Catégorie : Économie

  • MÉDIAS DE MASSE – Le Premier ministre invite les députés à soumettre une proposition de loi pour réguler les réseaux sociaux

    MÉDIAS DE MASSE – Le Premier ministre invite les députés à soumettre une proposition de loi pour réguler les réseaux sociaux

    Antananarivo, 21 Décembre, 8h30 – “Vous avez la possibilité de soumettre des propositions de loi, pourquoi vous ne le faites pas”? Le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a invité les députés à agir face à la prolifération des dérives dans les discours sur les réseaux sociaux. “C’est vous qui représentez la population malgache. Nous, nous sommes des techniciens, nous sommes là pour exécuter des missions. Mais vous, soumettez votre proposition de loi sur ces réseaux sociaux”, a-t-il exhorté alors qu’il répondait à une question du député élu à Toamasina, Roland Ratsiraka jeudi, à Tsimbazaza.

    Dans son intervention, le Premier ministre reconnaît “les dérives sur les réseaux sociaux” avec la prolifération des “propos grossiers, des insultes, des harcèlements, des préjugés mais aussi des jugements hâtifs”. Il regrette que sur les réseaux sociaux, il y a de plus en plus “de gens qui jugent les autres sur la base de leur religion, de leurs origines, de leurs idées”. “Les hommes doivent uniquement être jugés sur ce qu’ils ont fait, pas sur leur faciès ou sur leur foi”, poursuit-il.

    Dans sa question, le député Roland Ratsiraka avait demandé que le gouvernement agisse face à ce qu’il qualifie de “discours remplis de haine à l’encontre des étrangers” sur les réseaux sociaux. “On voit sur les réseaux sociaux des gens qui attaquent les Chinois, les ‘Karana’, les Français, or nous savons qu’ils sont numéro Un dans leurs secteurs respectifs et qu’ils donnent du travail aux Malgaches et créent des richesses”, soutient-il. “Nous avons besoin d’être solidaires et de ne pas harceler les gens qui créent des emplois”, estime-t-il.

  • ÉNERGIE – L’État et les investisseurs appelés à boucler les démarches administratives sur le projet Sahofika avant fin 2025

    ÉNERGIE – L’État et les investisseurs appelés à boucler les démarches administratives sur le projet Sahofika avant fin 2025

    Antananarivo, 20 Décembre, 18h30 – Le projet Sahofika relancé. Le Président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, a reçu mardi dernier, au Palais d’État d’Iavoloha des représentants de l’entreprise Themis, membre du consortium Nouvelle énergie hydroélectrique de l’Onive (Neho), accompagnés du ministre de l’Énergie. La rencontre a porté sur l’état d’avancement du projet hydroélectrique de Sahofika et sur la finalisation des étapes administratives indispensables à son lancement effectif.

     

    Relancé après plusieurs années de négociations et de reports, le projet Sahofika constitue l’un des piliers de la stratégie de transformation énergétique de Madagascar. Attribué au consortium Neho dès 2016, il a connu de longs blocages, notamment liés aux discussions sur le prix de rachat de l’électricité, la durée de la concession et les modalités de financement sous le régime Rajoelina. Lors de la signature du contrat de concession en 2021, les autorités avaient soulevé que ces négociations ont permis de revoir à la baisse le coût du kilowattheure, condition jugée essentielle pour réduire à terme les charges de la Jirama et limiter la dépendance aux centrales thermiques.

     

    La rencontre avec le président de la Refondation de la République visait alors à préciser le cadre du partenariat public-privé, à clarifier les responsabilités respectives de l’État et des investisseurs, et à lever les derniers freins réglementaires. Les discussions ont également porté sur le calendrier des décisions contractuelles à venir, en amont du démarrage des travaux, une fois les conditions administratives et financières réunies.

     

    D’un point de vue technique, les études disponibles prévoient, dans une première phase, une capacité installée d’environ 192 mégawatts, avec une extension progressive pouvant atteindre près de 300 mégawatts. L’aménagement projeté sur la rivière Onive comprend la construction d’un barrage, d’une retenue et d’une centrale équipée de plusieurs turbines. La production annuelle est estimée entre 1 300 et 1 500 GWh, ce qui ferait de Sahofika la plus grande centrale hydroélectrique du pays.

     

    Le projet est porté par le consortium Neho en partenariat avec l’État malgache, qui a confirmé en mai son engagement dans le capital et son rôle d’acteur stratégique. Il inclut également la réalisation d’une ligne haute tension destinée à évacuer l’électricité vers le réseau interconnecté d’Antananarivo et des régions avoisinantes. Les investisseurs ont, de leur côté, indiqué être prêts à mobiliser le financement nécessaire, sous réserve de la finalisation des procédures en cours.

     

    Selon la présidence, les différentes parties disposent jusqu’à la fin de l’année 2025 pour achever l’ensemble des démarches administratives, condition préalable à la signature définitive des contrats et au lancement des chantiers. Si ce calendrier est respecté, la mise en service de Sahofika pourrait contribuer à renforcer durablement l’offre d’électricité, à stabiliser la production de base renouvelable et à réduire la fréquence des coupures, notamment dans la capitale et les grands centres urbains.

     

    Les autorités reconnaissent toutefois que plusieurs défis restent à relever, notamment sur les plans financier, environnemental et logistique. Des travaux d’accès, la construction des lignes de transport et le closing financier figurent parmi les étapes encore attendues avant toute mise en service effective. Autant d’éléments qui conditionnent la concrétisation d’un projet présenté comme stratégique pour le développement économique et énergétique du pays.

  • MONNAIE – L’Ariary sous la pression des importations et l’effet d’un change international défavorable

    MONNAIE – L’Ariary sous la pression des importations et l’effet d’un change international défavorable

    Antananarivo, 20 Décembre, 9h05 – L’Euro valait 5 253,25 MGA à la date du 19 décembre 2025. Le Dollar s’échangeait pour sa part à 4 534,40 MGA à cette date, selon les taux de change de référence rapportés par Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

     

    La Banque Centrale fait alors part d’une évolution contrastée de la situation de la monnaie nationale. Alors que l’Ariary subissait une dépréciation vis-à-vis de l’Euro, s’établissant à 5 253,25 MGA contre 4 873,4 MGA à la fin de l’année précédente ; il avait enregistré une appréciation face au Dollar américain avec un cours de 4 534,40 MGA contre 4 692,4 MGA fin 2024.

     

    Une pression accrue sur la monnaie locale est observée ces dernières semaines. Celle-ci est générée en premier lieu par le déséquilibre du Marché interbancaire de devises (MID). Selon les explications de la Banque centrale, le marché local subit depuis un certain temps un “effet de ciseau” entre l’offre et la demande.

     

    Dans ce schéma, la “lame de la demande” monte avec l’accélération des importations pour les achats de fin d’année. Ces opérations nécessitent beaucoup de devises, entraînant l’augmentation de la demande en ces monnaies étrangères pour les opérateurs. Alors qu’au même moment, la “lame de l’offre” baisse. Malgré une bonne tenue des exportations, les entrées de devises ralentissent, selon BFM, notamment celles venant du secteur minier. Ce qui a pour effet de faire grimper mécaniquement le prix des devises, provoquant la dépréciation de l’Ariary.

     

    La dynamique externe est un facteur tout aussi déterminant. Comme le rappelle la BFM, l’évolution de l’Ariary ne dépend pas uniquement de ce qui se passe à Madagascar, mais aussi de la parité EUR/USD sur les marchés mondiaux.

     

    Sur ce point, la Réserve fédérale américaine (FED) avait entamé un cycle de baisse de ses taux directeurs pour soutenir une économie américaine au ralenti. La Banque Centrale Européenne (BCE) maintient, pour sa part, une posture inchangée, portée par des perspectives de croissance plus favorables en zone Euro.

     

    L’Euro devient ainsi plus attractif que le Dollar pour les investisseurs internationaux. Et cette force de l’Euro est subi mécaniquement par l’Ariary. Et c’est la raison pour laquelle l’Ariary se déprécie face à l’Euro, qui est fort mondialement, alors qu’il semble s’apprécier face au Dollar qui s’affaiblit globalement.

  • COMMERCE – L’exportation malgache vers les Etats-Unis s’établit à 546,3 millions de dollars pour les trois premiers trimestres de 2025

    COMMERCE – L’exportation malgache vers les Etats-Unis s’établit à 546,3 millions de dollars pour les trois premiers trimestres de 2025

    Antananarivo, 19 Décembre, 17h45 – La valeur des échanges commerciaux entre Madagascar et les Etats-Unis pour les trois premiers trimestres de cette année s’est établie à 595,2 millions de dollars. Elle est constituée d’exportations malgaches d’une valeur de 546,3 millions de dollars vers le marché américain et de 48,9 millions d’importation malgache en provenance des Etats-Unis. La balance commerciale des deux pays a été ainsi excédentaire de 497,4 millions de dollars, en faveur de la Grande île, selon le rapport du Bureau de recensement américain.

    Une stabilité des exportations malgaches est constatée. Les ventes de Madagascar vers les États-Unis stagnent avec une progression minime de 0,48 % par rapport aux 543,7 millions de dollars enregistrés durant les neuf premiers mois de 2024. Ce qui pourrait indiquer une résilience des secteurs clés d’une part, mais qui pourrait également démontrer une absence de nouvelle percée majeure sur le marché américain cette année, de l’autre.

    Le changement le plus significatif dans ces échanges commerciaux c’est la croissance des importations de Madagascar en provenance des Etats-Unis. Avec une hausse de plus de 20 %, les produits américains pénètrent davantage le marché malgache durant la période sous revue par rapport aux 40,7 millions de dollars enregistrés pour les neufs premiers mois de l’année précédente.

    L’excédent commercial de Madagascar vis-à-vis des États-Unis a par ailleurs connu une légère baisse entre les trois premiers trimestres de 2024 et la même période en 2025. Il est passé de 503 millions de dollars à 497,4 millions de dollars, soit une variation de -1,11%. Madagascar conserve en tout cas un avantage structurel massif, bien que l’écart se soit réduit très légèrement grâce à l’augmentation des importations malgaches de produits américains.

  • INTERNET – Airtel Africa et Space X s’associent pour lancer le “direct to cell” de Starlink en Afrique

    INTERNET – Airtel Africa et Space X s’associent pour lancer le “direct to cell” de Starlink en Afrique

    Antananarivo, 19 Décembre, 15h45 – Une alliance stratégique. La technologie direct-to-cell de Starlink devrait être disponible dès 2026 dans certains pays africains. Airtel Africa et Space X ont scellé un accord le 16 décembre pour déployer ce service mobile satellitaire dans l’ensemble des 14 pays africains couverts par l’opérateur télécom indien dont Madagascar. Cette initiative concerne potentiellement 174 millions de clients et vise en priorité les zones rurales ou enclavées, souvent dépourvues de couverture terrestre.

    Les abonnés d’Airtel équipés de smartphones compatibles pourront accéder à des services de messagerie texte et à certaines applications grâce à une connectivité réseau via Starlink de Space X Selon la direction du groupe, cette technologie permet d’étendre la couverture sans nécessiter d’investissements lourds en infrastructures physiques. Elle vise à améliorer l’expérience des utilisateurs tout en réduisant les coûts liés au déploiement de réseaux terrestres dans des zones à faible densité de population ou géographiquement isolées.

    Sur le plan économique, le projet est présenté comme un levier de réduction de la fracture numérique en Afrique. L’amélioration de l’accès à la connectivité pourrait soutenir des secteurs dépendants des télécommunications, comme le commerce, l’éducation à distance ou les services financiers mobiles. Le partenariat prévoit également, à terme, l’intégration du système Direct to Cell à haut débit de Starlink, reposant sur des satellites de nouvelle génération offrant des vitesses de données nettement supérieures aux capacités actuelles.

    Le déploiement effectif de ces services restera toutefois conditionné aux autorisations réglementaires propres à chaque Etat, ce qui pourrait influencer le calendrier de mise en œuvre. À Madagascar, Airtel a obtenu la licence globale en Juillet 2025, ouvrant la voie à une éventuelle adoption de cette technologie. Pour SpaceX, cette collaboration permettrait à certaines populations africaines d’accéder pour la première fois à une connectivité continue, là où les réseaux terrestres ne peuvent être installés.

    Airtel Africa devient ainsi le premier opérateur mobile du continent à proposer ce type de service reposant sur une constellation de 650 satellites en orbite basse, conçue pour compléter les réseaux mobiles existants là où les infrastructures classiques restent difficiles à déployer.

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  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – Une nouvelle baisse des tarifs de l’Internet mobile annoncée par le ministère du Développement numérique en début d’année 

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – Une nouvelle baisse des tarifs de l’Internet mobile annoncée par le ministère du Développement numérique en début d’année 

    Antananarivo, 19 Décembre, 7h40 – “Les prix de l’Internet vont encore baisser”. Le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications n’entend pas lâcher du lest. Dans un communiqué publié ce vendredi, il assure que des ajustements à la baisse des tarifs de l’Internet mobile sont encore attendus en janvier. A en croire le ministère, les baisses actuellement signalées au niveau des opérateurs en télécommunications constituent “des essais qui leur permettront de revoir à nouveau leur tarif en début d’année”.

     

    Depuis quelques semaines, les opérateurs en télécommunications ont lancé des offres promotionnelles à petit prix. C’est ainsi que sur certaines offres, le Go de data mobile coûte autour de 1 000 ariary, avec 500 Mo utilisables en journée et 500 Mo utilisables en nuit.

     

    Parallèlement aux discussions autour des prix de l’Internet mobile, les autorités concluent des accords en vue de mettre en place des hotspots Wifi via la fibre optique auprès des universités publiques du pays. L’objectif est de rendre l’Internet plus accessible pour les étudiants, souligne le ministère.

  • GOUVERNANCE – Madagascar classé dans la zone rouge en matière de blanchiment d’argent, selon l’index Basel 2025

    GOUVERNANCE – Madagascar classé dans la zone rouge en matière de blanchiment d’argent, selon l’index Basel 2025

    Antananarivo, 18 Décembre, 17h35 – Madagascar fait partie des pays les plus exposés au blanchiment d’argent. C’est ce que révèle Basel AML Index 2025 publié par The Basel Institute on Governance, un institut rattaché à l’Université de Bâle Suisse. Tandis que le risque global recule légèrement, Madagascar se maintient dans une zone de vigilance préoccupante.

    Classée 16e nation la plus exposée au monde sur 177 pays, la Grande Île affiche un score de 6,77 sur 10. Ce résultat place le pays parmi les juridictions à haut risque, loin derrière les leaders de la transparence financière comme la Finlande avec un score de 3,03 signifiant un moindre risque sur la question du blanchiment.

    Malgré une dynamique régionale positive en Afrique subsaharienne, Madagascar peine à suivre cette tendance et reste ancré dans le peloton de tête des pays vulnérables.

    Plusieurs facteurs expliquent ce classement difficile pour l’économie nationale. L’indice souligne principalement la persistance d’une économie largement informelle qui complique la traçabilité des flux financiers. Par ailleurs, la corruption et les trafics de ressources naturelles, notamment le bois de rose, demeurent des obstacles majeurs à l’assainissement du système d’après l’enquête.

    Bien que les autorités malgaches aient renforcé le cadre législatif pour répondre aux standards internationaux, l’efficacité concrète des mesures sur le terrain est jugée insuffisante. Cette situation expose le pays à des sanctions économiques et freine l’investissement étranger nécessaire à son développement, alors que les voisins progressent. La réforme nationale s’annonce donc cruciale.

    Face à ces défis, des institutions comme le Samifin jouent un rôle pivot dans la surveillance. Le service de renseignement financier tente de structurer la lutte contre le blanchiment malgré des moyens limités. Toutefois, le rapport 2025 note un contraste frappant avec d’autres pays d’Afrique subsaharienne, comme la Côte d’Ivoire, qui ont réussi à sortir de la zone rouge.

    Pour Madagascar, toujours selon le rapport, l’enjeu des prochaines années sera de transformer les lois en actions concrètes et visibles. Une meilleure transparence budgétaire et une coopération accrue avec les organismes internationaux sont indispensables pour restaurer la confiance des marchés mondiaux.

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  • MARCHÉ DU TRAVAIL – 80% des emplois à Madagascar jugés précaires, révèle le ministre Herinjatovo Ramiarison

    MARCHÉ DU TRAVAIL – 80% des emplois à Madagascar jugés précaires, révèle le ministre Herinjatovo Ramiarison

    Antananarivo, 18 Décembre, 11h30 – L’économie dans une trappe à précarité. 90 % de la population malgache évolue dans le secteur informel et 80 % des emplois sont précaires. C’est ce qu’a révélé l’analyse du marché de travail à Madagascar, rapportée par le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison en marge du lancement du septième Rapport national sur le développement humain (RNDH), mardi.
     
    Ces emplois précaires s’apparentent notamment à des activités de pure subsistance qui ne permettent pas de garantir un niveau de vie décent. Et c’est une situation qui met en lumière un contraste saisissant avec une minorité détenant une part importante de la richesse nationale, expose ce membre du Gouvernement.
     
    Le ministre Herinjatovo Ramiarison explique alors qu’il s’agit d’une conséquence de l’absence de politiques publiques incitatives visant à orienter l’économie vers la création d’emplois décents et productifs. Et ce, en insistant que le manque de soutien à l’appareil productif freine l’émergence de telles opportunités.
     
    L’État entend en tout cas se rattraper. “Il est désormais impératif d’opérer un changement de paradigme en plaçant la création d’emplois au cœur de nos priorités”, lance le ministre en charge de l’Économie et des finances. Le Gouvernement de la “Refondation” s’engage à impulser une dynamique de relance économique axée sur la promotion et la pérennisation d’emplois décents et productifs, avance-t-il.
     
    La “Refondation” nationale s’articule autour de six axes prioritaires, traduits dans la programmation budgétaire pour 2026. Parmi ces axes, il y a la création d’emplois et appui à l’entrepreneuriat. Ils visent à soutenir la création d’emplois, notamment pour les jeunes, en favorisant l’émergence d’entreprises locales et en facilitant l’accès aux marchés. Le Gouvernement s’engage alors à accompagner les initiatives économiques et à appuyer les acteurs souhaitant créer ou développer leurs activités productives.
  • COMMERCE – Les autorités rapportent une hausse des prix de la vanille et une augmentation des commandes internationales

    COMMERCE – Les autorités rapportent une hausse des prix de la vanille et une augmentation des commandes internationales

    Antananarivo, 18 Décembre, 8h45 – Une progression notable des prix sur le marché local de la vanille. Selon le ministère du Commerce et de la consommation, la vanille noire se négocie désormais entre 80.000 et 140.000 ariary le kilo, contre 60.000 ariary auparavant. La vanille rouge est passée de 55.000 ariary à une fourchette comprise entre 65.000 et 80.000 ariary le kilo. Les « cuts » (vanille en vrac) atteignent quant à eux 35.000 à 40.000 ariary le kilo, contre environ 25.000 ariary au début du mois dernier.

    Outre la hausse des prix de la vanille sur le marché local, les autorités rapportent également une augmentation des commandes internationales. “La libéralisation de la filière a permis de relancer les commandes venues de l’étranger et d’améliorer progressivement la valeur de la vanille”, souligne le député élu à Antalaha, Julien Nasira, saluant “une décision attendue par les acteurs du secteur”. Le ministère du Commerce et de la consommation évoque des améliorations suite aux réformes engagées ces dernières semaines dans la filière, depuis notamment les ateliers de concertation organisés les 21 et 22 novembre à Sambava, qui ont réuni producteurs, collecteurs et exportateurs.

    Mais cette évolution des prix intervient surtout dans un contexte de réformes administratives visant à assouplir les conditions d’exportation, estiment les autorités. L’État a notamment supprimé la taxe de 4 dollars par kilogramme à l’export, mis fin au système de monopole et élargi le nombre d’entreprises et de coopératives autorisées à exporter. Les autorités ont également reporté la date limite de dépôt des demandes d’agrément et autorisé l’ouverture de certains ports afin de fluidifier les échanges commerciaux.

    Selon la Direction générale du commerce extérieur (DGCE), ces mesures contribuent à “renforcer la transparence et la confiance au sein de la filière”. “Elles permettent une meilleure structuration du marché et soutiennent la remontée progressive des prix”, indique son directeur général, Tiava Rajohnson.

    Les autorités précisent par ailleurs que le prix de référence à l’exportation (FOB) désormais publié n’a pas valeur de prix plancher ni de plafond. “Il s’agit d’un simple indicateur destiné à détecter d’éventuelles ventes à perte ou des pratiques frauduleuses”, souligne la DGCE, rappelant que “les prix finaux restent librement négociés entre exportateurs et acheteurs internationaux ».

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  • TELECOMMUNICATION – Vers un accès Internet gratuit et très haut débit pour les universités malgaches

    TELECOMMUNICATION – Vers un accès Internet gratuit et très haut débit pour les universités malgaches

    Antananarivo, 17 Décembre, 18h15 – Le gouvernement annonce le déploiement progressif d’un accès gratuit à Internet haut débit dans les Universités publiques de Madagascar. Cette initiative, portée par le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications, vise à répondre aux besoins croissants de connectivité des étudiants et à moderniser les infrastructures numériques jugées insuffisantes.

     

    Si l’on en croit le ministre Mahefa Andriamampiadana, les étudiants feront partie des bénéficiaires prioritaires du programme. Selon les modalités annoncées, chaque utilisateur disposera de deux sessions gratuites de trois heures de connexion Internet par mois, avec un accès illimité en volume de données et un débit annoncé comme élevé. Au-delà de ce quota, des sessions supplémentaires pourront être proposées moyennant une contribution financière qualifiée de “symbolique”.

     

    “Nous n’allons plus restreindre l’usage en termes de volume de données. Les bénéficiaires pourront disposer de deux sessions de trois heures de connexion illimitée en haut débit. S’ils souhaitent excéder ce forfait, une contribution financière pourra être demandée, mais elle sera purement symbolique”, indique le ministre en marge de la présentation du rapport Digital Readiness Assessment ce mercredi.

     

    La ville de Toliara a été choisie comme site pilote pour le démarrage du projet, avec un lancement annoncé dès janvier. Le ministère prévoit l’activation d’un premier lot d’au moins vingt sites opérationnels dans un délai d’environ un mois après le lancement. Cette phase initiale doit permettre de tester le dispositif avant une extension nationale vers d’autres villes universitaires.

     

    Selon Mahefa Andriamampiadana, cette nouvelle stratégie répond aux limites constatées sur les anciens hotspots publics. “Des hotspots existent déjà dans certaines régions, mais leur qualité de service a été jugée insuffisante”, explique-t-il, soulignant que certaines installations ne permettaient qu’une vingtaine de connexions simultanées avec un débit instable.

     

    Les nouveaux équipements, selon le ministère, seront dimensionnés pour accueillir jusqu’à 800 utilisateurs simultanément par point d’accès. Le choix technologique repose sur une alimentation par fibre optique, la 4G étant considérée comme inadaptée pour atteindre les performances visées. “Un simple déploiement via des boîtiers 4G ne permettrait pas d’atteindre de telles performances”, précise-t-il.

     

    Compte tenu de son ampleur, le projet sera mené en collaboration avec l’opérateur historique Yas, et la signature de la convention de partenariat a eu lieu ce mercredi. “Le modèle universitaire a profondément évolué. L’apprentissage repose de plus en plus sur la recherche autonome et l’accès aux plateformes pédagogiques en ligne. Cette autonomie n’est réelle que si la connectivité est disponible, fiable et accessible”, soutient le directeur général de Yas, Benoît Janin.