Catégorie : Économie

  • MODÈLE ÉCONOMIQUE – Le Premier ministre annonce une réforme structurelle orientée vers l’avènement d’un tissu de petites et moyennes entreprises

    MODÈLE ÉCONOMIQUE – Le Premier ministre annonce une réforme structurelle orientée vers l’avènement d’un tissu de petites et moyennes entreprises

    Antananarivo, 5 Janvier, 8h30 – Une réforme structurelle du modèle économique engagée à Madagascar. La stratégie impose désormais de passer d’un système caractérisé par une concentration excessive du marché aux mains de quelques entités dominantes à un écosystème entrepreneurial diversifié. Le Premier ministre malgache, Herintsalama Rajaonarivelo, parle de l’avènement d’un tissu de petites et moyennes entreprises (PME). Et c’est une nouvelle orientation que le chef du Gouvernement malgache a exposée lors d’une émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques, dimanche après-midi.

    Le basculement d’une économie de rente vers une économie de redistribution de la valeur est le pivot central de la réforme présentée par le Premier ministre. L’enjeu n’est pas de fragiliser les grandes entreprises existantes, assure-t-il. Il s’agit plutôt de libéraliser l’espace économique pour permettre l’émergence d’une relève, rassure-t-il. C’est passer d’un paysage de 50 géants isolés à un écosystème de 5 000 PME malgaches dynamiques, donne-t-il en exemple d’illustration.

    Il est en tout cas impératif, selon le Chef du Gouvernement de la Réfondation, de procéder à une redistribution des opportunités de croissance. Quelques orientations stratégiques visant à accompagner le développement d’un tissu de PME avaient alors avancées. Herintsalama Rajaonarivelo encourage notamment le soutien à l’externalisation et à la sous-traitance. Et ce, en encourageant les grands groupes à accompagner l’émergence de PME partenaires plutôt que de privilégier l’intégration verticale.

    Dans cette optique, le Premier ministre suggère la limitation de la diversification conglomérale. “Nous appelons les grandes structures à cesser la création de filiales hors de leur cœur de métier. Ces segments d’activité doivent être investis par les entrepreneurs locaux que nous soutenons”, a-t-il avancé. Le locataire de Mahazoarivo explique d’ailleurs que le développement du tissu de TPE/PME contribuera à valoriser les diplômés et les chercheurs en facilitant la transformation de leurs projets de développement en entités commerciales viables.

    L’État entend donc favoriser l’éclosion d’une nouvelle génération de chefs d’entreprise. Ce qui contribuera à garantir une création d’emplois durable sur l’ensemble du territoire ainsi qu’à stimuler l’innovation par la diversification des acteurs économiques.

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  • CARBURANT – L’essence passe sous la barre symbolique des 5 000 ariary après une baisse de 200 ariary

    CARBURANT – L’essence passe sous la barre symbolique des 5 000 ariary après une baisse de 200 ariary

    Antananarivo, 5 Janvier, 7h30 – Du jamais vu depuis trois ans et demi. Pour la première fois depuis juillet 2022, le prix du supercarburant auprès des stations-services repasse sous la barre symbolique des 5 000 ariary à Madagascar. Avec une baisse de 200 ariary effective ce lundi 5 janvier, le litre de ce produit s’affiche désormais à 4 970 ariary. L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) vient de publier la mise à jour des prix des carburants à Madagascar. Le gasoil et le pétrole lampant augmentent respectivement de 10 ariary et de 30 ariary.

    L’essence avait bien été proposée en dessous des 5 000 ariary au premier semestre de 2022. Le litre de ce produit pétrolier était encore à 4 100 ariary à l’époque. Mais elle a connu une hausse spectaculaire de 44% pour passer à 5 900 ariary au mois de juillet 2022, sous l’effet d’une combinaison de facteurs critiques, à la fois mondiaux et locaux. Il y avait eu la guerre en Ukraine et l’envolée du pétrole brut, la dépréciation de l’ariary face au dollar, la fin d’un gel des prix insoutenable, ainsi que les pressions des bailleurs de fonds comme le Fonds monétaire international (FMI).

    Après le choc de 2022, les tarifs à la pompe sont restés figés durant près de deux ans. Ce nouveau gel des prix, amorcé au second semestre 2022, s’est prolongé jusqu’en décembre 2024, maintenant le litre d’essence au prix stable de 5 900 ariary sur toute cette période.

    C’est depuis le mois de janvier 2025 que les prix des carburants à Madagascar ont à nouveau été ajustés mensuellement. Ces ajustements s’inscrivent dans l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix, convenu entre l’État malgache et le FMI. Le litre de l’essence avait alors baissé à 5 700 ariary au mois de janvier de 2025, puis à 5 250 ariary au mois de juin de la même année pour atteindre le seuil symbolique de 4 970 ariary le litre en ce mois de janvier 2026.

    Quant aux autres produits blancs, le gasoil connaît une légère révision à la hausse de 10 ariary, s’affichant désormais à 4 670 ariary. Le pétrole lampant suit la même tendance avec une augmentation de 30 ariary, portant son nouveau tarif à 3 520 ariary pour ce début d’année.

  • SECTEUR AÉRIEN – Les mesures de redressement d’Air Madagascar examinées par la présidence de la Refondation et les représentants du personnel de la compagnie

    SECTEUR AÉRIEN – Les mesures de redressement d’Air Madagascar examinées par la présidence de la Refondation et les représentants du personnel de la compagnie

    Antananarivo, 4 Janvier, 20h30 – Les pistes de solutions et les mesures de redressement appropriées pour Air Madagascar sur la table. Ces dispositions ont été au cœur de la rencontre entre le président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michael Randrianirina, et les représentants du personnel de cette compagnie, ce dimanche.

     

    Ces délégués du personnel d’Air Madagascar avaient déjà sollicité cette audience, à l’issue d’une réunion qui s’est tenue vers la fin de l’année 2025. Ils ont demandé cette rencontre avec la plus haute instance de l’État afin d’engager une concertation urgente visant à arrêter des mesures pérennes et conformes pour l’ensemble des parties prenantes.

     

    Une des inquiétudes communiquées auparavant par ces représentants d’Air Madagascar concerne l’échéance de l’avenant contractuel fixée au 31 décembre 2025, impliquant le transfert des agents d’Air Madagascar et Tsaradia en tant que personnel permanent au sein de Madagascar Airlines. Ils avaient sollicité le report ou la suspension de cette disposition, afin de garantir la préservation de leurs droits acquis de salariés. Ils ont même jugé qu’une décision claire et statutaire s’imposait avant cette échéance, face à l’urgence et la sensibilité de cette phase de transition.

     

    Ces délégués ont exposé au Colonel Michael Randrianirina un rapport détaillé de l’ensemble des problématiques structurelles et opérationnelles auxquelles fait face la compagnie nationale. Le président de la Refondation de la République s’est mis à leur écoute. Ce qui a permis aux deux parties d’examiner de concert les pistes de solutions et les mesures de redressement appropriées d’Air Madagascar. « Mon vœu et mon ambition sont de redresser Air Madagascar afin de restaurer la fierté nationale qu’elle incarne », aurait alors lancé le Chef d’État lors de cette rencontre.

  • COMMERCE EXTÉRIEUR – 6 700 tonnes d’huiles essentielles exportées sur les onze premiers mois de 2025

    COMMERCE EXTÉRIEUR – 6 700 tonnes d’huiles essentielles exportées sur les onze premiers mois de 2025

    Antananarivo, 4 Janvier, 12h55 – Madagascar a exporté 6 700 tonnes d’huiles essentielles sur les onze premiers mois de 2025. Ces opérations avaient généré un total cumulé de 452,3 milliards d’ariary durant cette période, d’après la situation du commerce extérieur du pays rapportée par la direction générale des Douanes (DGD).

    Le volume le plus élevé sur ce total de 6 700 tonnes avait été enregistré au mois d’avril, s’établissant à 1 000 tonnes. Les volumes les plus faibles se situent pour leur part autour de 400 tonnes, au mois de mai, juillet et octobre. Ces exportations avaient généré 542,3 milliards d’ariary de janvier à novembre 2025, dont un pic de valeur atteint en avril avec 60,1 milliards d’ariary. Le point le plus bas a été enregistré en octobre avec 27,0 milliards d’ariary.

    L’exportation des huiles essentielles en 2025 est ainsi marquée par une certaine volatilité, tant en prix qu’en volume, avec une performance particulièrement forte au mois d’avril et un ralentissement en deuxième moitié d’année.

    Ce secteur a néanmoins connu une croissance quasi constante ces dernières années, passant de 99 milliards d’ariary en 2015 à un sommet de 416,9 milliards d’ariary en 2024. Le volume exporté a également progressé de manière régulière, démarrant à 1 700 tonnes en 2015 pour atteindre 6 200 tonnes en 2024.
    A la fin novembre 2025, le volume s’établissait donc déjà à 6 700 tonnes. Cette performance confirme que 2025 est une année record en termes de quantité, surpassant déjà le volume total de l’année précédente.

  • MARCHÉ PÉTROLIER – Recul structurel de la consommation du pétrole lampant au profit du gaz

    MARCHÉ PÉTROLIER – Recul structurel de la consommation du pétrole lampant au profit du gaz

    Une transition du marché observée. Le gaz gagne du terrain tandis que le pétrole lampant décline. C’est ce que confirment les prévisions de consommations nationales en produits pétroliers en 2025 que l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) avait présentées dans les deux bulletins du marché pétrolier qu’il a dernièrement publiés.

     

    L’organe de régulation du secteur pétrolier aval parlé d’un recul structurel de la consommation du pétrole lampant au profit du gaz. Le pétrole lampant subit une révision à la baisse importante de sa consommation, qui pourrait signifier un désintérêt ou une substitution de ce produit sur le marché.

     

    La prévision initiale de consommation du pétrole lampant était de 64 356 m3 pour 2025. L’OMH avait ensuite révisé cette prévision à 58 116 m3, soit une baisse de près de -10%. Le recul était particulièrement visible sur le second semestre de l’année, où les volumes mensuels passaient d’environ 6 000 m³ à environ 4 500 – 5 400 m³ dans les deux prévisions.

     

    La consommation de gaz affiche, de son côté, une tendance à la hausse entre les deux versions des prévisions, confirmant une dynamique de croissance pour l’année 2025. Les prévisions de consommation de ce produit étaient passées de 17 427 T à 18 381 T, soit une augmentation de 5,5%.

     

    L’OMH avait ainsi anticipé une augmentation du volume annuel du gaz consommé. Les mois du second semestre 2025 ont été revus à la hausse, dépassant régulièrement les 1 500 T par mois dans la prévision révisée.

  • DEVELOPPEMENT RURAL – 11 barrages hydroagricoles et 168 kilomètres de canaux d’irrigation réhabilités

    DEVELOPPEMENT RURAL – 11 barrages hydroagricoles et 168 kilomètres de canaux d’irrigation réhabilités

    Antananarivo, 3 Janvier, 9h15 – Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage avait opéré un déploiement intensif pour répondre aux urgences structurelles des zones de production agricole. Ce département rapporte avoir réhabilité, en deux mois, 11 barrages hydroagricoles et 168 kilomètres de canaux d’irrigation. L’opérationnalisation de ces ouvrages ont permis d’irriguer 5 500 hectares de périmètres fonctionnels supplémentaires, indique le ministère.

     

    Un arsenal de moyens techniques avait également été déployé directement entre les mains des producteurs durant cette période. Le ministère de l’agriculture fait part de la distribution de plus de 700 tonnes de semences et d’engrais ainsi que la dotation de près de 6 700 matériels agricoles. Ce sont des actions qui ont permis de soutenir plus de 96 000 paysans, indique ce département.

     

    Cette dynamique de refondation de l’agriculture à Madagascar s’est complétée par une vision globale qui intègre la modernisation de l’élevage, à travers le lancement du Plan directeur de l’élevage 2024-2027. Elle tient également compte de l’insertion de la jeunesse par le financement de micro-entreprises rurales, ainsi que la gestion de l’innovation basée sur le recensement de plus de 167 000 ménages.

  • B-READY 2025 – Madagascar affiche ses meilleures performances dans les services financiers et la création d’entreprise 

    B-READY 2025 – Madagascar affiche ses meilleures performances dans les services financiers et la création d’entreprise 

    Antananarivo, 2 Janvier, 13h30 – Madagascar présente un profil économique avec des performances contrastées selon les secteurs. C’est dans les services financiers et la création d’entreprises que la Grande île enregistre ses meilleures performances, selon le rapport B-Ready 2025 de la Banque mondiale. La deuxième édition de ce rapport d’évaluation du climat des affaires et des investissements à l’échelle mondiale a été publiée vers la fin du mois de décembre de l’année dernière.

     

    La méthodologie du B-Ready repose sur trois piliers que sont le cadre réglementaire, les services publics et l’efficacité opérationnelle. Mais au-delà de la performance des économies dans chacun de ses piliers, ce rapport présente également la performance des pays évalués dans 10 thématiques qui correspondent aux différentes phases du cycle de vie d’une entreprise et de sa participation au marché.

     

    Madagascar enregistre sa meilleure performance dans les “services financiers”. La Banque mondiale lui a attribué un score de 61,32 sur 100 dans ce volet, indiquant une relative accessibilité ou une structuration correcte du cadre lié aux services financiers par rapport aux autres indicateurs nationaux.

     

    La deuxième performance du pays est dans la création d’entreprise, avec un score de 53,48 sur 100. Ce qui suggère que les procédures pour lancer une activité dans la Grande île sont modérément facilitées.

     

    Madagascar rencontre toutefois des difficultés significatives dans plusieurs domaines structurels. C’est le cas pour l’accès à l’immobilier d’entreprise et aux infrastructures de base, dans lequel le pays avait obtenu un score de 40,61 sur 100. Pareil pour le commerce international et le règlement des différends, où les scores de Madagascar sont respectivement de 48,35 et 45,62 sur 100.

     

    Les faiblesses critiques de la Grande île sont dans la concurrence sur le marché (35,6 sur 100) et l’insolvabilité des entreprises. Ces volets représentent les freins les plus lourds au développement du secteur privé, si l’on s’en tient à ce rapport de la Banque mondiale.

     

    L’Economic development board of Madagascar (EDBM) qui a livré ses appréciations sur ce rapport souligne la nécessité pour Madagascar de prendre des dispositions visant à améliorer la compétitivité de son secteur privé, attirer les investissements et stimuler une croissance inclusive. Le pays devra renforcer la qualité de ses services publics, en particulier les infrastructures et les administrations utilisées par les entreprises.

     

    Madagascar aura aussi à simplifier et rendre plus efficientes les procédures opérationnelles notamment au regard de l’accès au marché et à la concurrence. Cette agence de promotion des investissements suggère aussi d’améliorer la cohérence entre les textes légaux/réglementaires et d’assurer leur application concrète et effective sur le terrain.

  • HYDROCARBURES – La consommation nationale de produits pétroliers prévue s’établir à 1 340 955 m3 pour 2025, selon l’OMH

    HYDROCARBURES – La consommation nationale de produits pétroliers prévue s’établir à 1 340 955 m3 pour 2025, selon l’OMH

    Antananarivo, 1er Janvier, 10h00 – La consommation nationale de produits pétroliers devrait augmenter en 2025. Elle est prévue s’établir à 1 340 955 m3. Ce qui représenterait alors une hausse de 5% par rapport au marché national en 2024, d’après les prévisions de consommation avancées par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH).

     

    Cet organe de régulation du secteur pétrolier aval explique cette croissance par le maintien d’un niveau élevé des activités dans le secteur du transport. L’OMH cite également d’autres facteurs, notamment la demande soutenue en carburant de la Jirama, la reprise graduelle des activités minières, ainsi que les grands chantiers d’infrastructure qui continueraient à générer une demande élevée en gasoil.

     

    Le cumul du supercarburant, du gasoil et du pétrole lampant représentera l’essentiel de la consommation nationale. Ces produits blancs devraient constituer 76% du marché, avec 1 022 311 m3. Et le gasoil domine largement avec 754 862 m3, soit plus de 56 % du marché. Ce produit alimente principalement l’économie, porté par le transport terrestre et les besoins de la Jirama.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Les représentants des employés d’Air Madagascar demandent une suspension des signatures de leur transfert

    TRANSPORT AÉRIEN – Les représentants des employés d’Air Madagascar demandent une suspension des signatures de leur transfert

    Antananarivo, 31 Décembre, 13h15 – Les représentants des employés d’Air Madagascar et de Tsaradia publient un communiqué appelant à la suspension ou au report des signatures liées à leur transfert vers Madagascar Airlines. Cette prise de position intervient alors que l’avenant des contrats actuellement en vigueur arrive à échéance le 31 décembre 2025.

    Les syndicats évoquent plusieurs points jugés flous et sources d’inquiétude, estimant que le processus en cours ne permet pas, à ce stade, de garantir pleinement la protection des droits des salariés concernés.

    Selon le communiqué, cette demande de report vise à sécuriser la situation des employés face à un changement de statut destiné à les conduire à devenir des salariés permanents de Madagascar Airlines. Les représentants estiment que des décisions claires, conformes au cadre légal, doivent être arrêtées avant toute signature définitive. Ils rappellent que près de 800 employés sont concernés par ce transfert, dans un contexte déjà marqué par des tensions et par une absence de concertation dénoncée depuis plusieurs semaines.

    Face à ce qu’ils qualifient de situation urgente et sensible, les représentants des employés sollicitent une rencontre avec le chef de l’État, le colonel Michaël Randrianirina. L’objectif affiché est d’échanger directement avec les autorités afin d’examiner les options possibles et de parvenir à des décisions claires et juridiquement fondées, dans l’intérêt de l’ensemble des parties prenantes à ce dossier.

  • RECETTES INTÉRIEURES – 3 642,3 milliards recouvrées par la Douane pour les onze premiers mois de 2025

    RECETTES INTÉRIEURES – 3 642,3 milliards recouvrées par la Douane pour les onze premiers mois de 2025

    La direction générale des Douanes (DGD) rapporte avoir perçu 3 642,3 milliards d’ariary de recettes pour les onze premiers mois de l’année 2025. Ce qui correspond à une hausse de 6% comparée à celle de la même période de l’année 2024, indique l’administration douanière.

    La douane affiche ainsi un taux de réalisation de 83,42% sur l’objectif de recouvrement de recettes douanières fixé dans la loi des Finances initiales de 2025, à un mois de la fin de l’année. La prévision de recettes douanières pour l’ensemble de l’année devrait s’établir à 4 366 milliards d’ariary, dont 72% tirées par la taxation des importations de produits non pétroliers et 28% par la taxation des importations de produits pétroliers.

    La valeur totale des importations pour les 11 premiers mois de 2025 s’élève à 21 749,6 milliards d’ariary. Les “matières premières” s’imposent comme le principal pôle de dépense avec 5 793,1 milliards d’Ariary, soit environ 26,6 % du total. Elles sont suivies par la catégorie “équipements”, ces derniers représentant 4 128,4 milliards d’Ariary, témoignant d’un effort constant de modernisation de l’appareil productif.

    Pour l’année prochaine, les prévisions de recettes douanières s’établissent à 5026 milliards d’ariary. Le projet de Loi des finances 2026 note une stagnation des recettes pétrolières ces derniers temps. Aussi, dans une optique d’optimisation des recettes, l’administration douanière ne se limitera plus aux assiettes traditionnelles. Afin d’atteindre les objectifs fiscaux, l’État mobilise désormais des instruments complémentaires qui se doivent d’être cohérents et coordonnés, comme le recouvrement des droits de douanes additionnels.