Catégorie : Économie

  • INFRASTRUCTURES – Un deuxième projet de logements sociaux à lancer à Toamasina avant la fin de l’année

    Antananarivo, 1er Novembre, 15h25 – Un deuxième projet présidentiel de « trano mora » à Toamasina. Nantenaina Rakotonirina, maire de la ville annonce le début de la construction d’une douzaine d’immeubles en duplex dans la ville du Grand port avant la fin de l’année. Le projet sera implanté sur le terrain de Lemalade Ambohijafy et comprendra, en plus des logements sociaux, une zone commerciale et de services.
    ⭕Le secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat auprès de la présidence de la République, Gérard Andriamanohisoa, s’est rendu sur le site en fin de semaine. Il a également effectué une visite de chantier à Barikadimy où un autre projet présidentiel de « trano mora » est déjà en cours. Rapportant les propos du secrétaire d’Etat, le maire de Toamasina indique que ces logements sociaux devraient être livrés d’ici à la fin de l’année. Des avis seront spécifiquement lancés lorsque les inscriptions pour bénéficier de ces appartements seront ouvertes.
    Photo : Commune urbaine de Toamasina
  • SECURITE – Le président de la République annonce la mise en place d’une brigade spéciale de lutte contre les vols de vanille et évoque la possibilité d’une peine de déportation pour les coupables

    SECURITE – Le président de la République annonce la mise en place d’une brigade spéciale de lutte contre les vols de vanille et évoque la possibilité d’une peine de déportation pour les coupables

    Antananarivo, 31 Octobre, 19h15 – Une présence dissuasive des forces de l’ordre sur le terrain. Afin de lutter contre les vols de vanille, le président de la République Andry Rajoelina annonce la mise en place d’une brigade spéciale spécialement affectée à cette tâche. Pour mener à bien ses missions, la nouvelle brigade sera dotée de moyens importants, dont des véhicules 4×4 et plus d’une vingtaine de motos, indique le chef de l’Etat au cours de la réunion avec les différents acteurs de la filière vanille à Antalaha samedi.
    ⭕Les personnes condamnées pour vol de vanille seront sévèrement punies, souligne Andry Rajoelina. Celui-ci évoque même l’idée d’une « déportation » pour punir ceux qui sont convaincus de vol de vanille ou de recel de vanille volée. Dans son communiqué, la présidence évoque l’adoption d’une proposition de loi qui classifie les vols de vanille comme un crime. « Nous devons faire front commun et œuvrer ensemble afin de promouvoir la filière vanille qui fait notre fierté aux yeux du monde », a martelé le Chef de l’État.
    ⭕Lors de son allocution au cours de la réunion présidée par le chef de l’Etat, le général Serge Gellé, secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie annonce que cette disposition existe mais qu’elle n’a juste jamais été appliquée. Il fait notamment référence à la loi 88.028 relative au renforcement de la répression des vols de vanille. Ce texte prévoit, entre autres, une peine d’interdiction de séjour d’une durée de deux à cinq ans contre tout individu reconnu coupable de vol ou de tentative de vol de gousses de vanille.
    Photo : Présidence de la République
  • COMMERCE – Andry Rajoelina annonce une réglementation du prix de la vanille et un contrôle plus strict du respect des prix de référence

    COMMERCE – Andry Rajoelina annonce une réglementation du prix de la vanille et un contrôle plus strict du respect des prix de référence

    « Le prix de la vanille verte ne doit pas être au-dessous de 75.000 ariary ». Le président de la République s’est voulu ferme dans son discours à l’occasion d’une rencontre avec les habitants de Sambava ce vendredi après-midi. « Nous devons augmenter le prix de la vanille », a-t-il martelé, regrettant que malgré le prix de référence minimum de la vanille verte imposé par l’Etat, certains achètent encore le produit à « 20.000, 30.000 ariary » le kilo.
    ⭕Pour faire respecter le prix imposé par l’Etat, le président de la République annonce « un contrôle plus strict » sur les achats effectués par les collecteurs auprès des producteurs. Il entend également impliquer les exportateurs agréés dans le contrôle en appelant ces derniers à ne pas acheter la vanille auprès des collecteurs et préparateurs ayant acheté la vanille verte à un prix inférieur à celui imposé par l’Etat.
    ⭕Le président de la République a même laissé entendre l’éventualité de la mise en place d’un système qui obligerait les exportateurs à avoir une fiche de traçabilité des produits qu’ils exportent. Les détails de ce système devraient être dessinés au cours d’une réunion que le chef de l’Etat a indiqué vouloir organiser avec les différents acteurs de la filière vanille à Antalaha.
    Photo : Présidence de la République
  • MACRO-ECONOMIE – L’Etat, en accord avec le Fonds monétaire international, s’engage à limiter les subventions octroyées aux compagnies nationales en difficulté et à mettre en place un mécanisme de tarification automatique des carburants

    MACRO-ECONOMIE – L’Etat, en accord avec le Fonds monétaire international, s’engage à limiter les subventions octroyées aux compagnies nationales en difficulté et à mettre en place un mécanisme de tarification automatique des carburants

    Antananarivo, 29 Octobre, 6h20 – Moins de transferts pour la Jirama. Subventions limitées pour Air Madagascar jusqu’à ce qu’un plan d’affaires viable soit adopté. Un plan d’ajustement tarifaire pour les carburants. Les recommandations du Fonds monétaire international (FMI) sont claires. Madagascar doit faire preuve de prudence dans la gestion des finances publiques.

    ⭕La prudence implique, entre autres, la limitation des transferts aux entreprises publiques, la maîtrise de la masse salariale et du coût des retraites, ainsi que la poursuite des réformes structurelles qui « sont essentielles pour réduire les risques budgétaires ». Dans son communiqué de fin de mission publié en début de semaine, l’institution de Bretton Woods insiste surtout sur les cas des deux sociétés d’Etat Jirama et Air Madagascar ainsi que sur les prix des carburants.

    ⭕C’est dans ce sens que, dans ses discussions avec le FMI en vue du déblocage de la deuxième tranche du programme de Facilité élargie de crédit, l’Etat s’est engagé sur plusieurs points. Il a ainsi assuré de limiter les transferts aux entreprises publiques, dont la Jirama, pour pouvoir financer davantage de dépenses sociales et d’investissement public. Le FMI, de son côté, insiste sur la nécessaire « restructuration de la compagnie nationale d’eau et d’électricité de façon à « renforcer sa situation financière » et à offrir « un meilleur service ». Le problème de trésorerie de la Jirama et l’accumulation de ses dettes l’amènent à demander tous les ans l’appui financier de l’Etat. En 2020, les subventions octroyées à la Jirama ont dépassé 800 milliards d’ariary.

    ⭕Pour le cas d’Air Madagascar, le FMI insiste pour que l’injection d’argent public dans cette compagnie soit « strictement limitée jusqu’à ce qu’un plan d’affaires viable soit finalisé et approuvé ». Une éventuelle recapitalisation impliquerait que l’Etat, en tant qu’actionnaire majoritaire de cette compagnie, puise dans son budget. Un résultat financier positif d’Air Madagascar dépendra de sa gouvernance et de l’efficacité de son plan d’affaires, d’où les mesures de prudence avancées par le FMI en matière de subventions en faveur de la compagnie nationale aérienne.

    ⭕Le FMI reste également sur sa position par rapport au secteur pétrolier aval. Il s’agit pour l’Etat « d’éviter l’accumulation de dettes envers les distributeurs de carburant ». Ce à quoi celui-ci s’est engagé à travers la préparation d’un « plan pour la mise en œuvre d’un mécanisme de tarification automatique des carburants ». Comme ce plan risque de conduire à une augmentation des prix des carburants, l’Etat s’est aussi engagé à ce que « les filets de sécurité sociale soient renforcés », indique cette institution financière dans son rapport.

    ⭕La tâche s’annonce néanmoins difficile pour l’Etat compte tenu, entre autres, de l’énorme gap entre les prix qui devraient être appliqués et ceux qui sont actuellement affichés à la pompe. Les objectifs du FMI sont d’assurer que les carburants ne soient pas subventionnés et ne grèvent donc pas les finances publiques, d’un côté, et de l’autre l’application de la vérité des prix, en soutenant les couches vulnérables avec des mesures ciblées.

  • FINANCES – Le prix de la carte bancaire e-poketra, s’élevant à 34.000 ariary par carte, pris en charge par le budget de l’Etat

    FINANCES – Le prix de la carte bancaire e-poketra, s’élevant à 34.000 ariary par carte, pris en charge par le budget de l’Etat

    Antananarivo, 28 Octobre, 11h30 – L’Etat prévoit d’octroyer gratuitement 250.000 cartes Visa à ces agents où à ceux qui perçoivent de l’argent sur son compte. Le prix de ces cartes, s’élevant à 34.000 ariary par carte, est pris en charge par le budget de l’Etat et est déjà inscrit dans la loi de finances de 2021, indique le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi.

    ⭕Les cartes e-poketra sont destinées au paiement des salaires et des indemnités mais aussi des allocations comme les bourses études. Les étudiants des Universités ont d’ailleurs été les premiers à en avoir bénéficié, suivi des enseignants non fonctionnaires. Le système de paiement numérique devrait ensuite s’étendre aux retraités pensionnés de l’Etat et de la Caisse nationale de prévoyance sociale, aux gendarmes, aux agents du ministère de la Santé publique et à ceux du département de la Défense nationale.

    ⭕La distribution de cartes e-poketra pour le paiement des salaires et des indemnités entre dans le cadre du processus de digitalisation du système de paiement au niveau des services de l’administration. Une deuxième campagne de distribution de cartes pour les étudiants et les enseignants non fonctionnaires devrait avoir lieu avant la fin de l’année 2021.

    Photo : Présidence de la République

  • ECONOMIE – 1,4 million de dollars de la Banque africaine de développement pour soutenir la relance et la croissance des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) à Madagascar

    ECONOMIE – 1,4 million de dollars de la Banque africaine de développement pour soutenir la relance et la croissance des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) à Madagascar

    Antananarivo, 26 Octobre, 15h50 – Un appel à candidature pour les MPME. Dans le cadre du projet « Business Linkage Program » la Banque africaine de développement accorde 1,43 million de dollars pour soutenir la croissance des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) à Madagascar jusqu’en 2023.

    ⭕️L’objectif du programme consiste à mettre en relation les MPME avec les grandes entreprises déjà existantes. Les MPME sélectionnées bénéficieront ainsi de l’aide du programme à travers trois démarches. Une première étape de formation consistera à l’initiation à l’entrepreneuriat pour les dirigeants. Une deuxième étape les mettra en relation avec une grande entreprise qui nécessitera leurs services ou leurs produits. Et si cette dernière s’avère un succès, les bénéficiaires auront la possibilité d’accéder à plus de financement pour leur développement.

    ⭕️« Toute entreprise issue de tous les secteurs d’activités peut déposer sa candidature », explique Sandrine Rakotovao, chargée du programme « SME linkage » à Madagascar. Il faudra cependant que l’entreprise réponde à l’exigence du programme. Parmi les conditions, il faut qu’elle existe depuis plus de deux ans, qu’elle ait au minimum cinq employés et au maximum 100 employés, qu’elle réalise un chiffre d’affaires minimum de 40 millions d’ariary et qu’elle soit une entreprise formelle ou qu’elle s’engage à le devenir.

    ⭕️Au total, le programme espère aider 300 MPME dans la Grande île dont 40% sont gérées par des jeunes et des femmes. Le comité de pilotage qui se chargera de la sélection sera composé des représentants du ministère de l’Industrialisation du commerce et de la consommation, du ministère de l’Agriculture et de l’élevage et appuyé par les Chambres de commerce et d’industrie ainsi que les groupements d’entreprises.

  • RELANCE POST-COVID – Le secteur privé demande le maintien des mesures d’allègements fiscaux jusqu’à la reprise complète des activités

    RELANCE POST-COVID – Le secteur privé demande le maintien des mesures d’allègements fiscaux jusqu’à la reprise complète des activités

    Les grandes heures de la Covid-19 sont peut être passées mais les effets négatifs de la crise sont toujours là. Malgré la reprise des activités, les entreprises ne tournent pas encore à plein régime et sont encore fébrile indiquent les groupements économiques. De ce fait les entreprises réitèrent leur demande concernant la poursuite des mesures de soutien déjà initiées par l’Etat notamment celles liées aux impôts.

  • GAEL HANKENNE, APICULTEUR – « Le miel malgache est extraordinaire mais est menacé par la disparition de biodiversité »

    GAEL HANKENNE, APICULTEUR – « Le miel malgache est extraordinaire mais est menacé par la disparition de biodiversité »

    Le miel malgache est, selon les spécialistes, l’un des meilleurs miels au monde. Mais comme cette qualité est très dépendante de la biodiversité, la destruction de l’environnement constitue une réelle menace. Gael Hankenne, producteur et exportateur de miel, évoque la problématique de la filière apiculture et donne des pistes de solution pour son développement.

  • TRANSPORT AERIEN-  Air Madagascar, en redressement judiciaire, devrait fusionner avec Tsaradia pour devenir Madagascar Airlines, envisage de louer un Boeing 787 pour la ligne Tanà-Paris-Tanà et de mettre son A340 sur la destination Chine

    TRANSPORT AERIEN- Air Madagascar, en redressement judiciaire, devrait fusionner avec Tsaradia pour devenir Madagascar Airlines, envisage de louer un Boeing 787 pour la ligne Tanà-Paris-Tanà et de mettre son A340 sur la destination Chine

    Plus de détails sur le plan de sortie de crise d’Air Madagascar. La compagnie aérienne nationale est placée en redressement judiciaire et met en place une stratégie pour sortir d’une situation compliquée.
    ⭕La procédure collective d’apurement des passifs a été déposée le 14 Octobre, indique une source autorisée. Air Madagascar devrait ensuite fusionner avec sa filiale Tsaradia pour devenir Madagascar Airlines, selon les informations délivrées aux employés lors d’une assemblée générale du vendredi à Ivato, en présence des dirigeants des deux compagnies.
    ⭕Pour sa relance Madagascar Airlines envisage de louer un Boeing 787, avec équipage, maintenance et assurance (Acmi) pour la destination Tanà-Paris-Tanà. L’exploitation de cette ligne devrait débuter le 6 Novembre avec une ou deux fréquences estimées par semaine.
    ⭕L’un des deux Airbus A340 de la compagnie est en cours d’immatriculation malgache. Il devrait desservir la ligne Tanà-Chine dès la procédure achevée, tandis que le deuxième A340 attend encore l’acquisition de moteurs pour pouvoir voler à nouveau.
    ⭕Madagascar Airlines prévoit également de louer un Embraer E 190, en Acmi, pour les vols régionaux. Une ligne reliant La Réunion est, par exemple, envisagée pour cette option, alors que les vols domestiques vont continuer comme auparavant.
    ⭕La compagnie fusionnée aura pour ambition de remettre à flot son centre de maintenance aéronautique. Ce centre avait fait la fierté d’Air Madagascar pour la réparation des aéronefs.
    ⭕Pour ce qui est du plan social, des départs des salariés sont attendus compte tenu de l’effectif d’Air Madagascar et de Tsaradia. Une incitation au départ volontaire est également prévue.
    ⭕Le conseil des ministres du mercredi avait mis en branle la procédure collective d’apurement de passif d’Air Madagascar. Le communiqué avait fait part de 80 millions de dollars de « déficit opérationnel/perte cumulée ». Les créanciers ont deux mois pour se manifester.
    ⭕Pour ce qui est du litige entre Air Madagascar et Air France concernant la vente-location des deux Airbus A340, il est « en train d’être résolu », selon une source proche du dossier. Le tribunal en charge du dossier avait ordonné une médiation. L’engagement de la procédure visant à la re-immatriculation du deuxième aéronef pourrait être interprétée comme un indice allant dans ce sens.
  • TRANSPORT AERIEN – Réouverture des frontières de Madagascar aux passagers d’Air Mauritius et d’Air Austral en provenance de La Réunion et de Maurice à partir du 23 Octobre et à ceux d’Air Madagascar et d’Air France en provenance d’Europe à partir du 6 Novembre

    TRANSPORT AERIEN – Réouverture des frontières de Madagascar aux passagers d’Air Mauritius et d’Air Austral en provenance de La Réunion et de Maurice à partir du 23 Octobre et à ceux d’Air Madagascar et d’Air France en provenance d’Europe à partir du 6 Novembre

    Antananarivo, 13 Octobre, 22h15 – La réouverture des frontières de Madagascar aux passagers internationaux sera progressive mais également limitée. Selon le compte-rendu du Conseil des ministres de ce mercredi soir, seuls les vols en provenance d’Europe, de Maurice et de La Réunion seront autorisés pour commencer. Les compagnies aériennes autorisées à opérer les vols sont également limités pour redémarrer. Il s’agit d’Air Madagascar, d’Air France, d’Air Mauritius et d’Air Austral.
    ⭕A partir du 23 Octobre, les vols d’Air Mauritius pourront transporter des passagers de Maurice vers Madagascar avec des restrictions limitées. La compagnie Air Austral pourra également faire venir des passagers de la Réunion vers la Grande île à partir de la même date. Les passagers en provenance d’Europe, eux, pourront venir à Madagascar sur les vols d’Air France et d’Air Madagascar à partir du 6 Novembre. Nosy Be pourra également accueillir des passagers internationaux mais uniquement via des vols charters à partir du 6 Novembre.
    ⭕Pour l’heure, les autres compagnies qui desservent Madagascar, comme Ethiopian Airlines, Kenya Airways, ou Turkish Airlines ne sont pas évoquées. Selon le Conseil des ministres, la réouverture des frontières devrait se faire de façon progressive. Par ailleurs, les vols privés, à l’exception des vols d’évacuation sanitaire, doivent obtenir une autorisation spéciale validée par le Premier ministre et le président de la République.
    ⭕Le contexte sanitaire mondial n’étant pas encore tout à fait sûr, Madagascar adopte des mesures sanitaires à respecter par les voyageurs même si celles-ci sont assouplies par rapports aux précédentes règles. Le communiqué du Conseil des ministres ne mentionne pas les conditions à l’embarquement, et n’évoque ni certificat de vaccination ni test PCR au départ. Par contre, un test PCR est bien prévu à l’arrivée, et un confinement d’une, au plus de deux journées, doit être effectué jusqu’à la publication des résultats du test.