Catégorie : Économie

  • ENERGIE – Le processus de recrutement des dirigeants de la Jirama lancé

    ENERGIE – Le processus de recrutement des dirigeants de la Jirama lancé

    Antananarivo, 11 Mai, 18h55 – Ces offres sont peut-être pour vous ! Le Gouvernement, le conseil d’administration de la Jirama, avec l’assistance de la Banque mondiale, font part de la mise en œuvre d’un processus de recrutement d’un « Manager de redressement » de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Celui ou celle qui se portera candidat à ce poste devra se préparer à avoir comme tâche principale « le rétablissement de la santé financière de la Jirama et l’atteinte de l’objectif du Plan émergence Madagascar en matière d’augmentation de l’accès à l’électricité ».

    La Jirama est à la recherche d’un candidat qui dispose d’une expérience professionnelle d’au moins 15 ans dans le pilotage de grandes structures commerciales ou d’Etat. Sur ces années d’expériences demandées, il devrait au moins avoir mis cinq années de sa carrière professionnelle dans la gestion de situations de crise et de redressement d’organisations. Il doit avoir 45 ans au minimum.

    L’expérience ne suffit pas puisqu’il faut également que le candidat ait les compétences requises par le poste dont entre autres celle de « savoir négocier ». Il devra avoir le sens du mangement, être en mesure de travailler sous pression, être un manager qui saura anticiper les évolutions et les besoins de la Jirama. Sans parler du sens de la rigueur ou encore de l’esprit d’équipe qui sont considérés comme des compétences clefs et des critères de sélection.

    La sélection se fera en deux étapes. Il y aura une présélection sur dossiers de candidature. S’ensuivra une sélection après un entretien avec les candidats présélectionnés. Celui ou celle qui sera recruté aura un contrat de travail de deux ans renouvelable, avec pour mission le redressement de la Jirama. Il ou elle sera placé sous l’autorité du conseil d’administration et aura une période d’essai qui sera observée conformément aux textes en vigueur.

    Un autre poste est également à promouvoir au sein de la Jirama. C’est celui du directeur administratif comptable et financier de redressement. C’est ce haut cadre qui devra principalement assurer la planification financière et des opérations de la société d’Etat. Elle sera aussi dans la gestion des risques, le financement, la trésorerie et le budget.

    Ce poste s’adresse surtout à des diplômés de l’enseignement supérieur, avec un niveau Bac+5 minimum en gestion. Ils doivent être des professionnels disposant d’une expérience d’au moins 10 ans dans une fonction similaire, idéalement dans un même contexte de position au sein d’une grande société privée ou public à dimension nationale ou internationale. Il répond directement au manager de redressement.

    Ceux ou celles qui sont intéressés par ces postes auront jusqu’au 24 mi 2023 pour déposer leurs candidatures.

  • ENERGIE – L’Union Européenne dit attendre avec impatience le bouclage des contrats sur les projets hydroélectriques Volobe et Sahofika

    ENERGIE – L’Union Européenne dit attendre avec impatience le bouclage des contrats sur les projets hydroélectriques Volobe et Sahofika

     

    Antananarivo, 10 Mai, 21h30 – Une alternative qui reste inexploitée. L’ambassadrice de l’Union Européenne (UE), Isabelle Delattre Burger, regrette que les accords sur les grands barrages hydroélectriques de Volobe et de Sahofika ne soient pas encore bouclés. C’est une situation qui constitue un des freins aux activités économiques, surtout par rapport aux problèmes des infrastructures énergétiques soulevés par les groupements des entreprises, soulève-t-elle face à la presse lundi. L’Union européenne attend ainsi avec impatience le bouclage des contrats sur ces projets, confie cette ambassadrice.

     

    Dans son Document stratégie pays 2022-2026 pour la Grande île, la Banque africaine de développement (BAD) signale aussi que ces projets d’infrastructures hydroélectriques développés par le biais des Partenariats publics-privés accusent des retards importants. Le représentant de cette banque à Madagascar, Adam Amoumoun, se disait en tout cas optimiste quant à l’engagement du Gouvernement malgache dans ces grands projets d’investissements vers la fin du mois de février de cette année.

     

    L’explication qui avait été avancée par le ministre de l’Energie, Solo Andriamanampisoa, pour justifier ce retard dans la prise de décision est « la nécessité de temps » pour les points qui restent toujours à affiner. Pour ce membre du gouvernement, ce « temps » est nécessaire pour permettre à l’Etat de parvenir à des contrats qui seront « bénéfiques pour les générations futures » avec les promoteurs des projets hydroélectriques de Volobe et de Sahofika. Le ministre de l’Energie parle entre autres de discussions notamment sur le volet financier, également au mois de février.

     

    Pour Volobe, la durée de la concession et du prix du kilowatteheure ont toujours fait l’objet de surenchères. D’autres sujets comme le coût de construction de sa centrale, la capacité d’absorption des énergies produites par la Jirama ou encore le souhait de l’Etat à entrer dans le capital de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) se présentent aussi comme des points d’achoppement.

     

    Le projet Sahofika, quant à lui, reste toujours en suspens, alors que son contrat de concession avait déjà été officiellement signé au Palais d’Etat d’Iavoloha au mois de novembre 2021. Il était convenu que la durée de concession de son promoteur est de 25 ans. Le coût moyen du kilowattheure de l’électricité qui sera produite par Sahofika est pour sa part de 5,13 centimes d’euros.

     

    L’Etat avait annoncé au mois de décembre 2022 un vaste projet d’opérationnalisation de centrales hydroélectriques, avec une projection de production de 502 mégawatts supplémentaires dans les cinq prochaines années. Ce projet comprend Sahofika et Volobe, mais aussi Antetezambato, Mandraka III et Farahantsana.

     

  • COMMERCE EXTERIEUR – Les exportations des biens de Madagascar accusent une baisse de 13,4%

    COMMERCE EXTERIEUR – Les exportations des biens de Madagascar accusent une baisse de 13,4%

    Antananarivo, 10 Mai, 8h10 – Les affaires ont été moins bonnes pour les opérateurs économiques malgaches. Les exportations de biens ont enregistré un recul de 13,4% pour Madagascar pour le premier trimestre de cette année, selon la note de conjoncture économique que la Banque centrale (BCM) vient de publier ce mardi. Une situation générée par le repli des principaux produits phares comme la vanille, le girofle, le cobalt et les produits des entreprises franches, explique l’autorité monétaire.

     

    Les exportations de cobalt, par exemple, ont baissé, que ce soit en termes de quantité qu’en termes de valeur. Selon la BCM, le volume du cobalt exporté a baissé de 33,8% avec un prix qui a diminué de 50,1%.

     

    Deux autres produits ont vu leur quantité exportée baisser mais avec néanmoins des prix à l’exportation qui ont augmenté. Il s’agit du girofle dont la quantité a baissé de 16,3 %, avec un prix qui s’est amélioré de 3,9 %. Et puis il y a les exportations des entreprises franches qui ont affiché une baisse de volume de 9,3 %, avec un rebondissement de son prix de 7,4 %.

     

    Le nickel est le seul produit phare de Madagascar qui s’est bien porté, avec une hausse de 30,9% de ses exportations. Selon la BCM, les exportations de ce produit continuent de profiter de l’embellie de cette filière au niveau international.

     

    La Banque centrale se veut optimiste. Les exportations des produits phares tels que le cobalt et les produits des entreprises franches devraient augmenter pour l’ensemble de cette année, malgré leur baisse durant le premier trimestre. Le nickel continuera de booster les exportations de Madagascar avec la progression de son prix qui serait palpable. La reprise des exportations de l’or viendra également confirmer cette tendance, conclut la Banque centrale.

     

     

  • POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale revoit à la hausse ses taux d’intérêts pour stabiliser les prix

    POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale revoit à la hausse ses taux d’intérêts pour stabiliser les prix

    Ajustement. Le comité monétaire de la Banque centrale de Madagascar (BCM) décide de relever le taux de facilité de dépôts qui était de 8,10% à 8,50%. Pareil pour le taux de facilité de prêt marginal qui passe de 10,10% à 10,5%. L’autorité monétaire indique avoir pris cette décision sur la base de l’évolution récente des prix et sur les prévisions au cours des prochains mois. La BCM indique même que c’est indispensable pour assurer la stabilisation requise afin de relancer l’économie, et retrouver de nouvelles conditions d’équilibre.

    C’est désormais avec ce taux de facilité de dépôt de 8,50% que les banques commerciales sont encouragées à placer leurs excédents de liquidités au niveau de la BCM. Ce taux a toujours été revu à la hausse, passant de 3,8% au mois de novembre 2021, de 6,90% au mois d’aout 2022, rehaussé à 8,10% au mois d’octobre 2022 et maintenu à ce niveau au mois de février de cette année. Cette décision est généralement prise afin de ponctionner les liquidités qui circulent sur le marché.

    Ces banques sont inversement dissuadées à ne pas emprunter de l’argent auprès de la Banque centrale avec le taux de prêts marginal qui augmente à 10,50%. Car pour leur besoin de refinancement, elles doivent donc verser 10,50% en plus de l’argent qu’elles ont emprunté. Et ce taux n’a également cessé d’augmenter puisqu’il est passé de 7,2% au mois de novembre 2021, à 8,9% au mois d’août 2022, à 10,10% au mois d’octobre 2022 et maintenu à ce niveau au mois de février 2023.

     

    La Banque centrale a ainsi suivi le conseil du Fonds monétaire international (FMI) qui l’a invitée à rester alertée par rapport à la situation de l’inflation et à prendre les mesures nécessaires lorsqu’elle le jugera adéquat pour pouvoir contenir les pressions. Afin de contenir l’inflation et pour stabiliser les prix, l’autorité monétaire malgache devait revoir ces taux de refinancement. Le représentant de cette institution de Bretton Woods, Mokthar Benlamine, avait soutenu au mois de mars qu’« il faut augmenter les taux pour pouvoir faire baisser l’inflation ». Cette disposition serait d’ailleurs selon lui « le moyen et peut-être le seul moyen que le pays a actuellement pour y parvenir avec son régime monétaire ».

     

    Les banques commerciales se sont cependant plaintes de ce rehaussement des taux directeurs de refinancement opéré par la Banque centrale depuis ces derniers temps. Elles avaient soulevé que ces décisions ont généré des problèmes de liquidités. Au mois de mars de cette année, ces banques centrales ont appelé l’autorité monétaire à un dialogue pour qu’il y ait une amorce de détente de ces taux. La Banque centrale, de son côté, a toujours rassuré qu’elle continuera de suivre de près l’évolution des variables pouvant influencer les prix par rapport à leur niveau propice à la croissance économique.

  • CODE MINIER – Les redevances pour l’Etat central augmentent de 483% 

    CODE MINIER – Les redevances pour l’Etat central augmentent de 483% 

    Antananarivo, 9 Mai, 15h55 – L’administration minière entend augmenter la part de redevance destinée à l’Etat central qui est actuellement de 0,6% à 3,5% dans le projet de loi portant refonte du code minier. Ce qui correspond à une hausse de 483%, expose la Chambre des mines dans une publication ce mardi. La ristourne destinée aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) devra également connaître une hausse, puisqu’elle est prévue augmenter de 1,5% à 1,7%. Ces CTD ne devront donc s’attendre qu’à une hausse de 7% dans le projet de loi à soumettre devant le Parlement.

     

    Cette clé de répartition est obtenue à partir de l’institution des « Droits et taxes spéciaux sur les produits miniers (DTSPM) regroupant les redevances et les ristournes perçues de la première vente des produits extraits. Le taux cumulé de ces deux contributions des opérateurs miniers initialement de 2% passe à 5%, soit une hausse de 250%.

     

    Pour la Chambre des mines, la fiscalité prévue par l’administration minière va à l’encontre de l’intérêt des zones hôtes des projets miniers. Ce groupement des industriels miniers propose alors d’abord une hausse de 4% des DTSPM au lieu des 5% proposés par le ministère des mines. La Chambre des mines propose ensuite de doubler les anciens taux, c’est-à-dire de faire passer la redevance destinée à l’Etat centrale de 0,6% à 1,2% et la ristourne pour les CTD de 1,4% à 2,8%. « Pour éviter les interprétations et les débordements, il est impératif que la liste des organismes bénéficiaires d’une quote-part de la redevance minière soit inscrite dans la loi », recommande la Chambre des mines.

     

    L’Organisation de la société civile sur les industries extractives (OSCIE) s’est également exprimée sur les DTSPM avancés par l’administration minière au mois de décembre 2022. Cette organisation ne s’oppose pas apparemment à la hausse de 5%. Elle parle cependant d’une formule de répartition « déraisonnable » et « disproportionnée ». L’OSCIE estime que « cette clé de répartition en faveur de l’Etat central pourrait remettre en cause le principe de la répartition équitable et inclusive des ressources ». La formulation de quote-part de redevance et redevance minière devrait être équitable selon cette organisation qui estime qu’au moins 50% de leur montant cumulé devrait revenir aux CTD. La part qui leur revient devra aussi leur être payée sans passer par l’État central, avait insisté l’OSCIE.

     

    Lors de la présentation de ce projet de loi sur la refonte du code minier, le ministre des Mines et des ressources stratégiques Herindrainy Rakotomalala avait expliqué que « la révision à la hausse de la fiscalité minière permettra au pays de tirer davantage de profit de ses ressources minières, sans que la disposition n’occasionne de perte pour les opérateurs ». Il avait par ailleurs rassuré que le projet de révision de ces contributions avait été mené en consultation avec les opérateurs miniers concernés.

     

     

  • KENYA AIRWAYS – 14 vols hebdomadaires programmés entre Tana-Nairobi à compter du 1er juin

    KENYA AIRWAYS – 14 vols hebdomadaires programmés entre Tana-Nairobi à compter du 1er juin

    Antananarivo, 9 Mai, 7h45 – Kenya Airways renforce sa desserte sur Antananarivo à partir de Nairobi. Cette compagnie aérienne reprendra ses 14 vols hebdomadaires entre ces deux villes africaines à compter du 1er juin, annonce la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM). Cette nouvelle, selon cette Confédération, contribue fortement à l’amélioration de l’offre de transport aérien dans le cadre de la relance du secteur touristique dans la Grande île.

    La CTM indique mener des plaidoyers auprès des parties prenantes pour que cette compagnie et d’autres desservent d’autres villes de Madagascar pour améliorer l’offre de transport aérien en vue de développer la destination Madagascar. Ce, en réponse à la demande pour le développement du tourisme dans les régions.

    Il avait été indiqué par le ministère des Transports au mois de mars que dix compagnies aériennes assurent les liaisons entre Madagascar et d’autres pays dans le monde. Il s’agit de Madagascar Airlines, Air France, Air Mauritius, Air Austral, Ethiopian Airlines, Turkish Airlines, Airlink, Kenya Airways, Neos Air et Ewa Air. Ces dix compagnies opèrent principalement des vols entre des aéroports malgaches et des aéroports en Europe, en Afrique ou encore dans la zone Océan Indien. Corsair s’ajoutera à cette liste à partir du 27 juin.

    Photo : Ravinala Airports

  • Les administrations douanières de la partie Est et Sud de l’Afrique se concertent à Madagascar 

    Les administrations douanières de la partie Est et Sud de l’Afrique se concertent à Madagascar 

     

    Antananarivo, 9 Mai, 7h10 – Le comité de pilotage du Bureau régional de renforcement de capacités (ROCB) de l’Organisation mondiale des douanes (OMD) dans la partie Est et Sud de l’Afrique (ESA) se réunit une nouvelle fois à Madagascar. Une occasion pour le ROCB d’apporter son appui et son soutien en matière de renforcement de capacités aux administrations douanières des 24 pays membres de l’ESA.

     

    Ce programme proposé par l’OMD est d’une importance capitale puisqu’il permet à chaque administration douanière d’améliorer ses pratiques, ses méthodes et la qualité des services fournis aux usagers, selon le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances (MEF), Andry Ramanampanoharana. Il estime d’ailleurs que l’ESA doit se démarquer et que ses administrations douanières doivent apporter leur contribution au développement économique réel de la région.

     

    L’accueil de cet évènement offrira une visibilité pour l’administration douanière malgache (DGD), selon son directeur général Ernest Zafivanona Lainkana. Les efforts de cette direction, basés sur son plan de modernisation, s’apprécient encore plus à la lumière de la stratégie régionale de l’ESA pour la période 2022-2025, ajoute-t-il. La facilitation des échanges ou encore la compétitivité économique sont d’ailleurs autant de concepts qui sous-tendent les mesures prises par la douane malgache pour une administration plus moderne, continuellement en évolution, performante et à l’écoute de ses partenaires.

     

    Le comité de pilotage du ROCB s’est déjà réuni à Madagascar au mois de novembre de l’année dernière. Ce bureau se réunit deux fois par an, avec pour missions de soutenir et d’appuyer les administrations douanières, dont celles de l’ESA.

  • ECONOMIE BLEUE – La signature officielle de l’accord de pêche entre Madagascar et l’Union européenne prévue en juillet

    ECONOMIE BLEUE – La signature officielle de l’accord de pêche entre Madagascar et l’Union européenne prévue en juillet

    Antananarivo, 8 Mai, 16h00 – Le gros du travail bouclé. D’autres restent néanmoins encore à entreprendre pour que l’accord de pêche qui liera Madagascar et l’Union Européenne (UE) pour les quatre prochaines années entre en vigueur. Il reste par exemple, pour les deux parties, de s’accorder sur les mesures qui seront considérées dans l’appui sectoriel convenu dans cet accord, ainsi que leur financement a expliqué l’ambassadrice de l’Union Européenne Isabelle Delattre Burger, durant une conférence de presse ce lundi.

    Les deux parties avaient indiqué vers la fin du mois d’octobre 2022 avoir déjà engagé les procédures législatives nécessaires à la signature de ce nouvel accord et de son protocole de mise en œuvre. Le ministère malgache de la Pêche avait également avancé à l’époque la nécessité de traduire l’accord dans les 22 langues des 27 pays de l’UE. « L’ambition reste en tout cas de signer officiellement le nouvel accord de pêche en juillet quand les négociations sur les annexes seront terminées », avance la diplomate européenne.

    Madagascar et l’Union européenne se sont déjà entendus sur plusieurs points dans cet accord, à commencer par le volet financier. Pour des contreparties et contributions financières totalisant 12,88 millions d’euros durant la durée du protocole, l’accord permettra à des navires européens de pêcher des thons dans les eaux malgaches. A celles-ci s’ajouteront une contribution de 1,4 million d’euros par an versé par les armateurs européens, qui inclut une contribution spécifique destinée à la protection de l’environnement marin et la protection des écosystèmes.

    Dans le nouvel accord qui attend sa mise en vigueur, 65 navires européens sont autorisés à pêcher du thon et les espèces qui lui sont associées. Les pêcheurs européens opèreront avec 32 thoniers senneurs, 13 palangriers de surface d’une jauge brute de plus de 100, et 20 autres palangriers avec une capacité inférieure. Pour le tonnage de référence, le protocole l’a fixé à 14 000 tonnes.

    Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB) avait considéré celui de Madagascar comme étant « le meilleur accord de pêche avec l’Union Européenne dans l’Océan Indien ». L’UE pour sa part avait souligné précédemment que cet accord conforte la volonté des parties d’améliorer la gouvernance des pêches, la gestion durable des ressources biologiques marines et la lutte contre les pêches illicites.

    Cet accord n’est pour le moment pas en vigueur puisqu’il n’est pas officiellement signé. Aussi, aucun bateau européen n’est censé pêcher dans les eaux malgaches. « Pas dans le cadre du nouvel accord en tout cas », a rassuré l’ambassadrice de l’Union Européenne, Isabelle Delattre Burger.

     

  • ÉNERGIE –   La nouvelle centrale thermique de 105 mégawatts à Ambohimanambola operationnelle avant la fin de l’année

    ÉNERGIE –   La nouvelle centrale thermique de 105 mégawatts à Ambohimanambola operationnelle avant la fin de l’année

     

    Antananarivo, 8 Mai, 7h15 – Un chantier qui avance. La majeure partie des gros œuvres permettant d’installer une nouvelle centrale thermique d’une capacité de 105 MW dans le complexe électrique d’Ambohimanambola est déjà prête. A l’allure que prend l’exécution des travaux sur place, l’opérationnalisation de cette centrale est prévue avant la fin de cette année, indique le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) dimanche.

     

    Les travaux menés à Ambohimanambola concernent des installations que le Jirama avait exploitées auparavant, ainsi que celles exploitées par des prestataires privées dont les contrats ont été résiliés, précise le communiqué du ministère. Il est prévu la mise en place de sept groupes de 15 MW, chacun fonctionnant avec du fuel, permettant d’avoir une centrale thermique de production d’électricité d’une puissance de 105 MW.

     

    L’actuel ministre de l’Energie, Solo Andriamanampisoa, avait déjà rassuré au mois de septembre 2022 que cette centrale appartient à l’Etat. Ainsi, comme l’avance le ministère, le coût de production du kWh avec cette infrastructure énergétique « sera inférieur à ceux des autres centrales gérées par des prestataires privés ».

     

    La mise en place de cette nouvelle centrale permettra également d’augmenter la capacité de production de la Jirama pour combler le gap dû à l’augmentation de la consommation d’énergie du Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). C’est d’ailleurs compte tenu de l’urgence de la situation qu’il est prévu l’opérationnalisation de cette centrale de manière progressive. « La centrale fonctionnera par tranche. Nous allons utiliser deux groupes au départ, pour l’augmenter à trois et ainsi de suite selon l’évolution des travaux » souligne Marco Spotti, le directeur de projet de Trigo Energy, la société qui se charge des travaux de mise en place de cette centrale. Celui-ci estime que l’énergie produite par cette nouvelle centrale est amplement suffisante pour stopper les problèmes de délestage dont sont victimes les abonnés raccordés sur le RIA.

     

    Ces deux dernières semaines, la Jirama avait évoqué le manque de fuel pour faire tourner les centrales thermiques existantes expliquer sa décision de procéder au délestage. Une rencontre entre les représentants du MEH et ceux du Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) avait eu lieu jeudi pour trouver un compromis concernant l’approvisionnement en carburant du pays, dont la Jirama. Le MEH avait annoncé la fin du délestage tournant vendredi.

     

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale revoit à la hausse ses taux d’intérêts pour stabiliser les prix

    POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale revoit à la hausse ses taux d’intérêts pour stabiliser les prix

    Antananarivo, 9 mai, 21h20 – Ajustement. Le comité monétaire de la Banque centrale de Madagascar (BCM) décide de relever le taux de facilité de dépôts qui était de 8,10% à 8,50%. Pareil pour le taux de facilité de prêt marginal qui passe de 10,10% à 10,5%. L’autorité monétaire indique avoir pris cette décision sur la base de l’évolution récente des prix et sur les prévisions au cours des prochains mois. La BCM indique même que c’est indispensable pour assurer la stabilisation requise afin de relancer l’économie, et retrouver de nouvelles conditions d’équilibre.

     

    C’est désormais avec ce taux de facilité de dépôt de 8,50% que les banques commerciales sont encouragées à placer leurs excédents de liquidités au niveau de la BCM. Ce taux a toujours été revu à la hausse, passant de 3,8% au mois de novembre 2021, de 6,90% au mois d’aout 2022, rehaussé à 8,10% au mois d’octobre 2022 et maintenu à ce niveau au mois de février de cette année. Cette décision est généralement prise afin de ponctionner les liquidités qui circulent sur le marché.

     

    Ces banques sont inversement dissuadées à ne pas emprunter de l’argent auprès de la Banque centrale avec le taux de prêts marginal qui augmente à 10,50%. Car pour leur besoin de refinancement, elles doivent donc verser 10,50% en plus de l’argent qu’elles ont emprunté. Et ce taux n’a également cessé d’augmenter puisqu’il est passé de 7,2% au mois de novembre 2021, à 8,9% au mois d’août 2022, à 10,10% au mois d’octobre 2022 et maintenu à ce niveau au mois de février 2023.

     

    La Banque centrale a ainsi suivi le conseil du Fonds monétaire international (FMI) qui l’a invitée à rester alertée par rapport à la situation de l’inflation et à prendre les mesures nécessaires lorsqu’elle le jugera adéquat pour pouvoir contenir les pressions. Afin de contenir l’inflation et pour stabiliser les prix, l’autorité monétaire malgache devait revoir ces taux de refinancement. Le représentant de cette institution de Bretton Woods, Mokthar Benlamine, avait soutenu au mois de mars qu’« il faut augmenter les taux pour pouvoir faire baisser l’inflation ». Cette disposition serait d’ailleurs selon lui « le moyen et peut-être le seul moyen que le pays a actuellement pour y parvenir avec son régime monétaire ».

     

    Les banques commerciales se sont cependant plaintes de ce rehaussement des taux directeurs de refinancement opéré par la Banque centrale depuis ces derniers temps. Elles avaient soulevé que ces décisions ont généré des problèmes de liquidités. Au mois de mars de cette année, ces banques centrales ont appelé l’autorité monétaire à un dialogue pour qu’il y ait une amorce de détente de ces taux. La Banque centrale, de son côté, a toujours rassuré qu’elle continuera de suivre de près l’évolution des variables pouvant influencer les prix par rapport à leur niveau propice à la croissance économique.