Catégorie : Économie

  • L’entrée des IDE à Madagascar estimée à 396 millions de dollars en 2022

    L’entrée des IDE à Madagascar estimée à 396 millions de dollars en 2022

    Antananarivo, 21 Octobre, 8h03 – Madagascar a enregistré 396 millions de dollars d’entrée d’Investissements directs étrangers (IDE) en 2022. Ce qui constitue une hausse par rapport à son niveau en 2021, durant laquelle le pays a comptabilisé 358 millions de dollars d’IDE. Ce flux d’IDE entrants est cependant en dessous des 474 millions de dollars reçus par la Grande île en 2019. Ces chiffres sont inscrits dans le Rapport sur l’investissement dans le monde 2023, de la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

     

    ⭕L’IDE se définit comme un investissement réalisé par une entité résidente d’une économie, dans le but d’acquérir un intérêt durable dans une entreprise résidente d’une autre économie. Pour ce qui est du stock d’IDE entrant, c’est-à-dire les investissements directs détenus par des non-résidents, il était passé de 4,383 milliards de dollars en 2010 à 8,696 milliards de dollars en 2021 pour se situer à 9, 092 milliards de dollars en 2022, rapporte la Cnuced.

     

    ⭕Les 396 millions de dollars enregistrés en 2022 sont largement en deçà du niveau d’IDE de 2008 qui était à 1,392 milliards de dollars. Un record qui, d’ailleurs, est resté « inégalé », comme le souligne le Système des Nations-Unies (SNU) dans sa Vision prospective de Madagascar.

     

    ⭕Dans ce document, le SNU soutient que les entrées d’IDE à Madagascar ont été très faibles sur la période 1990-2005. Ceci du fait de l’instabilité politique récurrente des années 1991, 1993, 1999 et 2002. Ces flux ont cependant connu une hausse vertigineuse de plus de 372% de 2006 à 2008 en lien notamment avec le retour de la paix sociale et la reprise économique après la crise électorale de 2002. Toutefois, le niveau des IDE entrants s’est à nouveau replié à partir de 2009, passant de 1269,4 millions de dollars à 313,68 millions de dollars en 2014, soit une contraction de 75,2% expose le Système des Nations-Unies.

     

    ⭕Une amélioration des flux net d’IDE a néanmoins été enregistrée sur les cinq dernières années, bien qu’ils soient en deçà du niveau de 2008. Une situation qui, pour le SNU, traduit un regain de confiance de la part des investisseurs étrangers dans la destination Madagascar. Mais le Système des Nations-Unies estime qu’en dépit de cette évolution favorable, la Grande île se classe parmi les pays les moins attractifs au regard du niveau des flux investissement directs étrangers entrants dans cette économie.

     

    ⭕L’Economic development board of Madagascar (EDBM) avait indiqué, en marge du Business forum des régions à Toamasina au mois d’avril, sa décision de s’orienter vers une promotion ciblée des opportunités d’investissements. Ce, à travers la définition des stratégies sectorielles plus cohérentes, en matière d’attraction et de ciblage d’IDE et d’Investissements directs nationaux (IDN), dans une démarche orientée résultats. Cette agence de promotion des investissements avait d’ailleurs annoncé le renforcement des actions de facilitation des IDE au même titre que la rétention des IDN.

     

    ⭕L’île Maurice, la Chine, les Pays-Bas et la France figurent parmi les principaux investisseurs à Madagascar. Les principales opportunités d’investissement concernent pour leur part les secteurs des mines, des infrastructures, du textile, de l’énergie, du tourisme et de l’agro-industrie. Si au cours de la première moitié des années 2000, les flux d’IDE entrants de la Grande île étaient principalement orientés vers l’exploitation minière, ils s’orientent de plus en plus, à présent, vers le secteur de l’agroalimentaire selon le SNU.

     

  • COMMERCE – Des échanges qui restent globalement faibles avec les pays africains pour Madagascar malgré son appartenance à trois communautés économiques régionales

    COMMERCE – Des échanges qui restent globalement faibles avec les pays africains pour Madagascar malgré son appartenance à trois communautés économiques régionales

    Antananarivo, 20 Octobre, 16h53 – Un faible niveau d’intégration commerciale. Les échanges de Madagascar avec les pays africains demeurent globalement faibles. Ils représentent moins de 5% de ses échanges, selon les estimations de la Banque africaine de développement (BAD), reprise par le Système des Nations-Unies (SNU) dans sa Vision prospective de la Grande île. Madagascar est pourtant membre de trois communautés économiques régionales que sont le Marché commun de l’Afrique de l’Est et Australe (COMESA), la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC) et la Commission de l’Océan Indien (COI), rappelle le SNU.

    ⭕L’administration douanière avait indiqué, dans son plan stratégique 2020-2023, que ces partenaires régionaux de Madagascar avaient contribué à hauteur de 7.7% dans ses exportations et de 12.1% dans ses importations. Et au-delà des blocs régionaux, les autres pays d’Afrique ne participaient guère au commerce avec la Grande île et leur part dans les échanges commerciaux du pays s’élève juste à 0.2%.

    ⭕Dans sa vision prospective, le SNU indique que les scores de Madagascar en matière d’intégration régionale sont de 0,29 au niveau de la SADC, avec une note très faible qui est de 0,039 point en ce qui concerne l’intégration des infrastructures. Sa note est de 0,082 point pour ce qui est de l’intégration productive. Les notes ont été données sur une échelle de 0, qui sous-entend une absence totale d’intégration, à 1 qui signifie une parfaite intégration.

    ⭕Pour ce qui est de la COMESA, Madagascar est classé comme pays à performance moyenne, indique le Système des Nations-Unies. Et la Grande île enregistre également de faibles scores en matière d’intégration des infrastructures et d’intégration productive sur ce marché.

    ⭕Les faibles performances enregistrées pour ces deux dimensions rendent difficile l’intégration économique de la Grande Ile, souligne le SNU. « Ce sont plus précisément l’insuffisance d’infrastructures de transports transfrontaliers et les coûts de transport élevés qui constituent les principaux obstacles. A ceux-ci, on peut ajouter les barrières tarifaires persistantes », expose-t-il.

    ⭕Madagascar ambitionne de progresser en vue de devenir un pôle d’activité économique sous-régional. Le pays doit ainsi créer un cadre incitatif pour l’émergence d’un secteur privé compétitif qui tire profit de partenariats stratégiques. L’objectif est de développer ou de renforcer les capacités énergétiques, les ports, les liaisons routières et les infrastructures de télécommunication, tout en assurant la soutenabilité des finances publiques, lance le SNU. L’investissement dans le développement des infrastructures économiques est également un élément indispensable pour l’intégration de l’économie malgache dans les chaînes de valeur régionales et mondiales, expose-t-il dans sa Vision prospective de Madagascar.

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  • TOURISME – La destination Madagascar à promouvoir  au Tour Salon Fair à Poznan à Pologne

    TOURISME – La destination Madagascar à promouvoir au Tour Salon Fair à Poznan à Pologne

    Antananarivo, 20 Octobre, 9h23 – Madagascar a la conquête du marché touristique de l’Europe de l’Est. La Grande île participera, cette année, à la 34ème édition de la Tour Salon Fair à Poznan en Pologne, selon le compte rendu du Conseil du gouvernement. Durant trois jours, du 27 au 29 octobre, les visiteurs de ce salon vont pouvoir découvrir la destination Madagascar ainsi que les offres touristiques malgaches.

    ⭕Cet événement est un point de rencontre entre les acteurs du tourisme. Les visiteurs peuvent y découvrir de nouvelles destinations, à travers le monde. Outre Madagascar, d’autres pays, villes, mais aussi des organisations et des régions de promotion touristique vont également participer au salon.

    ⭕La participation de la Grande île à cet événement devrait contribuer à la promotion de la destination Madagascar en Europe de l’Est. En février dernier, Madagascar était déjà l’invité d’honneur du salon Travel Exhibition, de Budapest, en Bulgarie. La présence d’une desserte aérienne entre Madagascar et la Pologne pourrait être un atout indéniable pour la promotion de la destination Madagascar auprès des touristes de cette région de l’Europe. Au mois de Juillet, la compagnie aérienne polonaise, LOT Polish Airlines, a inauguré sa liaison entre Varsovie et Nosy Be.

    Photo d’illustration/ ONTM

  • La CGHV confie être dans la phase « pré-construction » dans son projet hydroélectrique de Volobe

    La CGHV confie être dans la phase « pré-construction » dans son projet hydroélectrique de Volobe

    Antananarivo, 19 Octobre, 8h40 – Volobe est dans sa phase de pré-construction. C’est la nouvelle étape que ce projet commence à franchir, indique son promoteur, la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV). Plusieurs actions vont être entreprises notamment dans les deux prochaines années. Une partie a déjà été entamée comme la préparation de son installation sur le terrain pour le volet socio-environnemental. D’autres vont suivre comme l’élaboration des contrats des travaux et du bouclage financier, souligne le consortium mercredi.

     

    Cette étape a mené tout naturellement « un changement », souligne la CGHV, en faisant notamment référence aux acteurs qui vont participer à ce projet hydroélectrique. Mais « c’est un processus normal dans un cycle de vie d’un investissement », rassure-t-elle. Des investisseurs s’intéressent d’ailleurs à ce projet et des discussions sont en cours, balance le consortium.

     

    La CGHV poursuit par ailleurs ses actions sur le terrain, dont entre autres le suivi hydrologique, le processus de la sécurisation foncière ou encore l’amélioration de certaines infrastructures de base. Cette compagnie figure parmi les entreprises qui travaillent avec le secteur public dans la mise en place de la Maison de l’emploi et de la formation (Mefra), qui est une structure d’appui sur l’adéquation formation-emploi dans la région Atsinanana.

     

    La signature du contrat de concession ainsi que le contrat d’achat d’énergie pour le projet hydroélectrique de Volobe au mois de mai a été une étape décisive permettant à la CGHV de s’attaquer à divers chantiers pour la mise en place de sa centrale d’une capacité 120 MW sur le fleuve d’Ivondro. Lors de cette signature, le directeur général de cette compagnie, Rémy Huber, avait parlé d’un accord « équilibré » en réduisant la durée de concession initialement de 35 ans à 25 ans et qui inclut la participation de l’Etat jusqu’à 20% dans le capital du consortium. L’accord se base à la fois sur les intérêts de la population malgache et de la viabilité du projet, soutient la CGHV.

     

    Les contrats sur ce projet ont été également signés avec des tarifs de ventes d’énergie prévisionnelles. Aussi, la CGHV et l’Etat se seraient conjointement engagés et ce jusqu’à la clôture financière à poursuivre l’optimisation du projet dans l’ensemble de ses dimensions afin qu’il soit le plus compétitif possible compte tenu des contraintes contextuelles, selon le promoteur de Volobe. La CGHV explique que le prix de vente de l’électricité dépend de différents paramètres incluant le frais de développement, les caractéristiques du site, les enjeux socio-environnementaux, les coûts des travaux et de financement.

     

  • DIFFEREND PRE-ELECTORAL – L’inquiétude monte du côté du secteur privé

    DIFFEREND PRE-ELECTORAL – L’inquiétude monte du côté du secteur privé

    Antananarivo, 18 Octobre, 11h40 – « Le pays ne peut pas se permettre de s’aventurer dans une nouvelle crise politique ». Face à la tension politique en cette période de campagne pour l’élection présidentielle, le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) lance « un appel au bon sens, à la sagesse et à la lucidité de toutes les parties prenantes pour un apaisement rapide », dans un communiqué publié ce mercredi.

    ⭕Pour le GEM, Madagascar n’est pas à l’abri d’un risque élevé de dérapage avec la tension politique qui ne cesse de monter actuellement. Cette situation n’est pas sans impact pour la société mais aussi pour l’économie du pays qui est « déjà fragile », alerte ce groupement. Le niveau de vie de la population et les activités des entreprises ont d’ailleurs déjà subi les répercussions de la pandémie de Covid-19, des catastrophes naturelles ou encore de la guerre en Ukraine, et le contexte politique actuel rend la situation plus critique.

    ⭕Plusieurs entreprises ont déjà confié à la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM), dans le cadre de l’Enquête de conjoncture économique (ECE), que l’incertitude de la conjoncture économique et l’incertitude du contexte socio-politique sont les principales contraintes au développement de leurs activités. Et ce sont des obstacles qui ont été soulevés par les banques territoriales du pays.

    ⭕Le différend post-électoral qui perdure actuellement intervient également à un moment où Madagascar se bat pour son éligibilité en tant que bénéficiaire du prolongement de l’African growht and opportunities act (Agoa), dont le projet de loi est actuellement soumis à la Chambre haute du Congrès américain. Le GEM ne cache pas son inquiétude et attire l’attention sur le risque de suspension de la Grande île à cette loi commerciale qui pourrait menacer des centaines de milliers d’emploi ainsi que les exportations du pays. Une mission d’évaluation de « l’United States congressional Delegation » est d’ailleurs attendue au mois de novembre prochain, dans l’objectif d’une reconduction de l’éligibilité de Madagascar à l’Agoa, confie cette confédération d’organisations professionnelles.

    ⭕Le GEM exhorte donc à l’apaisement pour éviter une crise politique aux conséquences socio-économiques désastreuses. Ce, « afin d’éviter le pire, à savoir une nouvelle crise politique dont on connaît trop les conséquences désastreuses qui ne feront que plonger davantage le pays dans les abysses de la pauvreté », conclut ce groupement.

  • PRODUITS HALIEUTIQUES – L’exploitation des crabes de mangroves fermée depuis lundi, les exportations de ce produit à effectuer impérativement avant le 31 octobre

    PRODUITS HALIEUTIQUES – L’exploitation des crabes de mangroves fermée depuis lundi, les exportations de ce produit à effectuer impérativement avant le 31 octobre

    Antananarivo, 18 Octobre, 10h53 – L’exploitation des crabes de mangroves, Scylla serrata, est fermée depuis lundi et jusqu’au 15 décembre sur tout le territoire malgache, selon la décision du ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB). La pêche, la collecte, la vente, l’achat, le transport, la conservation ou encore l’exportation de ce produit sont ainsi prohibés durant cette période; qu’il s’agisse de crabes vivants, semi-conservés, entiers ou encore en morceau.

    ⭕Les opérateurs en crabes vivants avaient déjà été appelés à prendre les dispositions nécessaires pour ramener leur stock à zéro avant cette date de fermeture. Ceux qui sont spécialisés dans les crabes congelés doivent pour leur part déclarer les stocks qu’ils avaient en leur possession avant cette date de fermeture et aviser les directions régionales du MPEB de leur planning d’expédition. Ce ministère indique que l’expédition et l’exportation des produits doivent être effectuées impérativement avant le 31 octobre de cette année.

    ⭕Mis à part les crabes, l’exploitation des langoustes est également fermée depuis le début de ce mois d’octobre dans les régions d’Atsinanana, d’Analanjirofo, de Sava, de Diana, de Sofia, de Boeny, de Melaky, de Menabe et d’Atsimo Andrefana. La pêche, la mise en vente, l’achat, le transport et le colportage de ce produit sous toutes ses formes sont prohibés. La reprise de ces activités n’est autorisée qu’à partir du 31 décembre 2023 à 23h59mn dans ces régions.

  • FINANCEMENT – Madagascar entend maintenir un niveau d’endettement modéré avec ses partenaires financiers

    FINANCEMENT – Madagascar entend maintenir un niveau d’endettement modéré avec ses partenaires financiers

    Antananarivo, 17 Octobre, 13h55 – Madagascar opte pour la prudence. Le pays entend garder un niveau d’endettement modéré dans sa relation avec ses partenaires techniques et financiers, a soutenu la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. Une réponse que le Grand argentier malgache a donnée au président de la Banque arabe pour le développement en Afrique (Badea) Sidi Ould Tah, quand ce dernier a présenté les différents appuis financiers que cette banque peut apporter à ces pays partenaires. C’était en marge de la signature de l’accord de financement relatif au projet de construction du Fly Over Maki, à Marrakech la semaine dernière.

    La ministre Rindra Rabarinirinarison avait rappelé que Madagascar est sous le programme de Facilité élargie de crédit (FEC) du Fonds monétaire international (FMI). « Ce programme nous appelle à faire des prêts à taux essentiellement concessionnels », expose-t-elle. Aussi, avec la BADEA, la ministre malgache en charge des Finances a indiqué la poursuite des discussions avec cette banque par rapport à la concessionnalité de son prêt. « Madagascar souhaite en tout cas maintenir la bonne relation qu’elle a avec la Badea, tout en maintenant un niveau d’endettement modéré », lance ce membre du gouvernement.

    Comme exposé dans le document budgétaire annexé au projet de loi des finances 2023, la contraction de nouveaux prêts « devrait se faire dans la prudence ». Madagascar étant considéré comme vulnérable aux emprunts extérieurs, les autorités malgaches avaient convenu avec le FMI, dans le cadre de la FEC 2021-2024, de maintenir le « Plafond de la nouvelle dette extérieure contractée ou garantie par le Gouvernement central et la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) à 800 millions de dollars. Il était estimé dans ce document que le respect de ce plafond d’endettement devrait permettre à Madagascar de maintenir son risque de surendettement à un niveau « modéré ».

    Dans la loi de Finances initiale (LFI) 2023, le montant maximal d’emprunts extérieurs pouvant être contractés par le Gouvernement Central se chiffre à 16 902 milliards d’Ariary. Le montant maximal des garanties sur emprunt susceptibles d’être accordées par l’Etat est fixé à 150 milliards d’Ariary. En contrepartie de la garantie octroyée, le Trésor Public est autorisé à percevoir auprès de tous les nouveaux bénéficiaires de garantie une commission de garantie, détaille ce document.

  • Madagascar recense 4,895 millions d’abonnés aux services data mobile en 2022

    Madagascar recense 4,895 millions d’abonnés aux services data mobile en 2022

    Antananarivo, 17 Octobre, 6h25 – La Grande île recensait 4,895 millions d’abonnés aux services Data mobile l’année dernière. Ce qui équivaut à 16,3% de la population, en considérant que le pays comptait 29,96 millions d’habitants au début de cette année. Ce nombre d’abonnés est rapporté par le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) dans le Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028 de Madagascar.

     

    63% de ces usagers de Data mobile, soit 3,158 millions users, sont des abonnés de l’opérateur Telma. Les trois opérateurs, à savoir Orange, Airtel et Blueline se partagent le reste, indiquent les statistiques du MNDPT.

     

    Bien que la Grande île soit souvent saluée comme l’un des pays disposant de l’une des connexions internet les plus rapides au monde, le coût de la connectivité internet mobile reste élevé par rapport au Revenu national brut (RNB) par habitant du pays soulève ce ministère dans le PSN. Le MNDPT indique que Madagascar se classe comme 193ème sur 228 pays, avec un panier de services mobiles en haut débit représentant 16,4 % du RNB en 2020. Ce département ajoute que le prix de 2Go est de 13.19% du RNB mensuel, soit près de 2,29 fois plus élevées que la moyenne de la zone Afrique subsaharienne.

     

    Pour ce qui est de l’utilisation globale d’internet, Madagascar comptait 5,90 millions d’internautes, soit 19,7% de la population totale au début de cette année 2023. Le pays a enregistré 139 000 nouveaux utilisateurs d’internet entre 2022 et 2023, selon le rapport du groupe consultatif Kepios dans son DataReportal. Pour ce groupe, ces chiffres sur les usagers révèlent que 24,06 millions de personnes à Madagascar n’utilisaient pas internet au début de 2023. Et ce qui suggère que 80,3% de la population est restée hors ligne au début de l’année, ajoute-t-il.

     

    Par ailleurs, d’après toujours le groupe Kepios, la vitesse médiane de connexion à l’internet fixe à Madagascar est de 30,62 Mbps. Elle représenterait une augmentation de 0,35 Mbps au cours des 12 mois précédant le début de l’année 2023.

     

     

  • SECTEUR EXTRACTIF – La Banque africaine de développement estime que les recettes minières devraient représenter au moins 10% des recettes fiscales de Madagascar

    SECTEUR EXTRACTIF – La Banque africaine de développement estime que les recettes minières devraient représenter au moins 10% des recettes fiscales de Madagascar

    Antananarivo, 16 Octobre, 10h01 – Un rendement fiscal faible. L’Etat n’a perçu que 70,6 millions de dollars de recettes fiscales provenant du secteur pétrolier, gazier et minier en 2018 sur une production estimée à plus de 838 millions de dollars durant cet exercice. Ce qui équivaut à 4,6% des recettes fiscales du pays à l’époque, expose la Banque africaine de développement (BAD) dans son rapport pays pour Madagascar des perspectives économiques en Afrique.

    ⭕Pour la BAD, les recettes minières perçues par l’Etat « sont quelque peu dérisoires », bien que les mines en exploitation aient largement dépassé leur phase de recouvrement des coûts et devraient, en principe, générer davantage de recettes fiscales. La BAD estime que les recettes minières devraient représenter au moins 10 % des recettes fiscales de Madagascar. Ce taux se situerait en moyenne à 18 % au Ghana, à 37 % en République démocratique du Congo et à 20 % au Mali, indique cette institution financière.

    ⭕La BAD se prononce sur la faiblesse du rendement fiscal du secteur minier. Elle explique que l’impôt sur les sociétés et la retenue à la source devraient représenter environ 90 % des recettes fiscales des sociétés minières. Or, plus de 75 % des recettes fiscales des mines matures proviennent des redevances et des droits des douanes sur le carburant, fait-elle remarquer.

    ⭕La Banque africaine de développement estime entre autres que la loi sur les grands investissements miniers (LGIM) et les contrats miniers prévoient des incitations qui ne sont pas nécessaires pour attirer les investissements, tout en transférant une part importante des rentes économiques de l’État vers des actionnaires privés. Elle parles, entre autres, de clauses de stabilisation sur l’indemnisation des investisseurs étrangers face à l’instabilité politique et juridique de l’État, de congés fiscaux, de taux d’imposition réduits, d’exonérations fiscales, de retenues généreuses et de faibles taux de redevances.

    ⭕Le taux d’imposition effectif moyen (TIEM) des mines malgaches est en conséquence faible et ne génère pas de retours suffisants pour l’Etat. La révision de la LGIM est déjà un élément dans le cadre de l’appui budgétaire de la Banque mondiale en faveur de la Grande île. Cette disposition figure parmi les actions préalables que le Gouvernement devrait entreprendre dans le cadre de la deuxième phase de son appui des politiques de développement (DPO) pour Madagascar.

    ⭕Pour la BAD, les autorités malgaches pourraient revoir à la hausse le taux général de redevance de 2%, et la participation de l’État au capital des sociétés minières. L’adoption récente du nouveau code minier en juin dernier, la mise en place d’un système fiscal efficace et transparent, l’amélioration de la gouvernance et le renforcement du dialogue public-privé devraient en tout cas permettre à l’État de générer davantage de recettes publiques du secteur minier. « Ces recettes devraient servir à financer des investissements publics catalyseurs d’investissements verts », lance cette institution financière.

    ⭕L’Etat entend s’armer des dispositifs juridiques nécessaires pour permettre de réaliser les actions tendant à faire du secteur minier un pilier de l’émergence de Madagascar. Et pour l’administration minière, la refonte du Code minier s’est présentée comme une réponse équilibrée aux multiples enjeux et aux nouveaux défis du secteur.

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  • Les services BPO engagent des centaines d’entreprises, représentant actuellement plus de 15 000 emplois

    Les services BPO engagent des centaines d’entreprises, représentant actuellement plus de 15 000 emplois

    Antananarivo, 15 Octobre, 19h45 – Un secteur en pleine expansion. L’externalisation des processus d’affaires ou Business process outsourcing (BPO) engage environ 230 entreprises. Le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) estime que ce secteur représente à ce jour 15 000 emplois. 51% de ces salariés traitent de données informatiques, 31% sont des centres de relation client et 18% concernent la gestion d’appels et de données, indique ce département dans le Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028.

     

    Les services BPO figurent actuellement parmi les métiers les plus pratiqués dans le secteur du numérique. Selon le MNDPT, ils emploient principalement les femmes et les jeunes, dont l’âge moyen pour les salariés non-cadres, qui représentent 85% des effectifs d’un centre d’appels, est de 24 ans. L’âge moyen pour les salariés cadres est pour leur part de 29 ans, détaille ce ministère.

     

    La Grande île est, par ailleurs, devenue depuis une vingtaine d’années un acteur important de l’industrie mondiale de l’externalisation de processus métiers. Le MNDPT avance le plan fiscal concernant les entreprises qui y opèrent et l’excellence des ressources informatiques parmi les facteurs déterminants ayant contribué à cette performance. Et le BPO est un des métiers numériques dans lequel se concentre un volume important d’Investissements directs étrangers (IDE).

     

    A l’heure actuelle, le secteur du numérique, regroupant les BPO, les télécommunications, les entreprises de services numériques, génèrerait environ 23 000 emplois directs soit 3,4% des emplois formels au niveau national. Ils enregistrent environ 365 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, soit environ 2% du PIB national, rapporte le MNDPT. Le potentiel du pays en termes de création dans le secteur du numérique est par ailleurs de 25 000 emplois directs. Et il pourrait représenter à plus de 6% du PIB de Madagascar en 2028, avance le Plan stratégique du numérique malgache.

     

    Le MNDPT se veut optimiste quant aux importantes possibilités de transformation numérique à Madagascar. Le pays dispose, selon ce département, d’un fort bassin de talents en matière de développement de logiciels, qui est alimenté par environ 500 à 600 ingénieurs informatiques obtenant chaque année leur diplôme. Celui-ci parle également du dynamisme du secteur privé des TIC qui peut être mis à profit pour fournir des services numériques adaptés aux besoins de la population.

     

    Photo : Pixabay