Catégorie : Économie

  • LOI DE FINANCES 2022 – Le ministère de l’Economie et des finances demande à l’Assemblée nationale de rétablir les droits de douane sur les bondillons à 20% alors que la commission Finances les a ramenés à 10%

    LOI DE FINANCES 2022 – Le ministère de l’Economie et des finances demande à l’Assemblée nationale de rétablir les droits de douane sur les bondillons à 20% alors que la commission Finances les a ramenés à 10%

    Antananarivo, 23 Novembre, 16h35 – Débats sur l’un des rares amendements proposés par la commission Finances de l’Assemblée nationale ce mardi. Alors que la commission venait de lire le rapport dans lequel elle avait décidé de rétablir à 10% les droits de douane sur les bondillons, la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, sollicite les députés à garder la proposition du gouvernement qui l’a à nouveau ramené à 20%.

    ⭕Pour la ministre, « des droits de douane trop faibles sur les bondillons importés nuiront aux producteurs locaux ». Elle soutient également que cela va à l’encontre des engagements de Madagascar au sein de l’Organisation mondiale des douanes. Pour le gouvernement, les bondillons sont des produits finis, ce qui justifie un taux de 20% de droits de douane. Pour les partisans d’un abaissement de la taxe, il s’agit plutôt d’un produit intermédiaire.

    ⭕La ministre est d’autant plus réticente à l’amendement proposé par la commission Finances que le changement de cette disposition entraînera une baisse de 7 milliards d’ariary sur les recettes de l’Etat. Or, les membres de la commission Finances ne semblent pas avoir soumis une proposition d’augmentation de recette équivalente ainsi que le prévoit la loi organique sur les lois de finances. « Il est déjà arrivé en 2019 que l’Assemblée nationale propose une diminution des ressources sans proposer une alternative pour augmenter les recettes, et le ministère des Finances s’est chargé de trouver l’équilibre », répond le député Djohary Lee Andrianambinina, membre de la commission.

    ⭕La taxation des bondillons importés a fait depuis quelques années l’objet de vives discussions au niveau du secteur privé. Les industriels du savon soutiennent que ces produits sont des produits finis alors que les fabricants de savon à base de bondillons parlent de produits qui nécessitent encore une transformation industrielle. Les débats sont ensuite portés au niveau du gouvernement et de l’Assemblée nationale qui tranchent sur le taux à appliquer.

    ⭕En 2021, le taux des droits de douanes sur les bondillons importés a baissé jusqu’à 10%. Cette année, le ministère de l’Economie et des finances milite pour que ce taux passe à 20%, et ce malgré une proposition contraire de la commission Finances de l’Assemblée nationale.

  • HARILALA RAMANANTSOA, MADAVISION – « Madagascar avance quand les régions ont les mêmes opportunités »

    HARILALA RAMANANTSOA, MADAVISION – « Madagascar avance quand les régions ont les mêmes opportunités »

    700 stands répartis dans 16 régions. Pour la première édition de la Foire économique des 23 régions, qui se tiendra du 25 au 28 Novembre, Madavision a mis les petits plats dans les grands. Avec l’appui des femmes entrepreneures de l’EFOI et des régions, la société de communication et d’événement entend connecter entre elles les 23 régions du pays. Celles qui n’ont pas pu organiser physiquement leur propre foire seront représentées à Antananarivo, au stade Barea. Entretien avec Harilala Ramanantsoa de Madavision, organisatrice et initiatrice de l’événement.

  • IMPOTS ET TAXES – Les avantages fiscaux des entreprises franches remis en question dans le projet de loi de finances de 2022

    IMPOTS ET TAXES – Les avantages fiscaux des entreprises franches remis en question dans le projet de loi de finances de 2022

    Antananarivo, 19 Novembre, 16h55 – Certains avantages fiscaux des zones et entreprises franches (ZEF) pourront bientôt être supprimés. Le projet de loi de finances initiale de 2021 prévoit notamment une révision à la baisse de la période de grâce durant laquelle les zones et les entreprises franches bénéficient de l’exonération de l’Impôt sur les revenus (IR) et du minimum de perception. Cette période de grâce, selon le projet de loi de finances de 2022, devrait être réduite à un, trois, et dix exercices au lieu de deux, cinq et 15 exercices, selon la catégorie des ZEF.

    ⭕Le projet de LFI 2022 prévoit également que les réductions d’impôts pour investissements, avantages acquis à l’expiration de la période d’exonération, correspondent à 25% des nouveaux investissements réalisés et non plus à 75% des investissements. Cette mesure devrait apporter 15 milliards d’ariary à la caisse de l’Etat, tandis que la suppression des avantages fiscaux des ZEF, notamment la réduction de la période de non-paiement de l’IR et du minimum de perception permettrait à l’Etat de gagner 22,5 milliards d’ariary.

    ⭕La décision ne manque pas de susciter l’inquiétude des entreprises qui opèrent dans les ZEF, par rapport à l’instabilité juridique qu’elle risquerait d’apporter au régime économique actuel de la zone franche. Le sujet avait déjà été abordé lors de la réunion du Dialogue public-privé (DPP) entre la Direction générale des Impôts (DGI) et des membres du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) au mois d’octobre de cette année. Le fisc avait alors avisé ces opérateurs des nouvelles dispositions qui pourront être appliquées à partir de l’année prochaine. Selon l’exposé des motifs du projet de LFI 2022, celles-ci font partie des actions entrant dans la mobilisation des recettes publiques.

    ⭕Le GEFP réplique en soutenant qu’ « une fois de plus, on réduit l’utilité de la zone franche à des aspects purement fiscaux ou douaniers. Alors que depuis le départ, la loi sur les ZF est fondée sur un contrat liant l’Etat, qui accorde des avantages fiscaux et douaniers, et l’entreprise, qui en contrepartie, doit créer des emplois et générer des devises à l’exportation », rappelle ce groupement.

    ⭕Ces opérateurs demandent alors la suspension de l’application de cette mesure prévue dans la PLF. Mais « si cette décision devrait être confirmée, ils nous paraîtrait plus approprié d’écrire une nouvelle sur la zone franche, avec des mesures transitoires pour permettre aux entreprises franches existantes de s’y conformer ou le cas échéant d’arrêter leurs activités dans un délai raisonnable », suggère le GEFP.

    ⭕Jusqu’ici, les zones et les entreprises franches sont régies par une loi d’exception et les autres réglementations de droit commun ne peuvent s’appliquer à leur endroit qu’en cas de lacune constatée dans la loi d’exception. Avec ces nouvelles dispositions, le gouvernement intègre les dispositions fiscales régissant les zones franches dans le Code général des impôts. Celui-ci devrait désormais comporter un livre IV sur les régimes spécifiques d’imposition, avec en première partie le régime spécifique des zones et entreprises franches.

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 18 NOVAMBRA 2021

    VAOVAO – MINUTE FLASH 18 NOVAMBRA 2021

    – FAHASALAMANA – Olona roa no marary mafy noho ny coronavirus ao Matsiatra-Ambony
    – FITATERANA AN’HABAKABAKA – Mieritreritra ny hampiato ny sidina mampifandray an’i Madagasikara amin’i Nosy Maurice ny Governemanta aorian’ny 27 Novambra izao.
    – FANAMPIANA – Manao antso avo ho fanampiana ny faritra Atsimon’ny Nosy indray i Madagasikara

  • TRANSPORT AERIEN – Le tribunal prononce le redressement judiciaire de Air Madagascar et de sa filiale Tsaradia

    TRANSPORT AERIEN – Le tribunal prononce le redressement judiciaire de Air Madagascar et de sa filiale Tsaradia

    Antananarivo, le 18 Novembre, 20h42– La compagnie Air Madagascar entre officiellement dans une autre phase. Le tribunal de commerce d’Antananarivo prononce le redressement judiciaire de la société au cours de l’audience de ce jeudi, à Anosy. Il fixe au 19 Octobre la date de cessation de paiement de ladite compagnie et invite les salariés à nommer leurs représentants.
    ⭕Le tribunal prononce également le redressement judiciaire de Tsaradia, la filiale d’Air Madagascar. Mais pour celle-ci, la date de cessation de paiement est fixée au 14 Octobre.
    ⭕Le tribunal nomme Rivo Razafindrakoto comme juge commissaire, et désigne les cabinets Hasina Ramanandriana et Hervé Randriamananandro comme syndic. Les créanciers, pour leur part, ont un délai de deux mois à partir de la 2e publication dans un Journal pour déclarer leurs créances.
    ⭕La procédure collective d’apurement des passifs de la compagnie a été déposée le 14 Octobre. Le conseil des ministres de la veille avait fait état d’un « déficit opérationnel/perte cumulée » de 80 millions de dollars chez Air Madagascar.
    ⭕Les détails de la suite de l’opération devraient être connus prochainement. Une assemblée générale est prévue se tenir entre les premiers responsables de la compagnie et le personnel, ce vendredi.
    ⭕Lors de l’assemblée générale avant le dépôt de la procédure collective d’apurement des passifs, plusieurs mesures envisagées avaient été dévoilées aux employés de la compagnie Air Madagascar et de sa filiale. C’est, entre autres, le cas d’un plan social de départs de certains salariés, la possibilité de location d’un Boeing 787 avec équipage, maintenance et assurance (ACMI) pour assurer la ligne Tanà-Paris-Tanà, la remise en route des deux Airbus A340, avec l’immatriculation de l’un et la motorisation de l’autre, avec en ligne de mire la desserte Tanà-Chine. Il en est de même de l’objectif d’assurer les vols régionaux et la remise à flot du centre de maintenance aéronautique de Air Madagascar.
  • FINANCES PUBLIQUES – Une hausse de 368 milliards d’ariary du budget

    FINANCES PUBLIQUES – Une hausse de 368 milliards d’ariary du budget

    FINANCES PUBLIQUES – Une hausse de 368 milliards d’ariary du budget alloué aux secteurs sociaux prévue par la loi de finances 2022.
    L’éducation, la santé et l’accès à l’eau. Le social fait partie des priorités du gouvernement pour 2022 à en croire Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison lors de la présentation du projet de loi de finances initiale 2022 devant l’Assemblée nationale ce jeudi. En tout le budget alloué aux secteurs sociaux s’élèvera à 713 milliards ariary pour 2022 contre 345 milliards ariary seulement en 2021. A part le secteur social la LFI prévoit aussi la poursuite ainsi que le début des gros projets structurants en 2022. Une bonne part des dépenses sera également utilisée pour les importations afin de stabiliser les prix des produits de première nécessité.

  • RECHERCHE SCIENTIFIQUE – La ministre de l’Enseignement supérieur dément toute mise en concession ou privatisation de la gestion du parc botanique et zoologique de Tsimbazaza

    RECHERCHE SCIENTIFIQUE – La ministre de l’Enseignement supérieur dément toute mise en concession ou privatisation de la gestion du parc botanique et zoologique de Tsimbazaza

    Antananarivo, 17 Novembre, 19h50 – « Je martèle et j’insiste que la gestion du Parc de Tsimbazaza n’est pas confiée à une fondation privée ». Le professeur Elia Béatrice Assoumacou, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, se veut ferme. « Il n’a jamais été question de confier à qui que ce soit la gestion du parc de Tsimbazaza », confie-t-elle, jointe au téléphone.
    ⭕Pour elle, le buzz sur la mise en concession ou la privatisation de le gestion du parc botanique et zoologique de Tsimbazaza (PBZT) ne constitue ni plus ni moins qu’une diversion pour détourner l’attention de l’opinion d’une affaire de détournement qui concerne la gestion actuelle du parc.
    ⭕Le professeur Elia Béatrice Assoumacou précise que « le budget de fonctionnement du parc de Tsimbazaza est pris en charge par l’Etat, tout comme le salaire des agents qui y travaillent et des chercheurs ». Elle ajoute que « le parc lui-même fait des recettes. Or, voyez son état », se désole-t-elle.
    ⭕Il y a une semaine, le directeur du parc avait été placé sous contrôle judiciaire par le Pôle anti-corruption (PAC). Cinq de ses collaborateurs ont obtenu pour leur part une liberté provisoire en attendant le procès. Ils sont, entre autres, inculpés de détournement de fonds, d’abus de fonction et de favoritisme.
    ⭕Depuis deux jours, le sujet relatif au transfert de la gestion du parc à la fondation Axian est devenu viral sur les réseaux sociaux. Des communiqués officiels émanant du personnel et des chercheurs-enseignants travaillant auprès du parc, contestant « toute velléité de transférer la gestion du parc à une fondation privée par une procédure de gré à gré » ont même été diffusés sur les réseaux sociaux, amplifiant le buzz.
    ⭕Selon la ministre, la fondation avait juste soumis une proposition de partenariat, comme bien d’autres partenaires du parc. « La proposition a été reçue et a été transmise au comité scientifique pour être examinée », indique-t-elle.
  • VAOVAO – MINUTE FLASH 16 NOVAMBRA 2021

    VAOVAO – MINUTE FLASH 16 NOVAMBRA 2021

    – FAMPIANARANA AMBONY – Antontan-taratasy fangatahana hanokatra fanofanana sy fampianarana 285 no ho dinihana eo anivon’ny ministeran’ny fampianarana ambony
    – FAHEFANA MPANATANTERAKA – Mpikambana 15 ao amin’ny governemanta voatendry ny 15 Aogositra teo no handrasana hanao ny fanambaram-pananana eny anivon’ny fitsarana avo momba ny lalam-panorenana
    – TETI-BOLAM-PANJAKANA – Hiakatra ho 3000 ariary ny hetra fara-fahambany tsy maintsy aloan’ny mpiasa, hisy fiakarany ny karaman’ny mpiasam-panjakana

  • BUDGET – Une hausse des salaires des fonctionnaires prévue dans le projet de loi de finances initiale de 2002

    BUDGET – Une hausse des salaires des fonctionnaires prévue dans le projet de loi de finances initiale de 2002

    Antananarivo, 16 Novembre, 17h50 – Y-aura-t-il hausse des salaires ou pas des fonctionnaires en 2022 ? Oui, si l’on en croit le projet de loi de finances initiale de 2022. Dans ses prévisions, le gouvernement prévoit une enveloppe de 140,8 milliards d’ariary de « majoration de salaire par rapport à l’évolution attendue de la conjoncture socioéconomique ».

    ⭕Mais si l’impact sur le budget général est connu, le taux de l’augmentation sur le salaire de chaque agent de l’Etat n’est pas encore détaillé. « Seul le président de la République peut répondre à cette question », devait encore déclarer le Premier ministre il y a quelques semaines alors qu’il était en tournée en provinces.

    ⭕En tout, la masse salariale connaîtra une hausse de 11,1% par rapport aux estimations de 2021, si l’on en croit le projet de loi de finances de 2022. En valeur absolue, les prévisions de la masse salariale augmenteront de 325,1 milliards d’ariary.

    ⭕Outre la hausse des salaires, cette augmentation du budget consacré au solde s’explique aussi par le recrutement en 2022 de 22.914 agents de l’Etat dont 20.791 seront embauchés auprès des départements ministériels prioritaires comme le ministère de la Santé publique, les trois ministères en charge de l’Education ainsi que les quatre départements en charge de tout ce qui est défense, sécurité et justice.

    ⭕Les 2.123 autres postes seront alloués aux autres ministères et institutions afin de « combler les départs et assurer l’opérationnalisation des projets d’investissement publics ». A ces recrutements vont s’ajouter la création de postes budgétaires pour accueillir 309 hauts emplois de l’Etat au sein des ministères scindés et 2.800 sortants des écoles et des instituts d’administration publique. Ces effectifs supplémentaires devraient coûter à l’Etat 66,1 milliards d’ariary, précise le projet de loi de finances initiale.

    ⭕Il faut également compter dans les dépenses de soldes les indemnités d’installation des agents retraités, les salaires des futurs ambassadeurs et des éventuels membres du personnel associés dans les pays où Madagascar n’avait pas jusqu’ici de représentants, les coûts liés aux avancements, reclassements et autres indemnités liées aux fonctions.

  • IMPOTS – Le minimum de perception de l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés passe de 2.000 à 3.000 ariary dans le projet de loi de finances initiale de 2022 déposé à l’Assemblée nationale

    IMPOTS – Le minimum de perception de l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés passe de 2.000 à 3.000 ariary dans le projet de loi de finances initiale de 2022 déposé à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 16 Novembre, 8h50 – Hausse en vue de l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa) pour les salaires inférieurs à 350.000 ariary. Le gouvernement prévoit de faire passer le minimum de perception de l’Irsa de 2.000 à 3.000 ariary dans le projet de loi de finances initiale de 2022. Ce qui entraîne une hausse de 1.000 ariary de l’Irsa de ceux qui sont soumis à ce minimum de perception.

    ⭕Les barèmes applicables aux différentes tranches de revenus imposables ne changent pas, et le montant de l’impôt à payer reste égal à la somme des résultats de chaque tranche. Ce montant ne doit juste plus être inférieur à 3.000 ariary au lieu de 2.000 ariary.

    ⭕Avec cette hausse du minimum de perception, le fisc entend faire gagner à l’Etat 7,18 milliards d’ariary supplémentaires, soit près de 7% de la hausse escomptée des recettes fiscales obtenues grâce aux Irsa qui s’élèvent à 113,84 milliards d’ariary. De 569,65 milliards d’ariary en 2021, les recettes liées aux Irsa sont prévues atteindre 683,49 milliards d’ariary en 2022.

    ⭕La décision d’augmenter le minimum de perception de l’Irsa fait partie des mesures prises pour améliorer les recettes fiscales, indique l’exposé des motifs du projet de loi de finances de 2022. Pour 2022, l’Etat espère que les recettes fiscales atteignent 12,1% du produit intérieur brut (PIB).