Catégorie : Économie

  • TRAFIC – Herilaza Imbiki évoque des éléments laissant supposer un projet d’exportation illicite de deux tonnes d’or par le réseau démantelé aux Comores

    TRAFIC – Herilaza Imbiki évoque des éléments laissant supposer un projet d’exportation illicite de deux tonnes d’or par le réseau démantelé aux Comores

    Antananarivo, 17 Janvier, 12h43 – Des pistes et des éléments autour de l’affaire de 49,5 kilos d’or saisis aux Comores. Herilaza Imbiki, ministre de la Justice, lâche des informations liées à la mission de la délégation qu’il a conduite aux Comores la semaine dernière, entre autres, pour la demande d’extradition de deux ressortissants malgaches soupçonnés de faire partie du réseau mis à jour.

    ⭕« Selon les bruits entendus(…), il y avait un projet d’exporter deux tonnes (d’or) », révèle le Garde des sceaux à la presse à Faravohitra, ce lundi. Mais il précise bien que le renseignement reste « à vérifier ». Herilaza Imbiki informe également de la saisie d’un kilo d’héroïne durant la saisie de l’or effectuée par les autorités comoriennes le 28 Décembre 2021 à Moroni.

    ⭕Le Garde des sceaux indique l’identification de deux présumés cerveaux du réseau responsable du trafic d’or mis à nu aux Comores à la fin de l’année dernière, et en Afrique du Sud en 2020 avec 73 kilos de métal précieux. »Il s’agit d’un Malgache et d’un Arabe (…) Nous avons leur identité complète (…) Ils ne sont ni à Madagascar ni aux Comores », assure-t-il, évoquant des démarches malgache et comorienne relatives à cette information.

    ⭕Avec les éléments entre les mains des enquêteurs, Herilaza Imbiki n’écarte pas la piste terroriste pour motiver le trafic.  » Comme en Afrique du Sud, les papiers (de l’or) indiquent une provenance malienne. Or nous savons ce qui se passe sur place », explique-t-il, laissant entendre l’hypothèse d’un éventuel financement d’actions terroristes derrière le trafic. Il a répété le soupçon de crime transnational organisé derrière le trafic.

    ⭕Le membre du gouvernement tient pourtant à préciser qu’il s’agit d’une piste parmi d’autres à creuser. « Il se peut que les personnes enquêtées lancent des fausses pistes mais il appartient aux enquêteurs d’en tenir compte », souligne-t-il. La semaine dernière, le parquet comorien a déjà évoqué l’existence de 11 opérations illicites réalisées par le même réseau entre Septembre et Décembre 2021.

    ⭕Pour l’heure les 49,5 kilos d’or reste aux Comores. Une autre procédure est lancée pour son rapatriement alors que celle de l’extradition a permis aux autorités malgaches de ramener les deux suspects dans la Grande île. Une enquête en ce sens est en cours. Les échanges d’informations entre Madagascar et les Comores se poursuivent selon Herilaza Imbiki.

  • ECONOMIE – La relance du tourisme dépendante de la situation sanitaire mondiale

    ECONOMIE – La relance du tourisme dépendante de la situation sanitaire mondiale

    Statu quo pour le secteur touristique malgré la réouverture partielle des frontières. Les touristes n’arrivent toujours pas. Pour le ministère du Tourisme, ils ne reviendront qu’une fois la pandémie passée. Le ministère poursuit ainsi la préparation de la relance et continue à miser sur le tourisme local, en attendant.

  • TRANSPORT – Quand les autorités rassurent sur l’utilisation et l’utilité du projet de transport par câble.

    TRANSPORT – Quand les autorités rassurent sur l’utilisation et l’utilité du projet de transport par câble.

    Des groupes de sécurité en cas de coupure d’électricité. Diminuer autant que possible les éventuelles nuisances sur les habitants des zones concernées par le projet. Réduire jusqu’à 2.000, voire 4.000 le nombre de véhicules en circulation à Antananarivo et ses environs. Assurer le déplacement de 2% des Tananariviens. Les arguments donnés par le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat, ainsi que par ses partenaires, les entreprises Poma et Colas en conférence de presse ce mardi visaient à rassurer les habitants d’Antananarivo sur l’utilisation et l’utilité du projet de transport par câble. Les réponse

  • RESSOURCES HALIEUTIQUES – Madagascar vise une production jusqu’à 200.000 tonnes de poissons par an

    RESSOURCES HALIEUTIQUES – Madagascar vise une production jusqu’à 200.000 tonnes de poissons par an

    Le combat contre la malnutrition passe aussi par les ressources halieutiques. En tant qu’île, Madagascar ne produit pas assez de poisson pour nourrir tous ses habitants. Afin d’atteindre l’objectif d’autosuffisance alimentaire, le ministère de la Pêche et de l’économie bleue prévoit donc de doubler la production annuelle. Mais les défis pour y arriver sont encore immenses. Explications.

  • MARCHE – La Commune urbaine d’Antananarivo autorise certains marchands ambulants à s’installer sur les trottoirs d’Analakely de façon provisoire

    MARCHE – La Commune urbaine d’Antananarivo autorise certains marchands ambulants à s’installer sur les trottoirs d’Analakely de façon provisoire

    Antananarivo, 11 Janvier, 19h02 – Une solution provisoire. La commune urbaine d’Antananarivo a mis des marquages au sol à l’intention des marchands ambulants installés aux alentours du magasin Shoprite à Analakely. Ces emplacements prévoient des espaces de 50 com de large pour les marchands et laissant une voie de 1,50 m pour les piétons. L’idée est d’accueillir les marchands ambulants pour une durée déterminée, jusqu’à ce que toutes les infrastructures de la Commune urbaine d’Antananarivo destinées à les accueillir soient achevées, indique Rija Randrianarisoa, directeur des marchés de la CUA.
    ⭕Ces marchands ambulants « informels » intègrent ainsi la liste des marchands dans le registre des contribuables de la commune. Selon les responsables municipaux, ils doivent payer un ticket de 500 ariary par jour par place.
    ⭕La commune indique avoir recensé 800 marchands ambulants pour lesquels certaines places avaient été interdites. Un tirage au sort a été effectué pour l’attribution des places, et ceux qui n’ont pas obtenu de places dans les rues d’Analakely sont invités à prendre place de façon provisoire au marché de Behoririka, jusqu’à la prise de nouvelles dispositions, souligne encore le directeur des marchés au sein de la CUA.
  • ÉLECTRICITÉ – Le président de la République privilégie la piste criminelle de l’incendie de la centrale d’Andekaleka et met le paquet pour inciter à la dénonciation et l’identification de(s) commanditaire(s)

    Antananarivo, 10 Janvier, 18h40 – La piste criminelle prend le dessus. Le président Andry Rajoelina estime que l’incendie du transformateur de la centrale hydroélectrique d’Andekaleka peut être criminel, lors de sa visite du site, ce lundi. « C’est un acte voulu », lâche-t-il, devant les agents de la Jirama, la compagnie de l’eau et de l’électricité. « L’enquête suit son cours », poursuit-il.
    ⭕Le chef de l’Etat livre son argument pour étayer sa thèse. « C’est impossible qu’il y ait explosion avant l’incendie. Or, c’est ce qui s’est passé. Le transformateur ne devrait pas exploser. L’incendie devrait avoir lieu avant l’explosion si c’était un accident », analyse-t-il.
    ⭕Andry Rajoelina expose également un autre élément. Il témoigne avoir déjà été approché par certaines personnes qui lui auraient demandé de l’argent en 2018 pour « faire exploser la centrale ». « Mais j’ai refusé la proposition », assure-t-il, indiquant que cela n’aurait pas toujours été le cas de certains. « Ce que j’ai refusé, d’autres peuvent l’avoir accepté en 2021 », déduit-il.
    ⭕Pour mettre la main sur le(s) éventuel(s) commanditaire(s) de l’acte, le chef de l’Etat invite ceux qui auraient exécuté la basse besogne à dénoncer ces derniers. Il demande aux éventuel(s) exécutant(s) d’« envoyer une lettre anonyme au ministère ou à la Présidence » puis à révéler le(s) nom(s) des éventuel(s) cerveau(x). « Ils ne seront pas poursuivis et nous doublerons leur rétribution », promet le chef de l’Etat.
    ⭕ Herilaza Imbiki, ministre de la Justice, avait annoncé qu’une enquête judiciaire avait été ouverte après l’incendie du transformateur à Andekaleka le 6 Janvier. La direction générale de la Jirama avait privilégié la piste d’un court-circuit à cause de la vétusté des infrastructures pour expliquer l’incendie.
    ⭕Un des transformateurs à Andekaleka avait pris feu le 2 Janvier. L’incendie avait provoqué des dégâts, mettant hors service un des groupes, puis l’effet de dominos conduit à l’arrêt total de la production d’électricité sur le site, censée assurer 90 MW pour alimenter le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA).
  • ELEVAGE – Les autorités proposent la vache laitière importée à 10 millions d’ariary l’unité

    ELEVAGE – Les autorités proposent la vache laitière importée à 10 millions d’ariary l’unité

    Antananarivo, 9 Janvier, 22h50 – Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage donne plus de détails sur la cession des vaches normandes et montbéliardes importées en Novembre. Selon le document de consultation diffusé sur son site Internet, une vache est vendue à 10 millions d’ariary l’unité. Le prix n’est pas révisable, indique le document qui précise que les animaux mis en vente sont des génisses laitières gestantes.
    ⭕Certaines vaches ont même déjà mis bas depuis leur arrivée, portant le nombre des animaux gardés à Andranomanelatra à 183 au lieu de 165. Selon le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le site d’Andranomanelatra compte désormais 18 veaux dont 13 femelles et cinq mâles pesant entre 30 à 49 kilos.
    ⭕Pour ceux qui souhaitent acquérir, le paiement peut se faire soit au comptant, soit à crédit. Dans ce deuxième cas, l’acheteur doit présenter un dossier auprès du programme Fihariana, et si celui-ci est accepté, 70% du montant peut être payé à crédit. Les 30% doivent être versés au comptant avant l’enlèvement des animaux achetés.
    ⭕Selon le programme Fihariana, ce sont 71 vaches laitières sur les 165 importées qui seront mises en vente. Les 94 vaches ont déjà été octroyées aux bénéficiaires du programme Titre Vert dans le Vakinankaratra.
    Photo : Programme Fihariana
  • SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – Les opérations de distribution de semences dans le Sud de Madagascar lancées, plus de 300 tonnes de semences de céréales et de légumineuses à répartir auprès de 50.000 familles

    SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – Les opérations de distribution de semences dans le Sud de Madagascar lancées, plus de 300 tonnes de semences de céréales et de légumineuses à répartir auprès de 50.000 familles

    Antananarivo, 9 Janvier, 17h45 – La grande saison de culture arrive dans le Grand Sud malgache. 50.000 ménages agricoles de l’Androy, et de l’Anosy, vont bénéficier des opérations de distribution de semences lancées vendredi par les autorités et leurs partenaires. La cérémonie officielle de lancement s’est tenue à Tsihombe en présence du ministre de l’Agriculture et de l’élevage. Et pour cette première journée, ce sont 900 ménages d’Antaritarike qui ont reçu leur part de semences.
    ⭕Pour cette année, les autorités envisagent de distribuer 300 tonnes de semences de qualité de sorgho, de niébé et d’arachide céréales, 250.000 mètres linéaires de boutures de maniocs et 160.000 paquets de semences maraîchères. Ces produits avaient été prépositionnés dans la région depuis le 21 Décembre, mais leur distribution n’est effectuée qu’à la veille de l’arrivée des pluies propices à la culture. Selon un communiqué publié vendredi par l’organisation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture (FAO), « les premières pluies utiles seront au rendez-vous à partir de la seconde décade de janvier 2022, et ces prévisions se précisent ».
    ⭕Ces pluies, poursuit le communiqué, « sont cruciales pour permettre de recharger les réserves en eau du sol et d’assurer la germination ainsi que le développement végétatif des cultures ». 40 autres tonnes de semences de sorgho devraient ensuite être distribués suivant l’échelonnement des mises en terre et des récoltes. L’objectif est de permettre aux 50.000 ménages bénéficiaires d’atteindre 7.000 tonnes de production agricole durant cette grande saison.
    ⭕Selon la FAO, les semences distribuées sont des variétés résilientes, précoces et adaptées aux conditions agro-climatiques du Grand Sud. Les ménages, de leur côté, auront droit à des formations en agriculture intelligente face au climat (AIC) et sensible à la nutrition. Ces activités sont menées dans le cadre du projet Mionjo financés par la Banque mondiale et pour lequel 10 millions de dollars américains sont octroyés pour soutenir la relance agricole et le renforcement de la résilience de 50 000 ménages des Régions Androy et Anosy.
  • TRAFIC- Le Parquet comorien parle de onze opérations de transit d’or aux Comores entre Septembre et Décembre 2021 réalisés par le même réseau démantelé après la saisie de 49 kilos d’or

    TRAFIC- Le Parquet comorien parle de onze opérations de transit d’or aux Comores entre Septembre et Décembre 2021 réalisés par le même réseau démantelé après la saisie de 49 kilos d’or

    Antananarivo, 8 Janvier, 18h13 – Un trafic de grande envergure. Ali Momahed Djounaid, procureur de la République du tribunal de Moroni, livre des détails sur le démantèlement d’un réseau de trafiquants d’or entre Madagascar-Comores et Dubaï.
    ⭕Ali Mohamed Djounaid évoque « ’11 opérations illicites’ entre Septembre et Décembre 2021 », lors d’un entretien accordé au journal comorien Al Watwan, publié en ligne ce samedi. Selon le magistrat, cité par le journal, les « membres du réseau dissimulent les lingots depuis Madagascar jusqu’au large des côtes à Ndzuani [ Anjouan]. « Selon le mode opératoire habituel du trafic, la marchandise transitait habituellement par l’aéroport Prince Saïd Ibrahim avant d’être acheminée à Dubaï », décrit le Procureur.
    ⭕Une fois l’or arrivé sur le sol comorien, « d’autres membres du réseau de trafic d’or utilisaient une vedette très rapide, réservée pour les opérations afin de récupérer la marchandise », explique le magistrat. Les marchandises sont ensuite dissimulées dans une glacière « pour faire croire qu’il s’agissait de poissons pour être acheminés à Shindini, Grande Comore à bord d’une vedette.
    ⭕Toujours selon le Procureur, rapporté par Al Watwan, les lingots étaient « toujours accompagnés de somme d’argent destinée à payer des pots de vin aux différents agents de contrôle de l’aéroport pour faciliter la sortie de l’or ». Il se dit « curieux de constater que pendant toutes les opérations effectuées par les membres de ce réseau de trafic illicite d’or, ces derniers passaient toujours à l’aéroport tranquillement et les portiques de sécurité n’ont jamais détecté quelque chose dans les bagages ». Et les membres du réseau « étaient toujours accueillis en salle VIP en attente d’embarquement ».
    ⭕Le 28 Décembre 2021, les autorités comoriennes avaient arrêté deux Malgaches et un Comorien, en train d’embarquer pour Dubaï sur un jet privé à l’aéroport Prince Said Ibrahim, à Moroni. Elles avaient saisi 49 kilos d’or au cours de l’opération. Les Malgaches avaient été placés en détention et plusieurs Comoriens ont été interpellés. Le gouvernement malgache affirme avoir lancé une procédure de demande d’extradition. Une délégation est prévue se rendre aux Comores pour régler le dossier.
  • ENERGIE – La Jirama espère rétablir totalement la production d’Andekaleka en moins de 15 jours

    ENERGIE – La Jirama espère rétablir totalement la production d’Andekaleka en moins de 15 jours

    Andekaleka est totalement à l’arrêt depuis lundi. La production d’électricité a cessé après l’incendie de l’un des trois transformateurs dimanche. Les problèmes se sont ensuite accumulés avec l’inondation de la centrale hydroélectrique suite à l’arrêt de la production d’électricité. La tâche pour remettre totalement en marche l’infrastructure s’annonce titanesque. Malgré cela la Jirama espère y arriver en moins de 15 jours. Reportage.