Catégorie : Économie

  • TRANSPORT AÉRIEN – La liaison Toamasina-Maroantsetra-Antalaha en préparation

    TRANSPORT AÉRIEN – La liaison Toamasina-Maroantsetra-Antalaha en préparation

    La route Nord-Est à portée d’aile. La liaison Toamasina-Maroantsetra-Antalaha devrait bientôt être opérationnelle. Le ministère des Transports et de la météorologie (MTM) indique travailler avec les acteurs du secteur sur la finalisation des derniers ajustements en matière sécuritaire, visant à garantir que le service proposé soit conforme aux standards de navigation aérienne.

    Ce département apporte ainsi quelques informations sur les nouvelles routes aériennes sur la Côte Est que Madagascar Airlines programme de desservir. Le ministère des Transports parle alors de flexibilité, en indiquant que la fréquence des vols évoluera de manière pragmatique en fonction de la demande réelle des usagers.

    L’objectif central est également de s’assurer que la compagnie ne travaille pas à perte. C’est pourquoi ce ministère indique veiller à ce que les coûts opérationnels soient couverts. Ce qui permettra ainsi d’assurer que le service proposé soit durable, d’après ses explications.

    Comme exposé par le ministère des Transports, le déploiement et la réactivation de ces liaisons transversales s’inscrivent directement dans la vision de la présidence de la Refondation de la République de Madagascar. Sous cette impulsion, cette disposition vise à briser l’isolement des provinces par une stratégie concrète de décentralisation économique.

    Dans la continuité des efforts déjà déployés, cette dynamique de désenclavement devra s’étendre vers de nouveaux horizons. Après la mise en service de la route aérienne Nord-Est, le ministère des Transports indique déjà porter attention sur le Grand Sud de Madagascar.

  • FILIÈRE RIZICOLE – L’effondrement des prix à la production des riziculteurs locaux au centre des préoccupations

    FILIÈRE RIZICOLE – L’effondrement des prix à la production des riziculteurs locaux au centre des préoccupations

    Antananarivo, 30 Décembre, 13h30 – L’équilibre de la filière rizicole menacée. Des solutions d’urgence sont à dégager face à l’effondrement des prix bord champ qui pénalisent les producteurs locaux. C’est un sujet sur lequel les autorités, les opérateurs de la filière ainsi que les acteurs financiers se sont penchés lors d’une réunion de concertation qui s’est tenue au ministère du Commerce et de la consommation, lundi.

    L’ordre du jour avait porté sur l’analyse approfondie de la baisse récente des prix à la production, une situation qui engendre actuellement des pertes sèches pour les riziculteurs. Parmi les points critiques identifiés par les parties figurent notamment les contraintes logistiques liées à la dégradation des infrastructures routières. Ce qui a pour conséquence d’entraver l’évacuation des produits vers les marchés.

    La rencontre visait donc à définir les premières stratégies opérationnelles pour pallier cette crise. Le plan d’action qui y était dégagé s’oriente autour de quelques axes que sont la régulation des importations de riz, le renforcement du partenariat entre les agriculteurs et les institutions de microfinance ainsi que les dispositifs d’appui technique et financier aux producteurs.

  • AGRICULTURE – Le budget alloué à la lutte antiacridienne sécurisé, rassure le ministre José Nirina Rasatarimanana

    AGRICULTURE – Le budget alloué à la lutte antiacridienne sécurisé, rassure le ministre José Nirina Rasatarimanana

    Antananarivo, 30 Décembre, 7h55 – L’incertitude financière levée. Le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, José Nirina Rasatarimanana, fait part de la sécurisation du budget alloué à la lutte antiacridienne. Le pays dispose donc de fonds qui sont prioritairement destinés à l’approvisionnement en intrants phytosanitaires et à l’affrètement d’hélicoptères pour le suivi aérien, précise ce membre du gouvernement de la Refondation.

     

    La campagne de lutte 2025–2026 en cours s’intègre dans un programme quadriennal. Ce programme est mené en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et bénéficie de l’appui financier de la Banque mondiale. Les ressources financières, les moyens logistiques ainsi que les protocoles stratégiques ont alors été anticipés afin de garantir la pérennité et l’efficacité des interventions, explique le ministre José Nirina Rasatarimanana.

     

    La situation rapportée par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage révèle une forte concentration d’aptères dans les zones d’Andonaka du district d’Ambalavao et de Zomandao, dans le district d’Ihosy. Dans la zone Nord-Centre du plateau de l’Ihorombe, notamment à Ihosy et Betroka, la présence de jeunes ailés mélangés aux populations larvaires nécessite une intervention immédiate, indique ce département.

     

    En réponse, un stock de 50 000 litres d’insecticide Téflubenzuron avait été réceptionné à Toliara. Et ces intrants avaient été immédiatement acheminés vers Ihorombe et Sakaraha pour contenir la progression du fléau. Le ministre Nirina Rasatarimanana rapporte alors que les unités d’intervention ont déjà procédé au traitement de 25 000 hectares au cours de l’année 2025.

     

    Les opérations de traitements terrestres se poursuivront au mois de janvier 2026, via les quatre bases opérationnelles déjà actives. Les prospections continueront parallèlement aux traitements, et le nombre de bases pourrait même être revu à la hausse selon l’évolution des relevés de terrain. La surveillance aérienne sera par ailleurs renforcée par le déploiement de deux hélicoptères pour une durée de dix jours, afin de prévenir toute migration acridienne vers les côtes Sud et Sud-Ouest, indique le ministère.

  • COMMERCE – L’Union européenne absorbe plus d’un tiers des exportations malgaches en valeur

    COMMERCE – L’Union européenne absorbe plus d’un tiers des exportations malgaches en valeur

    Antananarivo, 29 Décembre, 14h30 – L’Union européenne conforte sa position de premier client de Madagascar. Avec 34,6 % de parts de marché, ce bloc géoéconomique avait absorbé à lui seul plus d’un tiers des exportations malgaches en valeur durant les 11 premiers mois de 2025. C’est ce qui ressortait de la situation du commerce extérieur rapportée par la direction générale des Douanes (DGD).

    Sur une exportation totale malgache s’élevant à 10 048,8 milliards d’ariary en valeur FOB, l’Union Européenne avait effectué des achats à hauteur de 3 479 milliards d’ariary auprès de la Grande île durant cette période sous revue. Elle avait alors pesé presque autant que les États-Unis et la Chine réunis. L’Union européenne avait exporté quasiment le double du bloc nord-américain (États-Unis-Canada), qui est le deuxième client de Madagascar avec 18,5 %, soit 1 860,6 milliards d’ariary.

    132 000 tonnes de produits malgaches avaient été exportés vers l’Europe. Ce qui correspond à environ 11% du volume des exportations de Madagascar qui totalisent 1,202 millions de tonnes durant les onze premiers mois de l’année. Le fait que l’Union Européenne avait représenté 34,6 % de la valeur mais seulement 11 % du poids démontre que Madagascar exporte vers ce marché des produits à forte valeur ajoutée ou à prix unitaire élevé.

    Contrairement à d’autres blocs géoéconomiques qui connaissent des pics isolés, l’Union européenne avait maintenu un flux constant et élevé. Ce flux avait dépassé les 300 milliards d’ariary presque chaque mois, avec des pics à 376,5 milliards d’ariary en mai et 388,3 milliards d’ariary en juin.

    Concernant les autres partenaires économiques de la Grande île, le bloc Etats-Unis-Mexique-Canada est le second client de Madagascar avec 18,5% de parts de marché, valant 1 860,6 milliards d’ariary. Ils sont suivis du bloc Japon-Corée avec 13,2% de parts de marché pour 1 329,7 milliards d’ariary. Le bloc géoéconomique Grande Chine arrive à la quatrième place, pour 10,8% de parts de marché, valant 1 089 milliards d’ariary.

  • TRANSPORT – Baisse généralisée du trafic ferroviaire au cours des neufs premiers mois de 2025

    TRANSPORT – Baisse généralisée du trafic ferroviaire au cours des neufs premiers mois de 2025

    Antananarivo, 29 Décembre, 8h45 – Sur une pente descendante. Le trafic ferroviaire à Madagascar a connu une baisse généralisée au cours des neufs premiers mois de 2025, comparée au niveau du trafic à la même période en 2024. Un ralentissement qui avait touché à la fois le transport de passagers et de marchandises, comme rapporté dans le Tableau de bord économique dernièrement publié l’Institut national de la statistique (Instat).

    Une contraction notable avait été rapportée pour le Réseau Nord qui concentre le plus gros volume d’activités. Ce réseau assure les lignes Tana-Côte Est, Moramanga-Lac Alaotra et Tana-Antsirabe. Concernant le transport de voyageurs, le nombre de passagers était passé de 68 899 à 59 445 soit une baisse de 13,7%. Concernant le transport de marchandises assuré sur ce Réseau, le tonnage total avait chuté de 10,2 %, s’établissant à 107 258 tonnes de janvier à septembre 2025 contre 119 411 tonnes durant la même période de l’année précédente.

    La chute est plus critique pour le fret, pour ce qui est du Réseau Sud assurant la liaison ferroviaire Fianarantsoa-Côte Est. Le volume total des marchandises transportées avait plongé de 55,7% pour passer de 3 462 tonnes pour les neuf premiers mois de 2024 à seulement 1 535 tonnes pour la même période en 2025. La baisse concerne surtout le transport de café et de fruits qui a respectivement chuté de -87,2% et de -24,3%. Le nombre de voyageurs transporté sur ce Réseau est pour sa part resté relativement stable, bien qu’il eût baissé de 1,9 % pour passer de 22 036 à 21 608.

  • EXPORTATION – 70% du quotas pour l’exportation des crabes sont attribués aux entreprises déjà opérant pour l’année 2026

    EXPORTATION – 70% du quotas pour l’exportation des crabes sont attribués aux entreprises déjà opérant pour l’année 2026

    Antananarivo, 28 Décembre, 14h05 – Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue dévoile la liste des sociétés retenues pour la première vague d’exportation de crabes pour l’année 2026. 70% des quotas pour l’expédition de ces crustacés sur le marché international ont été confiés aux entreprises qui opèrent déjà dans cette filière.

    Il y a 13 sociétés retenues pour l’exportation de crabes en morceaux congelés pour 938 à 1340 tonnes : Aquafood, Blue océan, Captain Pablo, Copefrito, Law Frères, Mananjara, Manda SA, Msp Antananarivo, Msp Farafangana, Mirex, Sogediproma, Sopemo et Thalassina. Les huit restants ont l’autorisation pour l’exportation de crabes vivants entre 908 à 1300 tonnes : Copefrito, Grand Commercial, Hailida, Longfe, Manda SA, Matata, Razafindrasolo Shiting et Sogediproma.

    Ces sociétés ont été choisies suite à l’analyse et à l’évaluation des demandes reçues, et avec l’accompagnement de la société civile et de la Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), le ministère indique le communiqué. Les 30 % des quotas restants seront réservés aux nouveaux opérateurs.

    Les autorités indiquent vouloir suivre de près l’utilisation des quotas. En cas de non-utilisation sans justification valable, le quota initialement attribué pourra être réattribué.

    Les crabes malgaches sont principalement exportés vers le marché de l’Asie pour les crabes vivants. Hong Kong est le plus gros consommateur, appréciant la qualité du crabe de mangrove malgache. La France reste un partenaire historique, recevant principalement des crabes sous forme congelée. Et La Réunion et l’île Maurice importent régulièrement des produits halieutiques malgaches, dont le crabe.

  • FONCTION PUBLIQUE – Une prime de 310 000 ariary pour les agents publics sauf ceux du ministère de l’Economie et des finances

    FONCTION PUBLIQUE – Une prime de 310 000 ariary pour les agents publics sauf ceux du ministère de l’Economie et des finances

    Antananarivo, 28 Décembre, 8h50 – Les agents publics gâtés. Les fonctionnaires et les agents non-encadrés de l’Etat perçoivent en ces fêtes de fin d’année “une prime exceptionnelle” d’un montant de 310 000 ariary. Les seuls à ne pas en bénéficier sont les agents relevant du ministère de l’Economie et des finances qui, selon le décret relatif à l’octroi de la prime, “bénéficient déjà de mécanisme de prime de rendement”. Ne sont pas non plus concernés par la prime les agents dont la solde n’est pas prise en charge par le crédit de la solde du budget général de l’Etat.

    Cette prime exceptionnelle constitue un prélude à la hausse déjà annoncée de 14% des salaires des fonctionnaires pour 2025. Elle est octroyée face aux profondes difficultés auxquelles tous les fonctionnaires font face dans l’exercice de leur fonction alors qu’aucune gratification ne leur est attribuée par l’Etat, explique un communiqué de la présidence de la Refondation. Celle-ci parle d’ailleurs d’une “grande et historique décision décidée lors du Conseil de gouvernement du 23 décembre”.

  • COMMERCE – Le textile s’impose comme premier poste d’exportation de Madagascar pour les 11 premiers mois de 2025

    COMMERCE – Le textile s’impose comme premier poste d’exportation de Madagascar pour les 11 premiers mois de 2025

    Antananarivo, 24 Décembre, 9h35 – Le volume global des produits textiles exportés par Madagascar s’établissait à 45 800 tonnes pour les onze premiers mois de 2025. La valeur de ces produits expédiés s’élevait à 2 351 milliards d’ariary. Ce qui a fait du secteur textile le premier poste d’exportation de la Grande île pour cette période sous revue, selon la situation du commerce extérieur partagée par la direction générale des Douanes (DGD).

    Avec ce cumul de 2 351 milliards d’ariary, le textile représentait 23,4 % de la valeur totale des exportations de Madagascar qui s’élevaient à 10 040,8 milliards d’ariary de janvier à novembre 2025. Ce secteur a donc généré près d’un quart des recettes d’exportations du pays, en dépassant d’une courte tête le secteur du nickel et cobalt (22,1 %) et en devançant largement les céréales, épices, fruits et légumes (19 %) qui arrivent à la troisième place.

    Une relative stabilité des flux est enregistrée concernant la performance de ce secteur. Un pic d’activité avait toutefois été enregistré en juillet. Les exportations durant ce mois de l’année avaient atteint leur maximum en valeur avec 5 300 tonnes pour une valeur de 284,5 milliards d’ariary. Le mois de novembre affichait les résultats les plus bas de la période, avec 3 200 tonnes exportés pour une valeur de 177,4 milliards d’ariary.

    La performance du secteur textile pour les 11 premiers mois de 2025 se rapproche déjà de la performance totale de l’année 2024. L’année 2025 pourra ainsi dépasser les 2 402,9 milliards d’ariary en 2024, avec l’intégration des flux du mois de décembre de cette année.

  • FINANCES – Le secteur de l’assurance plafonne sous la barre des 1 % du Produit intérieur brut

    FINANCES – Le secteur de l’assurance plafonne sous la barre des 1 % du Produit intérieur brut

    Antananarivo, 22 Décembre, 16h51 – Le géant absent. Avec un taux de pénétration oscillant péniblement entre 0,56 % et 0,60 %, le secteur de l’assurance plafonne sous la barre des 1 % du Produit intérieur brut (PIB). Entre une image de produit « élitiste » et une réelle méconnaissance des mécanismes, le secteur reste confronté à un défi immense, comme expliqué par Nanjatiana Razakamanana, président de l’Association professionnelle des entreprises d’assurance à Madagascar (Apeam). C’était en marge de l’Insurance Day 2025, qui s’est tenue à l’Université d’Antananarivo la semaine dernière.

    “Beaucoup pensent encore que l’assurance est complexe, coûteuse ou réservée à une catégorie de la population”, expose ce président de l’Apeam. Pour le directeur de cabinet du ministère de l’Economie et des finances, Zo Lalaina Razafindrakoto, c’est une situation qui peut s’expliquer par le fait que les produits existants demeurent souvent inaccessibles ou mal adaptés, notamment pour les populations rurales et à faible revenu. Et “cette situation traduit non seulement un manque de sensibilisation du public, mais aussi un besoin d’innovation et d’inclusion pour que l’assurance devienne un outil concret de sécurité économique pour tous”, explique-t-il.

    Le secteur de l’assurance, qui est pour l’instant méconnu, devrait pourtant jouer un rôle capital pour le développement économique du pays et devrait constituer un levier pour réaliser un sursaut économique, a soutenu Zo Havana Rakotoarivelo, chargé de programme résilience du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud) à Madagascar. Dans un contexte marqué par l’exposition croissante aux risques, qu’ils soient économiques, climatiques, sociaux ou technologiques, l’assurance demeure d’ailleurs un pilier essentiel de stabilité et de résilience, reprend Nanjatiana Razakamanana.

    L’assurance est proposée pour protéger les biens, les projets, et l’avenir. La micro-assurance, quant à elle, représente une réponse adaptée aux réalités de nos concitoyens à faible revenu, en leur permettant d’accéder à des couvertures simples, abordables et adaptées à leurs besoins essentiels dans la vie de tous les jours.

    L’Insurance Day constitue une plateforme de dialogue, de promotion, de sensibilisation et de mobilisation multi-acteurs visant à rapprocher l’assurance des citoyens, à mieux faire comprendre les mécanismes et à démontrer concrètement comment elle peut améliorer la vie quotidienne. Elle vise par ailleurs à promouvoir une culture de l’assurance inclusive et créer des partenaires solides qui contribueront à la résilience nationale. Le Pnud indique être aux côtés du gouvernement de Madagascar, du secteur privé et de l’ensemble de ses partenaires, en œuvrant pour le développement de solutions d’assurance inclusives adaptées aux populations vulnérables.

    Photo : PNUD

  • TRANSFORMATION NUMERIQUE – Madagascar “progresse” selon son Digital Readiness Assessment

    TRANSFORMATION NUMERIQUE – Madagascar “progresse” selon son Digital Readiness Assessment

    Antananarivo, 21 Décembre, 9h45 – “Madagascar progresse vers une transformation numérique inclusive et stratégique”. C’est l’appréciation générale livrée pour la Grande île dans le rapport d’évaluation de son état de préparation numérique ou le Digital readiness assessment. Un document remis officiellement par le Programme des Nations-Unis pour le développement (Pnud) au ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT), mercredi.

    Cette initiative portée par le ministère vise à diagnostiquer le niveau de préparation de Madagascar à la transformation numérique. Elle porte sur cinq axes majeurs, que sont les compétences, la connectivité, la gouvernance numérique, le cadre légal, et l’économie numérique.

     

    Selon le Pnud, Madagascar progresse dans ce domaine, portée par une vision nationale claire, des projets structurants et des partenariats solides. La Grande île est d’ailleurs classée au stade “systémique” dans plusieurs piliers clés, en ayant consolidé sa gouvernance numérique, modernisé des infrastructures publiques, et amorcé l’orchestration entre identité numérique, gestion des données et paiements électroniques dans une logique digital-by-design. Les services TIC représentent par ailleurs déjà 34 % des exportations totales de services, et l’écosystème entrepreneurial montre des signaux d’innovation, notamment dans le mobile money, le commerce en ligne et les civic-tech, détaille le rapport.

     

    “Ce rapport nous permet de constater que Madagascar a désormais dépassé le stade de l’expérimentation. Le pays est prêt et la dynamique est lancée ; les fondamentaux sont désormais en place”, lance alors le ministre Mahefa Andriamampiadana. Bien que le déploiement reste hétérogène, avec une fracture numérique encore marquée entre les régions et la Capitale, ce membre du Gouvernement soutient que Madagascar a, par exemple, pleinement adopté l’usage du mobile money et des paiements par carte bancaire. “L’inclusion numérique est au cœur des priorités, même s’il est admis que des efforts substantiels restent à fournir”, expose-t-il.

     

    L’étape suivante, dite “différenciatrice”, verrait le numérique devenir central dans la gouvernance et l’économie de Madagascar. Pour y parvenir, le rapport préconise d’accélérer le déploiement d’infrastructures numériques inclusives, de moderniser le cadre légal, de renforcer l’interopérabilité et d’investir massivement dans les compétences, tout en structurant un réseau national d’incubateurs et en intégrant la responsabilité sociale et environnementale dans l’économie numérique.