 20h30 – Une contribution amenée à augmenter pour les opérateurs miniers. Le total des redevances et ristournes minières qu’ils auront à verser passera de 2% à 5% de la valeur des produits des mines qu’ils exporteront, si on s’en tient au projet de loi sur la refonte du code minier présenté par le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala, ce vendredi. Ces 5% envisagés constitueront ce que l’administration minière appelle Droits et taxes spéciaux sur les produits miniers (DTSPM), dont 1,5% de ristourne minière au profit des Collectivités territoriales décentralisées (CTD) et 3,5% de redevance minière au profit de l’Etat et de ses démembrements sectoriels.

    Avec le code minier non révisé, la première vente des produits extraits donne lieu à la perception de ristournes et de redevances minières, dont les montants respectifs sont équivalents à 1,40% et 0,60% de leur valeur. Ce qui équivaut à un total de 2%. « La révision à la hausse de cette fiscalité minière permettra au pays de tirer davantage de profit de ses ressources minières, sans que les dispositions n’occasionnent de perte pour les opérateurs », explique le ministre Herindrainy Rakotomalala qui indique d’ailleurs que le projet de révision a été mené en consultation des opérateurs miniers concernés.

    Le taux des impôts et taxes sur la valeur des produits des mines à leur première vente est donc prévu augmenter. Mais c’est surtout l’Etat qui en tirera cette fois-ci davantage si on s’en tient aux quotes-parts prévus. L’Organisation de la société civile sur les industries extractives (OSCIE) avait déjà parlé d’une formule de répartition « déraisonnable » et « disproportionnée » au mois de décembre de l’année dernière. Cette organisation de la société civile dans le secteur extractif avait déjà démontré que selon la répartition des 5% prévus dans cet avant-projet de loi, les ristournes minières représentent 1,5% soit 30% des DTSPM. Le quote-part de l’Etat et ses démembrements pour les redevances minières de 3,5% est de 70%.

    L’organisation de la société civile sur l’industrie extractive ( OSCIE) estimait que « cette clé de répartition en faveur de l’Etat central pourrait remettre en cause le principe de la répartition équitable et inclusive des ressources », expose-t-elle, en rappelant que «les recettes des ristournes minières constituent l’une des ressources attendues par les CTD pour financer les programmes de développement local et régional».

    D’après ce qu’a avancé le ministre Herindrainy Rakotomalala, les recettes des ristournes minières seront réparties entre les budgets des communes, des régions des provinces et du fond national de péréquation, dont les taux de répartition seront fixés par décret pris en Conseil du Gouvernement. Les recettes des redevances minière pour leur part seront versées au profit du budget général, principalement destinées aux investissements sociaux et communautaires, selon la consigne du président de la République, confie le ministre des Mines. Une partie de ces recettes peut être réaffectée aux organismes publics œuvrant dans le secteur minier, détaille-t-il.