Catégorie : Économie

  • TOURISME – Le Tsenaben’ny Fizahan-tany, entre espoirs et appréhensions

    TOURISME – Le Tsenaben’ny Fizahan-tany, entre espoirs et appréhensions

    Le « Tsenaben’ny fizahantany » a à peine ouvert ses portes à Antaninarenina ce jeudi que les visiteurs se sont bousculés. Des étudiants et des familles prêts à partir en vacances, surtout après la longue période de confinement. Les stands sont pris d’assaut, surtout ceux qui proposent des offres de réduction sur leurs tarifs. Des images qui montrent un espoir de relance du tourisme chez les opérateurs. Sauf que rien n’est encore gagné. Témoignages des opérateurs du secteur touristique sur leurs espoirs, mais surtout leurs craintes quant à l’avenir de leurs professions.
  • MANIFESTATION – Le personnel de la Paositra Malagasy se remet en grève

    MANIFESTATION – Le personnel de la Paositra Malagasy se remet en grève

    Antananarivo, 8 Juillet, 21h40 – Les employés de la Paositra Malagasy ont une nouvelle fois fermé les portes de leur bureau ce jeudi 8 Juillet. Insatisfaits de la suite, ou plutôt de l’absence de suite donnée à leurs revendications, ils ont repris les chemins de la grève ce jeudi.
    ⭕Les exigences des grévistes n’ont pas changé. Ils continuent de réclamer, entre autres, le limogeage du ministre des Postes, des télécommunications et du développement numérique, Andriamanohisoa Ramaherijaona, qu’ils accusent d’ingérence dans la gestion de la Paositra Malagasy et de vouloir privatiser certains services de la poste malgache.
    ⭕Le ministre a assuré la semaine dernière n’avoir aucune velléité de privatiser la poste, et indique même avoir mis fin à une tentative de créer une filiale de la Poste, la Paositra Finances SA où des entreprises privées seraient entrées dans le capital. Mais si les employés reconnaissent que la privatisation de la poste n’est pas au programme, ils n’en dénoncent pas moins une volonté du ministre d’enlever à la Paoma certaines de ses activités, notamment financières, parmi les plus lucratives.
    ⭕Le ministère a par ailleurs annoncé ce jeudi l’intégration de certains employés de courte durée (ECD) parmi les employés de longue durée (ELD) ou dans les rangs des agents assurant les emplois de fonctionnaires et assimilés (EFA). Mais « ce sont des agents du ministère et non de la Poste », insistent les employés de la Paoma.
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  • COMMERCE – Le gouvernorat d’Atsinanana rappelle que le prix de la vanille verte ne doit pas être inférieur à 75.000 ariary

    COMMERCE – Le gouvernorat d’Atsinanana rappelle que le prix de la vanille verte ne doit pas être inférieur à 75.000 ariary

    Antananarivo, 7 Juillet, 6h30 – Un prix de référence minimum à appliquer de façon stricte. Dans la région d’Atsinanana, de nombreuses réunions ont été organisées pour sensibiliser les planteurs mais aussi les acheteurs de vanille à s’en tenir au prix de référence arrêté par les autorités. « Les discussions ont été claires : personne ne peut acheter la vanille à moins de 75.000 ariary et il est interdit de vendre à moins de 75.000 ariary », indique le gouvernorat de la région dans un communiqué.
    ⭕Aucune mesure n’est pour le moment annoncée au cas où le prix de référence indiqué par les autorités ne serait pas appliqué. Le Gouvernorat d’Atsinanana souligne juste que « les producteurs se sont mis d’accord pour se contrôler car il s’agit d’un intérêt commun ». Dans un de ses communiqués, il rappelle également que le prix minimum est fixé par une circulaire interministérielle en date du 30 Juin et signée par le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, celui de l’Economie et des finances, ainsi que celui de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche.
    ⭕La campagne 2021 de la commercialisation de la vanille verte a été officiellement ouverte lundi dans les zones littorales de l’Est et du Nord Est de Madagascar. Pour la région d’Atsinanana, la cérémonie officielle de lancement de la campagne a eu lieu dans le district de Mahanoro, l’une des localités les plus productrices de cet épice dans la région. A en croire le gouvernorat, les producteurs auraient amené jusqu’à 700 kilos de produits lors de cette cérémonie d’ouverture.
    Photo : Gouvernorat d’Atsinanana
  • COMMERCE – Les collecteurs de vanille verte de la Sava proposent un prix largement inférieur au prix minimum de référence suggéré par le gouvernement

    COMMERCE – Les collecteurs de vanille verte de la Sava proposent un prix largement inférieur au prix minimum de référence suggéré par le gouvernement

    Antananarivo, 6 Juillet, 6h47 – 30.000 ariary au lieu de 75.000 ariary. Le prix d’achat proposé par les collecteurs était de 45.000 ariary inférieur au prix minimum de référence soumis par le gouvernement, lundi à l’ouverture de la campagne de commercialisation de la vanille verte dans les zones littorales de la Sava. Le montant est même bien en-deçà des prix de vente envisagés par les planteurs. « Au départ, les paysans ont inscrit 240.000 ariary, puis 200.000 ariary sur le tableau d’affichage des prix », rapporte Modeste Philibert Totofeno, maire de la Commune rurale de Tanambao Daoud, commune de rattachement du fokontany d’Anjala où la campagne a été officiellement lancée.
    ⭕Les collecteurs, eux, n’ont réagi que l’après-midi, et ils sont restés sur leur proposition initiale à la fin de la journée. Le prix auquel ils ont proposé d’acheter le kilo de la vanille verte n’a même pas atteint le double du prix imposé par les autorités. « Nous ne pourrions pas acheter au-delà de 45.000 ariary », confie un acheteur venu participer à l’ouverture officielle de la grande campagne. « Avec la crise sanitaire, le risque est élevé », confie-t-il, craignant que les stocks ne trouvent pas preneurs si le prix est encore plus élevé.
    ⭕Aucune transaction officielle n’a donc eu lieu au cours de la première journée. Les sources locales indiquent que les négociations vont maintenant se poursuivre en privé entre les producteurs et les collecteurs. Le spectre d’un prix inférieur au minimum de référence indiqué par les autorités plane sur le marché. Le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a indiqué que le prix de référence devait être affiché au niveau des marchés, et consigne a été donnée consigne aux autorités locales de contrôler les échanges.
  • MEDICAMENT – Pharmalagasy entend mettre le CVO+ curatif sur le marché

    MEDICAMENT – Pharmalagasy entend mettre le CVO+ curatif sur le marché

    Les chercheurs du Centre national d’application de recherche pharmaceutique (Cnarp) et les responsables de la société Pharmalagasy se disent satisfaits des résultats des essais cliniques qu’ils ont faits sur le CVO+. Ils parlent d’un taux d’efficacité de 87,1% du médicament sur les formes légères et modérées de la Covid-19. Ils disent n’attendre que l’autorisation de mise sur le marché. Des stocks de médicaments sont déjà prêts pour être expédiés dans tout le pays.

  • RECYCLAGE – Fabriquer des haltères avec des emballages et des sachets en plastique

    RECYCLAGE – Fabriquer des haltères avec des emballages et des sachets en plastique

    Si vous êtes encore consommateurs de sacs et d’emballages en plastique, ne les jetez pas. Ces produits polluants peuvent encore être réutilisés et transformés en des objets utiles. Dans l’atelier de Narindra Ramiandrisoa, ils deviennent des haltères. Le processus est encore assez artisanal, mais les plastiques au moins, n’iront pas étouffer les poissons et polluer les mers et les plages. Reportage.

     

  • JOHANN PLESS – « C’est le bon moment pour redémarrer l’économie, le secteur touristique est prêt »

    JOHANN PLESS – « C’est le bon moment pour redémarrer l’économie, le secteur touristique est prêt »

    La réouverture des frontières est en réflexion durant ces 15 jours prochains jours a indiqué le Premier ministre Christian Ntsay dimanche durant son passage sur les chaînes nationales. Un comité de pilotage composé, entre autres, des autorités sanitaires, du centre de coordination opérationnel contre la Covid-19 (CCOC) et de la confédération du tourisme de Madagascar a déjà été mis en place par l’Etat pour étudier la question. Après six semaines de travaux, des orientations ont été avancées comme la réouverture progressive des aéroports de la Grande île et la fixation d’un jauge pour le nombre de touristes à accueillir. Plus de détails avec Johann Pless, administrateur au sein de la CTM et membre du comité de réflexion
  • BUDGET – Le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes organise un débat public sur le projet de loi de finances rectificatives afin de tenter d’orienter les politiques publiques

    BUDGET – Le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes organise un débat public sur le projet de loi de finances rectificatives afin de tenter d’orienter les politiques publiques

    Antananarivo, 30 Juin, 21h00 – Le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes ne baisse pas les bras. Le projet de loi de finances rectificatives a beau avoir été adopté à l’Assemblée nationale, cette organisation de la société civile entend encore faire entendre sa voix et celle des citoyens. « Nous vous invitons à participer activement au débat public qui sera diffusé en live sur la page du CCOC », appelle l’organisation.
    ⭕Elle propose ainsi au public de « faire connaître son opinion et d’émettre ses recommandations à travers la plateforme » qu’elle met en place en collaboration avec deux autres organisations. Il s’agit d’un débat public sur « l’utilisation efficace et efficiente des allocations par les ministères et institutions en cette période de crise ». Les discussions auront lieu en ligne ce jeudi à partir de 9h30. Elles seront diffusées en direct sur la page Facebook de l’organisation et le public est invité à participer en commentant la vidéo.
    ⭕Pour le CCOC, la mise en place d’une plateforme de discussions multi-acteurs permettant à toutes les parties prenantes de prendre part à l’élaboration des lois de finances est une des conditions d’instauration d’un développement plus inclusif. L’objectif, martèle-t-il, est « d’orienter les politiques publiques de l’Etat vers les besoins réels de la population ».
    ⭕Mardi, le CCOC a déjà publié plusieurs pages de communiqué sur son analyse du projet de loi de finances rectificatives. L’organisation y déplore notamment « une baisse inquiétante des dépenses consacrées aux secteurs sociaux ». Elle évoque également « un budget toujours insuffisant pour les organes de contrôle et de lutte contre la corruption » et dénonce une absence de visibilité sur les fonds Covid-19.
  • TRANSPORT AERIEN – L’aéroport de Nosy Be certifié « Airport Health Accreditation » reçoit l’accréditation sanitaire aéroportuaire par l’ACI

    TRANSPORT AERIEN – L’aéroport de Nosy Be certifié « Airport Health Accreditation » reçoit l’accréditation sanitaire aéroportuaire par l’ACI

    Antananarivo, 30 Juin, 20h00 – L’aéroport de Nosy Be fait un grand pas dans la lutte contre le coronavirus. Le Conseil international des Aéroports (ACI) lui a attribué la certification sanitaire « Airport Health Accreditation (AHA) » après avoir évalué les mesures mises en place pour faire face à l’épidémie, annonce Ravinala Airports ce mercredi. Cette accréditation vient après celui obtenu par l’aéroport international d’Ivato en Mai. Elle met en avant le respect des mesures et l’efficacité des dispositifs sanitaires dans l’aéroport en accord avec les normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), précise Ravinala airports.
    ⭕Cette distinction pourrait aider Madagascar à l’ouverture des frontières. Selon une note de l’ACI, l’accréditation devrait « rassurer les passagers et renforcer leur confiance en leur assurant que les espaces aéroportuaires sont sûrs et que toutes les précautions ont été prises pour réduire tout risque relatif à leur santé ». Le Premier ministre avait indiqué ce dimanche sur les chaînes publiques que les quinze jours à venir permettraient à Madagascar de prendre des décisions sur la réouverture des frontières aux passagers internationaux.
    Photo : Ravinala Airports
  • BUDGET – L’Assemblée nationale adopte le projet de loi de finances rectificatives et fait augmenter son budget sans en donner les détails

    BUDGET – L’Assemblée nationale adopte le projet de loi de finances rectificatives et fait augmenter son budget sans en donner les détails

    Antananarivo, 30 Juin, 13h50 – Le projet de loi de finances rectificatives (PLFR) passe le cap de l’Assemblée nationale non sans avoir été amendé par les députés. Lors des travaux de commission, ces derniers ont fait augmenter le budget de l’Assemblée nationale, et la séance plénière a adopté le texte sans rien changer aux propositions de la commission.
    ⭕« L’amendement porte sur une augmentation du budget de l’Assemblée nationale, et par une baisse correspondante du budget inscrit au titre du ministère de l’Economie et des finances », confirme une source auprès du ministère de l’Economie et des finances. Celle-ci indique encore être en train d’élaborer le procès-verbal de la réunion et confie ne pas être en mesure de donner les détails de l’amendement.
    ⭕L’Assemblée nationale, elle, est restée discrète sur le changement que les élus ont adopté. La modification n’a même pas été présentée durant la séance plénière. Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, a bien demandé à ce que l’annexe relatif à l’amendement porté lors des travaux de commission soit lu après la lecture du procès-verbal de ces travaux par le député Narson Rafidimanana. Mais elle a changé d’avis après qu’une personne lui a chuchoté à l’oreille pendant la séance plénière.
    ⭕Dans la version initiale du projet de loi de finances rectificatives, le budget de l’Assemblée nationale est de 50.527.125.000 ariary. Dans la loi de finances initiales, il s’élevait à 50.658.125.000 ariary, soit une différence de 131 millions d’ariary. Cette baisse prévue par le projet de loi de finances concerne principalement les dépenses de fonctionnement liées aux biens et services.
    ⭕Selon une analyse effectuée par le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes, la baisse du budget affecte la majorité des ministères et des institutions pour un montant de 11.025,8 milliards d’ariary, soit une baisse de 4% du budget de l’Etat. Les ministères les plus affectés par la baisse sont le ministère des Postes, des télécommunications et du développement numérique (-56,9%), celui de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (-59,3%) et celui de l’Environnement et du développement durable (-33,2%).
    ⭕Le CCOC déplore également « une baisse inquiétante du budget des secteurs sociaux », cumulant une diminution de 316,2 milliards d’ariary. Les départements et institutions à avoir connu une hausse de leur budget sont le ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie (+139,3%), le ministère de la Population, de la protection sociale et du planning familial (+27%), le ministère de l’Economie et des finances (+15,5%) ainsi que la présidence (+3%).
    Photo : Assemblée nationale