Catégorie : Économie

  • SOCIÉTÉ D’ÉTAT – Ron Weiss remplacé par le Général Hajatiana Rasolomanana à la direction générale de la Jirama

    SOCIÉTÉ D’ÉTAT – Ron Weiss remplacé par le Général Hajatiana Rasolomanana à la direction générale de la Jirama

    Un nouveau directeur général à la tête de la Jirama. Le général Hajatiana Rasolomanana devrait bientôt prendre le relais de Ron Weiss. La passation de service entre les deux hommes est prévue dans les prochaines heures.

  • PARTENARIAT – Madagascar sollicite les capitaux et l’expertise émiratis pour sa transition énergétique

    PARTENARIAT – Madagascar sollicite les capitaux et l’expertise émiratis pour sa transition énergétique

    Antananarivo, 14 Janvier, 6h30 – Madagascar se présente au Sommet de la “Semaine du développement durable 2026” (ADSW) comme un partenaire stratégique prêt à accueillir l’excellence émiratie. Durant la rencontre, la Grande île ne s’est pas contentée d’exposer sur place ses besoins mais avait également proposé un modèle de co-développement fondé sur la convergence entre capitaux, technologie et ressources naturelles. C’est ce qu’a notamment exposé le président de la Refondation de la République, le Colonel Michael Randrianirina durant son intervention lors de ce Sommet.

    Le Chef de l’Etat malgache a mis en avant le potentiel national pour mener de front la transition énergétique de Madagascar durant ce grand rendez-vous. Mais il a également posé un diagnostic sur les freins qui ont longtemps paralysé le pays, à savoir le défi du leadership et de la gouvernance ainsi que le déficit de moyens et d’infrastructures.

    Madagascar s’est alors positionné pour capter l’élan des investissements émiratis en Afrique. Le Colonel Michael Randrianirina s’est notamment appuyé sur l’enveloppe de 4,5 milliards de dollars dédiée par les Émirats Arabes Unis à la transition énergétique africaine. “Madagascar aimerait profiter aussi de cet investissement”, a-t-il plaidé. Tout en précisant toutefois que la Grande île ne voit pas les EAU comme de simples bailleurs, mais comme des partenaires de long terme.

    Car au-delà du capital financier, l’expertise technique émiratie est également au cœur du partenariat que Madagascar veut établir. Le Colonel Michael Randrianirina a fait référence à des leaders mondiaux comme Masdar qui peuvent aider la Grande île dans l’hybridation de ses centrales thermiques. Et en s’appuyant sur le leadership éprouvé des Émirats Arabes Unis dans le déploiement d’infrastructures renouvelables, Madagascar entend transformer ce partenariat en un véritable levier d’accélération pour sa transition énergétique.

  • COMMERCE – Une délégation malgache intensifie le lobbying sur l’Agoa à Washington

    COMMERCE – Une délégation malgache intensifie le lobbying sur l’Agoa à Washington

    Antananarivo, 13 Janvier, 18h15 – Le plaidoyer se poursuit. Une étape importante avait été certes franchie avec l’adoption de la prorogation de trois ans de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (Agoa). Mais l’enjeu réside désormais dans l’intensification du lobbying auprès des sénateurs, dont le vote est indispensable pour la promulgation définitive de cette disposition. C’est dans cette optique qu’une mission de lobbying est menée par une délégation malgache à Washington, sous l’égide du ministre du Commerce et de la consommation.

    Misa Rasolofoarison, secrétaire générale du ministère en charge du Commerce, confirme au micro de la radio Antsiva, une mission de plaidoyer menée à Washington. La délégation conjointe malgache associera étroitement les autorités publiques et les opérateurs économiques. Cette mission a principalement pour objectif de mener une offensive de persuasion auprès des membres du Sénat.

    Mais plusieurs rencontres stratégiques sont également prévues dans le cadre du déplacement. L’agenda initial de cette délégation prévoit une série intensive de rencontres avec des acteurs clés de la politique commerciale américaine. Des rencontres avec des membres influents du Congrès et des conseillers techniques de haut niveau sont aussi programmées. Des entretiens auprès des équipes de sénateurs stratégiques siégeant aux commissions des Affaires étrangères et des Finances sont aussi dans leur agenda.

    Des journées sont également consacrées à un marathon de réunions ciblant majoritairement les conseillers des commissions des Finances (SFC) et des Affaires étrangères (SFRC) du Sénat. La délégation devrait ensuite rencontrer les équipes de sénateurs de divers horizons politiques, en parallèle aux échanges directs avec plusieurs élus de la Chambre des Représentants. Sans parler de leur rencontre avec la représentante adjointe du commerce des États-Unis (USTR) et les consultations avec des organisations professionnelles majeures comme l’American Apparel and Footwear Association (AAFA) et la Chambre de commerce des États-Unis.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Madagascar Oil toujours dans un processus de restructuration financière

    SECTEUR EXTRACTIF – Madagascar Oil toujours dans un processus de restructuration financière

    Madagascar Oil n’avait pas été en mesure de communiquer la liste de ses bénéficiaires effectifs. La raison serait que cette compagnie est actuellement engagée dans un processus de restructuration financière. Une situation exposée par l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar, dans son rapport pour l’exercice 2023, publié à la fin de l’année 2025.

    Le processus engagé pour cette restructuration financière est soumis à l’approbation de la Haute Cour de justice de Maurice. Aussi, “tant que la décision judiciaire relative à cette restructuration n’aura pas été rendue et mise en œuvre, Madagascar Oil n’est pas en mesure de communiquer la liste de ses bénéficiaires effectifs”, souligne l’Itie Madagascar.

    Ce qui fait de Madagascar Oil l’une des trois sociétés majeures non cotées en bourse opérant au pays qui n’avaient pas déclaré leurs bénéficiaires effectifs, dans le cadre de ce rapport. Deux autres acteurs clés manquent à l’appel, dont l’Etablissement Gallois et l’APC Mining. Quatre sociétés minières incluses dans le champ de ce rapport de l’Itie Madagascar avaient pour leur part rempli le formulaire de déclaration de propriété réelle.

  • COMMERCE – La Chambre des représentants des Etats-Unis vote sans amendement la prorogation de trois ans de l’Agoa, une adoption saluée par Madagascar

    COMMERCE – La Chambre des représentants des Etats-Unis vote sans amendement la prorogation de trois ans de l’Agoa, une adoption saluée par Madagascar

    Ça passe ! Par un vote bipartisan de 340 voix pour et 54 voix contre, la Chambre des représentants des Etats-Unis adopte sans amendement la prorogation de trois ans de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (Agoa). Ce qui ouvre la voie à l’examen de ce projet de loi, intitulé “Agoa Extension Act” par le Senat américain.
     
    Ce projet de loi porte sur le renouvellement et la modification des préférences commerciales accordées au titre de l’Agoa au profit des pays éligibles d’Afrique subsaharienne. Ce texte prolonge le traitement en franchise de droits de douane de l’Agoa, initialement expiré le 30 septembre 2025, jusqu’au 31 décembre 2028. Il prévoit également la reconduction des dispositions relatives aux articles d’habillement ainsi que des clauses liées aux frais de douane.
     
    L’ambassade de Madagascar à Washington annonce accueillir avec satisfaction le vote historique à la Chambre des représentants, confirmant l’approbation d’une extension de trois ans de l’Agoa par une large majorité bipartisane. L’ambassadrice malgache, Lantosoa Rakotomalala, qui copréside le sous-comité Agoa du Corps diplomatique africain à Washington qualifie ce vote d’étape majeure. Elle souligne que ce régime commercial préférentiel demeure le pilier des chaînes de valeur stratégiques entre les États-Unis et l’Afrique, garantissant la pérennité de nombreux emplois tant africains qu’américains.
     
    Si l’adoption par la Chambre des représentants constitue une avancée diplomatique majeure et valide les efforts de plaidoyer de Madagascar, elle n’en demeure pas moins une victoire d’étape. Le processus entre dans une phase tout aussi délicate, qui est l’examen de ce projet de loi par le Sénat. L’intensification des actions de lobbying auprès des sénateurs revêtira ainsi une importance déterminante.
    Photo d’illustration : Freepik
  • PRODUITS DE PÊCHES – Une cargaison de près de 7,5 tonnes de langoustes non réglementaires interceptée à Toamasina

    PRODUITS DE PÊCHES – Une cargaison de près de 7,5 tonnes de langoustes non réglementaires interceptée à Toamasina

    Coup de filet à Toamasina. Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB) rapporte l’interception d’une cargaison de 7,491 tonnes de langoustes, dans le cadre des opérations de contrôle que le Centre de surveillance de pêches (CSP) avait effectué sur place au mois de décembre de 2025.

     

    La CSP avait procédé à l’inspection du conteneur dans lequel ces produits étaient entreposés. Déjà, il était établi que ces langoustes provenaient de Taolagnaro et que l’entreprise à qui appartenait cette cargaison ne disposait pas d’autorisation d’exportation. Mais encore, une grande partie de ces langoustes, pesant 2,441 tonnes, ne respectaient pas les normes en vigueur, en raison de leur taille non réglementaire.

     

    L’infraction avait donné lieu à une application immédiate de la loi et à la saisie de la cargaison. Le ministre Jaco Chan Kit Waye avait alors rappelé l’exigence de conformité totale du secteur. Et ce, en précisant que les sanctions prévues par la législation seront appliquées sans exception à tous les contrevenants.

     

    Ce membre du Gouvernement avait alors appelé l’ensemble des acteurs à respecter scrupuleusement la législation en vigueur. Qu’il s’agisse de la période de fermeture de la pêche ou des tailles réglementaires exigées pour l’exploitation des ressources halieutiques, le ministre Jaco Chan Kit Waye maintient que mesures visent à garantir une exploitation durable et responsable des ressources marines.

     

    Photo : MPEB

  • PARTENARIAT – Les services du Fonds monétaire international en visite technique à Madagascar

    PARTENARIAT – Les services du Fonds monétaire international en visite technique à Madagascar

    Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) est actuellement à Madagascar. Les émissaires de l’institution de Bretton Woods, dirigée par Constant Lonkeng, effectuent une visite technique au pays, d’après les informations communiquées sur ce déplacement. Ils prévoient ainsi plusieurs rencontres avec plusieurs acteurs malgaches.

    Entamant son programme au Palais d’Etat de Mahazoarivo, la mission a tenu une séance de travail avec le Premier Ministre Herintsalama Rajaonarivelo. Le chef du Gouvernement a été entouré du ministre de l’Economie et des finances Herinjatovo Ramiarison et du ministre de l’Industrie et du développement du secteur privé Andriniaina Rasoarahona.

    Le Bureau du Premier Ministre parle alors d’une “étape cruciale”, car il s’agit-là des premiers échanges officiels entre le FMI et le gouvernement de Refondation. Herintsalama Rajaonarivelo avait alors saisi cette occasion pour présenter à cette institution financière la feuille de route ainsi que les priorités stratégiques de l’État malgache. Les discussions ont porté notamment sur les modalités de poursuite de l’appui du FMI en faveur des programmes de redressement économique du pays.

    Cette délégation du FMI avait également rencontré, le même jour, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo. Les échanges avaient cette fois-ci porté principalement sur le renforcement de la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption ainsi que la consolidation de l’État de droit, qui sont des piliers essentiels de la stabilité économique et sociale, rapporte son département.

    Cette équipe de Constant Lonkeng s’était déjà rendue à Madagascar au mois de septembre de 2025. La visite technique qu’ils ont menée à l’époque visait à évaluer les développements économiques et les perspectives à Madagascar, faire le point sur l’exécution du budget 2025, discuter des contours de la loi de finance de 2026, et discuter des progrès réalisés dans le cadre des engagements au titre des programmes du pays appuyés par le FMI.

     

    Photo : Primature

  • COMMERCE – Le vote de l’extension de l’Agoa par la Chambre des représentants des Etats-Unis programmé ce lundi

    COMMERCE – Le vote de l’extension de l’Agoa par la Chambre des représentants des Etats-Unis programmé ce lundi

    Antananarivo, 12 Janvier, 11h30 – Une étape majeure à suivre. Sauf modification du calendrier, la loi Agoa extension Act sera soumise au vote en séance plénière à la Chambre des représentants aux Etats-Unis ce lundi. Une étape cruciale précédant le passage de ce texte devant le Sénat, étant donné que le processus législatif américain nécessite l’approbation de ces deux chambres du Congrès.

    Le projet de loi H.R. 6500, intitulé Agoa Extension Act, avait été introduit au Congrès américain en décembre 2025, visant à pallier l’expiration de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa) intervenue le 30 septembre 2025. Ce texte prévoit de prolonger l’Agoa jusqu’au 31 décembre 2028. Une extension de trois ans qui devrait offrir une certitude immédiate aux entreprises bénéficiaires de ce programme mais qui devrait également laisser le temps au Congrès et à l’administration Trump de travailler sur des réformes à plus long terme.

    Ce texte contient également une clause de rétroactivité, permettant aux importateurs de récupérer les droits de douane acquittés depuis le 1er octobre 2025, à condition d’en faire la demande auprès des douanes CBP dans les 180 jours suivant la promulgation. Et le texte prolonge certains frais de douane techniques jusqu’au 31 décembre 2031.

    Ce texte avait déjà été approuvé par la Commission des voies et moyens de la Chambre (House Ways and Means Committee) en décembre 2025. Un vote en séance plénière à la Chambre des représentants est prévu pour la semaine du 12 janvier 2026 sous une procédure accélérée. Une étape qui précède le passage du texte devant le Sénat.

    Ce qui, pour Madagascar, justifie l’intensification des efforts d’influence auprès de cette seconde Chambre dans les prochains jours. D’après les informations, une délégation malgache devrait en effet se déplacer à Washington pour mener une mission de lobbying auprès des sénateurs. Le processus sera dans tous les cas parachevé par le président Trump, qui aura le dernier mot sur la signature de la loi et la sélection des pays éligibles.

  • FILIERE AURIFERE – Demande d’agrément de comptoir de l’or pour une trentaine de sociétés en 2025

    FILIERE AURIFERE – Demande d’agrément de comptoir de l’or pour une trentaine de sociétés en 2025

    Antananarivo, 11 Janvier, 17h40 – Elles étaient 30 sociétés à avoir demandé leur agrément de comptoir de l’or l’année dernière. Ce chiffre communiqué par la Centrale de l’or (COM) est repris par l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar dans son rapport publié à la fin de l’année 2025.

     

    Le traitement de cette trentaine de dossiers serait actuellement en attente de transmission au Conseil des ministres. Cette étape ultime vise à obtenir l’approbation formelle des autorités après instruction technique par la COM.

     

    Les Comptoirs de l’or sont des personnes morales de droit malgache qui opèrent dans le traitement, l’importation, la vente et l’exportation de l’or, en vertu d’un agrément octroyé par Arrêté du ministre chargé des Mines, après instruction de la Com. L’agrément de Comptoir de l’or confère à son titulaire le droit de procéder à l’achat de l’or sur toute l’étendue du territoire national auprès des titulaires de Permis d’exploitation (PE) et de Permis Réservé aux Exploitants Artisanaux (PREA) d’or, des collecteurs et des groupements d’exploitants artisanaux de l’or.

     

    La délivrance d’agréments de comptoir de l’or avait été suspendue en septembre 2020 face à l’ampleur de la contrebande, rappelle l’Itie Madagascar. Le Conseil des ministres du 30 mars 2023 avait toutefois approuvé plus tard la suppression des mesures de suspension après l’adoption du fixant le régime de l’or. Une quinzaine d’opérateurs avaient alors manifesté leur intérêt pour obtenir un agrément de comptoir de l’or, à l’époque. Neuf dossiers ont été déposés auprès de la COM et instruits conformément au nouveau cadre réglementaire. Parmi eux, six avaient obtenu un agrément pour l’exportation de l’or de la Banque centrale de Madagascar.

  • SECTEUR FORESTIER – La société Fanalamanga cherche un DG de redressement

    SECTEUR FORESTIER – La société Fanalamanga cherche un DG de redressement

    Antananarivo, 11 Janvier, 10h45 – La société Fanalamanga en quête d’un stratège de fer. Son Conseil d’administration vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt pour le recrutement d’un Directeur général “capable de conduire une réforme globale, d’assurer la viabilité économique de l’entreprise et de renforcer sa gouvernance”. Cette entreprise à participation publique, intervenant dans le secteur forestier et industriel, ne cherche pas un gestionnaire de routine mais un véritable Directeur général de redressement.

     

    Cette entreprise qui traverse une période critique marquée par des défis structurels, financiers et opérationnels recherche un profil disposant de compétences spécifiques à la gestion de crise pour cette mission de sauvetage. Celui-ci devra par exemple disposer d’une expérience avérée en restructuration financière et organisationnelle. Il devra également avoir une expertise en audit, gouvernance et management stratégique et être capable de travailler sous pression et gérer des situations complexes.

     

    Le futur DG devra d’ailleurs obligatoirement fournir deux documents stratégiques majeurs dès sa candidature. Il devra présenter un Plan de redressement s’étalant sur trois à cinq ans, qui définit les axes stratégiques et les mesures de structuration qu’il prévoit pour la société Fanalamanga. Celui-ci devra être accompagné d’un Plan d’action opérationnel de 12 à 24 mois qui met en avant les actions prioritaires immédiates. L’absence de ces deux plans rend le dossier du candidat irrecevable.

     

    Photo : Fanalamanga SA