Catégorie : Économie

  • TRANSPORT – Ravinala Airports assure ne pas être concerné par « les pratiques non conformes » reprochées par la Banque mondiale à certains de ses actionnaires avant sa création

    TRANSPORT – Ravinala Airports assure ne pas être concerné par « les pratiques non conformes » reprochées par la Banque mondiale à certains de ses actionnaires avant sa création

    Antananarivo, 5 Janvier, 20h57 – Ravinala Airports se veut rassurant. Après les déclarations de la Banque mondiale relatives aux « pratiques non conformes » de certains de ses actionnaires, la compagnie en charge de la gestion des aéroports d’Ivato et de Fascène précise que ni elle, ni son management ni ses employés ne sont mis en cause dans le dossier.
    ⭕Dans le communiqué que la compagnie publié ce mercredi, elle laisse clairement entendre que ce que la Banque mondiale reproche à Colas Madagascar, Bouygues Bâtiment International et ADP International s’est passé avant même la création de Ravinala Airports. Se voulant un opérateur aéroportuaire de référence dans l’océan Indien, elle soutient avoir toujours « œuvré pour la transparence, ainsi que la mise en oeuvre et le respect de l’ensemble des règles d’éthique et de compliance »
    ⭕Mardi, la Banque mondiale a annoncé des sanctions contre trois actionnaires de Ravinala Airports, les accusant de pratiques collusoires et frauduleuses. Accusées d’avoir organisé ou pris part à des réunions abusives et irrégulières avec des autorités gouvernementales lors du processus de soumission des offres, les trois entreprises écopent de différentes sanctions, dont l’exclusion de toute participation aux projets et opérations des institutions du groupe de la Banque mondiale.
  • ENERGIE – La Jirama demande aux patrons d’entreprise un effacement de consommation d’électricité pendant les heures de pointe dans quatre régions dont Analamanga face au manque de puissance disponible

    ENERGIE – La Jirama demande aux patrons d’entreprise un effacement de consommation d’électricité pendant les heures de pointe dans quatre régions dont Analamanga face au manque de puissance disponible

    Antananarivo, 4 Janvier, 19h55 – Faire baisser la demande en électricité afin de réduire les impacts du délestage face à une production réduite dans quatre régions. La compagnie de l’eau et de l’électricité (Jirama) se tourne vers les groupements patronaux associations en vue de l’effacement de la consommation électrique des entreprises pendant les heures de pointe.
    ⭕« Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir vous effacer de 17 heures à 22 heures », plaide la société d’Etat dans un courriel adressé aux groupements d’entreprise, ce lundi. Il s’agit d’une « demande de collaboration (…) pour quelques jours afin de pallier les fréquentes coupures d’électricité », avance-t-elle.
    ⭕« S’il y a 30 MW de gap, nous demandons aux sociétés d’effacer 15 MW de leur consommation », lance Rivo Radanielina, directeur général par intérim de la Jirama. La compagnie fait part d’un « manque de puissance disponible, estimé à 50 MW en heures de pointe sur l’ensemble du Réseau Interconnecté d’Antananarivo (RIA)». Antananarivo – Ambatolampy/Antsirabe – Manjakandriana/Moramanga – Mahitsy/Andranovelona – Arivonimamo/Miarinarivo/Soavinandriana – Sabotsy Namehana/Talatanivolonondry ont été touchés par cette situation.
    ⭕La production d’électricité à la centrale hydroélectrique d’Andekaleka, qui a une puissance de 90 MW, connaît un arrêt après l’incendie de l’un de ses transformateurs dimanche. L’accident a provoqué une inondation dans la centrale à la suite d’un problème de l’une des commandes des infrastructures.
    ⭕Ce n’est pas la première fois que la compagnie sollicite les groupements patronaux pour un effacement électrique pendant les heures de pointe. C’était déjà le cas lorsque la production a baissé à cause du manque de précipitation. « La Jirama a procédé aux travaux d’urgence depuis lundi soir, tels que le pompage de l’eau qui a inondé la centrale, et le remplacement des câbles endommagés. « Les travaux de dépannage ne tarderont pas », assure le courriel de la société.
  • TRANSPORT PAR CABLE – Le projet téléphérique entre initiative d’innovation et appréhensions

    TRANSPORT PAR CABLE – Le projet téléphérique entre initiative d’innovation et appréhensions

    Malgré les manifestations de certains anciens du Collège Saint Michel, les travaux de sondage du sol en vue de l’implantation d’un des pylônes du projet de téléphérique dans l’enceinte de l’établissement ont bien commencé ce lundi. Pour les autorités, ce projet devrait résoudre les problèmes d’embouteillage dans la capitale, et compte tenu des sociaux peu élevés, comme la quasi-absence d’expropriation, il devrait être mené jusqu’au bout.

  • DEVELOPPEMENT – Madagascar a besoin de quatre alternances démocratiques successives pour avoir une croissance identique à celle des pays émergents en Afrique, estime le président de la République

    DEVELOPPEMENT – Madagascar a besoin de quatre alternances démocratiques successives pour avoir une croissance identique à celle des pays émergents en Afrique, estime le président de la République

    Antananarivo, 31 Décembre, 21h10 – L’émergence prend du temps. Andry Rajoelina président de la République reconnaît que « le développement ne se fait pas en un jour, ni en un mois, ni en un an ». Il estime même qu’atteindre le niveau d’émergence de certains pays d’Afrique nécessite cinq mandats. « Il nous faut quatre alternances démocratiques successives pour avoir une croissance identique aux pays émergents d’Afrique », souligne-t-il dans son discours de fin d’année, diffusée ce vendredi soir sur les chaînes audiovisuelles publiques.

    ⭕Pour que cela se fasse, le chef de l’Etat prône « un changement de mentalité », des « pratiques différentes de l’opposition ». « Nous ne devons plus perdre notre temps à nous faire des reproches et à verser dans des débats et des polémiques stériles », appelle-t-il. « Le pays a besoin d’apaisement pour réussir », poursuit-il. « Beaucoup d’efforts doivent encore être faits pour le développement du pays et cela ne peut se faire que si nous sommes solidaires », ajoute-t-il encore.

    ⭕Dans son discours de fin d’année, le chef de l’Etat ne s’est pas limité à faire le bilan de l’année 2021 ou à évoquer les chantiers à démarrer ou à boucler en 2022. Il a aussi tenu à défendre certains de ses projets qui font l’objet de contestation.

  • DEVELOPPEMENT – Madagascar a besoin de quatre alternances démocratiques successives pour avoir une croissance identique à celle des pays émergents en Afrique, estime le président de la République

    DEVELOPPEMENT – Madagascar a besoin de quatre alternances démocratiques successives pour avoir une croissance identique à celle des pays émergents en Afrique, estime le président de la République

    Antananarivo, 31 Décembre, 21h10 – L’émergence prend du temps. Andry Rajoelina président de la République reconnaît que « le développement ne se fait pas en un jour, ni en un mois, ni en un an ». Il estime même qu’atteindre le niveau d’émergence de certains pays d’Afrique nécessite cinq mandats. « Il nous faut quatre alternances démocratiques successives pour avoir une croissance identique aux pays émergents d’Afrique », souligne-t-il dans son discours de fin d’année, diffusée ce vendredi soir sur les chaînes audiovisuelles publiques.
    ⭕Pour que cela se fasse, le chef de l’Etat prône « un changement de mentalité », des « pratiques différentes de l’opposition ». « Nous ne devons plus perdre notre temps à nous faire des reproches et à verser dans des débats et des polémiques stériles », appelle-t-il. « Le pays a besoin d’apaisement pour réussir », poursuit-il. « Beaucoup d’efforts doivent encore être faits pour le développement du pays et cela ne peut se faire que si nous sommes solidaires », ajoute-t-il encore.
    ⭕Dans son discours de fin d’année, le chef de l’Etat ne s’est pas limité à faire le bilan de l’année 2021 ou à évoquer les chantiers à démarrer ou à boucler en 2022. Il a aussi tenu à défendre certains de ses projets qui font l’objet de contestation.
  • FINANCES – La Commission de contrôle du financement de la vie politique appelle à une restructuration des lois électorales pour obliger les candidats aux élections à soumettre leur rapport de compte campagne

    FINANCES – La Commission de contrôle du financement de la vie politique appelle à une restructuration des lois électorales pour obliger les candidats aux élections à soumettre leur rapport de compte campagne

    Antananarivo, 28 Décembre, 9h05 – Le constat est criant. Le taux de candidats ayant soumis leur rapport de compte de campagne est très faible. De 0% à 60% selon les élections qui se sont déroulées à Madagascar ces dernières années. Cette situation s’explique par l’absence de dispositif contraignant dans les textes, indique la commission de contrôle du financement de la vie politique (CCFVP) lors de son rapport lundi.

    ⭕« La loi oblige les candidats à avoir un trésorier de campagne et un compte bancaire mais n’énonce aucune sanction contre les contrevenants », explique Rado Milijaona, président de la CCFVP. La loi prévoit uniquement des sanctions contre le blanchiment d’argent et la corruption, poursuit-il.

    ⭕« Il est temps d’améliorer cette loi », propose la commission. Parmi les améliorations proposées figure la facilitation de l’ouverture d’un compte bancaire pour les candidats ou encore l’ajout de sanctions en cas de non-respect des dispositifs établis par la loi. L’objectif est bien sûr d’avoir plus de transparence dans le processus électoral, souligne encore la commission.

    ⭕Selon le rapport de la CCFVP, aucun des 14 candidats aux élections sénatoriales n’a fait son rapport de compte de campagne. Un seul candidat aux élections communales sur 6303 l’a fait. L’élection présidentielle fait exception avec 23 candidats sur 36 ayant effectué leur rapport mais avec des retards conséquents. Ils sont 36 sur 814 lors des élections législatives.

    Photo : Commission électorale nationale indépendante (Ceni)

  • ECONOMIE – 2021, une année de relance ratée

    ECONOMIE – 2021, une année de relance ratée

    En 2021, le secteur privé compte enfin se relever de la crise de la Covid-19. Fin 2020, les activités économiques ont commencé petit à petit à reprendre et les prévisions de reprise étaient assez optimistes malgré la crainte de nouvelle vague de la pandémie. Le taux de croissance était estimé à 4,5 % pour 2021 selon la LFI de 2021 alors qu’il y avait une récession de -3,8 % en 2020. Ces prévisions allaient tourner court avec l’apparition de la seconde vague de Covid-19.

    https://youtu.be/cHo-jMnTqy0

  • RELANCE ECONOMIQUE – Le programme Fihariana et ses partenaires reprennent le produit Miarina et proposent aux PME/PMI existant depuis plus de trois ans un prêt bancaire avec un taux préférentiel de 8% et un différé de six mois pour le remboursement

    RELANCE ECONOMIQUE – Le programme Fihariana et ses partenaires reprennent le produit Miarina et proposent aux PME/PMI existant depuis plus de trois ans un prêt bancaire avec un taux préférentiel de 8% et un différé de six mois pour le remboursement

    Antananarivo, 22 Décembre, 17h00 – Un soutien financier pour la relance des petites et moyennes entreprises (PME) et des petites et moyennes industries (PMI). Le programme Fihariana annonce la reprise de son programme Miarina qui prévoit des prêts bancaires à taux privilégié à l’intention des PME/PMI.

    ⭕Dans le cadre de ce produit, les entreprises ayant une existence de plus de trois ans et faisant un chiffre d’affaires de moins de 5 milliards d’ariary peuvent solliciter un prêt auprès de la BNI Madagascar ou de la BOA Madagascar. Le taux d’intérêt sera de 8% et le remboursement, d’une durée de 24 mois, est différé de six mois.

    ⭕Selon un communiqué de presse du programme, une enveloppe de 40 milliards d’ariary est prévue pour cet engagement dont une première phase a déjà « atteint ses objectifs ». Faisant partie des engagements de l’Etat à soutenir le secteur privé dans le cadre de la relance, le programme Miarina a déjà bénéficié d’une ligne de financement de 45 milliards d’ariary en 2020. Le programme Fihariana indique que ce produit a bénéficié à 714 entreprises et permis de sauver 13.838 emplois.

    ⭕Dans le cadre de son plan de relance post-Covid, l’Etat a surtout misé sur le soutien aux PME/PMI. En 2020, en plus du produit Miarina du programme Fihariana, une ligne de refinancement de 80 milliards et d’une maturité d’un an avait également été mise à disposition des institutions de micro-finances. A l’époque, l’Etat avait prévu d’atteindre « plus de 980.000 opérateurs malgaches, comprenant les petits exploitants et distributeurs agricoles, les opérateurs individuels des secteurs tourisme, commerce, artisanat et manufacturier ».

  • PECHE – 4.750 tonnes de crabes Scylla serrata à exporter pour 2022, réparties entre 32 exportateurs, indique le ministère de la Pêche et de l’économie bleue

    PECHE – 4.750 tonnes de crabes Scylla serrata à exporter pour 2022, réparties entre 32 exportateurs, indique le ministère de la Pêche et de l’économie bleue

    Antananarivo, 16 Décembre, 12h00 – Madagascar exportera au plus 4.750 tonnes de crabes Scylla serrata, vivants et congelés, pour 2022. Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue a publié le quota d’exportation de cette espèce de crabes dans une décision ministérielle datant du 15 Décembre. Dans cette note, le ministère donne des détails sur les noms de ces exportateurs ainsi que le quota de crabes attribué à chacun d’entre eux.

    ⭕Dans la liste publiée, 18 sociétés sont autorisées à exporter des crabes congelés en 2022, tandis que 14 exporteront des crabes vivants. La quantité attribuée dépend du tonnage demandé par chaque société, et des critères imposés par le ministère. La plus grande quantité attribuée est de 1 000 tonnes.

    ⭕Dans sa note, le ministère indique « qu’un suivi trimestriel de l’utilisation de quota sera effectué par l’administration et les autorités compétentes. « La performance de production et d’exportation » est l’un des critères exigés par l’État pour obtenir une autorisation d’exportation, outre le respect de la taille d’exportation, la capacité de stockage de bassins de stabulation et l’inexistence d’infraction.

    ⭕Si la société n’atteint pas son quota prévu, « le permis de collecte devient caduc et le quota initialement alloué sera réattribué » aux établissements qui en font la demande suivant les critères imposés par l’État, indique encore la note du ministère de la Pêche et de l’économie bleue.

    ⭕Fermée depuis le 15 Octobre, la pêche aux crabes a rouvert depuis le 15 Décembre.

    Photo : Ministère de la Pêche et de l’économie bleue