Catégorie : Économie
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ALBERT ZEUFACK – « La Covid-19 a causé une récession pour tout le continent africain »
A quel point la Covid-19 a-t-elle touché l’économie et la croissance en Afrique en général et à Madagascar en particulier ? La question a été abordée par Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, lors du débat sur les « blocages et opportunités de la relance économique » sur la Grande île qui s’est tenu à Antaninarenina le 23 Février dernier. Extraits.(Le débat, organisé par le think tank Sangany et le groupe Débattons de la relance économique a été diffusé en direct sur www.2424.mg. Pour le revisionner, cliquez ici -

DR HERINJATOVO RAMIARISON, ECONOMISTE – « Les impacts de cette guerre seront identiques ou même pires que ceux de la Covid-19 pour Madagascar
L’économie malgache fortement menacée par la guerre en Ukraine. Alors que Madagascar est en phase de relance après la crise de la Covid-19, la récession économique mondiale qui sera la conséquence du conflit entre le Russie et l’Ukraine appuyé par les occidentaux mettra en difficulté l’économie malgache. L’inflation provoquée par la hausse des prix de pétrole, du gaz et du blé engendrera l’augmentation de la valeur des importations malgaches. L’exportation sera aussi limitée par la crise économique que cette guerre va provoquer. Explication du Dr Herinjatovo Ramiarison, économiste et enseignant chercheur à l’Université d’Antananarivo.
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RELATIONS BILATERALES – Les projets communs entre Madagascar et le Japon mis en avant lors de la célébration du 62ème anniversaire de l’Empereur du Japon ce mardi
Antananarivo, 1er Mars, 20h55 – « Les relations entre l’Empire du Soleil levant et de la Grande île sont au beau fixe ». La déclaration a été faite ce mardi par Yoshihiro Higuchi, ambassadeur du Japon à Madagascar lors de la célébration du 62ème anniversaire de l’Empereur du Japon qui est aussi la fête nationale nippone. Pour ce diplomate, les relations entre les deux pays n’ont jamais été aussi bonnes. Il donne pour preuve l’augmentation du nombre des projets financés et appuyés par le gouvernement japonais à Madagascar. Actuellement 24 projets communs sont en cours dans huit secteurs, d’une valeur totale estimée à 500 millions de dollars.
Parmi les projets mis en avant figure celui de l’extension du port de Toamasina dont la deuxième phase a été lancée officiellement le 9 Décembre dernier. D’un montant de 411 millions de dollars, ce projet est le plus grand projet de coopération nippo-malgache jamais réalisé dans le cadre de l’aide publique au développement du Japon. L’ambassadeur a aussi tenu à souligner les projets de construction des ponts de Mangoro et d’Antsapazana sur la RN2, ou encore le projet d’aide non-remboursable au ministère des Travaux publics dans l’acquisition de matériels et d’engins de travaux publics.
Le Japon réitère son engagement dans le volet social. Il a apporté des aides d’urgence lors des passages successifs des cyclones en ce début d’année mais il a aussi été parmi les premiers pays à répondre aux appels éclairs du gouvernement malgache pour riposter contre le Kere dans le grand Sud de Madagascar. Une aide d’une valeur de 3 millions de dollars sous forme de provisions d’alimentation en eau avait été acheminée vers le Sud rappelle le diplomate.
En 2022, les relations nippo-malgaches fêtent leurs 60 ans, le premier ambassadeur japonais étant arrivé dans la Grande île en 1962. Diverses manifestations sont au programme pour cette année anniversaire. La relation des deux pays sera aussi marquée par la huitième édition du Ticad, le Tokyo International Conférence for African Développement. Cette rencontre entre les chefs d’Etat africains et le Japon sur le développement de l’Afrique se tiendra en Août. Il se concentrera sur la relance africaine pour l’ère post-covid. Il sera question de définir les nouvelles priorités étant donné les impacts néfastes de la pandémie sur l’économie mondiale.
Le gouvernement malgache a été représenté par ses chefs d’Institution et des membres du gouvernement à la célébration de ce lundi. Dans son discours, Patrick Rajoelina, ministre des Affaires étrangères a affirmé se réjouir « du dynamisme des relations nippo-malgaches » au cours des dernières années, notamment par la présence de l’Empire du Soleil levant aux côtés de Madagascar durant les différentes épreuves qu’a traversé le pays, notamment le kere ou encore la pandémie de la Covid-19. Le Japon est mentionné comme « fidèle partenaire » dans l’appui de Madagascar pour sa relance économique. -

MUNICIPALITE – Jour de vote au Conseil municipal d’Antananarivo sur le réexamen de l’Impôt foncier sur les propriétés bâties (IFPB) et du contrat avec la société municipale de gestion digitale
Antananarivo, 28 Février, 9h25 – Dernier jour de travaux pour le Conseil municipal d’Antananarivo. La session extraordinaire qui a commencé jeudi se termine ce lundi avec la restitution des travaux de commission et l’adoption des propositions soumises par l’Exécutif municipal sur cinq points.
Ce lundi, les conseillers municipaux devraient voter sur les propositions du maire de révision du calcul de l’impôt foncier sur les propriétés bâties. Ils devraient également trancher sur les nouvelles dispositions prévues dans le contrat entre la Commune urbaine d’Antananarivo et la société municipale de gestion digitale (SMGD), chargée entre autres de la gestion des parkings.
Ils devront également voter pour les nouvelles démarches relatives à l’acquisition des autorisations de branchement d’eau dans la CUA. Celles-ci portent notamment sur la facilitation des procédures à travers la suppression du permis de construire dans la liste des pièces à fournir.
Le protocole d’accord sur la concession de gestion d’un terrain multisports d’Analamahitsy à la Fondation Axian et à l’Association sportive Cité Analamahitsy devrait également passer au vote ce lundi. Tout comme la délégation de pouvoir accordée au maire de procéder à la démolition de toutes les constructions illicites dans la circonscription de la capitale. -

PARTENARIAT – Le dossier de Madagascar sur la première revue du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) examiné par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) le 7 Mars 2022, selon le ministre de l’Economie et des finances
Antananarivo, 25 Février, 15h25 – Madagascar obtient une date pour l’examen de son dossier par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI). Ce sera « lors de la prochaine session du Conseil », annonce Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances, ce vendredi. La réunion de ce Conseil qui se tiendra le 7 Mars décidera du décaissement de 69 millions de dollars si les conclusions de la première revue sont satisfaisantes.
L’équipe du FMI qui a effectué la mission de la revue de Septembre-Octobre et les autorités malgaches sont déjà parvenues à un accord à l’issue de la mission de la première revue qui s’est tenue du 22 Septembre au 25 Octobre. Cet accord devait pourtant encore être approuvé par le Conseil d’administration. Celui-ci devait ensuite se réunir en Décembre pour décider mais si l’on en croit la ministre, la Grande île n’a pas pu déposer à temps son dossier.
Parmi les engagements pris par l’Etat malgache à l’époque de la première revue figurait « l’audit par une tierce partie des dépenses liées à la Covid-19 ». Le communiqué conjoint publié en Octobre avait indiqué « le FMI attend avec impatience les résultats de l’audit au plus tard cette année », c’est-à-dire en 2021. Le rapport de la Cour des comptes sur le sujet a été publié cette année 2022, vers mi-Février. -

ALBERT ZEUFACK, ECONOMISTE – « Le développement s’enclenche quand un peuple tout entier décide de changer sa condition »
De nombreux pays d’Afrique ont réussi à réduire leur pauvreté de de moitié en 20 ans. A Madagascar, la situation est restée la même. La moyenne de la croissance ces 60 dernières années est de 2%. La Grande île a bénéficié des soutiens tant financiers que techniques de ses partenaires, mais le développement doit s’enclencher de façon endogène, martèle Albert Zeufack, Economiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique. Les causes de la pauvreté à Madagascar et comment s’en sortir, par Albert Zeufack.
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Opportunités et obstacles à la relance économique.
Opportunités et obstacles à la relance économique.
Avec Albert Zeufack, Economiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique -

Blocages et opportunités de la relance économique à Madagascar
Par Albert Zeufack, Economiste en chef de la Banque mondiale pour la région AfriqueDébat organisé par le think tank Sangany et le groupe « Débattons de la relance économique »Modéré par Rivo RakotondrasanjyMercredi 23 Février 2022 de 17h à 19hAu CCIA AntaninareninaEn direct sur www.2424.mg et Banque mondiale Madagascar -

ECONOMIE – Les groupements du secteur privé réclament la réouverture totale et presque sans restrictions des frontières de Madagascar
Antananarivo, 23 Février, 12h17 – « Le monde s’ouvre, c’est le moment de rouvrir pleinement Madagascar au monde ». L’appel des groupements du secteur privé est clair. Deux ans après le début de la pandémie de Covid-19, ils réclament la « réouverture totale des frontières ». Ils estiment que désormais, aucune contrainte de fréquences ne devrait plus être imposée aux compagnies aériennes. Ils souhaitent également que les lignes aériennes pouvant opérer au départ et vers Madagascar ne soient pas restreintes. Ils demandent enfin que les procédures sanitaires pour les passagers à l’arrivée soient allégées.
« Notre pays ne peut être maintenue en otage indéfiniment », écrivent, dans un communiqué conjoint, la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement du patronat de Madagascar (Fivmpama – Fivondronan’ny mpandraharaha eto Madagascar) et plusieurs autres groupements sectoriels. « Ne creusons pas encore le retard de développement économique de Madagascar », ajoutent-ils.
Les signataires du communiqué rappellent, notamment, que « près de 3.900 milliards d’ariary de pertes ont été enregistrés par le secteur touristique jusqu’en fin 2021 et que des dizaines de milliers d’emplois ont été sacrifiés. Ils insistent sur la nécessité d’une fluidité des échanges internationaux, que ce soit professionnel ou familial, pour le bon fonctionnement des entreprises et pour l’attraction des investissements. Pour eux, « c’est notre ouverture au monde qui permettra de préserver et de développer les emplois et de relancer l’économie pour le bénéfice de tous les Malgaches ».
